‹ Description de l'abbaye du Mont Saint-Michel et de ses abordsChapitre 173 sur 195 · Collection des Plombs historiés, etc., par A. Forgeais · texte numérisé non relu

Collection des Plombs historiés, etc., par A. Forgeais

ment et en même temps que, si l'on vendait ailleurs ces divers objets de pèlerinage, le principal centre de leur fabrication était localisé sur le pont au Change, où cette industrie était exercée soit par les ouvriers biblotiers qui s'y étaient installés, soit par les Orfèvres établis sur le Pont aux Changeurs seulement, puisqu'un édit de Louis le Jeune (1142) interdisait l'établissement des Orfèvres et des Changeurs sur les autres ponts de Paris.

Nous possédons un certain nombre de plombs (trouvés dans la Seine, à Paris), d'une authenticité incontestable, qui ont été fabriqués à Paris, du xme au xvie siècle, pour les besoins des pèlerinages, si nombreux et si suivis en France au moyen âge. Une partie importante de ces objets était particulièrement destinée aux pèlerins du Mont Saint- Michel et de Tombelaine ; ils se composent d'ampoules ou sachets destinés à renfermer des reliques, de sonnettes (soumîtes), d'anneaux (ànèlès d'estain), de figures de saint Michel qui s'attachaient aux habits ou au chapeau, de plaques, de boutons, de colliers, de coquilles, d'enseignes, mailles de plom ou médailles de plomb ou d'étain, qui pouvaient se fixer aux vêtements des pèlerins, et enfin d'un cornet de pèlerin. Quelques-uns de ces objets ont été fabriqués par des biblotiers, mais la plupart sont de véritables œuvres d'art, qui doivent avoir été composées, moulées, fondues et parfois frappées par des Orfèvres.

Les Plombs, fig. 107, 108 et 109, ont été trouvés au pont au Change. Ce sont des ampoules en plomb (grandeur

naturelle) qui pouvaient se fermer en exerçant une pression sur la partie haute du goulot; les traces de cette opération existent en A et A' sur les figures 107 et 108.

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107 et 108. — Ampoules en plomb (xv siècle).

Ces ampoules ou sachets étaient destinés à contenir : de l'eau d'une fontaine miraculeuse ; un peu de cire des cierges, de l'huile des lampes brûlant dans les sanctuaires

visités; un morceau d'étoffe, de pierre même (1), ou tout autre souvenir d'un pieux pèlerinage. Le sachet qui les ren-

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