‹ Description de l'abbaye du Mont Saint-Michel et de ses abordsChapitre 185 sur 195 · Dom Jean Huynes [Histoire générale, etc · texte numérisé non relu

Dom Jean Huynes [Histoire générale, etc

2. Manuscrit d'Avranches (publié par M. de Robillard de Beaurepaire).

xvii6 siècle. A cette dernière époque, les fortifications furent détruites par le sieur de la Chastière, le dernier Gouverneur de la Place du Mont Saint-Michel en 1066, qui ruina l'Église-Prieuré en même temps que le fort de Tombelaine.

Plusieurs enseignes de la Vierge de Tombelaine ont été trouvées à Paris, dans la Seine, au pont Notre-Dame (fig. 131 et 132) et au pont au Change (fig. 133). La figure 131 représente la Vierge, assise sur un large trône, et tenant dans ses bras l'Enfant Jésus, nu, s'appuyant de la main gauche sur le trône, et dont la tête est nimbée. Sur le marchepied on lit : TOMBELAINE.

131. — Enseigne (Image) de la Vierge de Tombelaine (xve siècle;.

Cette enseigne pourrait être attribuée au xive siècle si l'on n'examinait que le costume de la Vierge, revêtue d'une cotte-hardie, ou surcot, très-étroite sur la poitrine et laissant voir latéralement la ceinture ferrée posée sur la cotte de dessous au bas du corsage, — forme du vêtement

des femmes en usage en France du milieu à la fin du xive siècle. — Toutefois, indépendamment des formes traditionnelles, dont il est toujours nécessaire détenir grand compte et particulièrement pour les produits d'une fabrication courante comme ceux dont il s'agit, V inscription est moins ancienne que la figure et Y image entière ne nous paraît pas remonter au delà de 1450.

L* enseigne (fig. 132) affecte la forme d'une double arcature du commencement du xve siècle. Les pieds-droits

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