Voir la Ville, page
Mont, la mer arrive au moment du flot, s'annonçant par un bruissement, confus d'abord et qui devient bientôt un bruit effrayant, en formant une barre formidable dans les rivières (1) qui s'écoulent sur les grèves (2) et dans toute l'étendue du vaste estuaire qu'elle couvre bientôt entièrement. Cette immense nappe d'eau inondant les grèves, non pas avec la rapidité d'un cheval lancé au galop comme on l'a dit hyperboliquement, mais s'avançant par un mouvement continu, redoutable, avec une vitesse et une régularité implacables, produit un elïet extraordinaire. Si les phénomènes des marées sont toujours intéressants à étudier et curieux à observer partout ailleurs, ils sont particulièrement étonnants sur les grèves du Mont Saint- Michel, où ils se produisent dans des conditions spéciales
1. a Le premier flot ou première pointe de la marée se fait tellement sentir dans le Couësnon, surtout aux équinoxes, qu'en mettant l'oreille contre terre à Pont-Orson, on entend le bruit qu'il fait dès le moment où il entre dans la rivière. H s'étend d'une rive à l'autre et il s'avance très-rapidement contre le cours de l'eau douce, qui est d'ordinaire assez lent, sans se briser nulle part.... Son élévation et son action sont telles qu'il renverse assez souvent les plus grands bateaux, lorsqu'ils lui présentent le côté. Dans les autres marées, il n'est ni si grand, ni si fort ; mais, dans tous les temps, il offre un spectacle vraiment curieux pour qui ne l'a jamais vu. » — Rivière de Couësnon et son mascaret. — De l'état ancien et de l'état actuel de la Baie du Mont Saint- Michel, etc...., par M. F. G. P. B. Manet.... - Saint-Malo,
2. Les rivières la Se'e, la Sélune, le Couësnon et d'autres petits ruisseaux, notamment celui de la Guintre.
et sous des aspects grandioses qui laissent dans 1" esprit les impressions les plus vives.
Indépendamment des marées ordinaires et de celles de vive-eau, plus fortes que les autres, les équinoxes, et notamment celai de septembre, ramènent les grandes marées : « Marées de septembre, marées d'octobre, ce que les marins nomment les malines ou les reverdies. Si le vent souffle du large et précipite les eaux en cataractes puissantes sur les côtes, le phénomène présente un tableau saisissant bien fait pour attirer les curieux. Les amateurs de grande marée ont pris peu à peu l'habitude d'aller voir la mer au Havre, à Dieppe, à Boulogne, etc. ; on pourrait mieux choisir le lieu d'observation et peutêtre serait-il bon de changer cet itinéraire devenu un peu trop classique.
« C'est dans cette vaste échancrure du littoral comprise entre Brest et Cherbourg que le flux prend toute son intensité.
« La marée atteint des proportions inusitées à Saint-Mali >, au Mont Saint-Michel, aux îles Chausey et dans les îles anglo-normandes de Jersey, Gueniesey, Aurigny, Serk surtout. — Au Mont Saint-Michel, la marée montante offre un caractère particulier que l'on ne retrouve guère que dans la baie de Fundy en Amérique ; c'est tout à la fois une marée et presque un mascaret tant l'inondation
est brusque ; c'est le déluge A marée basse les sables
s'étendent à perte de vue. Quoi qu'en aient dit quelques
auteurs, on peut très-bien se promener sur cette plage de deux cent-cinquaute kilomètres carrés sans crainte de s'enfoncer brusquement. Les sables mouvants de la grève
me fout tout l'eiïet d'appartenir à la légende (1) »
Pourtant sur plusieurs points de la grève et notamment aux abords du Bec-d'Andène, au nord de Tombelaine, il existe des sables mouvants : « Le déplacement presque continuel des sables fait qu'ils fondent en quelques lieux sous les pieds, pour peu qu'on s'y arrête et y produisent de distance en distance de ces mollières, fondrières, lises ou bougues, où il serait d'une souveraine imprudence de s'engager sans guide » (2). Presque toujours et sauf par les brouillards qui s'abattent souvent subitement et sont pour le voyageur, qu'ils égarent, le plus grave danger qu'il puisse courir, on peut circuler sans risques sur les grèves, soit en partant de la côte, à la pointe de la Digue et surtout en suivant le sillon ou enrochement canalisant le Couësnon jusqu'au Mont, soit du Mont à Tombelaine, soit en parlant ou de la Rive ou de Bas-Gourtil, du gué de l'Épine ou de Genêts, ou de tout autre point du littoral de la baie, pour se rendre au Mont ou en revenir; cependant il est infiniment plus sage3 particulièrement à l'époque
1. Causeries scientifiques, etc., par M. Henri de Parville. — Quinzième année, 1875. — Paris, 1876.
2. De l'état ancien et de l'état actuel de la Baie du Mont Saint-Michel, par l'abbé F. G. P. B. Manet. — Saint-Malo,
des grandes marées qui déplacent les sables et à la suite desquelles les rivières changent de cours , de se faire accompagner par un des pêcheurs du Mont, qui sont tous d'excellents guides , aussi expérimentés que braves et prudents. Ces réserves faites, nous reprenons l'intéressante causerie de M. H. de Parville. « La mer se devine plutôt qu'on ne l'aperçoit à l'horizon... Lorsque de loin on voit les marins qui se promènent à pied sec autour de leur bateau échoué sur le sable, remonter à bord; quand les coquetières (1) (et les pêcheurs) reviennent vers le Mont à pas pressés, il ne faut plus s'aventurer sur la grève sans précaution. Une ligne brillante barre le ciel ; un bruit sourd arrive du large comme le grondement lointain de l'artillerie qui défile au galop; c'est la Marée. Bientôt on distingue nettement le Ilot ; la grève diminue rapidement d'étendue. Puis la mer n'est plus qu'à 2 ou 3 kilomètres de distauce. Le coup d'œil change brusquement, le flot n'avance plus en bon ordre ; les rangs sont rompus, il va plus vite au milieu que sur les côtés, à droite qu'à gauche. Et tout à coup la masse écumeuse projette en avant de grandes nappes d'eau qui luisent au soleil comme des coulées de plomb fondu ; on dirait d'immenses tentacules qui barrent la grève, l'enserrent et l'étouffent. L'eau confie les ruisseaux tout à l'heure à sec ; de tous côtés les grands bras liquides se rejoignent ,
1. Pêcheuses de coques (coquillage très-abondant dans la baie du Mont Saint-Michelj.
ne laissent plus çà et là que des lambeaux de grève. Le cercle se referme de toutes parts. Malheur à l'imprudent qui n'a pu fuir à temps ! Les îlots se rapetissent à vue d'œil et le sable disparaît sous les eaux. Encore quelques minutes et l'inondation est complète ; une immense nappe d'eau a envahi les terres et le Mont Saint-Michel est séparé de la terre ferme par un bras de mer de 5 à 6 mètres de profondeur. La rapidité de l'inondation est extraordinaire et ce spectacle par grande marée est terrifiant. » (1)
Lorsque le vent pousse la marée, les eaux franchissent laportedelaBarbacane et viennent baigner les Bombardes anglaises, trophées de l'assaut de 1434, qui décorent l'Avancée de la Ville. La mer descend presque aussi rapidement qu'elle est montée ; une heure après V étale de la marée, on peut sortir de la Ville, et très-peu de temps après, faire le tour du Rocher et des Remparts.
Après avoir vu le Mont Saint-Michel dans son ensemble sous ses aspects extérieurs, et supposant que le lecteur a bien voulu nous suivre, nous lui donnons brièvement les renseignements nécessaires pour visiter — en détail et en ordre — tous les Bâtiments de l'Abbaye, ses défenses extérieures et les Remparts de la Ville, que nous avons décrits successivement et aux détails desquels le visiteur pourra se reporter facilement.
1. Causeries scientifiques, etc., par M. Henri de Parville. — Quinzième année, 1875. — Paris, 1876.
La Ville parcourue, la Barbaeane du Châtelet et les Portes de l'Abbaye franchies, il faut gravir le grand Degré de la Cour de l'Église pour monter directement à la Plateforme du Saut-Gaultier, au sud de l'Église ; car, si l'on veut se rendre exactement compte des dispositions générales de l'Abbaye, il faut commencer la visite par les souterrains à l'ouest, consulter en montant les plans fig. 15, 16 et 17, s'orienter, et, afin de voir tous les édifices successivement et sans confusion, suivre l'itinéraire que nous indiquons :
Entrer à l'Église haute par la porte latérale sud (Plan, fig. 17), la traverser diagonalemenl, en sortir par la porte du collatéral nord ; prendre à gauche l'Escalier qui descend au Promenoir (Plan, fig. 16); suivre le degré qui longe, au nord, les soubassements de la nef romane et aboutit, au-dessous, à la Galerie basse ou Crypte de l'Aquilon (M, fig. 15); continuer et descendre encore jusqu'à l'extrémité des constructions à l'ouest (0, fig. 15); visiter les cachots (B, B', C, fig. 33) les Prisons (P. P', fig. 15), les ruines de l'Hôtellerie (N, fig. 15) et ses substructions au sud (Voir Robert de Torigni, page 112), les ter-
rasses, les jardins, les défenses et chemins de ronde du nord ; voir la galerie basse ou crypte de V Aquilon (M, fig. 15 et coupe, fig. 31. — Vue perspective, fig. 32. — Travaux de Roger II, p. 108).
Reprendre le degré longeant les soubassements nord de la nef; entrer, par une brèche existant actuellement à la troisième travée, dans les souterrains, substructions de la nef sur lesquelles s'élevaient jadis les trois premières travées de la nef, détruites en 177G et aujourd'hui sous la grande plate-forme, à l'ouest de l'Église haule ; voir ces souterrains (Hildebert II, p. 8i); là se trouvent l'ancien Charnier ou Cimetière des Religieux (C. C\ fig. 10), une ancienne citerne (D, idem), les degrés et passages (Z, idem) — communiquant autrefois avec la nef de l'Eglise haute, — la Chapelle Saint-Étienne (J, idem), l'ancienne Chapelle mortuaire dite des Trente-Cierges (C", idem) sous la plate-forme du Saut-Gaultier.
Revenir par la même voie et reprendre, au sortir de la brèche par où l'on est entré, rescalier aboutissant au Promenoir (F, fig. 10), à l'extrémité ouest duquel une petite porte conduit au grand passage (G, idem) et aux dépendances (I, idem) de l'ancienne hôtellerie (H, idem). Visiter le Promenoir (F, idem) au nord de la nef (coupe, fig. 31. — Roger II, page 108), le 'parcourir de l'ouest à l'est et voir en passant, au nord (E, fig. 10), les vestiges de l'ancien Réfectoire du xie siècle (Plan, fig. 20). A l'extrémité Est du promenoir, traverser la
petite salle voûtée (xme siècle) qui précède la Chapelle basse du Transsept nord de l'Église (B, fig. 16. — Voir Hildebert II, page 84).
Sortir, à l'Est, au chevet de la Chapelle basse (B, fig. 16) entre les Bâtiments du nord et le Chœur de l'Église. Entrer à droite, par la porte de la deuxième travée, dans P Église basse, dite Crypte des Gros-Piliers (plaû, fig. 16. Chœur. Église basse, page 100). Après l'avoir visitée, prendre au sud, dans la troisième chapelle rayonnante, l'escalier pratiqué dans un des contre-forts, au sommet duquel se trouve l'Escalier de dentelle. Il aboutit à la balustrade supérieure du Chœur, d'où la vue embrasse ud panorama immense dont l'étendue s'augmente encore, si l'on veut s'élever jusqu'à la plate-forme supérieure du clocher actuel, ce qui se peut faire sans trop de difficultés.
Il faut descendre par le même chemin ; s'arrêter à la hauteur du Triforium pour voir les arcs-boutants du Chœur (fig. 29), puis descendre encore pour arriver à l'Église haute.
Visiter en détail l'Église haute (page 84), le Chœur d'une époque différente de la nef et des transsepts ; voir la grande plate-forme à l'ouest (Église. Nef. Robert de Torigni. Découvertes, page 126). Rentrer dans l'Église puis en sortir par la porte latérale sud s'ouvrant sur la plate-forme du Saut -Gaultier (Guillaume de Lamps, page 203) ; descendre le grand Degré de la cour de l'Église, en examinaut la face latérale sud de la Basilique; en des-
cendant, voir la Chapelle basse (romane) du Transsept sud, autrefois Chapelle Saint-Martin, au milieu de laquelle une citerne ( moderne) a été construite ; voir le pont fortifié (page 203 et la vue perspective, fig. 74).
Revenir à la Salle des Gardes, la traverser du sud au nord et en sortir par la porte nord qui débouche dans la cour delà Merveille (I, fig. 15).
Afin de conserver un souvenir exact de la Merveille (page 137), il est utile de visiter les deux bâtiments — formés chacun de trois étages — dont elle se compose, sans interruption et dans l'ordre suivant : de la cour de la Merveille (I, fig. 15) entrer dans l'Aumônerie par le Porche et la porte qui s'ouvrent au pied de la Tour des Corbins, voir YAumônerie (J, fig. 15 et page 153) et, dans l'angle nord-ouest, l'escalier qui dessert les étages supérieurs ; à la suite le Cellier (K, page 155); sur la face nord, le pont-levis qui servait au montage de l'eau (tentative de Montgomery, page 157); dans le côté ouest, la porte communiquant avec les jardins et les chemins de ronde. Prendre l'escalier, ménagé dans l'épaisseur des murs dans l'angle sud-ouest, qui aboutit au-dessus à la Salle des Chevaliers (page 1G5); voir cette Salle (en L, fig. 16) très-curieuse aussi bien par ses dispositions générales que par les riches détails de son architecture (/?#. 16, coupe, fig. 59, et vue perspective, fig. 66), puis le Chartrier (fig. 64 et 65). Sortir de la Salle des Chevaliers par la porte qui s'ouvre dans l'angle sud-est, traverser le passage
voûté où se trouve un escalier moderne, entrer dans le Réfectoire (page 160), la plus belle Salle de l'Abbaye (en K, fig. 16) et, avec la Salle des Chevaliers, un des plus beaux exemples de l'Architecture française du xme siècle (fig. 16, coupes, fig. {Met 152, et vue perspective, fig. 60). Sortir du Réfectoire par la porte d'entrée, visiter les Cuisines (SI, fig. 16), gravir l'escalier moderne, qui commence dans le passage voûté en face de la porte du Réfectoire et aboutit au-dessus, à proximité du Cloître, du Dortoir et de la Bibliothèque (L, K et M, fig. 17). Visiter attentivement le Cloître, ses curieuses sculptures et son Lavatorium (page 182), le Chartrier (L, fig. 17). Entrer dans le Dortoir (page 172), par la grande porte de l'ouest (dans la galerie Est du Cloître), le parcourir dans toute sa longueur et, dans l'angle sud-est, prendre l'escalier de la Tour des Corbins(K', fig. 16 et 17).
S'arrêter en descendant au crénelage de la Courtine reliant la Merveille au Châtelet ; voir le crénelage, contourner le comble du Châtelet où, dans l'angle sud-ouest, un escalier, encorbellé (fig. 78) sur le grand mâchicoulis de la porte de Belle-Chaise et sur la cour de la Merveille, conduit à la Salle des Officiers (N. fig. 16) ou d'assemblée, dite du Gouvernement (page 212). De là, voiries divers étages de la Tour Perrine (0, fig. 16) et le mâchicoulis pratiqué à l'un de ses étages (page 213). On peut ensuite visiter les Bâtiments abbatiaux (page 198); voir la chapelle de Sainte- Catherine (G", fig. 15), sortir dans la cour de l'Église,
puis revenir encore à la Salle des Gardes (D, fig. 15 page 206) et voir en passant les logements du Châtelet (C, fig. 15); examiner en sortant le bâtiment de Belle-Chaise (page 206) qui contient la Salle des Gardes et au-dessus la salle des Officiers, puis le Châtelet (page 218) et ses curieuses dispositions défensives.
Au sortir de l'Abbaye on se trouve dans la Barbacane du Châtelet (B, fig. 15) défendant les approches de l'Entrée (page 221). A la Barbacane aboutissent le grand Degré aujourd'hui ruiné (page 223) et les Remparts de la Ville se rattachant aux fortifications de l'Abbaye- Château (voir le plan général, fig. 14).
En sortant de la Barbacane, prendre le chemin des Remparts (page 233) ; le premier ouvrage à gauche est la Tour Claudine (page 254) sur le point le plus élevé des murailles (I, fig. 14) et joignant l'angle nord-est de la Merveille ; descendre une première rampe , voir Yhchauguelte (I, fig. 14) formant le saillant nord-ouest du Mont, descendre une deuxième rampe jusqu'à la Tour du Nord (C, fig. 14, page 240); descendre encore et remarquer (en D, fig. 14) les vestiges des remparts du xivc siècle et arriver enfin par des escaliers, fort raides, au Bastdlon ou Bastion de la Tour Boucle (pages 260 et 306). Suivre la Ligne des murailles en voyant successivement la Tour Boudé (L, fig. 14), sa poterne et celle du Trou-du-Chat (K, fig. 14, page 260) ; la Tour basse (M, fig. 14) ou Batterie basse (pages 321 et 324); la Tour dite de la Liberté (N,
fig. 14, page 324); la Tour de V Arcade (0, fig. 14,
page 324). Voir la Tour du Roi (0, fig. 14, pages 263 et 264) ; le crénelage et les mâchicoulis de la Porte du Roi
(P, fig. 14, pages 264 et 265); le Logis dw/îo* (page 261). Descendre en passant devant le Corps-de-garde et la rowr (/m Gm«j (page 271). Voir la Porte du Roi (page 264); la Barbacane de la Porte du Roi (R, fig. 14, pages 267 et 272) ; Y Avancée de la Barbacane (S, fig. 14, page 291), et l'on se retrouve alors sur la Cale(S\ fig. 14, précédant l'entrée de la Ville au sud.
De V Avancée, en longeant le rocher au sud-ouest, on arrive aux anciens Bâtiments des magasins de l'Abbaye ou Fanils (page 292) ; voir leurs vestiges à l'ouest et à l'angle sud-ouest ; la base de la Tour des Fanils (U, fig. 14), la Tour (plate-forme) Gabriel (Z, fig. 14, pages 294 et 296) et ses trois étages couronnés par les ruines d'un moulin à vent (page 297) ; sortir ensuite dans la cour des Fanils (X', fig. 14). L'on aura alors terminé la visite du Mont Saint-Michel après en avoir vu toutes les parties intéressantes, si l'on a suivi nos indications.
On pourra aussi, ce qui nous paraît être la plus excellente manière d'achever l'excursion, visiter Y Orphelinat, où trouvera moyen de s'exercer la charité de ceux qui voudront marquer par une bonne action leur passage au Mont Saint-Michel.