Tour Gabriel, — du nom de son auteur, Gabriel du Puy
subirent quelques modifications, notamment la Tour saillante à l'est, qui fut transformée en bastion (1).
« Sous les Abbés commendataires on cessa de bâtir ; plusieurs de ces Abbés montrèrent même la plus grande répugnance à entretenir les bâtiments élevés par leurs devanciers.
« Un incendie, arrivé en 1564, consuma une grande partie du monastère. Cinq ans après, aucune réparation n'était commencée; il fallut un arrêt du Parlement de Rouen pour contraindre François le Roux, alors Abbé, à y faire travailler. Celui-ci, mécontent de l'arrêt qui le condamnait, permuta son abbaye avec Arthur de Cossé, Ëvêque de Coutances, dont le zèle ne fut pas plus grand pour cette maison que celui de son prédécesseur ; aussi éprouva-t-il de la part de ses Religieux les plus grands désagréments ; il les avait mérités, si l'on en croit l'historien Thomas le Roy, qui vivait près d'un siècle après lui dans ce monastère.
« Le Cardinal de Joyeuse qui lui succéda ne se montra pas plus disposé à faire les réparations indispensables.
« En 1594, la foudre endommagea de nouveau le clocher, brûla une partie de sa charpente et de celle de l'église et fit beaucoup d'autres ravages. Il fallut un arrêt du Parlement pour forcer cet Abbé à faire les réparations » (2).
Le temps des travaux était passé d'ailleurs ; pendant