‹ Description de l'abbaye du Mont Saint-Michel et de ses abordsChapitre 66 sur 195 · Voir les plans (fig. 33, 34 et · texte numérisé non relu

Voir les plans (fig. 33, 34 et

4. Dans ses deux manuscrits, — Bibl. nat., nos 18947 et 18918, — Dom J. Huynes a écrit 2^lo>nb du four et plomb du fond, ou du moins le mot fond est douteux dans le ms. 18948. M. de Robillard de Beaurepaire, en publiant V Histoire générale, etc. de Dom J. Iluynes, a imprimé : plomb du fond (tome Ier, p. 176). A notre avis, cette dernière dénomination est la seule vraie.

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même examen, se rendre compte des difficultés énormes qu'il eût fallu vaincre presque journellement pour faire monter à plus de 70 mètres de hauteur les matières nécessaires à la confection du pain. 11 était si simple d'ailleurs de le faire où on le fait encore aujourd'hui, c'est-à-dire dans les magasins situés au pied du rocher, au sud-ouest, d'où il était monté, ainsi que toutes les autres provisions de l'Abbaye, dans les bâtiments de l'Hôtellerie, à l'étage inférieur duquel Robert avait ménagé un plan incliné ou poulain {{).

De 1180 à 1485, Robert de Torigni, continuant ses travaux, refit la voûte du passage communiquant, du nord au sud, du Promenoir à l'Infirmerie, en s'appuyant sur les murs (romans) parallèles à la façade romane, et il prolongea cette voûte jusqu'à l'extrémité du Promenoir(2). Au-dessus de cette voûte il construisit les deux Tours reliées par un Porche en avant, et joignant la façade romane (3) ; il refit le Parvis, dont on voit les vestiges du dallage (en I du plan, fig. 21), couvrant ses nouvelles constructions à l'ouest. Il faut remarquer que les fondations des Tours sont insuffisantes ; elles ne sont pas liées

1. Voir les plans (fig. 15, 33, et ci-après : Merveille, Fontaine Saint-Aubert, Poulains, etc.).

2. Voir les plans (fig. 33, 34 et 35 et les coupes 36 et 37).

3. Voir le plan (fig. 21 ; la face sud restaurée, fig. 3, ainsi que la fig. 100). Gravure de N. de Fer, 1705, représentant la Tour Sud crénelée au sommet.

avec la façade romane ( 1 ) ; les faces est et ouest s'appuyaient sur le mur de façade et sur le mur parallèle (romans), mais les faces latérales nord et sud n'ont pas été fondées et portaient uniquement sur la voûte transversale, sans que celle-ci eut été renforcée même par un arc doubleau (2).

Les vices de construction, qui expliquent le peu de durée des deux Tours et du Porche intermédiaire, se remarquent également dans les bâtiments de l'ouest et principalement dans les ruines de ceux du midi. En 1618, la façade de l'ouest fléchissant, on dut la soutenir par un énorme contre-fort qui, mal combiné pour contre-buter effectivement les poussées intérieures, ne fit que retarder la ruine sans parvenir à l'arrêter. Le bâtiment du midi (l'Hôtellerie), composé de trois étages voûtés, avait ses murs et surtout ses contre-forts trop faillies: ils s'écrasèrent sous la charge et la poussée des voûtes et s'écroulèrent en 1817 (3).

Les constructions que Robert de Torigni éleva de 1154 à 118G, que nous avons détaillées et que nous résumons, sont donc : 1° l'Hôtellerie et l'Infirmerie au sud; 2° les Bâtiments à l'ouest entourant les substructions romanes,

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