CELLIER
Le Cellier est formé de trois nefs dont les voûtes d'arêtes, ogivales et très-aiguës dans les deux nefs latérales, reposent sur des piles carrées supportant les colonnes de la Salle des Chevaliers au-dessus. Il est éclairé par cinq étroites fenêtres en ogive percées entre les contre -forts. Vers l'ouest, une grande porte s'ouvre sur les terrasses et jardins en contre-bas, et devait établir la communication entre le Cellier et la Salle bâtie, et détruite ou simplement amorcée par Richard Tustin dans la seconde moitié du xme siècle.
A droite de la porte, un escalier pratiqué dans l'épaisseur du mur conduit à la Salle des Chevaliers au-dessus (1).
S'il fallait en croire les légendes, le Cellier aurait été l'écurie des Chevaliers de St Michel. Il est certain qu'il existait au xne siècle des écuries au pied du Mont « ad montis radicem » (2), mais les bâtiments qui les contenaient ayant été brûlés en 1203 et remplacés vers cette époque par les constructions de la Merveille, les écuries furent reportées alors dans les fanils ou magasins de l'Abbaye, au pied de la montagne au sud- ouest. Les nouvelles constructions de Jourdain étaient inaccessibles aux chevaux et, d'ailleurs,