‹ Description de l'abbaye du Mont Saint-Michel et de ses abordsChapitre 85 sur 195 · Voir les Travaux de Roger II (XIIe siècle · texte numérisé non relu

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ces Salles, et le Cellier principalement, très-convenablement disposées pour leurs destinations et très-fraîches pour la conservation des provisions de l'Abbaye, eussent été mortelles pour les chevaux. Il faut remarquer que l'Ordre de Saint-Michel fut fondé par Louis XI en 1469, et qu'à cette époque la Merveille et les bâtiments formant l'Entrée de l'Abbaye — comprenant Belle-Chaise, élevée par Richard Tustin, au xme siècle, et le Châtelet, bâti par Pierre Le Roy dans les premières années du xve siècle, — étaient construits déjà, tels qu'ils existent encore, avec leurs nombreux et raides escaliers. Alors, comme aujourd'hui, il était impossible de faire monter les chevaux par ces escaliers, et surtout de les faire descendre par le même chemin.

Dans la deuxième travée, vers l'ouest et sous une des fenêtres, il a été ménagé une porte basse, qui s'ouvrait sur un pont-levis établi entre deux contre-forts (1) et dont on voit encore l'arc qui le soutenait lorsqu'il était baissé. Ce pont-levis, disposé en saillie sur la face du mur, de façon à échapper le talus de la base, servait à monter, au moyen d'une roue placée à l'intérieur du Cellier, l'eau provenant de la fontaine Saint-Aubert (2), au bas du rocher, et qu'on emmagasinait dans le Cellier pour les besoins de l'Abbaye.

Le Cellier a été appelé Montgommerie ou Montgommery, depuis la tentative infructueuse faite par ce par-

1. Voir la coupe transversale, fig. 59, et la façade nord de la Merveille, fig. 73.

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