FAYAL. — POINTE CASTELLO-BRANCO
à l’O. à peu près durant 2 milles 1/4 et vient en s’arrondissant former la pointe Negra et celle plus au S. de Comprida, la plus Ouest de l'ile.
La pointe Negra est d’une élévation ordinaire, et près d'elle, dans le N. O., on remarque un petit îlot qui en est très-rapproché. Elle est distante de celle de Comprida de ?/, de mille. Entre ces deux pointes, la côte court au S. 10° O0. On voit entre elles, deux îlots rocheux assez élevés qu'on nomme Capellhina; ils sont situés à une distance de !/, de mille de la côte. Le plus Sud est le plus grand des deux ; l’autre est de forme conique. Entre ces îlots et la côte, garnie elle-même de roches, on trouve un petit passage où les fonds sont de 11 à 9 mètres. Ces ilots sont très-accores du côté de l'O. ; des bateaux seuls peuvent tenter de passer entre eux et la terre, dont quelques pointes sont prolongées par des brisants.
La pointe Comprida, très-basse à son extrémité, s'élève dans l'intérieur ; c’est la plus occidentale de l'ile. On peut débarquer dans l'E. de cette pointe, à l’enfoncement qu’elle forme avec la côle.
De cette pointe, la côte court au S. 57° E., ne présentant que de petites pointes et de petits enfoncements jusqu’à la pointe Varador, distante de 2 milles ÿ/, de la précédente. Entre ces deux pointes, la côte est basse en général, mais partout de roches ; quelques brisants se voient à son pied.
À la pointe Varador, ia côte se creuse et forme une anse où l'on peut débarquer devant le village Ribeira-do-Cabo. Elle tourne ensuite vers le S., assez haute et escarpée jusqu’à la pointe Castello-Branco. Celle-ci git de la pointe Varador au S. 28° E. à la distance de 2 milles ?/,, qui est l'ouverture de la baie qu’elles comprennent. Toute la côte de cette baie est garnie de roches et de quelques brisants, mais peu écartés de son pied.
La pointe Castello-Branco est un petit monticule arrondi, surmonté d'un fort, escarpé de tous côtés vers la mer et se reliant à l'ile par une terre basse et étroite qui, de loin, le fait ressembler à un ilot.
Le village du même nom est un peu dans l'O. de la pointe.
De Castello-Branco jusqu'au mont Queimada, la côte, par-
Pointe Negra.
Roches Capellhina.
Pointe Comprida.
Lat.N.38° 34790" Long.0.81°10'59".
Pointe Varador.
(Ultimo, de Tofino).
Pointe Castello- Lranco.
Pointe Forte {Santa-Catalina, de Tofue.)
Ponte Gaivotn.
Pointe Cavernas, (Fetteira, de Tof- HO.)
Pointe Guarda.
Pointe Castello-do- Porto-do-Pim.
Plateau des sondes,
tout rocheuse et escarpée, court à peu près à l’E., formant de légers enfoncements. Elle est partout garnie de roches et de brisants à son pied.
Dans cet intervalie, on trouve d’abord la pointe Forte (pointe Santa-Catalina, de Tofino), remarquable à quelques rochers détachés qui la prolongent. Elle est sur le méridien du village de Castello-Branco et l’on y peut prendre terre dans l'Est. Entre cette pointe et celle de Castello-Branco, la côte assez élevée forme un enfoncement peu marqué; elles sont distantes de 1 mille 1}.
À 2 milles !/, de la pointe Castello-Branco est celle de Gaivota, assez haute et escarpée, ayant dans l'E. une petite baie de sable au fond de laquelle est le village de Feiteiras. A la pointe Gaivola on voit deux ilots détachés, mais peu éloignés de la côte.
La pointe Est de la petite baie dont nous venons de parler est basse et se nomme pointe Cavernas, d’une caverne qui S'y trouve. Elle est distante du eap Guia de 2 milles ; cette pointe, dans l'alignement de la pointe Inferno de la montagne Guia, donne le gisement de ia basse Chapman.
De cette pointe à celle de Castello-do-Porto-do-Pim, 1l y a 1 mille 1/,. La côte est très-découpée, garnie partout de roches à son pied, et l’on trouve entre elles deux celle de Guarda, à 2/,; de mille de la pointe Cavernas.
La pointe Castello-do-Porto-do-Pim sur laquelle s'élève le petit fort qui, du côté de l'O., protége le port Do-Pim dont nous avons parlé, est peu élevée et située à !/; de mille de Ia montagne Queimada.
Le plateau des sondes qui entoure File de Fayal est fort étroit et de largeur fort variable. Dans le S., sa plus grande étendue est de 1 mille 1/,, distance à laquelle on trouve les fonds de 360 mètres qui tombent rapidement, mais irrégulièrement, en approchant de la terre. Sa nature presque partout est roche ; aussi cette partie de l'île n’est jamais fréquentée par les navires, non plus que les autres côtés de l’île, bien que le plateau y soit un peu plus large. Ainsi, entre la pointe Cedros et la pointe Praya-do-Norte il à 1 mille ?/;, distance à laquelle on a les fonds de 360 mètres, qui diminuent assez rapidement, mais d’une manière plus graduelle jusqu'à ceux de 50 mètres
qu'on trouve à ?/, de mille de la côte. Dans cette partie, on trouve quelques fonds de sable et de gravier.
À la pointe Cedros et sur la côte N. E. de l'ile, le plateau se rétrécit beaucoup et il serait dangereux de fréquenter cette partie, bien qu'on y püt mouiller au besoin par de grands fonds de 61 mètres à !/, de mille de terre, en cherchant ceux où l’on trouve du sable.
Nous ne reviendrons pas sur le canal. La limite extérieure des fonds de 540 mètres court sur une direction O. N. O. et E. S. E. , à la distance de 2 milles !/, de la ligne qui joindrait la pointe Ribeirinha à celle de Baixios-Grandes.
Cette même limite au S. se trouve à peu près sur la ligne qui joindrait la pointe Gaivota de Fayal à celle d'Espartal de l'ile Pico.
La largeur du plateau des sondes du canal, sur la ligne N.N.E. et S. S. O., qui est sa direction générale, est de 7 milles ?/,.
‘île de San-Miguel forme, avec l’île plus au S. de Santa- ne de San-Mrguer. Maria, le groupe du S. E. des Açores. FL DER ONE
Tout le sol de cette île, la plus grande de l'archipel, a été bouleversé par de fréquents tremblements de terre et par des éruptions volcaniques considérables.
Elle est fort élevée, surtout dans sa partie de l'E., et traversée dans toute sa longueur de l'E. à l'O. par plusieurs chaines dont les versants sont surtout rapides du côté du S.
Sa forme est celle d’un croissant à extrémités arrondies et dont la concavité regarde le N.
De sa pointe Est, Marqueza, à sa pointe de l'O., Ferraria, on compte 35 milles. De sa pointe centrale du N., Morro- Grande, à celle du S., la pointe Galera, on trouve 9 milles pour sa plus grande largeur, et 4 milles pour sa plus petite étendue du N. aus.
D'après les récits des premiers voyageurs, l'ile de San- Miguel eût été originairement une plaine couverte de beaux arbres et d’une riche verdure. Aujourd’hui, c'est une terre montueuse dout aucune montagne n'est primitive, mais bien évidemment la production d'éruptions volcaniques. Elles ont ce caractère bien tranché, en raison de leur forme conique, des cavilés qui existent à leurs sommets, comme aussi par les accu-
Chäîne Da-Varra:
Pico Da-Varra:
Chalne de Furnas: