SAN-MIGUEL. — POINTE RIBEIRINHA
la mer. Elle est très-saillante et fort découpée, en outre, trèsaccore.
Dans l'O. de cette pointe, la côte se creuse brusquement et forme un petit enfoncement dont la pointe occidentale, nommée Ribeirinha, est basse, aiguë et distante de ?/;, de mille de la précédente dont elle reste au S. 77° 30° O.
De la pointe Ribeirinha, pointe orientale de la baie de Ribeira-Grande, à celle de Fanais, pointe occidentale de la même baie, la côte décrit un arc de cercle régulier d’où sont saillantes plusieurs pointes rocheuses de médiocre élévation. Ces deux pointes, distantes de 6 milles 1, restent l’une de l’autre au S. 85° 30' O., et N. 85° 30 E. La profondeur de la baïe est de 1 mille 1/, sur cette corde.
Dans le S. 30° E. de la pointe Ribeirinha, à la distance de 5/, de mille, se trouve le village du même nom, et un peu dans l’intérieur, la chapelle de San-Antonio.
A 1 mille /, de la même pointe se trouve celle de Forte, où commence une plage sablonneuse qui s'étend devant la ville de Ribeira-Grande, traversée par la rivière du même nom dont l'embouchure est un peu au S. de la pointe Forte.
Cette plage de sable se termine à la pointe Praias, formée par un lit de lave à la partie Ouest de la ville, puis recommence jusqu’à celle de Morro-do-Rabo-do-Peixe , couronnée par un petit morne, et près de laquelle, dans l’O., est une crique où l'on voit plusieurs roches.
La ville de Ribeira-Grande est assez considérable et bien bâtie. Elle compte 15,000 habitants en y comprenant son district; elle s'élève au bord de la mer sur un terrain doucement incliné vers la mer et au fond d’une assez large vallée. La baie à la partie orientale de laquelle elle se trouve est ouverte et battue des vents du N. O. par le N. au N. E.; le mouillage y est incommode, parce que ces vents rendent la mer grosse et ne permettent pas souvent les communications. Aussi porte-t-on par terre tous ses produits à la ville de Ponta- Delgada.
Néanmoins, on peut mouiller dans cette baie avec du beau temps et se procurer des ressources à la ville, à laquelle on peut alors parfois aborder.