‹ Description de l'archipel des AçoresChapitre 58 sur 77 · SAN-MIGUEL. — VILLE DE RIBEIRA-GRANDE · texte numérisé non relu

SAN-MIGUEL. — VILLE DE RIBEIRA-GRANDE

Tout le long de la côte se trouve un plateau de roche jusqu’à la distance de !/, mille environ, la suivant d’une manière inégale. Mais au delà de ce plateau et par les fonds de 46 à 54 mètres, on trouve un lit uni et ferme de sable fin où l’on peut jeter l'ancre.

Depuis la plage près laquelle, devant la ville, on trouve 3" 6 d’eau, les fonds, en allant dans le N., augmentent assez graduellement ; ainsi, à !/, mille, on a 18 mètres ; à { mille, 38 mètres ; à 2 milles, 90 mètres; à 2 milles ?/:, les fonds tombent rapidement et on trouve 180 mètres. La limite du plateau des fonds, sur le méridien de la ville, ne s'étend pas au delà de 3 milles. Sa nature, au large et depuis ‘/, mille ou 1 mille du rivage, est en général sable, sable et coquilles, quelquefois cailloux.

Il n’y a aucune difficulté à venir prendre le mouillage, mais il faudra se placer de telle sorte, qu'avec des vents de N. O. et même de N., on puisse, à la bordée, doubler les pointes Ribeirinha et Morro-Grande à l'E. de la baie, qui sont trèsaccores et près desquelles on trouve 45 mètres d’eau à petite distance.

Il suffira, pour cela, de jeter l’ancre E. et O. avec la pointe Morro-Grande, la plus septentrionale de ces deux pointes, plaçant le Morro-das-Capellas, morne au bord de la mer dont nous parlerons ci-après et situé à l’O., dans l'alignement de Pico-da-Cruz (montagne de La-Caldeira-das-Sete-Cidades) et le relevant à l'O. 1° S., puis le milieu de la ville de Ribeira- Grande ou la pointe Forte au S.

On sera à ce mouillage par 61 mètres, fond de sable, et en appareillage de tout vent, à la distance d’un peu plus de 1 mille de la ville.

Dans le N. 33° 30° E. de la pointe Morro-Rabo-do-Peixe, il existe à la distance de ! mille de cette pointe une basse sur laquelle il ne reste que 7" 2 d’eau. Aux environs, on trouve des fonds de 18 et 22 mètres. C’est le seul danger dans la baie de Ribeira-Grande.

Dans l'O. de la pointe Morro-Rabo-do-Peixe, la côte forme plusieurs pointes rocheuses sur l'une desquelles se trouve le village de Morro-Rabo-do-Peixe, à 2 milles 2/, de la ville de Ribeira-Grande.

Mouillage,

Basse Morro-Rabodo-Peixe.

Pointe Calheta.

Pointe Fanais. .

Morro-das-Capelz:

las.

Pointe San-Antonio.

Pointe Santa-Barbara;

Pointe Agulha:

Pointe Bretanha.

Pointe Costa.

100 SAN-MIGUEL. — MORRO-DAS-CAPELLAS,

De cette pointe à celle de Fanais, on trouve encore la pointé Calheta, dans l'O. de laquelle est un hameau de ce nom. Elle est rocheuse et médiocrement élevée.

Enfin, tout près de la pointe Fanais, aiguë et découpée, et dans l'E. de laquelle on trouve une coupure de la côte où l’on peut aborder, est le hameau de San-Pedro.

De la pointe Fanais, fort découpée et basse, la côte se creuse, puis remonte légèrement vers le N. jusqu’à la pointe de Morrodas-Capellas, qui reste de la précédente au N. 72° O. à la distance de 2 milles ?/,. Cette pointe est formée d’un morne assez élevé réuni à la côte et dominant une plage basse où l’on voit le village de Capellas bâti à l’entrée d’un ravin.

Ce morne forme, avec la côte, deux petits enfoncements, l’un au N. O., l’autre au S. E., seuls points de toute la côte, en quelque sorte, où les embarcations puissent aborder en sûreté.

Du Morro-das-Capellas, la côte court 1 mille !/; au N. 29° O. jusqu’à la pointe San-Antonio, garnie à son pied de rochers dont un assez remarquable et assez élevé. Le village de ce nom se trouve en face de cette pointe, ainsi que la pêtite chapelle Del-Rosario au S.

Entre la pointe San-Antonio et le Morro-das-Capeëllas, la côte, partout rochéuse, est médiocrement élevée et forme deux petits enfoncements peu prononcés. Elle continue à courir en se creusant sur la direction du N. 29° ©. jusqu'à la pointe Santa- Barbara, garnie de quelques roches à son pied et distante de 1 mille de la précédente.

Elle tourne alors au N. 42° O. jusqu'à la pointe Agulha (pointe Furada, de Tofino), distante de celle de Santa-Barbara de ?/, de mille. La côte est partout formée de falaises rocheuses de hauteur moyenne, et son pied garni çà et là de roches peu écartées.

De la pointe Agulha jusqu’à celle de Bretanha, pointe Nord de l'ile San-Miguel, la côte, partout rocheuse, court à peu près en ligne droite au N. 63° O. durant 3 milles 12.

À peu près à mi-distance de ces deux pointes est le pic Vermelho (262 mètres), au bord de la mer, et un peu dans l'O., la pointe Costa, à l'E, de laquelle on peut débarquer dans un

SAN-MIGUEL. — ILOTS MOSTEIROS. 101

petit enfoncement au fond duquel coule un ruisseau, au pied du pic indiqué. Les falaises de la côte, dans cette partie, sont assez élevées.

A ?/, de mille de la pointe Bretanha, dans l’E., on voit deux ilots détachés de la côte, séparés par un passage étroit où l’on a 7% 2 de profondeur, le plus au large et le plus considérable est à la distance de 410 mètres de la côte.

La pointe Bretanha, pointe Nord de l’île, est haute, rocheuse, formée de falaises à pic et de forme arrondie. Quelques brisants sont à son pied. Vue du N. O., elle forme uné pointe obtuse difficile à distinguer par son peu de saillie. Le village du même nom s'élève sur cette pointe, un peu dans l’intérieur des terres et au pied d’un pic haut de 321 mètres.

De Ia pointe Bretanha, la côte se creuse et forme, avec celle de Mosteiros, qui en reste au S.75°0,. à la distance de 1 milleÿ/,, la baie nommée Joûo-Bom.

La pointe Bretanha et le fond de cette baie sont garnis de quelques roches et brisants, principalement vers la pointe Mosteiros (Matogos, de Tofino). La côte, entre ces deux pointes, est élevée et de roche. La pointé Mosteiros est moins haute que la précédente et prolongée à son extrémité par un récif qui s'érend à !/, de mille au large, sur lequel, à cette distance, on trouve 11 mètres d’eau. Il court dans la direction du N. O. de la pointe et peut briser, dans les mauvais temps, comme le dit Tofino, à { lieue au large. On doit donc s’en défier dans ce cas.

Au fond de la baie de Joäc-Bom se trouve le pic très-aigu, mais tronqué à son sommet, nommé Picacho-de-Maffa. IL est très-remarquable et peut servir à reconnaître les deux pointes de la baie. |

Le village de Mosteiros est dans le S. de la pointe de ce nom. La côte est, devant lui, partout garnie de récifs et de roches peu écartés d'elle, mais entre lesquels Les canots doivent chenaler afin de pouvoir atteindre le rivage.

Sur le parallèle de la partie Sud du village, se trouvent les ilots Mosteiros. Le plus grand et le plus àu large est élevé, escarpé, uni à son sommet et percé d’une ouverture par laquelle passe la mer. Il est à t/, mille de terre environ. Il y en a quatre autres plus petits du côté de la terre.

Pointe Brétanha.

Lat:N:37°5%12407% Long.0.2898'14.

Pointe Mosteiross

Pic de Maffa.

Jiots Mosteiros.

Pointe Varzea.

Canal entre Terceira et San-Mi-

guel.

De la pointe Mosteiros, la côte se creuse et forme une petité baie qui se termine à la pointe Varzea, haute, escarpée et surmontée d’un petit piton. Au fond de la baie, on voit, près de la côte, quelques rochers.

La pointe Varzea est elle-même prolongée dans le N. O. par un récif long de !/, de mille. Cette pointe reste de la précédente au S. 32° O. à 1 mille {2 environ. Elle est au N. 32° E. de la pointe Ferraria à 1 mille !/,;. Entre ces deux pointes, la côte est rocheuse et abrupte. Le village de Varzea se trouve aussi entre elles, un peu dans l'intérieur. C’est à peu près sur le parallèle de la pointe Varzea que se trouve la basse Sabrina, ancien ilot de ce nom qui à disparu et dont nous avons déjà dit un mot en parlant de la pointe Ferraria.

Dans le canal, entre Terceira et San-Miguel, dont nous avons donné précédemment la largeur, et qui a été exploré avec soin en 1843-44 par le capitaine Vidal, de la marine royale d'Angleterre, il n'existait aucun danger à cette époque, et le fond ne fut pas obtenu, entre ces deux îles, avec une ligne de 313 à 356 mètres.

Ce canal a été et il est encore le théâtre d’un travail sousmarin, dont le résultat à été l'apparition et la disparition successive d’écueils fort dangereux.

Des soulèvements ont produit, à diverses reprises, des îles qui ont eu une dimension et une élévation assez notables.

Ce fait, qui ne peut plus être mis en doute, est d’autant plus surprenant, que, comme nous l'avons dit, le fond n’a pas été trouvé à 313 et 356 mètres, et qu'on a peine à concevoir la prodigieuse force d'expansion nécessaire pour produire de pareilles créations.

Le premier fait de ce genre fut signalé en 1638. On vit de la fumée sortir de la mer à l'endroit où le volcan existait, et quand elle eut disparu, la sonde accusa 144 mètres de fond à la place qu'il occupait. |

Le second fait, que Tofino met en doute !, est de l’année 1720, et fut signalé, le 11 mars 1721, dans une lettre écrite au régent par M. de Montagnac, consul de France à Lisbonne. Il le fut

1 Description des Açores, p. 58, traduite par M. Urvoye de Portzempare (Extrait des Annales maritimes de 1830.)

également, le 2 avril suivant, par M. Sauvaire, consul général à Madère, d'après la reconnaissance de cette île nouvelle, faite par le capitaine Jean Robçon, commandant la corvette anglaise Richarte-Izabel, qui en avait fait le tour sans pouvoir en approcher à plus de 6 milles, vu la chaleur qui régnait dans ses environs.

Elle fut de nouveau examinée, le 18 juillet 1721, d’après les ordres de M. de Montagnac, par le sieur Louis Lentier, pilote du navire la Fortune-Constante. Ce pilote la côtoya et put l’approcher vers le N. O. de l'endroit d’où sortait la fumée, à la distance d’un coup de mousquet, comme dit son rapport, et; sondant, il trouva 15 brasses de fond (24"), gros sable noir; puis, s’approchant encore, il eut 4 brasses 1/ (7" 3), mais le fond était si chaud, qu'il fondit le suif par deux fois. Il en donne la description !. Elle avait, dit Lentier, une hauteur telle qu’on pouvait la voir à 8 lieues de distance, et 1 lieue de circonférence. Sa latitude, d’après lui, était 38° 24'.

Cette éruption sous-marine eut lieu le 31 décembre 1720, à minuit, dit le pilote Jean Morel, qui vit l’ile à la fin de 1721, époque à laquelle elle était encore incandescente, jetant des flammes, des pierres et de la fumée qu’on apercevait de la pointe Ouest de San-Miguel. Elle avait à cette époque !/, lieue de circonférence et une hauteur assez considérable, puisqu'on la voyait de Terceira, dont ce pilote la suppose à 13 lieues.

Le pilote Mor, de cette île, envoyé pour l’examiner, lui donne pour latitude 38° 28', et le pilote anglais 38° 23’.

Le sieur Le Mayer, commandant en second du Saint-François-Xavier, signale sa position au N. 0. q, O. de la pointe Ouest de San-Miguel, à la distance de 18 lieues, et au S. E. q. E. de la pointe S. O. de l'ile Terceira, à la distance de 13 lieues, dans un rapport du 13 septembre 1721 adressé à M. de Champmerlin, commandant de la marine à Brest.

Mais, dans l’année 1722, cette île s’affaissa et disparut. Elle ne formait plus, à cette époque, qu'un écueil ou brisant ayant

1 Description des Açores, p. 70. Note par M. Daussy à laquelle on pourra avoir recours pour trouver les preuves non douteuses de l'existence de ce danger, en lisant sa dissertation sur cet objet.

St,

à peu près 1 lieue {/, de longueur, comme il résulte du rapport de Jean-Baptiste Bernard, capitaine du navire Notre-Dame-dela-Chandeleur, transmis, à la date du 21 juillet 1722, par M. de Montagnac au conseil de marine.

Je ne crois pas, ajoute M. l'ingénieur hydrographe Daussy, en terminant sa dissertation, à laquelle nous renverrons nos lecteurs, n’en ayant fait ici qu'un rapide résumé, qu'après avoir In les pièces qui traitent de cette île, il puisse rester aucun doute sur son existence momentanée. fi

En effet, tous les consuls des îles voisines en donnent connaissance ; plusieurs navigateurs en donnent des vues, et, malgré quelques légères différences qui peuvent être attribuées facilement aux observations, la position qu'ils lui assignent est sensiblement la même.

D'après la nouvelle carte des Açores, publiée en 1844, la position de cet écueil était, avec les relèvements indiqués par Bernard et Le Mayer, latitude N. 38° 22’, longitude O. 29° 6' à peu près.

Mais si la rareté des événements de cette nature a pu faire suspecter et même nier la réalité de celui-ci, un fait semblable arrivé en 18{1t dans les mêmes parages doit détruire toute incrédulité.

Or, l'apparition d'une île nouvelle au milieu des eaux, à { mille ‘/, de la côte Ouest de San-Miguel, dans le N. 35° O. de la pointe Ferraria est un fait ivrécusable f.

Le 13 juin, à la suite d’un tremblement de terre qu’on ressentit à San-Miguel, on vit s'élever à 1 mille de la pointe Ouest de l'ile, un volcan qui donna naissance à un îlot pouvant avoir 1 mille de tour et 91 à 120 mètres de hauteur.

Le capitaine du sloop anglais la Sabrina, accompagné du consul anglais, descendit le 4 juillet sur cet îlot, lorsque le volcan eut cessé de jeter des flammes. Ilen prit possession au nom du roi d'Angleterre. Mais peu à peu Pilot s'affaissa. Dans le milieu d'octobre ik n’y avait plus rien de lui au-dessus des

1 Tomes XVI et XVII des Annales des Voyages, publiées par Maltebrun. Description de l'ile Saint-Michel, par John W. Webster. Mémoire de Purdy sur l’océan Atlantique, vol. Ier, p. 225, 6e. édit.

flots. Mais il reste aujourd’hui encore à la place qu'il occupait, une basse dangereuse, sur laquelle on trouve 27 mètres de profondeur. En février 1812, on vit encore de la fumée sortir de la mer près de la place que l'ilot avait occupée.

En 1843-44, comme nous l'avons dit, le capitaine Vidal, de la marine royale d'Angleterre, qui à fait les dernières cartes de l'archipel, ne trouva dans le canal aucun danger.

Mais, en 1850, le Nautical Magazine signala de nouveau lapparition d’une basse dangereuse dans le canal entre Terceira et San-Miguel. Ce fait constaté par les rapports de trois capitaines: Benjamin Pratt, capitaine du navire William-de-Bangor ; Victorino Falcao, capitaine du navire Los-tres-Amigos, de San- Jorge, en Portugal, et George Perkins, capitaine du navire Plymouth, parait laisser peu d'incertitude et permetde croire à l'existence d’un redoutable écueil dans ce canal. On y est d'autant plus porté que, d'après lés trois positions fixées par les capitaines que nous venons de désigner, la position de ce danger serait entre la latitude N. de 38° 16' et 38° 18! et la longitude de 26° 41' et de 26° 50' Ouest. Ce qui donnerait pour position moyenne,

12513 F5 115 LU ETS LE A à 380 17/ Longitude O......... 14 On SOIF E,

Ce qui approche extrêmement de la position donnée pour l’écueil de 1720, qui était sur la nouvelle carte par latitude 38° 22' N. et longitude 29° 6' O.

Ce nouvel écueil resterait d’après cela au S. 30° E. de la Haute-Terre de l'E. de Terceira à 27 milles, et de la pointe Ouest de San-Miguel au N. 60° O. à la distance de 45 milles.

On devra donc, quand on passera entre Terceira et San-Miguel, veiller avec la plus grande attention pour éviter cet écueil. Les rapports disent qu’il brise de mauvais temps avec violence ; mais de beau temps il est possible qu'il ne marque pas.

Le plateau des sondes de l'ile San-Miguel affecte à peu près la forme de cette ile, sauf que deux branches se projettent, l’une dans le N. E. de la pointe Ribeira, pointe N.E,. de l’île ; l'autre dans le $S. de la baie de Ponta-Delgada.

& Nautical Magazine, for 1850, p. 157 et 212.

Plateau des sondes de San-Miguel.

La limite des fonds de 180 mètres prolonge la côte à des distances fort variables. Nous parlerons principalement de cette limite la plus importante pour la navigation, car, au delà de ces fonds, il est rare que la connaissance du plateau soit utile.

De la pointe Ferraria à la pointe Delgada la ligne des fonds de 180 mètres décrit au large de la côte une courbe irrégulière, de telle sorte que celle-ci étant à peu près droite, la plus grande largeur du plateau se 1rouve par le travers de la pointe Fonte- Grandeetsa plus petite dimension près des deux pointesextrêmes,

Sur le parallèle de la pointe Fonte-Grande on trouve les fonds de 180 mètres à la distance de 3 milles {/,, tandis que sur celui de la pointe Ferraria on les a à 1 mille ‘2, et sur le méridien de la pointe Delgada à moins de 1 mille.

La côte est très-saine dans cette partie et elle est accore. Depuis ceux de 180 mètres les fonds diminuent en général assez graduellement jusqu’à ceux de 45 mêtres qu'on trouve à !/, mille de la côte. Mais le plus souvent au-dessous de ceux-ci ils sont inégaux jusqu’auprès de la côte où ils varient depuis 18 mètres jusqu’à 7 mètres, qu’on rencontre à moins de 300 mètres, Nous avons dit déjà que dans la baie de Ponta-Delgada la diminution des fonds était fort graduelle le plus généralement. Sur le méridien de la pointe Alagoa, la limite des fonds de 180 mètres descend au S. q, S. E. de telle façon que, sur cette partie de la baie, le plateau large de 1 mille ?/; entre la pointe Delgada et la pointe d'Alagoa, atteint une largeur de 3 milles ?/; entre la dernière et la pointe Galera.

On trouve, sur le méridien de la pointe Alagoa, les fonds de 360 mètres à 6 milles de la côte.

La nature générale du plateau, de la pointe Ferraria à celle de Galera, est sable et gravier ; puis roche le plus souvent près de la côte. Celle-ci paraît défendue par une bordure de rochers qui la protége contre les attaques de la mer. Parfois le sable est mélangé de coquilles et de corail.

La limite des fonds de 180 mètres passe de la pointe Galera à la distance d’un peu plus de 1 mille; puis décrivant quelques sinuosités, elle passe sur le méridien de Villa-Franca à 1 mille 2/,. Les fonds de 360 mètres se trouvent sur la même direction à 2 milles 1/2. Ils tombent rapidement à ceux de

180 mètres ; mais depuis ceux de 162 mètres les fonds diminuent graduellement vers le rivage près duquel on trouve 13 mètres et 5" 4. Au-dessous des fonds de 16 à 18 mètres la sonde accuse des roches le plus souvent, mais au-dessus la nature du fond est sable et gravier, parfois mêlés de coquilles. Néanmoins on rencontre toujours même au large quelques plateaux de roches et l’on doit éviter d'y jeter l’ancre.

La limite des fonds de 180 mètres passe de la pointe Garça à ?/, de mille, et les fonds sautent brusquement de 98 à 180 métres et à ceux de 420 mètres qu'on rencontre à moins de 1 mille de cette pointe. On à 11 mètres très-près d’elle.

Le plateau s’élargit ensuite un peu, mais à la pointe Albufera la limite remonte brusquement au N. et forme un petit enfoncement, de telle sorte que, sur.le méridien du village, les fonds de 193 mètres se trouvent à un peu plus de !/, de mille et diminuent très-rapidement jusqu’à la plage, près de laquelle on trouve 13 mètres.

De la pointe Ribeira-Quente le plateau suit dans sa limite

des fonds de 180 mètres, la plage a une distance moyenne de 1 mille !/ jusqu’à la pointe Retorta. La diminution est graduelle jusqu’à terre sauf entre les pointes Fayal et Retorta où les fonds sont très-irréguliers. La nature du plateau est celle précédemment indiquée.

De la pointe Retorta la limite remonte vers le N. à la distance moyenne de 2 milles de la côte. La nature du plateau est fa même et la diminution des fonds assez graduelle jusqu'à ceux de 20 à 25 mètres qu'on trouve à !/; de mille au plus de la côte.

Tout le plateau que nous venons de décrire peut offrir bon mouillage et les bâtiments peuvent y jeter l'ancre sans crainte et en cas de nécessité.

Sur le parallèle de la pointe Arnel, la limite des fonds de 180 mètres court dans l'E. N. E. où elle tourne après 5 milles, s’arrondissant vers le N. O., puis revenant longer la côte de l'ile à la pointe Pedregal sur le méridien de laquelle elle passe à moins de 1 mille.

On trouve donc les fonds de 180 mètres à 6 milles dans l'E, et dans l'E, N. E. de la pointe Pedregal, mais ils sont peu ré-

Basse de Maya.

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