‹ Description de l'Égypte, ou, Recueil des observations et des recherches qui ont été faites en Égypte pendant l'expédition de l'armée française (volume 2)Chapitre 33 sur 87 · PU · texte numérisé non relu

PU

^ Pclase l

* M. Gossellin a reconnu 1.1 source titudc des stades de 5oo au degré, des erreurs des tables de Ptolémée, proposés par Posidonius, et adoi>daQslasubsliluiioD faite avec inexac» tés par Tccolo d^ Alexandrie, à ceux

DES DEUX MERS. 3oi

Les ruines auxquelles on doit rapporter le site de ces anciennes villes, conservant encore le nom qui leur est propre, il ne peut exister de doute à leur égard.

Or , Atryh ( Athribis) se retrouve vers l'origine d'une branche du Nil , qui , vu l'imporlance de cette ancienne ville, que le géographe A mm i en-Marcel lin mettait au rang des plus considérables de l'iigypte , porte le nom de branche Atrj'hltique.

Bubastis est aussi positivement de'terminc'e, et répond au Tell-eUBasta y sur la Pelusiaqne ouBubastique, un peu au-dessus de la prise d'eau du canal des Rois ; c'est le Phi'Bcseth de l'Ëcriture, rendu par Bubastis dans les versions grecque et latine : le nom grec s'est conserve chez les Qobtes sous celui de Basta\

Phacusa, qui était le chef-lieu d'un nome appelé Arabia, dans l'intervalle du Sethroytès au nord , et du Bubaslilès au midi , et dont la position est donnée par une indication de Ptolcmee, correspond parfaitement; aux vestiges appelés Tcîl-Fâqous , qu'on retrouve sur la Pe'lusiaque. Mais c'est à tort que Strabon dit que c'est à Phacusa qu'était la prise d'eau du canal des Rois; car , si la pente du Nil vers Souejs e'tait déjà insuffisante à dix lieues au-dessus , près de Bubaste, il pouvait

de 700 au degré, qui avaient anlé- guralion très- fautive des périmè-

rieurement servi de module aux na- très des mers et des continent,

vigaicurs grecs : Topération était M. G<ïssellin a rectifié ces cartes

cependant fort simple, puisquVllc dans sa Géographie des Grecs ana-

se bornait à soustraire f du nombre lyscc (pag. la^), en y rétablissant

des stades donnés pour les distances les justes proportions que Plolémée

prises dans le sens des latitudes; et avait détruites par une substitution

celle substitution n^ayaot encore fautive.

porté dans les cartes que sur les Ion- • La Bubastis agn'a parait avoir

gitudcs, il CD est résulté une cûoû- eiislé avaut YOm'on des Juifs.

3oa MÉMOIRE SUR LE CANAL

ne pas en exister du tout de Phacusa à la mer Rouge, et il est même probable que la crue ne s'y élève pas au niveau de ses eaux de basse mer : mais Pbacusa a pu être un entrepôt du commerce de Flnde sur la Pëlusiaque, qu'on devait remonter pour entrer dans le canal des Rois; et cette circonstance aura cause la méprise de Strabon. D'ailleurs , on ne doit pas perdre de vue que Strabon n*a souvent fait usage que des itinéraires et de quelques positions qu'il regardait comme invarial)lemcnt déterminées par les ge'ograplies anciens. On peut donc appre'cier les erreurs des itinéraires, qui rc'sultent des distances , dont quelques-unes ne comportent quelquefois que très-peu de réduction , quand d'autres peuvent en exiger jusqu'à un cinquième et plus, à cause des sinuosités des routes*, surtout dans la basse Egypte, où les lacs et les canaux occasionent de fréquentes inflexions dans les communications 3 et quand les distances ont cte données en temps (heures de marche), les différences ont dû varier suivant que les marches étaient faciles ou pénibles dans des sables mouvans.

Le rétablissement du site de Pélusc, qui fut longtemps le rempart et la clef de l'ancienne Kgjpte {Sin rohur Misraïm, et Pclusium rohur /Egj'pti) y ne comporte aucune discussion; car le temps en a conserve' les ruines, et la signification de son nom se retrouve dans

' On reconnaîtrait bientôt rim- non que les Hislances n'y soient exac-

possibilité Je faire concorder les dis- Icment indiquées, mais parce qu'elles

tances indiquées numériqnement par ne constaicnt pas les sinuosités et

les iiincraircs, si Ton voulait, par les inflexions des différentes routes

exemple, construire la carte de la qui communiquent entre les mêmes

France d'après le livre des postes : villes.

DES DEUX MERS. 3o3

celui de Tyueh , à l'est et à l'embouchure de la Pe'lusiaquc , conformément aux indications de tous les auteurs. Pcluse e'tait, dit Strabon, à vingt stades de La mer : on les retrouve en effet dans la distance actuelle de i5 à 1600 toises de ses vestiges au rivage; distance qui n'aurait pas changé depuis près de 2000 ans.

Nous donnerons encore un exemple des erreurs des tables de Ptolémec dans la comparaison suivante, en nous bornant à ne considérer que les latitudes , que l'Almascstc établit ainsi :

j indicatio?hS des lieux.

LATITLDKS.

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