‹ Description de l'Égypte, ou, Recueil des observations et des recherches qui ont été faites en Égypte pendant l'expédition de l'armée française (volume 2)Chapitre 36 sur 87 · UI · texte numérisé non relu

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Houb obwnroDt que, ]Nir Mtto dtNction , Seênm vetÊnuumm , Ficus JudcBontm^ et JTftcw, anruent été dans le désert ; ce qu'on ne peatadmettre traprès tontes les coDsidé»

rations qu'on a 'd^ja exposées.

Nous observons encore que par une roule da même itinéraire , désignée do 6toti|Miim à Pélote, fla*ett

pu nécettim de passer par Heroocomne cdle-ei Tesigerait, si

le Serapeum claii vers el-Tonâreq»

an débouché de la vallée de TÉga-

remenl, ;^ moins que cv Serapeum ne soit diffcrenl de celui de Taulre itinéraire cité par M. Gossellin.

{NtOêdtfauUurdu mémoire P. )

3i6 MEMOIRE SUR LE CANAL

« Gî i*esultat de lxxxxii milles, ou trente lieues y, ne diffère donc que d'une lieue y, sur une route qui n'est peut-être point tracée exactement sur la carte que vous m'avez remise : d'ailleurs , cette petite différence est trop peu sensible pour s y arrêter. Quant aux variantes dont je fais usage, continue M. Gosscllin , comme elles sont citées dans Tedilion de Wesseling, et que les chiffres des anciens itinéraires ont besoin d'être justifies et corriges d après les reconnaissances positives du terrain , je ne crois pas qu'on puisse faire difficulté' d admettre les distances que je présente.

« Il est donc certain que, d'après les mesures précédentes , Heroopolis pouvait se trouver sur les boids et à Icxtre'mite du golfe arabique' ; et comme tous les anciens la placent en cet endroit , il me paraît impossiljle de la transporter aux ruines d'Abou-Kcychcyd.

i{ En continuant la route indiquée piar l'itinéraire, je trouve que les xviii mille pas , ou six lieues , à prendre d'Heroopolis , placent le Serapeum à lentree de la val-

* Nona rappellerons notre opinion , que le lac amer a dû anciennement faire partie de la mer Rouge; que, formant alors le fond du golfe, il n^cn a été détaché que par les atlcrissemens successifs qui ont formé risihme de cinq lieues, que Philadelphe fit rouvrir pour y faire le canal dont nous avons retrouvé les vestiges ; et comme Hcroon (la même sans doute que YHcroopolis des Grecs) pouvait cire réputée au fond du golfe, dans remplacement d^Abou-Keychcyd , près duquel la mer pouvait encore remonter par Teffet des marées , on n\'iura pas cessé de

répéter, en parlant dn golfe, in quo Hemum oppidum est; expression qui devient la source d'une grande diversité d'opinions sur la véritable situation d'Heroopolis, EnGn nous observons que le silence absolu d'Hérodote sur les lacs amers, quand cet historien est entré dans quelques détails sur la naissance et la direction du canal, vient à Pappui de notre conjecluie,queles lacsn^cxistaicnt pas du temps des premiers Pharaons, et qu'ils faisaient encore partie du golfe Arabique. {Note de l*aulcur du mcmoire, L P. )

DES D£UX MËRS. ^17

lëe de rÉgaremcnt , et que les autres l mille pas , ou séxe lieues j , conduisent au pied du mont Qokoum , où était j commë je l'ai dit , l'ancienne Cfysma. 1»

Nous avons dit prëce'demment que M. Gosselin nous avait permis de placer cette note à la suite de notre discussion ; mais persister dans une opinion contraire à celle de ce savant , dont l'autorité' est suffisamment établie pour ceux qui connaissent ses recherches profondes en géographie , c'est donner la mesure des doutes et des difficultés que présente l'étude de la géogiapbie ancienne. '

3ia MÉMOIRE SUR LE CANAL

s. ni.

EXTRAIT nu JOURNAL HISTORIQUE

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