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« Sanui écrivai», en i588, sur la cretomm fntclium crucis ^ lib. m, géographie de T Afrique ( Liber se- cap. ri).
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DES DEUX MERS. 3ii
La première distance est évidemmeot feutive, et doit être portée ixm au Uea dexvx, pour répondre à celle
qui existe entre, les vestiges bien connus de Peluse et de Ditphnœm ^
Tacasarta, qni saccMe à vna. vp. au sud, doit se retrouver sur la frontière, où, d'après la Notice de i en> pire, était un poste militaire sous le nom de Tacaseris; , il répondrait à y. »p. environ , dans le sad de Selœ.
Enfin , les xxiv. m ^i suivent, font retrouver TTiou vers A'bbàçeb, où nous l'avons déjà &it répondre dans la route inverse qui précède, de Bahylone à Clysma. La suite de ritineraîre est commune à la route inverse, citée plus haut , de Xhou , par Héliopolis et Babylone , vers Memphis.
La plage de Souejs, et la vallée qui fait suite au golfe, vers le lac amer, nous étant bien isonnues, nous croyons pouvoir indiquer aujourd'hui le lieu où les Is^ raélites , sous la conduite de Mo'ise, dans leur fuite d'É- ' gypte , dûrent effectuer le passage de la mer Ronge. Cette circonstance tend à confiriiKu- Topinion do quelques savaus, plus récemment émise par ]>ïiebuhr, que ce n a pu être qu'au nord de Soueys ; mais sans prédser, comme lui, cet endroit qu'il dit être au Ma'dyeli, près des ruines de Qolzoum, nous croyons que tout l'espace compris entre le fond du golfe et le lac amer , qu*on pouvait considérer comme un isthme suhmergé avant l'ouv^ure du canal qui l'occupe , a pu offrir différons points de passage , la mer devant, à cette époque, le couvrir entièrement.
D ailleurs , en prenant les Israélites dans la terre de
3ia MÉMOIRE SUR LE CANAL
Ramessès, ou dans leur propre canton du Vjicus Judœo^ rum, et les suivant dans leur marche et dans leurs siations, nous voyons que Moïse , qui connaissait fort bien le désert et le phénomène des marées , a du suivre la route indiquée par les circonstances^ car, pour ne jpas dëoëier l'intention de sa fuite et de sa sortie dl^gypte» en traversant la plage subraerge'e, il devait s'abstenir de marcher au nord , et de tourner les lacs amers , qui {m| vdieat encore se rattacher à rOnâdj-Toumylât par MM^ suite de lagunes marécageuses dues aux crues du Nil ^ ^ Je n'ai pas cm devoir traiter cette question saw<8QiN| snlter M. Gosselin , qui , aprè» avoir eti conimiittièttii|(^ de cette paitie de mon mémoire , m'a remis la note sium' vante, me laissant la liberté d'en dispos» am8li|R|f||^ )e jugerais convenable. On y verra que, sans {MÎrtager notre opinion , conforme à celle de d'Anville, ce savant^^ qui reconnaît d'ailleurs la force dé nos UMlUi iMlpM^ des itinéraires, persiste à préférer l'auto)*! të des hîsISM rieus et des gœgraphes. Nous laissons au lecteur à juger^ siir cette divorsitë d'opinions; nions noùB: ment permis de £iire quelques observations , qu'il no parait difficile de détruire.
ce Tous les auteurs de rantiqnitë qnlottirpàlié d'i roopolis, dit M. Gosselin, s'accordent à placer cette X ville sur le bord immédiat du goi& Arabique ^ à son â eitrémitëseptentrîonalè; on pént vou* cé4u'avaièiit^artt9 à ce sujet Agalarcliides , Artémidore, Strabon, Diodore
* L^ingénieur Dubois, qui ooiM lière, mu; notice qoi.a été Tobjet accompagDaît dans notre première d'an rapport que M. Costaz, notre opération, a publié, sur celle ma- collègue, a faitàTlDSlitutd^Égypte.
DES DEUX MERS. 3i3
de Sicile» Ptolemée j Agatfaëmère, elc. , et ce que j'en
ai dit moi-même dans mes ouvrages.
« D*Anville a cru pouvoir récuser les témoignages de tons ces auteurs, d'après un itinéraire romain qui trace une route depuis Babylone d'Égypte jusqu'à Cljsma j en passant par Heroopolis. Voici cet itinéraire :
INDICATIONS DES UEDX.
SccMVCtmoi
mn. AVÎcmJm
Vient JmàÊtun
mu . àTlM«. •
T«TAVB.
DISTANCES
Mi&ui mMutiia.
TOttIt.
Sll.
sn. 1
SUT. j
« La totalité de ces mesures, depuis Babylone jusqu'à Cljsma, est de 146 milles romains, qui, à raison de 75 par degré d'un grand cercle de la terre, représentent 48 lieues y, de 25 au degré.
« U exislc deux routes pour se rendre du vieux Kaire,
■ Dans la traduction àa mille ro- mesures ilioéraires des anciens, pa-
main en toises et en mètres, on a ges 63, 64 et G5, Testime à 760
conservé à cette ancienne mesure la toises On a négligé la diffé-
Talcur la plus généralement avouée , rcnce qui résulte de ces estimations;
celle de 756 toises , quoique M. Gos- elle est de trop peu de valeur dans
•dlu, dans tes Renberahes anr les les distances îi ~
3i4 MÉMOIRE SUR LE CANAL
où était l'ancienne Babylone dÉgyftei sur les bords du golfe Arabique , en passant' par Heliopolis ^ d*Anyille s'est trompé dans le choix de ces routes.
ir La première suit, dans sa plus grande longueur,
les vestiges du canal qui joignait le Nil au golfe arabique. Par cette route , la position d'Heroopolis , distante de Babylone de 78 mille pas {26 lieues) y répondrait assez exactement aux ruines d'Abou-Keyclieyd; et les 68 mille restans ( 22 lieues y) ne porteraient que jusqu au cap occidental du petit goliEe de Suez, yis-à-vis des fontaines de Moïse.
« Cette opinion est celle qu'a suivie d'Anville : elle s*écarle , comme je l'ai dit, du témoignage de tous les anciens , puisqu'il s'est vu forcé ,
ff i^. De mettie Heroopolis au milieu de 1 istlune de Suez, à plus de seize lieues du golfe Arabique , quoiqu'il soit certain qu'Heroopolis était le port d'où partaient ks vaisseaux destinés à parcourir le golfe;
ce 2*^. De supposer un peu plus de longueur à la seconde partie de l'itinéraire, pour placer Clysma à l'entrée de la vallée de l'Égarement.
ff Cfysma est la même ville que les Arabes ont appdée Qolzoum. Ils reconnaissent qu'il a existé deux Qolzoum : l'une, dont les ruines se retrouvent encoreau nord , pris de Suez , était par conséquent à l'extrémité du golfe , tandis «jue l'autre se trouvait à un degré plus au midi que cette extrémité , comme Ptolémée le dit positivemcnt. La montagne au pied de laquelle cette seconde ville était située, s'appelle encore Gehel- Qolzoum, et c'est inoontestablement la Cfysma de l'itiiiéraire. La se-
DES DEUX MERS. 3i5
conde roule qui cooduitde Babylone au golfe Arabique y est beaucoup plus courte que la précédente; elle a toujours dû élre préférée, comuie elle l'est encore aujourd'hui: on l'appelle, daua le pays, Darh-elrHâggy (la
route des pèlerins) ; et c'est celle que ddcrit l'itinéraire.
« Depuis le vieux Kaire, par Heliopolis, Birket-cl- Hâggy et Ageroud, jusqu'à Suez, près de laquelle je place Heroopolis, la route' est de 02 lieues , qui roprcsenteut, à la vérité, 96 mille pas, au lieu de 78 mille quedonne l'itinéraire \ mais j'obsenre que les chiffres de cette route offrent des variantes , et qu'il existe des ma^ uuscrits qui portent :
INDICATIONS DES LIEUX
Rabylonia i Retin.
Fletiu à SccDX vctcraaorum
Sccnae veteranorum. à Viens JadsoriuD. . . I Viciia JudmraiB. . à Tboo.
lTImi. ...... .1
TOTAVS.
D1STANC£S.
MIUI0 BMiA»t.
Xtl.
SXII.