CHARTES
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h 13 ardebs l'une , ou îK d'orge.
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d'oui;», ■ i.r> ardeb* l'uue.
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Total pareil t\ la recette du myry en denrées. . .
TOTAL en
ardebs d'orge.
L'Egypte cultivable doit son existence aux inondations du Nil : si les eaux du fleuve ne la fécondaient pas, elle serait anéantie par les sables. Danscepaj'S où il ne pleut
ioG MÉMOIRE SUR LES FINANCES
jamais, le degré des inondations du Nil est Tunique mesure des travaux et des récoltes. En principe , l'impôt n'est pas dû par les fellah, quand les terres ne sont pas inondées; mais, comme il suffit que le gouvernement fasse ouvrir le khalyg pour que l'inondation soit légalement constatée et que l'impôt soit établi, il s'ensuit que le défaut d'inondation suffisante n'affranchit pas toujours les terres. La Porte ne faisait jamais la remise du myry, et les gouverneurs faisaient encore moins celle du kouchoufyeh. Lorsque l'inondation e'tait défectueuse ou excessive , les récoltes médiocres ou mauvaises , le moultezim se taisait; le recouvrement de son fâjz était suspendu : mais l'année suivante , il était ordinairement exigé cumulativement avec le nouveau. Aucun règlement n'obligeant les beys ou les moultezim à diminuer les impositions quand les récoltes sont mauvaises, leur humanité, et plus souvent encore l'impuissance des contribuables, déterminaient le montant des dégrèvemens qu'ils accordaient quelquefois aux fellah.
§. V. Des ouaqf.
Nous avons expliqué ce qu'on entend par ouaqf; il nous reste à faire connaître en quoi consistent leurs revenus.
g [ Dechychch el-kouhra. 1907765.
g o 1 Mohammedyeh 1206274.
l$S< Ahmed veh 58io33.
|ïi 1 Mouràdyeh 9^7.
f&« [ Harameyn 638670.
Pour mémoire.
Média*. Médias.
Mvry du nadir ( directeur) de Pouaqf X)ecl»ycbth el-koubrà 5oooo.
t*^ ( Solymân pàcbà 103000.
1*^ I Soultân Ghoury 3^5oo.
|fc I Soultân cl-Acbràf 2Ô000.
} Soultân Bcybars 20000.
•P.S \ Ouizyr Kheyra bây 3oooo. V 3oain8.
I Q'dy& bây 3oooo.
I O'beyd allah i5ooo.
s V Ouizyr Hyàz bây iaSoo.
Cenhmlouaqf payaient encore autrefois 130158. ce que le pâcnâ paye maintenant pour eux , parce qu'an de «es prédécesseurs les décbargea de cette somme.
Total 4421":8-
Faisant en livres J^79al >* £>d.
et en francs i5597f 11e.
Le sultan Mohammed bey Sarâkseh, ancien souverain de l'Egypte, fonda l'ouaqf Dechycheh el-koubrà: l'empereur Selym respecta ses dispositions , de sorte que les moultezim des terres désignées par ce sultan payent encore de nos jours les redevances qui le composent au nâdir (directeur) de l'ouaqf. Les sultans Mohammed , Ahmed et Mourâd , qui ont occupe' le trône de Constantinople postérieurement à Selym ifr, instituèrent suc* cessiveraent les ouaqf qui portent leurs noms, sans diminuer les revenus publics ; parce qu'en renouvelant les concessions des terres , ils soumirent les nouveaux moultezim aux redevances qui forment le produit de ces ouaqf. L'ouaqf el-harameyn , fondé par un sultan, et maintenu par Selym , a une origine semblable à celle de l'ouaqf Dechycheh el-koubrà; il en diffère seulement
ig8 mémoire sur les finances
en ce qu'il n'a pas de nadir, et que sa perception est faite et son emploi dirige' par le rouznâmgy , tandis que chacun des quatre autres ouaqf a un nadir charge de son administration , sous la surveillance de ce trésorier.
Les sommes que nous avons énoncées forment tous les revenus en argent de ces cinq ouaqf: comme ils ne faisaient que passer dans les mains du rouznâmgy, qui les appliquait entièrement à leur destination, sans en faire mention dans son livre de recettes, et qu'ils semblent appartenir aux propriétés particulières plutôt qu'aux impositions et aux dépenses publiques, nous ne les avons cites dans notre état que pour mémoire.
Indépendamment de ces sommes, les ouaqf soultdny possèdent des revenus en grains et autres comestibles, ayant tous la même destination. L'argent et les grains disponibles, après que tous les frais sont acquittés, sont confiés à l'émyr haggy , qui les porte à la Mekke et à Médine, où on les distribue conformément aux intentions des fondateurs.
On ignore pourquoi les nâdir des ouaqf Mohammedyeh, Ahmedyeh et Mourâdyeh, n'ont pas été soumis à un myry comme celui de louaqf Dechycheh el-koubrà.
Les ouaqf particuliers que nous avons désignés , existaient en Egypte lors de sa conquête par Selym. Ce sultan , en confirmant les dispositions de leurs fondateurs, les assujettit au paiement d'un myry que leurs nâdir n'ont pas discontinué de verser dans la caisse du rouznâmgy : nous ne faisons aucune mention de ceux que les sultans, les pâchâs et les particuliers ont créés
depuis le règne de ce prince , à cause de leur grand nombre , et parce qu'ils ne sont soumis au paiement d'aucun myry.
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