LIEUX OU LES DROITS
• OHT PBHÇC».
A Bàb el-Cha'rych, marché du Kairc.
Droits sur les grains qui entrent dans les villes ï , . .
ci-contre pour y être vendus < £ Alexandrie.
r ' à A Damiette.
[ A Rosette.
IDu savon et des semences Dusncrf" ^ ^ Du riz De l'indigo.
Des graines de trèûe, de Va BoulâfI lin et desafranum...../Ali0Uld(ï' Des semences de toute esnèce Del'huilê de fin!
Des dattes sèches } A Damiette.
Droits perçus sur l'entrée du colon f A B°"lâtï ' D«m»ette
1 * J et Mansourah.
Droits sur la sortie des toiles fabriquées 'roits sur les gr dans les fours
, 1 * (AMehallet el-Keby-
Droits sur les graines et sur les poulets eclos{
reh.
On ne fabriquait le sel que sur les côtes de la basse Égypte , et surtout à Rosette. Les paysans qui le recueillaient e'taient obligés de le livrer , à un taux déterminé , à un fermier désigné par le gouvernement , qui avait le privilège exclusif de le débiter, à'Boulâq, à un prix supérieur, également fixé. Des droits infiniment multipliés sur les comestibles, herbages, animaux, fruits , etc. , vendus dans les marchés d'un grand nombre de villages, étaient réunis à ce privilège. Nous ne trouvons aucun motif de ce mélange et de cette complication de droits : on croit que le monopole du sel était compris
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autrefois dans le khotirdeh, et que les innovations qui l'ont si considérablement augmente', en ayant fait partager la jouissance entre deux Mamlouks puissans , celui qui l'eut dans son lot ne demeura pas chargé du paiement du myry.
L'or et l'argent destinés à la broderie et à d'autres ouvrages devaient se préparer dans un lieu où Ton fournissait tout ce qui était nécessaire. Les ouvriers qui les mettaient en œuvre, payaient au fermier , des droits désignés sous le nom de kahal el-faddah : les droits levés sur les dents d'éléphant, les nacres de perles, les cornes de licornes , etc. , sont compris sous la même dénomination , sans qu'on sache pourquoi des objets qui ont si peu de rapport entre eux, se trouvent réunis.
Le natroun se forme dans les lacs dépendans du village de Terrâneh. Lesfellâh y payent leurs impositions avec ce sel; et ils procurent au moultezim un revenu d'autant plus sûr, que tous les villages de la basse
Egypte sont tenus d'en acheter annuellement une certaine quantité à un prix déterminé. Depuis quelques années, la France, l'Italie et l'Angleterre, s'étant pourvues de natroun en Egypte, le bey moultezim afferma ses droits à M. Rossetti, négociant vénitien, qui en augmenta considérablement l'exploitation, et qui le vendit au commerce étranger, à un taux inférieur au prix qu'il exigea des naturels du pays. Le natroun est de première nécessité en Egypte , à cause de l'usage qu'on en fait pour blanchir le lin et les toiles.
Les caux-dc-vie et les boissons fermentées ne se fabriquaient que dans les maisons des chrétiens et des
Juifs. Le gouvernement ne pouvait point en autoriser te débit, puisque le Qorân en interdit l'usage aux musulmans ; mais l'aghâ des janissaires, moyennant de fortes rétributions, ne craignait point de violer la loi du prophète et d en tolérer la vente dans des tavernes cachees.
Il serait impossible de citer une branche d'industrie et de consommation qui fût exempte de droits semblables ou analogues à ceux que nous venons de faire connaître. Les moultezirn, les beys, les serdâr et les aghâ commandant dans les places, et les fermiers, les multipliaient dans les lieux soumis à leur autorite, aussitôt qu'ils en trouvaient l'occasion . De là cette complication confuse qui laisse si peu de moyens pour distinguer les charges dont les Egyptiens e'taient grèves par les uns et par les autres. Les droits que les moultezirn des terres imposaient sur les chëtives consommations de leurs villages , étaient connus sous le nom de hamleh. En gênerai, le marchand et le cultivateur étaient arrêtes à chaque pas par des rétributions onéreuses. Les Français ne recouvrèrent que celles que nous avons indiquées : il en existait un bien plus grand nombre dont ils abandonnèrent la perception, parce qu'elles né furent point connues , ou qu'ils les jugèrent trop vexatoires ; ils renoncèrent également, dans tous les villages dont ils devinrent moultezirn, à la jouissance des droits de hamleh.
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