I7IO
233ooo.
IOI698.)
Cierges et caisses pour les contenir , dont 60623 1
médius pris sur le khazneh.. .
aitesduFayoum
Total 4"207l654-
Faisant i5oi559l tg 5J,
et eu francs 1 484009 f o8r.
Kissoueh , c'est le nom qu'on donne aux tentures et tapîs qui sont remis à l'émyr hâggy, pour revêtir le temple de la Mekke et décorer le tombeau de Fâtmeh à Mcdine; on les fabriquait dans la citadelle du Kaire. I>e sultan Solymân assigna 526000 médins pour les frais de leur fabrication ; et le sultan Moustafâ porta ce fonds , devenu insuffisant, aux 790807 médins que nous avons mentionnes sur l'état. Cette augmentation de 264807 me'dins fut prise sur le khazneh. Le nadir kissoueh dirige la confection de l'étoffe, et ne rend compte qu'au pâchâ de l'emploi de la somme qu'il reçoit pour cet objet.
D'après les réglemens de Solymân , on n'envoyait primitivement à la Mekke et à Médine , pour le sourrali , que 525oio9 médins, qu'on distribuait à diverses mosquées et à plusieurs cheykhs et habitans de ces deux villes. Depuis l'an 1 1 58 de Fhégyre, ce fonds s'est con- ■ sidérablement accru des papiers de solde, qu'on a appliqués, avec le consentement du pâchâ du Kaire, à des fondations analogues à celles du sultan Solymân. Plusieurs particuliers, voyant que les effets du sourrah étaient payés avec exactitude , tandis que l'acquit des papiers de solde semblait totalement aboli, obtinrent d être mis au nombre des pensionnaires de cette institution , et de recevoir , en cette qualité , le produit des papiers de solde dont ils étaient propriétaires. Cette condescendance de l'administration augmenta le sourrah des sommes suivantes, qui sont acquittées aujourd'hui aux personnes que nous allons désigner :
aaa MÉMOIRE SUR LES FINANCES
miif.
A la famille du cheykhGohary 572044.
Au cheykh el-Bekry 260000.
Au cheykh Sâdàt i48o35.
A Toua'qf A'bd el-Rahmân kyàhyâ aoo5o3.
Au neqyb cl-Achràf. 165291.
'Au cheykh Mahmed el-Mohdy aa5o64.
AuKaire. . ^ Au seyd Ahmed el-Mahrouqy, négociant 196174.
A Ihràhym effendy rouxnâmgy 4°°ooo.
I Au cheykh A'bd -aïlah Cherqàouy 1 9^80 .
A Yousef effendy . 49^4«
A Kbalyl effendy 137500.
A Husseyn effendy 71 200.
kA une m lin né de personnes hommes et femmes. 5469399.
A la Mekke ( A plnMcors cheykhs , mosquées et habitans , y etMédine. \ compris 14 5i43 médius accordes par le sultan
( Moustafa sur le khazneh 2826067.
Total 10751 1 11,
Conséquemment le sourrah actuel , en y joignant celui de 5230109.
fondé par Solymân, est de 15981220.
8056176 méd. sont envoyés à la Mekke et à Médine, et 7925044 — sont acquittés au Kaire.
Une circonstance qui a peut-être favorisé l'assimilation des papiers de solde au sourrah, c'est que le sultan Solymân le composa, comme les pensions qu'il fit aux mosquées, aux veuves et aux orphelins, de fractions de 182 médins et demi, et qu'il régla qu'il serait payé de la même manière que les papiers de solde dont il disposa en faveur de l'armée. Les personnes et les établissemens auxquels il en fit la donation , et ceux qui, depuis lui , en ont obtenu , pouvaient les aliéner. Sous la domination de Mourâd et d'Ibrâhym beys, les pensions acquises sur le sourrah par les habitans du Kaire cessèrent d'être acquittées. Lorsque la caravane sort de cette ville, le
rouznâmgy se rend à Birket eUhâggy ( lac des pèlerins ) , rendez- vous gênerai des voyageurs , pour remettre au khâtih et au serrâf-sourrah la portion des pensions comprises sous cette dénomination qui doit la suivre. L'argent est compte' en présence du kyâhyâ, du pâchâ, de l'émyr hâggy et d'un délègue du qâdy du Kaire , et enferme dans des caisses dont le khâtib et le serrâf reçoivent les clefs. On confie ensuite les caisses à l'émyr hâggy qui les met à la disposition de ces deux officiers à la Mekke et à Médine, afin qu'ils appliquent à leur destination les fonds qu'elles contiennent. Le cheryf n'a aucun droit sur le sourrah proprement dit , à moins qu'il ne soit propriétaire des titres de rente d'après lesquels on en fait la distribution.
La somme affectée aux dépenses de Yallay, ou de la sortie de la caravane , se remet à 1 emyr hâggy qui en dispose comme bon lui semble. Il reçoit également celle que Solymân accorda à titre de frais de cuisine.
Avant le règne de ce prince, les Arabes respectaient les pèlerins de la Mekke; la caravane suffisamment protégée contre les dangers ordinaires par les serddr qui marchaient avec elle, avait pour chef un simple négociant du Kaire, qui pourvoyait facilement, avec les sommes que nous avons énoncées , aux dépenses qu'elle occasionait. Quand on eut à redouter le brigandage des Bédouins , la nécessité de contenir leur insolence et leur avidité fit passer la charge d'émyr hâggy dans le corps des beys. Le pâchâ et les principaux habitans du Kaire commencèrent par solder eux-mêmes les Mamlouks et les Mogrebins dont on se servit. Cette précaution n'ayant
pas empêche la caravane d'être complètement pillée en 1078 de l'hégyre, il fallut implorer les bienfaits du grand-seigneur, pour obtenir les moyens de soudoyer une escorte valeureuse. Le sultan Ahmed ordonna qu'on augmenterait le myry de 1 162893 médins , pour ajouter ce supplément aux dépenses de la caravane. Cette somme était bien loin d'égaler ses besoins , puisqu'on acheta , bientôt après , la sûreté du passage par un tribut de 25ooooo médins qu'on acquittait aux Arabes qui occupaient le désert que les pèlerins devaient traverser. En iii5, le sultan Mohammed accorda une nouvelle subvention de 25ooooo médins; en 1 174, le sultan Moustafa ajouta aux dons de ses prédécesseurs 3750000 médins. Ces deux derniers sultans ayant adopté , pour se procurer les fonds , la même marche que le sultan Ahmed, la somme de 7412895 médins, résultant de leurs concessions réunies, forma une augmentation de myry qui fut répartie et levée sur tous les villages de l'Egypte en même temps que cet impôt'. Cependant les dépenses de la caravane allaient toujours croissant : les subsides payés à quelques tribus d'Arabes ne dispensaient pas l'émyr hâggy de soudoyer une escorte de plus en plus nombreuse, à cause des infidélités dont étaient capables les Bédouins avec lesquels on avait traité, et desaggressions imprévues de ceux qui n'avaient pas leur part au tribut. Cinq ans après le secours accordé par Moustafa , le pacha du Kaire obtint du même sultan 2587107 médins i en 1187, le sultan A'bdel-
' Cotte augmentation, ainsi qu'on l'indication du myry des provinces l'a dt'jà expliqué , est comprise dans de l'Egypte. Voyez page 57.
DK L'ÉGYPTE. 325
Hamyd ajouta 5oooooo mëdins; l'empereur Selym fit
une dernière concession de 5oooooo mëdins en i2o5 : de soi te que la totalité des sommes ajoutées aux dépenses de la caravanes élève à 20000000 mëdins. Les 12587 107 mëdins formant les trois derniers secours sont prëlevës sur le khazneh , et n ont donne' lieu à aucune augmentation sur le myry. Quoique les sommes que l'ëmyr haggy tient de différentes mains, soient Lien supérieures à celles qui lui furent primitivement assignées , et qu'il hërite des effets des pëlerins qui meurent en route, sa mission est peu lucrative; il faut qu'il soudoie les Mamlouks et les Mogrebins qui font partie de l'escorte. Les subsides accordes aux tribus d'Arabes, les moyens de traitement , de subsistance et de transport fournis à tous les individus attacbës au service gënëral de la caravane, qui ne sont pas payes par le trësor du sultan, ou qui le sont d'une manière incomplète, sont pareillement à sa charge; de sorte que les fonds dont il dispose sont presque entièrement absorbes *.
On paye au chef des charrons du Kaire la somme
1 Plusieurs beys se sont distin- à ses gens de leur partager le su ligués en défendant les caravanes. Ce side qu'ils réclamaient, s'ils battaient n'est ordinairement qu'à leur retour les assaillans ; cet expédient lui réusau Kaire qu'elles sout attaquées, sit si bien, qu'il finit par éloigner parce que les Arabes, qui vénèrent tout danger. Les Arabes n'ont pas le pèlerinage de la Mekke, ne veu- été si mal menés par ses successeurs; lent pas être accusés de l'avoir em- non-seulement ils ont rétabli le paiepéché. Quoique Husseyn bey ke- ment du tribut, mais encore ils se chkech ait constamment refusé de sont fait payer l'arriéré, c'est-à-dire leur payer le tribut d'usage, ils ne ce que Husseyn bey kechkech avait sent jamais parvenus à lui enlever refusé de leur acquitter. En 1200, la un seul chameau. A l'approche des caravane, conduite par Mohammed passages que les Arabes choisissent bey mabdoul , fut entièrement pilpour leurs aggressions, il promettait lée; six ans après elle éprouva le
É. M. su. i5
affectée par Solymân à l'entretien des cbarriots de la caravane, et il est tenu en outre de fournir les ouvriers nécessaires à ce service. Les tentes de l'émyr hâggy sont gardées pendant la nuit par cinq surveillans , qui, pour s'empêcher de dormir, se crient de temps en temps les uns aux autres : Dieu est un, priez le prophète. Indépendamment du traitement que leur fait l'émyr hâggy, ils reçoivent chacun la portion qui lui revient sur les 2i5 médins accorde's pour cette surveillance.
Le sultan Solymân ordonna que quatorze serdâr, pris dans les ogâq, suivraient la caravane avec des dëtachemens de leurs corps. Sept de ces officiers commandaient les troupes de l'escorte; les sept autres se rendaient à Geddah , pour prendre le commandement du château , et relever ceux qui s'y étaient rendus l'année précédente. Depuis Aly-bey , on a cessé de nommer les serdâr qui auraient dû résider au château de Geddah. Le sultan Solymân assigna, pour les uns comme pour les autres, un traitement annuel de 3668 14 médins, payable en papiers de solde qui n'ont jamais été aliénés , parce qu'on les a considérés comme attribution de la charge , et non comme propriété privée. Cette circonstance a empêché leur discrédit , et a été cause que les sept serdâr qu'on se borne à nommer depuis les innovations d'A'ly-bey , ont reçu la totalité de cette somme. Ils sont tenus à tant de dépenses , que cette mission leur est onéreuse , quoique le sultan Moustafà leur ait accordé sur le khazneh un
même malheur. Il est vrai que Ton assure que Mourâd et Ibrâhym engagèrent les Arabes à commettre ce
brigandage , pour avoir un prétexte de faire perdre ses emplois à CTsmân hey tobal , qui la conduisait.
DE L'ÉGYPTE. aa7 supplément de 563727 mëdins. Cependant ces places sont rarement refusées, parce qu'il est nécessaire de les occuper , pour arriver aux emplois supérieurs.
Les serdâr qui sortaient des ogâq Gâmoulyân , Tâfekgyân, Moustahfàzân et A'zabân, recevaient 4^79 médins pour acheter les mules qu'ils montaient pendant le voyage. Ils touchaient en outre un fonds de 1 6667 me'dins , au partage duquel les trois autres serdâr participaient, pour se procurer des provisions en ognons et en fromages.
Logâq Metfaraqah fournissait la garnison du château -el-Moueylâ, situé dans le désert, à un tiers du chemin du Kaire à la Mekke. L'agbâ qui la commandait recevait du rouznâmgy 180440 me'dins, fixés par le sultan Moustafâ, et pris sur le khazneh, deux ou trois mois avant le départ de la caravane , parce que c'est alors qu'il partait pour aller relever la garnison qui y avait été envoyée l'année précédente. Cette somme se distribuait aux soldats à titre d'indemnité , et n'empêchait pas le paiement de leur solde ordinaire.
Lorsque la caravane revient au Kaire, l'émyr hâggy expédie, des châteaux d'A'qabeh et deNekel , des piétons qui viennent annoncer son arrivée au pâchâet aux beys. Dans les autres occasions , ses ordres ou ses dépêches sont portés par quatre exprès montés sur des dromadaires $ les uns et les autres reçoivent du rouznâmgy les sommes énoncées dans l'état.
On trouve à sept journées du Kaire, dans le château deNekel, dans celui d'Ageroud, situé aux environs d'Azlem, et dans quelques autres endroits, des puits
aa8 MÉMOIRE SUR LES FINANCES
qui servent à désaltérer la caravane et à renouveler ses provisions d'eau. Le sultan Solymân assigna des fonds pour nettoyer ces puits , de même que les bassins qui reçoivent l'eau qu'on en tire ; il pourvut également à Tachât de la paille dont on nourrit les bœufs employés à la faire monter. Les saqqâyn ou porteurs d'eau au service de l'émyr hâggy précèdent la caravane pour remplir les bassins , et dresser une tente à l'abri de laquelle ils distribuent l'eau aux pèlerins.
Le meballer annonce aux fidèles les heures de la prière, et répète celle que l'imâm prononce; il remplit également ce ministère sur la montagne el-Arafât. D'après une disposition expresse de Solymân , le chameau qu'il monte doit être fourni , moyennant les 2000 médins qu'il a accordés, par le percepteur des droits du îdiourdeh, parce que celui-ci, ayant l'inspection sur les marchés des bêtes de somme , peut le servir avec plus de facilité qu'un autre.
L'azlem bâcha , officier qui doit aller au-devant de la caravane avec des rafraîchissemens pour l'émyr et pour les pèlerins , est nommé par le pâchâ , sur la présentation des beys : il arrive ordinairement à Azlem deux jours avant qu'elle atteigne ce gîte. Autrefois la caravane trouvait au château d'el-A'qabeh un autre officier avec un second ravitaillement; mais Aly-bey ayant supprimé cette dernière dépense , et réuni les places et les traitemens des deux envoyés, ce n'est plus qu'à Azlem que les pèlerins trouvent actuellement les rafraîchissemens que Solymân a pris soin de leur accorder. L'azlem bâchâ pourvoit à l'achat et au transport
DE L'ÉGYPTE. ' a39
des comestibles qu'il apporte, avec les sommes suivantes.
D'après les réglemens du sultan Soly mân , il reçoit ,
Médiiu.
Sur le myry. { comme azlero bâchâ ,3^358. ) - ft
J J \ comme a'qabeh bâchà 58920. ) W
Sur le mil d-gi- ( du gouverneur de la probât raiMnt partie / vmce de Gyzeb 9)000
choMf"hn ll de celui de la Bahyreh- • • 3ooooo. / 594ooo/ c °UJe 'de celui de la Gharbyeh. 200000.)
-Mohammed -bey, voulant mettre l'azlexn bâchâ en état de subvenir aux dépenses dont il était chargé et que le temps avait rendues beaucoup plus coûteuses, chargea les gouverneurs des provinces ci-après désignées, de lui payer les sommes suivantes, comme supplé~ ment d'islàmyeh.
de la province de Char- Sur le mâl el- 1 qyeh 25oooo.
gihât /de celle de Qelyoubyeh . . 2o655o. I „aû.kk„
\ de celle de fflansourah.. . 3ooooo. ( l68l55o., I de celle de Gharbyeh. . . . 4000°o« I ^de celle de M enoufyeh. . . !>25ooo. J
Enfin, dans les derniers temps, Témyr hâggy remettait à Tazlcm bâchâ, sur les fonds extraordinaires qu'on lui avait successivement accordés pour les dépenses de la caravane <j5oooo.
Total 3218828.
L'azlem bâchâ se charge également des secours de toute nature que les parens des pèlerins veulent leur envoyer. Le convoi qui l'accompagne est protège' par une escorte de soixante Mamlouks et de trois pièces de ca-
23o MÉMOIRE SUR LES FINANCES
non ; il mène à sa suite une musique portée sur douze chameaux , et consistant en plusieurs tambours ou caisses de différentes grandeurs , deux trompettes , deux timbales, et deux instrumens ressemblant à nos hautbois, laquelle joue plusieurs airs quand la caravane arrive à Azlem et à A'qabeh. Il dispose de 17 164 mëdins pour offrir des confitures à l'émyr hâggy. L'azlem bâcha est toujours un kâchef , Mamlouk favori d'un bey accrédite'. Dans les derniers tèmps , il obtenait , de droit, au retour <Je son voyage, le gouvernement de la province de Charqyeh.
La caravane ne conduisait pas à la Mekke et à Medine tout ce que la pieuse munificence des sultans envoyait dans ces. villes : les fonds, les grains , l'huile, les cierges et les nattes destinés au service des temples ou à * l'usage du cheryf et de certains habitans , y parvenaient par expéditions séparées.
Médiru.
La peosion faite au cheryf de la Mekke consistait
autrefois en. . . . .* 34oooo.
et en i7°9*7«
de riz qu'on lui expédiait en nature.
Le sultan Moustafâ ayant ajouté à cette subvention.. iaooooo.
à prélever sur le khazneh, elle s'est élevée à 1710917.
Les pensions dont jouissent la cheryfeh el-ourkhaneh et les cheryfs Hamzah et Husseyn Barakat, ont conservé leur fixation primitive \ à cela près néanmoins qu'au lieu d'envoyer aux derniers 169000 médins en argent, et 28000 médins en riz, ainsi qu'on le pratiquait autrefois, on leur fait tenir 197000 médins en espèces.
DE L'EGYPTE. *3i
La caravane passe à Yanbo', ville et port sur la mer , Rouge, à égale distance de la Mekke et du Kaire. Son gouverneur, ordinairement parent du cheryf de la Mekke, obtint du sultan Moustafà un traitement annuel de 180000 médins, qu'on lui paye sur le khazneli , sans qu'il soit tenu de faire aucune dépense pour le service de la caravane.
Les grains qui parvenaient à la Mekke et à Médine, étaient fournis par les magasins publics. D après l'état que nous avons fourni de l'emploi du myry en denrées1, ils s'élevaient à 64o53 ardebs d'orge, qui, réduits en blé, font 42702 ardebs. L'effendy Metfaraqab recevait 762569 médius, pour les tgux transporter du Kaire à Soueys; le capitan bey , cowhia ridant dans cette ville, toucbait 975000 médins pour les envoyer à Geddah, et 1 00000 médins comme traitement : quinze barques, renouvelées par la Porte, à mesure qu elles étaient hors de service, en faisaient le transport dans ce dernier port. L'entretien de ces bâtimens , la paye de leurs équipages, étaient à la charge du commandant de Soueys. Nous avons dit ailleurs que cet officier n'obéissait pas au gouvernement du Kaire ; ce n'était aussi qu'à la Porte qu'il rendait compte de sa gestion. Quand A'iybey tenta de se rendre indépendant , le capitan bey de Soueys prit la fuite; et A'iy, au lieu d'expédier les grains à Soueys et en Arabie , écrivit au cheryf de les faire recevoir au Kaire. Le capitan pâchâ ayant con- . firmé l'arrangement qui dispensait l'administration égyptienne du transport de ces grains à Soueys et à Geddah , le cheryf de la Mekke continua à le faire effectuer à ses
a3a MÉMOIRE SUR LES FINANCES
frais. C'est ainsi que la dépense relative à cet objet se re'duisit aux 1 20223 médins que nous avons mentionnés sur l'état , comme remise qui était accordée au rouznâmgy , à raison des paiemcns qu'il faisait autrefois au commandant de Soueys et à l'effendy metfaraqah. Les 76256g, les 975000 et les 100000 médins qu'ils recevaient ^ demeurèrent au trésor, et grossirent d autant le khazneh , dès l'instant où ils n'eurent plus d'emploi.
Les qâdy de la Mekke et de Médine étaient chargés de faire retirer auKaire les grains qui leur étaient accordés, moyennant les 2358 1 médius qu'ils recevaient pour leur transport.
L'huile ayant renchérflfepuis le sultan Solymân , et les fonds qu'il assigna pooRrette fourniture n'ayant pas été augmentés , la quantité qu on en expédie aujourd'hui est bien inférieure aux premiers envois. Le douanier d'Alexandrie est chargé de la fournir jusqu'à concurrence de la somme accordée. Il était alloué autrefois , pour son transport du Raire à Soueys, 8754 médins; le sultan Moustafâ accorda un supplément de 8i5o médins , à prendre sur le khazneh.
Les cierges qu'on fournissait au temple de Médine étaient au nombre de deux; ils devaient peser chacun près de cinq cents livres : on les plaçait à côté du tombeau du prophète. Leur confection et leur envoi ne coûtaient autrefois que 63 190 médins. Le sultan Moustafâ ayant accordé sur le khazneh un supplément de fonds de 6062 3 médins , cette dépense s'est élevée aux 1 2 38 1 3 médins mentionnés dans Pétat.
Les nattes étaient fournies par le kâchef de la province
DE L'ÉGYPTE. a33
de Fayoum , jusqu a concurrence de la somme accordée , dont on déduisait les frais de transport : elles étaient destinées à couvrir le pavé des mosquées de la Mekke et de Médiue.