chapitre n
Dépenses à la charge des gens en place.
Nous avons dit que le traitement des gens en place était formé par les impositions indirectes, dont ils opéraient le recouvrement, et par la concession qui leur était faite d'une portion des terres. Si, d'une part, ce système d'administration réduisait le trésor aux fonds que le sultan s'était réservés , de l'autre il le dispensait d'acquitter une partie des dépenses publiques.
Nous allons indiquer celles auxquelles le pâchâ et les Leys étaient tenus de subvenir. Nous ne ferons aucune mention des autres qu'on mit à la charge des fonctionnaires inférieurs, parce qu'elles sont de trop peu d'importance.
§. I. Dépenses à la charge du pâchâ»
C'est à la permission qu'ont le pâchâ et les gens en place , de changer les recettes et les dépenses faites pour le compte du grand-seigneur , pourvu que dans les dégrèvemens ils remplacent de leurs propres deniers les
a34 MÉMOIRE SUR LES FINANCES
fonds dont ils veulent décharger un contribuable, et que, dans l*aûgmentation ou la création d'une dépense, ils assurent au trésor les fonds nécessaires pour l'acquitter, qu'il faut rapporter la part que le pâchâ prend au paiement du myry des corps et des individus ci-après désignes.
Médiat.
Aux huit ouaqf particuliers soumis au
myry 120178. Voy. p. 107.
Aux trois kyâhyâ des ogâg Gâmoulyân ,
Tâfekgyân et Sarakscy 6000. p. 110.
A Temyn ehteçeb X745i9- Ibid.
Aux trois ouâly du Kaire , vieux Kaire
et Boulâq 4639a. ILùi.
A Togâq des janissaires , pour le myry
de la douane d' Alexandrie 1 33 1249. p. 118.
A Togàqdes A'zabt pour les droits dits
de bahryn 160000. p. x8o.
Total x838338.
L'empereur Solymân n'énonça point formellement Tétenduc et l'objet du grand nombre de dépenses qu'il renvoya au pâcbâ, pour être payées, indépendamment du myry de sa charge , sur le produit des revenus qu'il lui assigna; mais l'usage, suppléant à l'expression de ses volontés, fixe les traitemens ou pensions qu'il est tenu de faire à toutes les personnes employées dans sa maison, au rouznâmgy, aux effendy et autres, ainsi que les présens , les pelisses et les qaftân que les chefs de la milice, et ceux attachés au gouvernement ou à l'administration , reçoivent dans les cérémonies publiques, et lorsqu'ils sont promus à leurs emplois.
DE L'ÉGYPTE. a35
§. II. Dépenses à la charge des beys ou kâchef gouverneurs des provinces.
Les dépenses des beys ou kâchef gouverneurs des provinces , indépendantes du myry de leur chargeront établies d après des réglemens du sultan et du gouvernement du Kaire, et payées sur la portion des revenus des terres appelée houchoufyeh , qu'ils perçoivent des moultezim.
Le tableau suivant en indique le montant et l'objet.
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