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TCH0TJRBAGY et aux officier* et soldats de la milice répandus dans les provinces.
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L'AZLBM BACHA , officier qui va an-devant de la caravane.
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DE L'EGYPTE. a3;
En parlant de lazlem bâcha , nous avons fait connaître la destination des sommes qu'il recevait des beys, à titre d'islâmyeh, sur le produit du mâl-gihât \
La seconde colonne comprend la haute-paye que les gouverneurs doivent acquitter aux tchourbagy et cavaliers des ogâq Tâfekgyân , Gâmoulyân et Sarâksey , et généralement à tous les ogâqlu employés dans leurs arrondissemens. Cette dépense ne laissait aucun profit aux beys , puisqu'elle s élève au montant de l'impôt créé par Solymân pour y pourvoir \
Les dépenses qui ont donné lieu à rétablissement des droits du koulfeh, composent la troisième colonne. Les indications suivantes énonceront leur objet :
Traitement divers aux employés et antres , à la suite des
gouverneurs.
Entretien des digues et canaux soultâny. Droits du qâdy de la province.
Droits du dagangy bàchy.
Droits du capigy.
Droits de l'inspecteur des balances.
Bestiaux qui doivent être tués pour être distribués aux
pauvres pendant certaines fêtes.
Présens d'usage à divers cheykhs et santons.
1 Voyez page 229. existence apparente par un petit
a Voyez, au tableau dukouchou- nombre de Turks titulaires de quel-
fyeh, pag. 59, le khedem el-a'skar. ques grades peu importans ou dé-
Ici, comme dans plusieurs autres pouillés de leurs anciennes attribu-
partics de cet ouvrage, les asser- lions, ces officiers ne doivent pas
tions si souvent répétées de la disso- cesser d'être considérés comme les
lution des ogâq semblent contredites successeurs des anciens ogâqlu. Les
parle mainliendcs dépenses établies Mamlouks , usurpateurs de la pres-
en leur faveur. L'esprit d'indépen- que totalité des emplois supérieurs
dance qui caractérise les beys mam- qu'ils occupaient, contribuent aussi
louk8 ne s'étant jamais porté à la à maintenir leur organisation, en
subversion positive des lois du sul- s'attribuant les mêmes titres dont
tan , et les ogâq ayant conservé une ils étaient revêtus.
Redevances aux mosquées:
Tribut payé aux Arabes.
Traitement du cafetier chargé défaire le café de la troupe. Droits de Taghà des grains.
Entrelien des citernes publiques.
Festin que le gouverneur est tenu de donner aux tchour-
bagy lorsqu'ils quittent la province.
Gratification aux mêmes.
Quand les beys ou kâchef entraient en possession du commandement de leurs provinces , le pâchâ et les officiers de sa maison en recevaient comme droit d'investiture , les sommes qui forment la quatrième colonne.
Il ne faut pas comprendre ces dépenses avec celles provenant de l'emploi du myry qui sont appliquées à une destination semblable. Nous avons déjà remarque' que les 193278 médins prélevés sur le myry, pour être remis à l'azlem bâcha, s'acquittaient indépendamment des 2 2 7 555o médins que cet officier recevait directement des gouverneurs.il en est de même du khedem el-a'skar que ces derniers payaient à la milice répandue dans les provinces, conforme par son objet au tezâker tchâouchyeh que Togâq recevait du rouznâmgy.
Les beys pourvoyaient à l'entretien de leurs Mamlouks en leur distribuant les charges de l'État ou les villages de l'Égypte1. Leurs revenus, comme moultezim, leur fournissaient assez de moyens pour solder et entretenir ceux qui n'avaient pas de places, ou qui ne jouissaient pas d'un traitement quelconque. Cette dépense,
1 Lorsque l'armée française est «aient, en outre, ainsi que nous arrivée en Egypte , les beys ou leurs Payons observé, de la pins grande Mamlouks étaient moullezim de plus partie des droits indirects, des deux tiers des villages : ils jouis-
s'appliquant à une troupfe qui formait dans les derniers temps Tëtat militaire de l'Egypte , complétera l'indication de celles auxquelles ils devaient pourvoir.