XV. Mesure du bahr toole ,a simplicité de la méthode
„ . , . . ; + . , des Latins. Malheureusement cha-
motaqareb, rapproche, a,nsi appe e cune de cw m9mg - ^ „t
à cause du rapprochement et de la g lib,c ^ assez d nombre
brièveté des pieds qui le compo- de inodification8 ct ces modlfica
*, , lions, qui, dans le principe, ont dû
!^JJi? (pris huit fois.) être regardées comme des licences,
^ et qui ont reçu de l'usage une sorte
XVI. Mesure du bahr ^*f.\x^ dc 8anclio°» sont devenues autant
J . de variantes licites du mètre régu-
motadârek, c'est-à-dire, qui atteint, Hcr. eUe8 en ont mèm<£ USDrpé la
qui suit les autres mètres, qui vient p,acc dans plu8ieur8 bahri donl la
à leur suite; ainsi appelé parce qu'il roe8(jre primitiue nV8t jamai8 em.
est le dernier dans Tordre adopté , <e daQ8 loulc gon inlégrilé.
par les Arabes : . , -
r 9 / Les nuit mots factices
. Je- V3 ( pris huit fois.) » , * , , , ,
Ce MbUm bahr n'e.t poiot ad- 'CT?^ C , '
* Ce iaAr est ainsi nommé, di- moqtadcby coupé : cette dénommassent nos rhéteurs, soit parce que les tion lui vient de ce que, dans poètes ne l'emploient qu'en suppri- l'usage, chacun de ses hémistiches
mant le dernier ^j'j^lî de chaque perd son dernier ^yJjtsCU**» , et qu'ahémistiche, soit parce qu'ainsi ré- lors il semble formé du bahr monduit il semble extrait du bahr kha- sareh, dont on aurait retranché le
fyf, dont on aurait supprimé Je pre- . t . . , .
JJJ , , , 11 r premier .AxSCJ.**» dans les deux he-
mier , j ji^j dans les deux hemi- . . .
CT y mistiches.
Il en est de même du bahr
DES HABITANS MODERNES DE L'ÉGYPTE. 77 poëme, étant chanté sur un aîr langoureux et pathétique, favorise beaucoup le développement d'une belle voix ; c'est aussi une des plus douces récréations du harem. A mesure qu'il se fait un maoudl nouveau , les almeh et les alâtjeh le mettent bientôt en vogue; dès-
^ybli^* 7 O^xiu » {J^J*3 ^e cotn *àt°*i {JtJjA* Jôje8t> au
' 0 & t t,r' '* conlraire» formé d1 une lettre quies-
^JUaL**« ^Jt&Uu cente entre deux lettres mues ;
qui concourent à former les diffé- exemples : J^li
rens modes , se nomment les parties Le dernier gaz du premier hémi„
d'à mètre )sJ\ \\f±\, et au singu- stiche est désigné sous le nom de
a'roud; et le dernier gaz du
lier, £</z. LT-lT &
<** vers, sous celui de y > ^ dWZ>. On
Les divers groupes de lettres * J
o>l&, et de motions >
\~?Jir^ 7 sa3c ■> lous 'e8 autres grtz du mètre.
dont se compose chaque gaz, sont On nomme aussi . Jwv© le
désignés par les Arabes sous les vremïer gaz du vcr8-J et Loi eb-
noms de s 1 cordes, et de tedd, le premier gaz du second hé -
, , misliche. Alors le mot hachott
jU,î coins, Deux lettres .
-7 ne désigne plus que les parties du
dont la première est mae et la se- nièlre qui ne sont ni le ^,»&,ni
condctfuiesccrtje, forment une corde U^J
légère L}± en voici le » ni IeJ^> ni le ^\
* ^ * ' D'après les diverses modifications
des exemples : , 2 , J-û>. que, sous les noms de JL> et de
J ' ~ '^l^', les Arabes font subir à la
Quand les deux lettres sont mues, w? >
Y t , ^ mesure, on compte, pour les seize
et se séparent, par conséquent en trcole.sixUwet soixante-
deux syllabes, elles deviennent une ^ ^ - ^ ^ ^
corde pesante Jjjiï » exein- ja |>rosodic arabe consiste à lescon-
' I ✓ > . . naître et à les discerner des types
pies : vJ>J , j». Les coi/w sont primilifs . pour en exposer ren5em-
aussi de deux espèces. Le coin joint ^\c, il faudrait un traité complet,
c , et les bornes d'une simple note
Jjj est un groupe iorme m,inlerdissent y lout développe-
de deux lettres mues suivies d'une ment.
c * ? ,J Cette note sur la poésie arabe nous
lettre quiescente ; ex. : jJL) , 1$) . a e'te communiquée par M. Agoub.
appelle ftii^a. hachou, ou remplis
lors il s'établit entre les dames égyptiennes une espèce de concurrence à qui l'apprendra et le chantera plus tôt.
Le maouâl Jlj, ne consiste qu'en une seule strophe, composée de cinq vers et souvent même de quatre. La mesure de ces vers varie de huit à douze syllabes ; elle en a quelquefois quatorze. Tous les vers d'un maouâl doivent avoir la même rime et la même mesure , à l'exception du quatrième vers dans le maouâl de cinq , et du troisième dans celui de quatre.
Cet avant-dernier vers est presque toujours sans rime, et son mètre est rarement le même que celui des autres vers de la strophe; si quelquefois on lui donne la rime, ce n'est que dans les maouâl de quatre vers..
Il arrive souvent que le même mot sert de rime à tous les vers du maouâl ; mais dans chacun d'eux il doit avoir une acception différente. Nous avons dans nos poètes quelques exemples de ces rimes homonymes ; nous nous bornerons à citer ces deux vers de Boileau :
Prends-moi le bon parti : laisse là tous tes livres.
Cent francs au denier cinq, combien font-ils? — Vingt livres.
On sait que la langue arabe renferme un grand nombre de ces analogies de son et d'orthographe entre des mots qui diffèrent entièrement par le sens. Mais , comme le maouâl est loin d être assujetti à la régularité exigée dans la versification de l'arabe littéral , les poètes qui ne se piquent pas d'une extrême sévérité, emploient plusieurs fois pour rime le même mot pris dans la même acception. Cette licence est regardée comme une infraction des règles.
DES H ABIT ANS MODERNES DE L'ÉGYPTE. 79 Voici un exemple du maouâlde cinq vers :