Saint Alhanase, Z-hyli;, ch. lxxvi
3. Tiilemont, Mémoires pour servir- à l'histoire ecclésiastique, t I, ch. IIî,
)> On sait pou do chose, dit-il, de ce que saint Jean a fait jusqu'à la persécution de Domitien, car nous ne nous arrêtons point à la narration de Prochore, qui n'est pleine que de fables ridicules et qu'on prétend n'avoir été composée qu'il y a environ 300 ans. >: Et il cite, à la marge, Blondel qui s'exprime ainsi1 : « Un nouvel imposteur a supposé depuis 300 ans la vie de saint Jean sous le nom de Prochore. »
Tillemont a raison de ne point ajouter foi au récit de Prochore; mais il a tort de s'imaginer avec Blondel que cet ouvrage avait été fabriqué auxrvc siècle; il est d'une date beaucoup plus ancienne, attendu qu'i4 se trouve compris au nombre des livres apocryphes dans la Synopsis (Suvo^ç), ouvrage qu'on refuse, il est vrai, à saint Athanase ou du moins qu'on lui conteste, mais qui, dans tous les cas, est considéré comme ayant été composé au commencement du ve siècle par un autre Athanase, également patriarche d'Alexandrie.
Vossius 2 répète contre le faux Prochore le jugement du cardinal Bellarmin et l'opinion de Baronius3.
Une des preuves qu'il allègue pour démontrer que cet ouvrage n'a pu être écrit par le disciple de saint Jean est la suivante :
« Multi, inquit, recentiorém eum (Prochorum) esse « arguant, quod nominal disertim opooiiviov TpiSa, « quo modo antiquissimi illi rîeedum loquebantur. »
En effet, c'est seulement à partir du concile de Ni-
L Otemdcl, Traité des Sybillcs, 1. I, ch. vu.