V.ossius, De historicis grœcis, 1. II, ch. ix, p
3» Baronius, Annales Ecclesiœ, t. 1, ad annum 99.
cée que ce terme a été adopté et consacré par l'Église. Du reste , ni Tillemont ni Yossius ne paraisssent avoir connu l'existence du manuscrit grec en question ; il s'agit toujours pour eux de la traduction latine insérée dans la Bibliotheca maxima Patrum.
Chose étonnante, c'est que d'Ansse de Villoison, qui a visité Patmos, en 1786, et qui en a examiné la bibliothèque, ne semble point avoir vu ce manuscrit. En effet, dans quatre à cinq des tomes de ses volumineux manuscrits, répertoire si savant et si confus de tant de notes recueillies sur la Grèce, et, en particulier, sur l'Archipel, il revient, à plusieurs reprises, sur Y Histoire de Saint-Jean telle qu'il l'avait lue dans la Bibliotheca maxima Patrum. Il prouve, avec surabondance la non authenticité de cet ouvrage, et il en cite çà et là des passages fort étendus; mais, nulle part, il ne fait la moindre mention du manuscrit grec , dont il n'aurait, certes , pas manqué de parler s'il l'avait connu1.
î. Voy. à la Bibliothèque impériale les manuscrits de d'Ansse de Villoison. On y rencontre çà et là, et notamment dans les t. II, III, IV, VI et IX, des passages entiers et une critique judicieuse de l'ouvrage du faux Prochore.