‹ Description de l'île de Patmos et de l'île de SamosChapitre 41 sur 116 · Thévenot, Voyage dans le Levant, Ire Partie, p · texte numérisé non relu

Thévenot, Voyage dans le Levant, Ire Partie, p

PRÉFACE. 125 taux de l'île de Samos, et, dans la relation de ses voyages, il se borne à dire qu'elle lui avait semblé fort stérile et qu'elle a 80 milles de tour. Il avait remarqué distinctement, de la mer, en traversant le grand Bogaz1, la lumière nocturne appelée par les habitants le Grand Miracle, et dont il est parlé dans plusieurs autres récits de voyageurs.

En 1678, Joseph Georgirène, archevêque de Samos, alors réfugié à Londres, y composa, en grec moderne, une histoire de Samos, de Nikaria et de Patmos. Il m'a été impossible de découvrir nulle part cet écrit original; mais il en existe à la Bibliothèque Impériale un extrait traduit en français dans les Nouvelles Annales des Voyages*. Dapper3, de son côté, en aval* déjà reproduit le résumé, ce qui m'a fait moins regretter de n'avoir pu avoir entre mes mains le texte même. Du reste, Joseph Georgyrène paraît s'être peu préoccupé des antiquités de Samos, car il en est à peine question dans les fragments traduits sous son nom.

En 1702, le savant botaniste Tournefort herborisa pendant plusieurs semaines dans cette île. Il en parcourut les principaux villages , et, dans une de ses lettres*, il nous en a laissé une description qui me paraît une des meilleures qui aient été faites.

X. Bogaz, en Turc, signifie canal ou détroit : il s'agit ici du détroit qui sépare l'île de Samos de Nikaria, l'ancienne Icaria.

Page 1