Strabon, 1. VIII, ch. m
J'ai déjà cité la passage de Strabon1 qui rapporte cette tradition.
Pausanias2 nous raconte, sur la foi du vieux poëte Samien Asius, qui floris^sait vers l'an 700 avant J.-C, que Phénix eut dé Pêrim'êde, Tille d'Oïnée, deux filles, Astypalée et Europe, et que de l'union de Neptune et d'Astypalée naqjiit Ancée, qui régna sur les Lélèges; qu'Ancée ayant épousé Samia, la fille du fleuve Méandre, en eut Périlaûs, Énudus, Samos, Halitherse et Parthénope.
Cet Ancée, comme nous l'indique un passage de Jamblique3, avait d'abord fondé une colonie dans l'île de Cépballénie, mais un oracle le força ensuite d'aller s'établir dans celle de Samos, appelée alors Phyllas.
Jamblique ajoute plus loin que le célèbre Pythagore descendait de ce héros, fondateur de sa patrie.
Apollonius* de Rhodes a suivi une tradition différente, car il fait naître Ancée à Samos même, sur les bords de l'Imbrasus, d'Astypalée et de Neptune.
« Et pj ap' 'Ayxat&i mpidimov ip&oLkzv "Hpvj « Ttxrs rioirsi^awvt »
Voilà, sans doute, pourquoi Strabon nous dit que l'île de Samos tira son nom soit d'un héros indigène, soit d'un guerrier venu d'Ithaque et de Géphallénie.
Mélétius5, de son côté, prétend qu'elle fut ainsi ap-