Mélétius, Géographie, p
pelée de Saos fils de Mercure et de Rhénée, par l'intercalation d'un p : Saoç, Sd[/x]oç.
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J'ai cherché où ce géographe avait puisé cette troisième tradition, et je me suis aperçu, en consultant Diodore de Sicile, qu'il l'avait prise dans cet historien, mais en l'altérant.
En effet, Diodore1, parlant de la Samos de Thrace et non point de la Samos Ionienne, fait mention d'un certain Saon, fils, dit-il, suivant les uns,. de Jupiter et d'une nymphe, et, suivant les autres, de Mercure et de Rhénée, qui rassembla ceux des habitants de cette île qui avaient échappé au grand déluge dont elle fut affligée. Diodore ajoute que ce héros avait emprunté son nom à cette île, bien loin de lui avoir donné le sien.
Ces détails, je pense, doivent suffire; mais, avant de terminer ce chapitre, il sera peut-être curieux de se demander si Homère a nommé quelque part l'île qui nous occupe.
A cela je réponds qu'Homère cite, à la vérité, plusieurs fois le nom de Samos, mais qu'il ne s'agit jamais, dans ses poèmes, de la Samos Ionienne. Il fait allusion soit à Géphallénie, soit à l'île de Samothrace. Car, ainsi que je l'ai déjà remarqué, d'après Strabon2, Samos était le nom que portaient ces deux dernières îles à l'époque de la guerre de Troie, et, à l'appui de