Athénée, 1. VII, p
Magnum à propos du mot ÀoruTraXata, et où il est dit que Tembrion et Proclès, ayant amené une colonie à Samos, se fixèrent près du fleuve Chésius , en vertu d'un traité de partage conclu avec les Cariens, premiers habitants de l'île, el divisèrent la ville en deux tribus, dont l'une s'appela Chésia, du nom du fleuve qui l'avoisinait, et l'autre Astypalée, à cause de l'ancienne cité qui existait là.
La position du Chésius est ainsi fixée d'une manière très-nette; c'est le torrent qui, descendant des hauteurs voisines de Mytilini , passe devant Ghora et se perd ensuite, avant d'atteindre la mer, dans les parties marécageuses de la plaine. Son parcours est d'environ 10 kilomètres au N. E. de Chora; il coule dans un ravin assez profond, que l'on côtoie quelque temps pour aller à Mytilini. Un pont avait été jeté jadis sur ce ravin, et l'on distingue encore les débris d'une pile antique, qui paraît de construction romaine. Un faible affluent fait sa jonction avec ce torrent à la hauteur et à l'E. de Chora.
Les deux autres fleuves que nous avons mentionnés sont l'Ibettes et l'Amphilysus. L'un nous est donné par Pline », et l'autre par Etienne de Byzance, à propos du motAssoron. 1
L'Ibettes, dans quelques éditions de Pline, est écrit ainsi : Hybettes, ce qui me porterait à croire qu'on peut, dans la première partie de ce mot, chercher le radical du verbe jw, qui signifie pleuvoir, de même