Etienne de Byzance, au mot Tourna
SUR L'ILE DE SAMOS. 171 Et dans YEtymôlogieum Magnum, au mol Tôpyvpog, on lit :
« Tépyvpoz b kiàyvGOç àizo Topyvpaç totîov voç Hapov. »
Que ce lieu s'appelât Gorgyia ou Gorgyra [Topyvpa, souterrain) où était-il situé ?
Où était situé également le bourg du Dictirion, qui est cité dans le même Etymologicum, sans indication plus précise ?
« Aeifcnopiov • totzoç r?iç Hôl^.o-ô cri èv aùrw 77 A0yjvâ âiéypœbî r/;v zscpaAyjv rw Topyévoç âsiy.vvov(Jcx. tw Tlepeel, ors avrbv àrÀarzikzv km rr\v yopyoroy.locv' ixapoc ttjv Beliiv ovv As ix.r y p iov . »
Réduit à. ces simples données pour retrouver l'emplacement de ces deux bourgs, je vais indiquer ici les endroits où j'ai rencontré des ruines antiques, qui peuvent être les débris de ces villages, mais qui pourraient aussi, je l'avoue, appartenir à d'autres petites villes dont les noms ne nous ont point été transmis par les anciens.
Sans parler des ruines que j'ai remarquées près de Garlovassi et où j'ai cru voir les restes d'Ipnus ou lpnusia, j'en ai observé d'autres :
1° Autour du port de Mollah-Ibrahim.
2° Près de Palseo-Castro.
3° A Malagari, au N. 0. de Vathy.
4° Dans la vallée que domine Vourliotes. 5° À 4 kilomètres au S. 0. de Marathro-Cambo, sur le bord de la mer.
6° Au lieu appelé Panagia tou Potamou (Notre-
Dame du fleuve), dans un ravin situé à 3 kilomètres
N. 0. de Lecca.
7° Près du promontoire Psili-Hammo.
Je dirai plus tard quelques mots de ces différentes ruines, quand j'entreprendrai avec mon lecteur le tour de l'île. Pour le moment, je me borne à reconnaître qu'il m'est impossible de choisir avec certitude deux de ces divers emplacements comme étant ceux de Gorgyra et de Dictirion, et j'aime mieux laisser la chose indécise, dans la crainte de me tromper.
Telles sont les seules villes anciennes dont les noms nous soient connus, la capitale ou Samos, Ipnus ou Ipnusia, Gorgyia ou Gorgyra et Dictirion.
Cependant, si nous ouvrons la Géographie de Mélétius à l'article déjà cité, nous y lisons :
« To noclai èe v\golv h avrri rfi V7i<7co %o\iyyai^ yjrot ko- • "kLapaxoi. tocvtoc' Yt.voçj Tlyaprov, A|u<pt/ucrcroç? Topyicc, A<7ffMpoç, AeuxoQea, AoTurraXata xoù à'XÀa. »
Il est difficile d'accumuler plus d'erreurs en trois lignes ; car, parmi ces noms prétendus de villes, nous reconnaissons ceux des deux fontaines signalées par Pline, Gigartho et Leucothea, celui d'un fleuve cité par Étienne de Byzance, YAmphilysus, et enfin celui d'une montagne indiquée parle même écrivain, YAssoron. Observons aussi qu'ïrrvoç et Topy-uia ou Topyvpa deviennent Ykvoç eiTopyla.
Quant à Astypalsea, ce n'était point une ville distincte, mais un quartier de Samos, ou l'acropole de l'ancienne capitale.