‹ Description de l'île de Patmos et de l'île de SamosChapitre 73 sur 116 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

ANALYSE DES DOCUMENTS QUE NOUS FOURNIT L'ANTIQUITÉ AU SUJET DE LA VILLE DE SAMOS.

Strabon 1 détermine très-fidèlement la position de l'ancienne Samos.

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u Elle regarde le Midi, elle et son port qui .possède un mouillage sûr. La plus grande partie de la ville s'étend dans la plaine et est baignée, par la mer; une partie aussi s'élève sur les flancs de la montagne qui la domine. »

Cette montagne était couronnée par une citadelle qui servait d'acropole et qui, primitivement, avait été la ville fondée par les Cariens ou celle que, suivant la fable, Ancée, roi des Lélèges, avait bâtie en l'honneur de sa mère Astypalée. Plus tard, lorsque, vers l'an 1180 avant J. -G., arriva la colonie Ionienne, sous la conduite de Tembrion et de Proclès, l'île et la ville principale furent partagées entre les envahisseurs et les anciens habitants; ceux-ci gardèrent la partie haute

J. Strabon,!. XIV, ch. 1.

de la ville ou l'Astypalaea, et les Ioniens se fixèrent

dans la plaine, près du fleuve Chésius \

Sous Polycrale, Samos était divisée en trois quartiers ; ou du moins, ce tyran, au dire d'Hérodote2, en fit trois parts, pour lui et pour ses deux frères, Pantagnote et Syloson ; puis, ayant tué le premier et chassé le second, il resta seul maître de la ville. Il est probable qu'il s'était réservé la ville haute et qu'il avait donné à ses deux frères l'administration des deux autres tribus, appelées l'une tribu du Chésius et l'autre tribu d'iEschrion. Le nom de cette dernière nous est révélé dans un autre passage d'Hérodote 3.

Aucune autre division de la ville de Samos ne nous a été indiquée par les anciens. Je la décompose donc de la manière suivante : au N. et à l'E. la citadelle ou l'Astypalaea, sur les hauteurs qui dominaient la ville et le port; à TE. la tribu d'iEschrion, mot dont l'élymologie m'est inconnue : peut-être cette tribu tirait-elle son nom d'un de ses fondateurs; à 10. la tribu du Chésius, ainsi nommée parce qu'elle avoisinaitce petit fleuve, et au S. E. le port.

La ville et la citadelle étaient entourées d'un rempari flanqué de tours et défendu, en outre, par un fossé que Polycrate 1 avait fait creuser par des prisonniers Lesbiens. En dehors de ses murs, Samos paraît avoir eu deux faubourgs, l'un à l'O. et y tenant, et un

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