Pline, Hist. nat., 1. PXIV, ch. xix
Mais ce texte paraît généralement fautif; car le même auteur, au livre XXXVI, ne mentionne que quatre labyrinthes, celui d'Egypte, celui de Crète, celui d'Italie et celui de Leranos, et, à propos de ce dernier, il ajoute 1 :
Lemnius similis illis architecti illum fuere Smi-
lis et Rhœcus et Theodorus ; indignas exstant adhuc reliquise ejus. »
Il est donc à croire que, dans le livre XXXIV, il fautlire : « Theodorus, qui labyrinthum fecit Lemni, » au lieu de : « qui labyrinthum fecit Sami. »
Mais les trois plus grands ouvrages qu'on y admirait, et qu'Hérodote 2 regarde comme les travaux les plus considérables que les Grecs eussent jamais entrepris, étaient :
4° Le canal d'Eupalinus de M égare 3.
2° Le môle du port. Sa profondeur était de 20 brasses et sa longeur dépassait deux stades.
3° Le temple de Junon ou FHérœon. Hérodote déclare que c'était le plus grand de tous ceux qu'il avait vus, et que le premier architecte en avait été Rhœcus, fils de Philéas, originaire de Samos.
Ce temple était situé, à FO. de la ville, dans un endroit marécageux appelé ÉAoc ou KctAcc^oi 4 et prés d'une rade surnommée la rade de Junon (fy^oç HpaiVyjç5.