I. VASES PEINTS
une fleur (xpîvov), et de l’autre une grappe de raisin. On doit considérer ces deux femmes comme deux Grâces ou deux Hiérodules.
Sur le col du vase est peinte une tête de fçmme, vue de face et sortant d’une large fleur épanouie.
H. Près d’un cippe orné de bandelettes sont deux femmes vêtues de longues tuniques. L’une tient un miroir et une grappe de raisin ; près d’elle sont une bandelette et un plat. L’autre'tient la sphéra et un éventail. Sur la base du cippe est posée une large scaphé; dans le champ, une bandelette et deux fleurs de l’espèce de l’aster, placées au-dessus de la tête des deux femmes fa).
( 1 ) Dans le Cat. Durand , n° aoa, note 1 , nous avons proposé, d’après l’opinion de M. Ch. Lenormant, le nom de Jupiter Ne me us pour le dieu assis au centre de ce tableau, et nous avons établi des rapprochements entre Néméa, Némésis, Adraste et Adrastée. Cf. mon Cat. Magnoncour , n° 5o. Sur le fameux vase des funérailles d’Àrchéraore (Gerhard, Arche moros und die Hesperiden , Taf. i; Mon. inéd . , publiés par 'la section française de CInst. arc/i. , pl. v), Jupiter, Zeoç, est assis à côté de Néméa , Ncpea. Ce cjui nous parait prouvé, c'est que le dieu souvent figuré sur les vases de Ruvo, assis sur un trône et la plupart du temps placé dans un grand temple ou dans un édicule soutenu par des colonnes, doit être regardé, dans le plus grand nombre des cas, comme le dieu infernal ffadès ou Platon. On peut citer à cet égard le célèbre vase de Cauosa, qui offre les supplices auxquels les méchants sont condamnés dans les enfers (Millin, Tombeaux de Canota, pl. mj, et le vase de Ruvo, décoré d’une composition analogue et publié par F Institut archéologique [Mon. inéd., II, pl. xlix). Sur la plupart des vases qui représentent le dieu des morts, deux roues sont suspendues derrière son trône. Jusqu’à ce jour aucune explication satisfaisante, il me semble, n’a encore été proposée pour ces roues symboliques. Les roues se remarquent sur le vase deCanosa déjà cité, tandis quelles ne se trouvent pas sur celui de Ruvo publié par l'Institut archéologique. On voit encore des roues suspendues : i° dans le temple peint au-dessus du lit funèbre d’Àrchémore; Eurydice , Hypsipyle et Amphiaraüs sont debout dans ce temple (Gerhard , Archc/noros und