I. VASES PEINTS
ges. Tertullian. de Spcctac ., 9; Schol. ad Arat. Phœnom ., p. 47, ed. Bulilc. M. Ch. Lenormant pense que les roues suspendues dans IVdicule au-dessus du trône d'Hadès font allusion à Arnphiaraux englouti dans la terre avec son char. Paus. , I, 34, a; II, a3, 2. On connaît les rapports étroits qui existent entre Amphiaraüs et le dieu des morts. Cf. K. O. Millier, Orchom ., S. 146, folg. La présence, sur le vase que nous décrivons sous le n° 28, d'une déesse qui porte un collier, fait souvenir d ’Ériphyle, femme d’Amphiaraüs, et qu’on peut facilement considérer comme une divinité malfaisante, comparable aux Erinnyes , et à Éris. Voyez ma Lettre à M. Gerhard dans les IVoirc. Ann I, p. 5a3. Quand Pélops précipita Myrtile dans la mer, l'aurfge en mourant maudit la maison des Pelopides. Paus., II, 18, 2 et VIII, 14» 7» Hygin., Fa b. 84. Ici encore la malédiction de Myrtile inventeur des quadriges (Hygin. Astron ., II, i3), et qui, dans le but de faire périr OEnomaiis, ne mit pas les chevilles qui fixent les roues au char (Tzetz. ad Lycoph., Cajtxnndr. 1 56 ; Hygin., Fab. 84), rappelle la vengeance qu’exercent les divinités infernales contre les parjures. Sur un vase inédit du Musée de Naples, on voit Myrtile qui porte les deux roues du char; auprès sont Pélops, Hippodamie et l’Amour. Gerhard und Panofka, Neapels ant. BUawcrke,S. 284, n°97i. D’après les réflexions précédentes, il semble donc que la roue soit un symbole propre aux divinités vengeresses et aux divinités infernales. On reviendra sur ces idées daus l’ouvrage : Élite des monuments céramographiques.
(2) Décrit dans mon Cat. Durand , n“ 202.