I. VASES PEINTS
même Égisthe. Dans le champ, sont suspendues des draperies et des bandelettes.
R. Réunion de héros, dans laquelle nous reconnaissons la dispute d’ Achille avec Agamemnon. Une inscription, tracée en caractères très-fins, et pour ainsi dire illisibles, se remarque au-dessus de la tète d’un des personnages. Celte inscription ne semble offrir aucun sens; on pourrait y trouver tous les éléments du nom AXILLEVS, Achille ; mais rien n’est moins certain (4). Le héros thessalien est imberbe, vêtu d’une chlamyde brodée et armé d’une lance. Il lève la main droite et se retourne vivement à gauche, vers deux hommes barbus qui semblent lui faire des observations. Dans le premier, nous reconnaissons Chrysès , et dans le second Agamemnon, distingué par le sceptre ou la lance qu’il porte. Du reste, l’un et l’antre ont un costume à peu près pareil, consistant en une longue tunique et en un manteau richement brodés. Un lièvre (5) est suspendu derrière Agamemnon. Adroite, de l’autre côté <X Achille, sont deux autres personnages barbus. Le premier, revêtu d’une simple chlamyde brodée, sera Phoenix , reconnaissable à ses cheveux et à sa barbe teints en rouge; peut-être , cependant , ne doit-on voir dans ce personnage que le héraut Tallliybius , ou peut-être Epdus. Il se retourne vers Achille en faisant un geste des deux mains. Le second personnage, placé en parallèle avec Agamemnon et absolument vêtu comme ce roi, sera Ménélas; il porte également une lance. Dans le champ, sont suspendues des draperies.
Haut. , 43 centimètres.
(i) Voyez mon Cat. étrusque , n° i 35 . Clytemnestrc était figurée sous la forme (Tune panthère sur le trône de l’Apollon Amycléen. Pans., III, 18, 8. Cf. Panofka, Mus. Bartold., p. 79; duc de Ltivncs, Ann. de V Inst, arc hé ni. I, p. 281. On peut voir
dans mon Cat. étrusque , l. rit. uoto, les raisons qui nous ont engagé ù donner le nom d’ Agamemnoti au roi au-dessous du trône duquel on remarque un lion. C’est par la comparaison de ce sujet et de celui que nous avons décrit dans le même Catalogue y n° i3q, avec le vase décrit ici sous le n° 5o, que nous sommes parvenu à saisir le sens de ces sortes de compositions.
(a) Voyez mon Cat. Durand t n"' 648 et 649*
(3) Cf. le laineux vase du Musée Grégorien publié par l’ Institut archéologique , Mon. inèd. , II, pl. xxn. Là Pollux caresse un chien.
(4) Du reste, je n’attache aucune importance à ma lecture. La scène paraît assez bien caractérisée pour pouvoir en essayer l’interprétation sans le secours de cette inscription.
(5j Dans Y Iliade (A,aa5), Achille, en se répandant en injures contre Agamemnon, lui reproche d’avoir le cœur d’un cerf ou d'une biche. Le lièvre indiquerait ici la peur. Cf. un vase représentant Prrsêe poursuivi par les deux Gorgones Sthéno et Eutyale ; au-dessus est peint un lièvre fuyant devant deux loups. Panofka, Mus. Barto/d. , p. 78; Gerhard, Berlin’ s ant. Bildw.y n° to33; Lcvezovv, Gorgone n Idéal , Taf. Il, a4» S. 61.
5i. — F. 18 . ( OEnochoc ). Point. n.Vulci. — Deux hoplites conduisent deux captifs nus, qui ont les mains attachées derrière le dos. lx*s hoplites portent des boucliers argiens; les emblèmes sont : un bticrâne et une espèce de croix, probablement la roue d’un (lambeau. Les deux captifs sont nus, à l’exception d’une chlamyde qui retombe pâr-devant. Une autre draperie se voit dans le champ. En arrière des deux hoplites, â droite, marche un archer, coiffé du bonnet pointu et armé d’un carquois, (.et archer tient les liens qui attachent les deux captifs. Il est probable que ce sujet est relatif aux funérailles de Patrocle. On conduit vers le bûcher de Patrocle les captifs troyens qu 'Achille va immoler aux mânes de son ami ( 1 ).
Haut. , 22 centimètres.
. ( V; Un petit vase à une anse, autrefois du Musée du prince