‹ Description de la collection d'antiquités de M. le Vicomte BeugnotChapitre 37 sur 114 · I. VASES PEINTS · texte numérisé non relu

I. VASES PEINTS

sont deux personnages: le premier est tin jeune ministre sacré, vêtu d’un manteau qui ne couvre que la partie inférieure de son corps; il pose un pied sur un tertre, et tient d’une main une œnochoé, et de l’autre une scaphé dans laquelle sont des fruits et des branches de myrte. En arrière de cet éphèbe est une hiérodule, vêtue d’une tunique talaire et d’un péplus; celle-ci tient la main gauche levée. Sur un plan supérieur, au-dessus de la scène du sacrifice, et derrière la biche, est Diane, debout, en habit de chasseresse, avec un péplus pardessus sa tunique courte; la déesse est armée d’un arc et de deux javelots; ses pieds sont chaussés de brodequins. En face de Diane, Apollon, entièrement nu, assis sur sa chlamyde, tient une branche de laurier et retourne la tête vers sa soeur. Entre les deux divinités, sont deux bucrânes ornés de guirlandes (i). L’autel et les bucrânes sont peints en blanc.

Sur le col du vase, on voit deux griffons placés de chaque côté d’une palmette.

R. Au centre, un éphèbe nu, assis sur sa chlamyde , tient deux javelots. De chaque côté est une femme debout, vêtue d’une tunique talaire. Celle à droite tient une phiale; l’autre porte un miroir; un péplus recouvre sa tunique. En arrière de la femme qui tient une phiale, est un éphèbe nu, debout et s’appuyant sur un bâton; sa chlamyde est roulée autour de son bras gauche ; au-dessus de l'éphébe, assis au centre, on voit la moitié d’un bouclier rond.

Des tètes de Méduse, en relief, décorent les anses.

Haut. , 7 1 centimètres, y compris tes anses.

(1) Publié. Raoul Rochette, Mon. inéd. , pl. xxvi, b, p. 117 et suiv. Décrit dans mon Cat. Durand, n° 38 i.

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SUJETS ILIAQUES. 5i

5o. — F. 3. {Amphore tyrrhénienne). Peint, n. Vulci. — Clytemnestre , vêtue d’une tunique talaire brodée et d’un pépins également brodé qui voile sa tête, est assise sur un trône dont le dossier se termine par une tète de cygne; les pieds du trône reposent sur des griffes de lion; une panthère (i) à gauche, et qui se retourne à droite, est placée sur la traverse qui lie les pieds du trône; une petite galerie, soutenue par des colonnes doriques , règne autour. Clytemnestre porte la main droite en avant, et, de la gauche, tirant son péplus, elle tient une couronne et une fleur à trois pétales qui se recourbe en hélice. Le costume de Clytemnestre convient parfaitement à une jeune mariée. Sur les vases qui retracent des scènes nuptiales, la mariée, placée sur le quadrige, est ordinairement voilée, et souvent elle porte une couronne à la main (a). Ces circonstances nous engagent à donner le nom d ' Agamemnon au personnage, vêtu d’une riche tunique et d’un manteau brodé, qui se tient en avant du trône de Clytemnestre. Le roi est debout, la tète ceinte du diadème; il s’adresse, en levant la main gauche, à un éphèbe placé en regard avec lui et qui fait le même geste de la main droite. Cet éphèbe est placé en parallèle avec un second éphèbe qui se tient debout derrière le trône de Clytemnestre. On, ne peut guère hésiter à reconnaître dans ces personnages les Dioscures, frères de Clytemnestre. Tous deux sont imberbes et nus; ils n’ont, pour tout vêtement, qu’une chlamyde. Près de celui qui parle à Agamemnon , est un chien laconien qui regarde son maître (3). Un troisième éphèbe, entièrement nu, est placé en arrière de l’autre Dioscure. Ce n’est probablement qu’un simple suivant, si toutefois on ne doit pas reconnaître, dans cet éphèbe, le paranymphe, peut-être

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