‹ Description de la faune jurassique du Portugal; embranchement des échinodermesChapitre 3 sur 46 · ÉCHINIDES RÉGULIERS · texte numérisé non relu

ÉCHINIDES RÉGULIERS

CIDARIS CUCUMIFERA, Agassiz PL. I, fig. 1

Synonymie

Cidaris cucumifera, Agassiz, 1840. Catal. Ectyp. Ech. mus. néoc., p. 40. » » Agassiz, 4840. Echinodermes foss. de la Suisse, Il, p. 70, pl. 21, fig. 27. Cidaris courtaudina, Cotteau, 1849. Études sur les Echin. foss. de l'Yonne, t. 1, p. #1, pl. 2, fig. 1-2. Cidaris suboculata, d’Orbigny, 1850. Prodrome, t. 1, p. 291. Cidaris cottaldina, Desor, 1856. Synopsis des Echin. foss., p. 8. Cidaris cucumifera. P. de Loriol, 1868, in Desor et P. de Loriol, Echinologie helvétique, L, p. 5, pl. 1, fig. 6-13. » » Cotteau, 1875. Paléontologie française, Terr. jurassiques, t. x, [, p. 31 et 430, pl. 147 et pl. 148, fig. 1-10.

(Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce, à laquelle il faut ajouter): Cidaris cucumifera, Moesch, 1874, der Südliche Aargauer Jura, p. 32, Aargauer Jura, suppl., p. 21, 29, Beiträge zur geol. Karte der Schweiz 10te. Liefs.) Cidaris authentica, Quenstedt, (non Desor), 1875. Petrefacten Kunde Deutschlands, HIT, Echiniden, p. 190, pl. 68, fig. 57 et 58.

Cidaris cucumifera, Cotteau, 1881. Catalogue des Echin. jurass. de Normandie, p. 8. » » Cotteau, 1886. Catalogue des Echin. jurass. de Lorraine, (Congrès de l’Assoc. franc. à Nancy), p. 3.

Je ne connais qu’un fragment de test, trop incomplet pour fournir les dimensions de l’échantillon, mais permettant cependant d'apprécier, d’une manière très suffisante, les caractères de l’espèce.

La forme est évidement déprimée, avec une hauteur d’environ 16 mill.

Zones porifères onduleuses, étroites, enfoncées.

Aires ambulacraires également flexueuses, avec deux séries seulement de petits granules serrés.

Aires interambulacraires larges. Les tubercules n'étaient pas au nombre de plus de 4 à 5 pour chacune de deux séries. Les scrobicules, arrondis, approfondis, sans être très développés, sont entourés d’un cercle de granules apparents, serrés, quoique nettement séparés. Le mamelon, est, relativement, fort gros et saillant, finement perforé et légèrement crénelé à la base. Les cercles scrobiculaires touchent les zones porifères. La zone miliaire est nulle au sommet; à l’ambitus elle s’élargit et se garnit de quelques petits granules, mais je la vois mal dans cette région.

On distingue les auricules, elles sont peu élevées, larges, et très séparées.

Rapports et différences.—Le seul fragment de test de cette espèce que j’ai eu à examiner, bien qu'incomplet, présente très exactement les caractères de l’espèce; comparé avec un bon exemplaire typique, il ne m’a pas présenté la moindre différence. Il est singulier qu'aucun des radioles si caractéristiques du Cidaris cucumifera n’ait été rencontré avec le test, car ils sont ordinairement abondants dans les localités où vivait l’espèce.

Localité.—Peniche.

Etage aalénien.

Localités en dehors du Portugal.— Feuguerolles (Calvados).—Langres, etc. (H" Marne). Environs de Besançon. (Doubs). Nombreuses localités en France.—Vorbourg près Délémont (Jura Bernois), et diverses localités en Suisse.

Etage bajocien.

CIDARIS ZSCHOKKEI, Desor PL I, fig. 2

Synonymie

Cidaris Zschokkei, Desor, 1856. Synopsis des Ech. foss., p. 26. » » E. Desor et P. de L., Echinologie helvétique, IL, T. jurassiques, p. 8, pl. 4, fig. 14. » » Cotteau, 1875. Paléontol. française, Terr. jurass., t. x, I, p. 42, pl. 150. » » Cotteau, 1886. Catal. des Echin. jurass. de la Lorraine, (Assoc. française pour l’avancement des Sciences, Congrès de Nancy), p. 3, pl. 4, fig. 1.

Dimensions

(Radioles)

Diamètre de laitige nee caen eee 3 mill.

Radiole allongé, grêle, cylindrique. Tige ornée d’une douzaine de côtes assez saillantes, armées d’aiguillons coniques, allongés, assez rapprochés, ne paraissant pas bien acérés, mème là où l’usure ne semble pas les avoir émoussés. Les intervalles, très finement striés en long, sont plus larges que les côtes elles mêmes. La collerette, pas très longue, assez resserrée, est fruste dans l'échantillon décrit, il en est de même du bouton dont on voit cependant la facette articulaire crénelée.

Rapports et différences.— Je n’ai qu’un seul fragment de radiole à rapporter à cette espèce; il présente tous les caractères de ceux qui ont été décrits sous ce nom, son ornementation est, peutêtre, un peu plus délicate que d'habitude, mais je ne puis voir là un motif de séparation. Cependant, il serait à désirer, pour bien établir la présence de l'espèce dans les couches aaléniennes du Portugal, que la découverte de radioles plus nombreux, et surtout celle du test, vienne confirmer ma détermination. La récente trouvaille, (Cotteau, Ech. de Lorraine, loc. cit.) d’un exemplaire portant encore de nombreux radioles, est venue confirmer définitivement l'association du test et des radioles, déjà établie, mais d’une manière moins concluante.

Localité. —Peniche.

Etage aalénien.

Localités en dehors du Portugal. —Langres (H° Marne).—Tennie (Sarthe).—Plusieurs autres localités en France.—Schauenbourg, Vorbourg, etc. (Jura Bernois).—Brot. (Neuchatel), etc. Suisse).

Etage bajocien.

S' Ursanne. Movelier. Jura Bernois). Suisse.

Etage bathonien. (Radioles).

CIDARIS SPINULOSA, Roemer PL I, fig. 3-4

Synonymie

Cidarites spinulosa, Roemer, 1836. Die Versteinerungen des Norddeutschen Oolithengebirges, p.26, pl. 4, fig. 16. Cidaris spinulosa, Dames, 1872. Die Echiniden des Nordw. Deutschlandes, in Zeitschr. der deutschen geol. Gesell. t, xxiv, p. 99, pl. 5, fig. 3.

» » Cotteau, 1875. Paléontologie française, Terr. jurass., t. x, I, p. 37, pl. 148, fig. 11-20, et pl. 149.

(Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce).

Je rapporte à cette espèce deux fragments de radioles. Dans l’un, de 13 mill. de longueur, la tige a 4 mill. de diamètre. Elle est cylindrique, couverte de stries longitudinales d’une finesse exirème, régulières, invisibles à l’œil nu, et elle est armée d’épines dressées, longues, robustes, éparses, écartées.

Dans l’autre échantillon, le diamètre de la tige est de 6 mill.; elle est également cylindrique et, à une hauteur de 28 mill. au dessus de l’anneau du bouton, on voit une épine semblable à celles de l’autre fragment. Toute la surface parait lisse, mais elle était, en réalité, comme dans l’autre radiole, couverte de stries longitudinales excessivement fines, que l’on aperçoit sur un point. Je ne distingue pas la limite d’une collerette définie. Le bouton est très large, avec un anneau fortement saillant; je ne puis voir toute sa hauteur, et, par conséquent, je ne connais pas la facette articulaire.

Rapports et différences.—Ces deux fragments de radioles présentent bien les caractères de ceux du Cidaris spinulosa, car, ainsi que l'indique M. Cotteau, si, en général, la surface est plutôt couverte de rides irrégulières, elle se montre aussi, dans certains échantillons, couverte de stries réyulières très fines. Dans le plus fort des deux radioles décrits, la première épine se trouve à une hauteur considérable au-dessus du bouton, mais cela peut tenir à sa grande taille. Ces radioles pourraient aussi être rapprochés de ceux du Cid. armata, Cotteau, du lias moyen, dont les épines paraissent seulement moins robustes, ce qui n’est pas un caractère de quelque valeur. Si je n’ai pas négligé ces deux radioles incomplets, c’est parce que, le test auquel appartiennent les radioles du Cid. spinulosa étant parfaitement connu, si l’on en trouve un jour des fragments dans la localité d’où proviennent ces radioles, il pourra être utile de savoir qu'ils y ont été rencontrés, et on s’assurera définitivement qu'ils appartiennent bien à cette espèce.

M. Dames, (loc. cit.) pense que les radioles figurés par Roemer pourraient appartenir au Rhabd. anglosuevica, Oppel, qui est le même que le Rhabd. horrida. Maintenant que le test du Cid. spinulosa est connu, il ne saurait y avoir d’équivoque, à moins toutefois que les radioles recueillis dans le Hanovre ne soient pas identiques à ceux de France et de Suisse, ce que je n'ai pu vérifier.

Localité. —Peniche.

Etage aalénien.

Localités en dehors du Portugal.—La Tour du Pré. (Yonne).—Langres, (H'° Marne).—Plusieurs autres localités en France.— Galgenberg, (Hanovre).—Creux de Vorbourg. Jura Bernois). Brot. (Neuchatel). Suisse.

Etage bajocien.

CIDARIS LORTETI, Cotteau PI. I, fig. 5-6

Synonymie

Cidaris Lorteti, Cotteau, 1875. Paléontologie française, Terr. jurass., t. x, I, p. 56, pl. 155, fig. 6-7.

Dimensions

(Radioles)

Diametredenla tive ere ec e re CP CEE CE CCE 3 à à mill.

Radiole cylindrique, grèle, dont la longueur est mconnue. Tige ornée de petites côtes transverses, onduleuses, fines, homogènes, régulières ou méandriformes, et de stries longitudinales régulières, serrées, d’une finesse extrême, visibles seulement avec un fort grossissement. La tige est à peine resserrée à la collerette; celle ci parait fort courte, mais comme la surface est fruste en cet endroit, je ne puis voir si elle est limitée par un bourrelet, et si elle est couverte de stries.

Bouton très court, anneau saillant; facette articulaire fortement crénelée.

Rapports et différences.—Deux fragments de radioles, ayant le bouton, me paraissent devoir être rapportés à cette espèce, et je ne sais découvrir aucune différence. Il resterait à faire la comparaison de la base du radiole qui n’existe pas dans le fragment décrit par M. Cotteau. Dans les radioles d’une espèce voisine, le Cidaris subundulosa, Cotieau, du lias moyen, les côtes transverses ne sont pas continues, mais divisées en petits tubercules, et bien moins régulières.

Un radiole, décrit par M. Cotteau sous le nom d'Hemicidaris Pacomei, est encore bien voisin, mais ses côtes onduleuses transverses sont cependant différentes, ou, plutôt, ce sont des stries, et pas des côtes.

Ces divers radioles peuvent tous avoir appartenu à des Hemicidaris. On ne sait encore quels étaient les tests auxquels ils se rapportaient.

Localité. — Peniche.

Etage aalénien.

Localité en dehors du Portugal.— Mont Cindre, près Lyon. Etage bajocien.

CIDARIS PENICHENSIS, P. de Loriol, 1889 PL. I, fig. 89

Dimensions (Radioles)

Longueur du plus grand fragment, 42 mill.; il arrivait peut-être à 50 mill. D'omêiro 0 18 EBoscosodooocoooovoopecsodesooecoccovosve LD

Tige sub-cylindrique, très graduellement et lentement atténuée vers l'extrémité, couverte de granules, ou, plutôt, de petites aspérités très fines, serrées, bien séparées, mais tout-à-fait éparses, ne présentant aucune disposition à se réunir en séries longitudinales, sauf vers le sommet; la surface, est, en outre, très finement striée en long. Collerette courte, resserrée. Bouton petit, court; son diamètre est notablement inférieur à celui de la tige. Anneau assez saillant; facette articulaire crénelée.

Rapports et différences.—Les deux radioles appartenant à cette espèce, que j'ai sous les yeux, présentent identiquement les mêmes caractères; l'un d’eux est un peu plus fusiforme que l’autre. Ils ressemblent beaucoup, pour la forme, à ceux qui ont été attribués au Cidaris Wrighti, Desor, mais leurs aspérités sont tout à fait éparses au lieu d’être groupées en séries régulières. Dans les radioles du Cid. Zschokkei, la tige est encore plus uniformément cylindrique, le bouton a un plus fort diamètre, relativement à celui de la tige, les aspérités forment des séries longitudinales régulières. Les radioles du Cid. Locardi, Cotteau, sont également couverts d’aspérités éparses et non sériées, mais elles sont beaucoup plus saillantes, plus écartées, plus aiguës et bien plus développées; leur colle- -rette est plus haute et le bouton est plus large, relativement au diamètre de la tige. Je ne pense pas pouvoir rapporter les radioles du Portugal à cette espèce. Je n’en connais pas d’autre, dont on puisse les rapprocher.

Localité. — Peniche.

Etage aalénien.

CIDARIS QUIAIOSENSIS, P. de Loriol, 1889 PI. I, fig. 7

Je décris sous ce nom un petit radiole fort curieux, dont je ne connais malheureusement qu'un seul exemplaire incomplet. Il ne m'est pas prouvé qu'il appartienne au genre Cidaris, c'est une présomption. La tige à une longueur de 3 mill., elle était presque cylindrique au-dessus du bouton, qui n'existe plus, et elle se comprimait fortement et graduellement, en approchant de l'extrémité qui est brisée. Chacun des bords latéraux est armé d’une série d’épines assez longues, minces, transverses, très serrées, comme les dents d’une scie. Les faces sont convexes; l’une est couverte de granules extrêmement fins, épars, ou vaguement alignés, formant un chagrin d’une très grande délicatesse ; l’autre est ornée de stries longitudinales d’une extrême finesse, dont les intervalles paraissent légèrement granuleux; toute cette ornementation est invisible à l'œil nu.

Rapports et différences.— Je ne connais aueun radiole décrit, avec lequel pourrait être confondu celui-ci, qui rappelle ceux des Porocidaris. Je lui donne un nom, bien qu'il soit unique et incomplet, parce que ses caractères seront toujours facilement reconnaissables.

Parmi les radioles du Cidaris bononiensis, Wright, du Kimméridien, M. Cotteau (Paléont. française) en a figuré un qui présente des caractères assez analogues, sans pouvoir néanmoins être confondu; on peut en conclure toutefois qu'il est très probable que celui du Portugal appartenait à un Cidaris, et aussi qu'il pouvait fort bien se trouver sur un même test avec d’autres très différents.

Comme on n’a trouvé jusqu'ici aucun autre radiole d'oursin dans la localité dont il provient, je ne saurais en dire plus long.

Localité.— Quiaios.

Etage aalénien.

CIDARIS HONORINAE, Cotteau PI. I, fig. 10-13

Synonymie

Cidaris Honorinae, Cotteau, 1877. Consid. gén. sur les Cidaris du Terr. jurass. de Normandie. Assoc. franc. pour l’avancement des Sc. Congrès du Havre, p. 480. » » Cotteau, 1879. Note sur les Cidaridées jurass. de la France, Bull. Soc. géol. de Fr. 3° série, t. VI, p. 247.

» » Cotteau, 1880. Paléontologie française, Terr. jurass., t. x, [, p. 433, pl. 257, fig. 4-10, pl. 258, fig. 1-4.

Cidaris cfr. Wrighti, Choffat, 1880. Lias et Dogger. Addenda à p. 44.

Dimensions

Diamétre.s st en ee Re ER PE PA LINE 18 mill.

Un autre exemplaire incomplet annonce une taille plus forte.

Test circulaire; aucun des deux exemplaires connus, ne permet d'apprécier la hauteur.

Zones porifères un peu flexueuses, enfoncées. Pores petits, disposés par paires rapprochées, séparées, dans chaque paire, par un granule.

Aires ambulacraires fort étroites, onduleuses, composées de plaques très petites qui portent, à l’ambitus, dans le plus grand individu, un petit tubercule touchant la zone porifère, et un petit granule à l’autre extrémité; dans le plus petit individu, à la face inférieure, les tubercules se touchent, et il n’y a aucune place, au milieu de l’aire, pour des granules.

Aires interambulacraires larges. Je ne puis vérifier le nombre des tubercules dans chacune des deux séries, l’exemplaire le plus complet étant encastré dans la roche sur la moitié de sa hauteur, et ne laissant voir que la face inférieure; on en distingue trois sur deux des séries, ce qui peut faire présumer qu'il y en avait au moins cinq par rangée. Ils sont bien développés et remarquables par leur mamelon relativement volumineux et saillant, très arrondi, tantôt finement perforé, tantôt réellement imperforé ; ils paraissent dépouvus de crénelures à la base, mais, sur le plus grand exemplaire, je vois un tubercule très nettement crénelé à côté d'un autre qui ne l’est pas du tout. Scrobicules circulaires, peu étendus, déprimés, entourés d’un cercle de granules arrondis, complet, tout à fait contigu aux zones porifères. La zone miliaire est assez large, et occupée par des granules assez nombreux, et, relativement, bien développés.

Sur la même plaque, à côté de l’un des tests, se trouve un fragment de radiole que l’on peut envisager à peu près certainement comme ayant appartenu à cette espèce.

La tige était sub-cylindrique, avec un diamètre de 2 1/2 mill., quoique la surface soit un peu fruste, on peut distinguer une collerette assez haute, au-dessus de laquelle on reconnait des petites côtes granuleuses très fines. Le bouton est petit, court, l'anneau assez sallant; la facette articulaire se rapporte parfaitement aux tubercules, mais, comme elle est usée, on ne saurait dire si elle était lisse ou crénelée.

Sur d’autres fragments de roche identiques, de la même localité et du même niveau, on trouve des radioles qui, certainement, appartiennent à la même espèce que le petit fragment que je viens de mentionner. Le plus grand a une longueur de 27 mill. La tige est sub-cylindrique et parait s’atténuer très graduellement, presqu insensiblement, vers l'extrémité. Le diametre est de 2 !/a à 3 1/3 mill. La surface est couverte de petites aspérités d'une grande finesse disposées en séries longitudinales d’une régularité parfaite et d’une extrême délicatesse. Vers le sommet, ces séries granuleuses paraissent se changer en petites côtes lisses. Collerette assez haute, resserrée, couverte de stries longitudinales très fines. Bouton très court, petit, anneau assez saillant. La facette articulaire est crénelée sur l’un des échantillons; elle est mal conservée, ou elle parait lisse sur les autres.

Rapports et différences.— Deux fragments de roche identique, très dure, dont la surface est corrodée par les agents atmosphériques qui ont mis au jour les fossiles, présentent les deux fragments dont il vient d'être question, puis des plaques isolées du test de la même espèce, et le radiole décrit. Sur quelques autres on voit des radioles isolés. Ces matériaux, bien que ne présentant pas un tout complet permettent cependant d'apprécier assez exactement les caractères de l’espèce pour s'assurer de son identité avec le Cidaris Honorinae. Je ne sais trouver aucune différence. M. Cotteau dit que les tubercules paraissent non crénelés; tel est le cas aussi pour ceux des exemplaires portugais, sauf pour un seul, or, il est bien des espèces de Cidaris qui présentent, sur un même individu, des tubercules lisses et d’autres qui sont crénelés; la non perforation des tubercules est certaine sur quelques uns. J'avais rapporté précédemment ces exemplaires au Cid. Wrighti, Desor, et il est incontestable que ces deux espèces ont entre elles une grande analogie. Il n’est même pas facile de les distinguer bien nettement, et je ne suis pas certain que, si l’on pouvait comparer des séries un peu étendues, on n’arriverait pas à les réunir. J’ai rapproché du Cid. Honorinae les exemplaires décrits parce que les débris qui restent permettent de supposer que leur forme est déprimée comme celle du test de cette dernière espèce et non pas élevée et renflée comme dans le Cid. Wrighti; la zone miliaire est aussi un peu plus large, et, partant, plus granuleuse, enfin, les tubercules, semblables pour le mode de perforation, ont peut-être un mamelon un peu plus volumineux relativement au diamètre des scrobicules. Les radioles, à en juger par le petit fragment qui touche presque le test, et par ceux qui se trouvaient sur d'autres fragments de la même roche, présentent quelques caractères identiques à ceux des radioles qui ont été attribués au Cid. Wrighti, mais, l'ornementation est encore plus délicate, les petites côtes granuleuses, qui ont l’aspect de filets en dents de scie d’une finesse extrême, sont à peine visibles à l'œil nu. Toutefois, la similitude rend d'autant plus probable l'exactitude de l’association, que M. Wright avait proposée, du test et des radioles du Cid. Wrighti, bien que les seconds n’aient pas été trouvés avec le premier.

Localité.— Cesareda.

Zone à Am. Parkinsoni. Etage bajocien.

Localités en dehors du Portugal.—S'° Honorine des Perthes. (Calvados). Etage bajocien.

CIDARIS PALLIAT'A, P. de Loriol, 1889 PL. I, fig. 14

Dimensions

Diameétresee cn en une ETS NEO EE RER AR RER 35 mill. FTAULEUL 22520 5 Er ER AE ne Re PR er RE 24 »

Test déprimé, surbaissé.

Zones porifères étroites, enfoncées, composées de pores très petits, séparés, dans chaque paire, par un gros granule.

Aires ambulacraires étroites, garnies de quatre rangées de très petits granules inégaux, un peu irrégulières; les rangées marginales ne sont pas plus développées que les autres.

Aires interambulacraires fort larges. Je ne les connais pas entièrement. Il y avait au moins cinq tubercules pour chacune des deux rangées. J'en vois deux à la face supérieure. très bien conservés; leurs scrobicules sont, relativement, fort petits, arrondis, très enfoncés; le mamelon, relativement faible, finement perforé, n’est pas porté sur une base bien élevée, de sorte que la saillie qu'il fait au-dessus du test se réduit à peu de chose; le col est finement crénelé, mais pas toujours, car je vois un tubercule près de la base du test qui est certainement lisse. Je n’aperçois qu’en partie le tubercule qui se trouve exactement à l’ambitus; il est un peu plus développé que les autres; les deux qui se trouvent à la face inférieure sont fort petits. Le pourtour des scrobicules est renflé, et les granules qui forment un cercle tout autour, sont peu développés, à peine distincts des autres. Vu la petitesse des scrobicules, la surface intermédiaire, soit dans la zone miliaire, soit entre les scrobicules dans la ligne verticale, se trouve fort grande; elle est entièrement couverte d’une granulation très fine, très serrée, très homogène, qui garnit aussi un assez large espace entre les scrobicules et les zones porifères.

Rapports et différences.— Je ne connais, malheureusement, qu'un seul exemplaire appartenant à cette espèce, et, encore, il est loin d’être complet. Il est partagé par le milieu, et une portion de la surface de la moitié conservée se trouve encastrée dans une roche très dure que l’on ne saurait éloigner. Les caractères qu'il est possible d'apprécier, sont, cependant, assez particuliers, pour que je n’aie pas cru devoir négliger ce fragment qui appartient certainement à une espèce bien distincte, qu'il sera toujours facile de reconnaître à ses scrobicules très petits, très enfoncés, à la grandeur de l’espace intermédiaire couvert d’une granulation très fine, et très homogène, à l’étroitesse de ses zones porifères bordant des aires ambulacraires à quatre rangées de granules. Elle devait ressembler au Cidaris Michaelis, Sorignet, que je ne connais que par la description donnée par cet auteur, mais elle parait s’en distinguer par sa forme plus élevée, (0,68 du diamètre au lieu de 0,5%); ses aires ambulacraires à quatre rangées de granules dont les externes ne sont pas plus développées que les autres, puis par ses granules scrobiculaires à peine distincts de ceux de la zone miliaire, et, enfin, par ses tubercules petits et peu saillants. Dans le Cid. Caumonti, Cotteau, la face supérieure est plus déprimée, et le pourtour plus renflé, les tubercules sont plus nombreux, les scrobicules plas grands, les granules externes des aires ambulacraires plus développés par rapport aux autres. L’exemplaire du Cid. Caumonti, figuré par M. Cotteau dans le Supplément au volume de la Paléontologie francaise (Pal. fr., t. x, [, p. 435, pl. 258, fig. 5-6), se rapproche davantage de l'espèce du Portugal, sans que je pense cependant qu'il puisse lui être rapporté. On remarque, enfin, dans le Cid. langrunensis, Cotteau, certains rapports avec le Cid. palliata, mais, la forme du premier est tout à fait différente,

ses tubercules sont plus nombreux, il y a six rangées très régulières de granules ambulacraires, les cercles de granules serobiculaires sont bien distincts.

Localité.— Cesareda.

Etage bajocien. Zone à Am. Parkinson.

CIDARIS CESAREDENSIS, P. de Loriol, 1889 PI. IL, fig. 1-4

Synonymie

Cidaris cesaredensis, P. de L., sp. nov. in Choffat, 1880. Lias et Dogger au nord du Tage. Addenda à p. 44.

Dimensions

Diamètre d’une aire interambulacraire.................. AA 12 mil]. Diametredes ra dioles ere EN ER En do 1BGO 05

Le test de cette espèce n’est représenté que par une aire interambulacraire très bien conservée, vue de face, de manière à montrer nettement la zone miliaire. Le diamètre de cette aire est de 12 mill.; la hauteur de l’oursin était probablement de 14 à 15 mill. On distingue, dans chaque série, quatre tubercules, mais il y en avait au moins cinq. Les secrobicules sont circulaires, relativement très petits, et peu déprimés, presque confluents, les plaques coronales étant d’une faible hauteur relativement à leur largeur; ils sont entourés de cercles incomplets de granules fort petits, peu apparents. Le mamelon est singulièrement volumineux, arrondi, perforé, entièrement lisse, supporté par une base saillante, qui remplit presque entièrement le scrobicule. Zone miliaire très large, nullement déprimée le long de la suture, paraissant à peu près aussi large au sommet et à la base qu’à l’ambitus. Elle est occupée par de nombreux granules assez uniformes, à peu près aussi gros que les granules scrobiculaires, accompagnés de très petites verrues; deux petites séries de granules se trouvent encore entre les zones porifères et les cercles scrobiculaires.

Autour de ce fragment de test se trouvent des radioles qui lui ont évidemment appartenu, et j'en ai sous les yeux d’autres, identiques, plus complets, isolés, sur des fragments de la même roche. Ces radioles sont plus ou moins fusiformes, renflés, épais, arrondis au sommet; la tige est ornée de fortes côtes longitudinales saillantes, arrondies. Striées en long et crénelées par des saillies annulaires, rapprochées, plus ou moins épaisses; ces côtes, très régulières, au nombre de vingt environ, sont séparées par des intervalles un peu plus étroits qu'elles mêmes et finement chagrinés. Il n’y à point de collerette, ni aucun rétrécissement au-dessus du bouton, les côtes commencent directement au-dessus de l’anneau, qui ne fait pas de saillie; le bouton n’a presque pas de hauteur et ne se compose guère que de la facette articulaire, fort grande, tout à fait lisse, et correspondant exactement au mamelon des tubercules qui viennent d’être décrits. Tous les radioles que j’ai vus ont exactement la même conformation.

Rapports et différences.— C’est du Cidaris cucumifera que se rapproche certainement le Cid. cesaredensis, mais le test différe par la très grande largeur de la zone miliaire, la petitesse relative des scrobicules, le peu de hauteur des plaques coronales; je ne puis comparer les aires ambulacraires.

Quant aux radioles, ils ont une forme analogue, mais ils se distinguent de suite par l’orne-

mentation de leur tige, le défaut de collerette et l’absence du rétrécissement usuel au-dessus du bouton qui est comme nul.

Lacalité.— Cesareda.

Etage bajocien. Zone à Am. Parkinsom.

CIDARIS CYMOSA, P. de Loriol, 1889 PI. II, fig. 5

Dimensions (Radioles)

OA bo dd one otre dosabccsodosooodococonouotoube 20 mill. Danone lb igeosese366co000000008000000000o0008000e 31) »

Radiole fusiforme, mais faiblement renflé. Tige ornée, dans sa région inférieure, de granules extrêmement fins, plus ou moins sériés; vers la moitié de la longueur ils s’alignent en séries longitudinales qui se transforment promptement en côtes tranchantes dont la saillie augmente en approchant de l'extrémité où elles ont l’apparence de lamelles minces et élevées formant une couronne autour du sommet. Collerette courte, resserrée en anneau finement strié. Bouton peu développé, très court; anneau peu saillant; facette articulaire un peu fruste, mais paraissant finement crénelée.

Rapports et différences.—Je ne connais qu'un seul radiole, appartenant à cette espèce; il est bien conservé et ne ressemble à aucun de ceux qui sont venus à ma Connaissance. Il se rapproche un peu de certains radioles du Cidaris Koechlini, Cotteau, mais il en différe par ses granules et l’absence de stries onduleuses transverses. Il présente aussi quelques rapports avec une variété des radioles du Cid. Pacomei, Cotteau, mais les granules de sa base sont beaucoup plus fins, et les côtes lamelleuses vers le sommet sont bien plus serrées et plus fines. Les radioles décrits par M. Cotteau sous le nom de Hemicidaris Lamberti ont une forme analogue, mais ils sont très différemment ornés. Peut-être le radiole que je viens de décrire appartenait il aussi à un Hemicidaris.

Localité.— Cesareda.

Bajocien. Couches à Am. Parkinsoni.

CIDARIS TRUCULENTA, P. de Loriol, 1589 PI. I, fig. 14

Synonymie Cidaris cfr. spinulosa, Choffat, 1880, Lias et Dogger, p. 44. Radiole dont la tige, d'une longueur inconnue, a un diamètre de 5 mill. Elle est cylindrique

et armée d’épines très robustes, à large base, acérées, assez nombreuses, inégales; les plus fortes atteignaient certainement la longueur du diamètre de la tige; elles paraissent avoir été disposées en

verticilles, avec d’autres, plus petites, dans les intervalles. La surface est couverte de granules assez grossiers, inégaux, épars.

Rapports et différences.— Ce n’est pas sans hésitation que je me décide à établir une nouvelle espèce sur un fragment de radiole. Cependant. celui-ci est si caractéristique qu’on le reconnaîtra toujours lorsqu'on en découvrira de nouveaux exemplaires. C’est du Cidaris spinulosa, Roemer, qu’il se rapproche le plus, mais on ne saurait le rapporter à cette espèce à cause de sa surface granuleuse, et de ses épines disposées en verticilles, beaucoup plus robustes, et, relativement, bien plus longues. Les radioles du Rhabd. horrida, Merian, qui sont épineux, présentent cependant toujours une disposition des épines tout à fait différente, ces dernières, sont, relativement, beaucoup plus faibles, et ne sauraient être comparées à ces grands aiguillons.

Localité. — Cesareda.

Etage bajocien. Couches à Am. Parkinsoni.

CIDARIS KOECHLINI, Cotteau PI. IL, fig. 6

Synonymie

Cidaris Koechlini, Cotteau, 1862. Echinides nouveaux ou peu connus, I, p. 70, pl. 40, fig. 1. Hemicidaris texta, Desor, in Greppin, 1867. Essai géologique sur le Jura Suisse, p. 49. Cidaris Koechlini, E. Desor et P. de Loriol, 1868. Echinologie helvétique, I. Ech. jurassiques, p. 14, pl. 2, fig. 7-10, pl. 43, fig. 4-7.

» » Moesch, 1874, der Aargauer Jura, suppl., p. 23. (Beiträge zur geol. Karte der Schweiz, 10%. Liefs.) » » Cotteau, 1875. Paléontol. franc. terr. jurass., t. x, [, p. 85, pl. 16%, fig. 12-18. » » Cotteau, 1886. Catal. des Echin. jurass. de Lorraine, p. 4. Assoc. française pour l’av'. des Sciences, Congrès de Nancy.

Dimensions

(Radioles) Drametredenalice eee nee Rene te nn ueutli 8 mill.

Tige cylindrique, ornée de petites rides transverses, onduleuses, écartées, d’une finesse extrême; on remarque, en outre, des côtes longitudinales assez larges, mais vaguement indiquées, sensibles çà et là, mais plus accentuées et plus nombreuses vers l’une des extrémités du fragment décrit qui était très probablement voisine du sommet du radiole. On distingue, en outre, des stries longitudinales microscopiques.

Rapports et différencea.—Il ne m'a été soumis qu’un seul fragment de radiole appartenant à cette espèce; son bouton n’est pas conservé. Il présente absolument tous les caractères d’ornementation des radioles du Cid. Koechlini, et il lui appartient certainement. Le radiole du Portugal avait la taille d’un radiole de cette espèce, provenant du Jura bernois, que j’ai fait figurer, (loc. cit.) et il devait lui ressembler parfaitement; dans ce dernier individu, les côtes longitudinales vagues, sur la tige, sont très accentuées et serrées autour du sommet qui est intact.

Localité.—Pataias.

Etage bathonien.

Localités en dehors du Portugal. —Belfort, Roppe, Santheim, Fontenay près Toul. (Meurthe et Moselle). Montmorat (Jura). France.—Pichoux, Movelier, etc. (Jura bernois). S' Jacob, près Bâle. Densbürén (Argovie) Suisse.

Etage bathonien.

CIDARIS MEANDRINA, Agassiz PI. I, fig. 7-11

Synonymie

Cidaris meandrina, Agassiz, 1840. Catal. Ectyp. Mus. neoc., p. 10. D » Agassiz, 1840. Echinod. Suisses, II, p. 70, pl. 21, fig. 28. Cidaris Schmidlini, Desor, 1856. Synopsis des Echin. foss., p. 29, pl. 4, fig. 4. Cidaris meandrina, E. Desor, et P. de Loriol, 1868. Echinologie helvétique, L. Terr. jurass., p. 12, pl. 2, fig. 3-6. » » Cotteau, 1875. Paléontologie française. Terr. jurass., t. x, 1er partie, p. 79, pl. 163. fig. 1-10. (Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce). Cidaris meandrina, Choffat, 1880. Lias et Dogger, p. 46 et 50.

Dimensions (Radioles)

LOnEUBURe à 20 ea Dee de ET LA NN EE TE 20 à 33 mill. Diane tree PSN AR RAR Pt D UIDLe 8à17 »

Radioles glandiformes, renflés, arrondis au sommet. Certains exemplaires sont bien plus renflés que d’autres, et la taille peut varier dans des limites assez étendues. Tige ornée de granules arrondis, assez gros, serrés, épars, parfois aussi vaguement alignés en long, ou, encore, en travers, de manière à former des petites côtes transverses vagues, un peu onduleuses. La surface est couverte de très fines stries longitudinales, et de stries transverses onduleuses encore plus délicates, qui ne se distinguent que sur les échantillons bien frais. Collerette nulle. Bouton très court. Anneau saillant, strié. Facette articulaire crénelée.

Dans un petit exemplaire, renflé comme les autres, une partie de la tige est ornée de côtes longitudinales bien marquées, sans granules; ailleurs les côtes deviennent très vagues et on voit des granules épars comme ceux des autres échantillons. Il n’y a point de collerette, et la surface est également couverte de stries longitudinales et transverses. Ce radiole, trouvé avec plusieurs autres tout à fait normaux, me parait certainement appartenir à la même espèce.

Un radiole, provenant du callovien inférieur du Cap Mondego, présente tous les caractères des radioles de l'espèce, mais les granules qui couvrent la surface sont relativement petits et très serrés. Je connais des variations semblables de l’ornementation sur des radioles provenant de localités types du bathonien. Elles n’ont que peu d'importance, et, je n'hésite pas à rapporter cet individu au Cidaris meandrina.

Rapports et différences.— Ces radioles bien connus, et plusieurs fois décrits, ne peuvent guère se confondre avec d’autres, sauf, peut être, avec ceux du Cid. Roissyi, du bajocien, dont les granules sont plus fins, plus sériés, et accompagnés de stries autrement disposées; de plus, ils possédent une collerette assez haute et bien définie. Les exemplaires du Portugal, dont j’ai pu examiner un certain nombre, sont absolument identiques à ceux que l’on trouve en France et en Suisse.

Localités.— Cesareda. Pataias.

Etage bathonien.

Cap Mondego.

Etage callovien inférieur.

Localités en dehors du Portugal.—Kornberg, Laubberg, (Argovie).— Waldenburg. (Bâle campagne), Günsberg (Soleure), Suisse.—Le Puget. (Var).—France. Etage bathonien.

CIDARIS MATTOSENSIS, P. de Loriol, 1559 P1. IL, fig. 12-13

Dimensions (Radioles)

ÉONSTEUE He -e--ECEe PR ee EE UT re LE 40 mil. Diamétre den EE PE SRE 15 »

Tige glandiforme, ou plutôt fusiforme, épaisse, peu rétrécie à la base, acuminée au sommet qui est assez brusquement rétréci. La surface est couverte de stries longitudinales, extrêmement fines et serrées, accompagnées de petites côtes transverses très délicates, équidistantes, un peu ondulées. Au sommet, trois ou quatre côtes très courtes et peu saillantes concourent à former une pointe obtuse.

Collerette extrêmement courte, striée. Bouton assez développé. Anneau saillant, strié. On ne voit pas si la facette articulaire était crénelée.

Rapports et différences.—Le radiole que je viens de décrire, dont je connais deux exemplaires, est analogue, pour sa forme, à ceux des Pseudocidaris, mais il ressemble surtout, soit pour la forme de la tige, soit pour son ornementation, aux radioles du Cidaris carinifera, Agassiz; il en diffère toutefois par sa tige plus glandiforme, par la présence de stries longitudinales très fines sur toute la surface, et, par l'absence de carènes longitudinales dont on distingue cependant, au sommet, quelques rudiments fort courts; les fines côtes transverses sont aussi plus écartées.

Localité.— Matitos Brancos. (Algarve).

Etage bathonien.

CIDARIS VALLADENSIS, P. de Loriol, 1589 PI. IL, fig. 15

Dimensions (Radioles)

RONSDEURICONNUE ELLE EEE Ce Core remet 65 mill. Diamètre de la tige à la base du fragment......... see 5 »

Tige très longue, grêle, ronde, graduellement effilée vers le sommet, couverte de côtes longitudinales peu saillantes, tranchantes, fort écartées, lisses ou finement denticulées. Les intervalles,

très larges, étaient couverts de stries longitudinales d’une grande finesse, mais on ne peut que constater leur présence çà et là, car une certaine usure les a fait disparaitre presque partout. Bouton inconnu.

Rapports et différences.—Je ne connais qu’un seul exemplaire incomplet de ce radiole, mais, comme il est assez remarquable pour être facilement reconnu, je me suis décidé à lui donner un nom. Je ne vois qu'une seule espèce avec laquelle il soit nécessaire de le comparer, c’est le Cidaris Basseti, Cotteau, du Séquanien d'Angoulême, grand radiole de même forme, mais dont la tige est couverte de séries d’épines pointues, au lieu de côtes saillantes tranchantes, lisses ou faiblement denticulées; vers le sommet ces séries s’effacent tout-à-fait, et il ne reste que des stries, tandis que. dans le radiole du Portugal, au contraire, les côtes deviennent, à partir de la base, toujours plus saillantes et même lamelleuses. Peut être ces deux radioles ont ils appartenu à des Hemicidaris.

Localité. Vallada. Ancienne collection.

? Etage bathonien.

CIDAIRIS GUERANGENMRI., Cotteau PI. IL, fig. 16-18

Synonymie

Cidaris Guerangeri, Cotteau, 1857. Echinides de la Sarthe, p. 21, pl. 4, fig. 9-10.

» » Desor, 1857. Synopsis des Echin. foss., suppl., p. 432.

» » Cotteau, 1875. Paléontologie française, Terr. jurass., L. x, ere partie, p.78, pl. 160, fig. 6-12. Cidaris Guerangeri et Cid. aff. Guerangeri, Choffat, 1887. Sud du Sado, p. 253.

Dimensions (Radioles)

Diamètrerdenlaitice er ee TC ce ne Lee ..... 3 à à mill.

Radioles grêles, cylindriques, dont la longueur est inconnue. La tige est couverte de petites épines dirigées en avant, très rapprochées, disposées en séries longitudinales très régulières. Dans un échantillon un peu moins frais, les épines ont plutôt l'apparence de petits tubercules, elles sont plus serrées, et ne forment pas des séries aussi régulières. Un autre fragment a un diamètre plus fort que les autres, (à mill.) et une forme un peu différente, étant plus épais à l’une de ses extrémités; il est orné de petites épines très régulièrement sériées. Dans tous ces radioles la surface est couverte de stries longitudinales d’une très grande finesse, que l’on distingue aussi bien sur les épines que sur les intervalles entre les séries. ÿ

Collerette haute, limitée par un petit bourrelet oblique, couverte de stries longitudinales d’une finesse extrême. Bouton peu élevé. Anneau saillant, strié. Facette articulaire fortement crénelée.

Rapports et différences.—Je rapporte à une même espèce les radioles décrits qui ont été trouvés ensemble, car, si l’un différe un peu par la forme et la taille, l’autre, par moins de régularité dans l’arrangement des petites épines, ils présentent cependant, tous, les mêmes caractères, qui sont très exactement ceux des radioles du Cid. Guerangeri, Cotteau. Je ne saurais trouver aucune différence. Si la figure qui a été donnée de cette espèce dans la Paléontologie française n’a pas rendu

les stries longitudinales très nettes qui couvrent toujours la surface, M. Cotteau les mentionne à deux reprises dans sa description. Le test auquel appartenaient ces radioles n’a pas encore été trouvé, ni en France ni en Portugal; l'élément de comparaison le plus important manque encore, mais, dans l’état actuel de nos connaissances, on ne saurait attribuer les radioles décrits à une autre espèce, lors même que le niveau auquel on les rencontre paraisse être plus élevé que celui des couches qui fournissent ailleurs le Cidaris Guerangeri.

Localité.— Sagres.

Etage callovien.

Localités en dehors du Portugal.—Pécheseul près Avoise, (Sarthe).— Vesaignes sous la Fauche, (H'° Marne) France.

L'espèce a été citée dans le Jura bernois, mais je n’en ai jamais vu aucun exemplaire.

Etage bathonien.

CIDARIS SAGRESENSIS, P. de Loriol, 1589 PI. IL, fig. 1

Dimensions (Radioles)

Diamétremoximumidellatise ter PER e Ce Ce-rrer eLe 6 mill.

Radiole de grande taille qui n’est malheureusement pas connu dans toute sa longueur, de sorte que sa forme exacte ne saurait être précisée. Dans le fragment décrit, la tige ne cesse de S’élargir graduellement, à partir du bouton; elle était, sans doute, fusiforme ou claviforme. Elle est ornée de petites côtes transverses obtuses, peu saillantes, onduleuses, peu régulières, tantôt continues, tantôt divisées en tubercules. Toute la surface est, en outre, couverte de stries longitudinales serrées, ou plutôt de petits filets paraissant granuleux, d’une extrême finesse, visibles seulement à la loupe. Collerette tout à fait nulle; les côtes transverses commencent immédiatement au dessus de l’anneau. Bouton très peu développé, eu égard aux dimensions de la tige; anneau saillant, strié; facette articulaire crénelée.

Rapports et différences.—Le radiole intéressant que je viens de décrire, malheureusement unique et incomplet, appartient certainement à une espèce nouvelle. Son ornementation, très délicate, le rapproche des radioles du Cid. Koechlhini, mais il en diffère tout à fait par ses côtes transverses onduleuses, bien définies, qui ne sont point des stries, et ses filets longitudinaux d’une extrême finesse, granuleux, serrés, bien différents des côtes saillantes et écartées des radioles de cette espèce. Il se pourrait fort bien que ce radiole du Portugal ait appartenu à un Hemicidaris; c’est sa ressemblance avec ceux du Cid. Koechlini qui me le fait envisager comme étant celui d’un Cidaris. Du reste, le test auquel appartenaient les radioles connus sous ce dernier nom n’est pas encore découvert.

Localité.—Sagres, (Algarve). Ancienne collection. Etage callovien (?).

DécEMBRE, 1889 3

CIDARIS BLUMENBACEHI, Munster PI. II, fig. 2-3

Synonymie

Cidarites Blumenbachi, Münster, 1826, in Goldfuss, Petref. Germaniae, t. 1, p. 117, pl. 39, fig. 3 (testa, non radioli).

Cidaris Parandieri, Agassiz, 1840. Catal. Ectyp. Mus. neoc. p. 10.

Cidaris aspera, Agassiz, 1840. Echinod. foss. de la Suisse, t. 11, p. 69, pl. 24, fig. 29-30.

Cidaris baculifera, Agassiz, 1840. Id. id., p. 80, pl. 21, fig. 12 (non Münster).

Cidaris histricoides, Quenstedt, 1852. Handbuch der Petref., p. 574, pl. 47, fig. 25.

Cidaris Smithü, Wright, 1856. Monogr. of the brit. Echin. from the ool. form, p. 50 et 451, pl. 2, fig. 4,

pl. à, fig. 5.

Cidaris Blumenbachi, E. Desor et P. de Loriol, 1868. Echinologie helvétique, I. Echin. jurass., p. 40, pl. 6, fig. 1-5.

» » Cotteau, 1875. Paléontologie française, Terr. jurass., t. x, [, p. 89, pl. 166, 167, 168.

(Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce, à laquelle il faut ajouter). Cidaris aspera, Douvillé, 1875. Foss. jurass. moyen du Berry. Bull. Soc. géol. de France, 3° série, t. it, p. 1430. Cidaris Brumenbachi, v. Ammon, 1875. Jura Ablag. zwischen Regensburg und Passau, p 161, et passim. Cidaris Smithii, Blake, 1875. On the Kimmeridse clay of England, Quart. Journ. Geol. Soc. London, for 1875, p. 222 et passim.

Cidaris Blumenbachi, Cotteau, 1881. Catal. des Echin. jurass. de Normandie, p. 41. » » Rigaux, 1882. Syn. des Echin. jurass. du Boulonais, Bull. Soc. géol. de France, 3° série, t. vur, p. 620.

» » Struckmann, 1882. Neue Beiträge zur Kenntniss des Oberen Jura in der Umg. v. Hannover, (Paléont. Abth.) I, p. 5, pl. 4, fig. 1-2. » » Cotteau, Péron et Gauthier, 1883. Echinides foss. d'Algérie. Terr. jurass., fase. 1, p. 43: » » Cotteau, 1883. Echinides du S. O. de la France, p. à, pl. 1. » » Cotteau, 1884. Die Echiniden der Stramberger Schichten, p. 16, pl. 3, fig. 6-9 (Paléontol. Mittheil, 3t:r. Band. 5te, Abtheil.).

» » Aug. Boehm, 1885. Die Fauna des Kelheimer Diceras Kalkes, Echinoideen. Paléontographica, vol. 31, p 197.

» » G. Bruder, 1885. Die rauna der Jura Ablagerungen von Hohnstein in Sachsen, p. 46, (Denkschr. der math. naturw. classe der Akad. der Wissensch, vol. 50). » » Cotteau, 1886. Cat. Echin. jurass. de Lorraine, p. 4. (Congrès de l’Ass, franc. à Nancy).

Cette espèce, si bien connue et si répandue, n’est représentée, dans les collections du Portugal qui m'ont été communiquées, que par un fragment de test et deux radioles recueillis ensemble. Le fragment de test comprend la portion inférieure d’une aire interambulacraire, avec trois tubercules dans chaque série. Les serobicules sont petits, très elliptiques, entourés de granules mamelonnés formant des cercles incomplets; le tubercule, relativement peu développé, est fortement crénelé à sa base; peu de granules dans la zone miliaire. On voit encore un fragment d’une zone porifère, étroite et assez enfoncée, et la moitié d’une aire ambulacraire qui ne porte qu’une seule rangée de granules mamelonnés. Les caractères de ce fragment sont exactement ceux du Cidaris Blumenbachi dans la région qui avoisine le péristome, ainsi que j'ai pu m'en assurer par une comparaison immédiate avec un très bon individu complet.

Les radioles sont grèles, cylindriques, ù tige, dont le diamètre est de 2 mill. est ornée de côtes longitudinales très épineuses, régulières; les intervalles sont occupés par des lignes granuleuses qui forment un chagrin d’une grande finesse. Je les ai également comparés avec des radioles très typiques, et je n’ai trouvé aucune différence.

Je n’ai aucun doute sur la détermination de ces débris qui ont appartenu certainement au Cidaris Blumenbachi.

Localité.— Casa da Mina (Cap Mondégo).

Etage lusitanien.

Localités en dehors du Portugal.—(Voir dans Cotteau, Paléont. franç. loc. cit.) Très nombreuses localités de France et de Suisse. Wurtemberg. Hanovre. Angleterre. Se rencontre depuis les couches oxfordiennes jusqu’à l'étage séquanien et même ptérocérien.

“ CIDARIS FLORIGEMMA, Phillips PI. III, fig. 4-5

Synonymie

Cidaris Blumenbachi, Münster, 1826, in Goldfuss, Petref. Germ., t. 1, p. 117, pl. 39, fig. 3, (radioli non testa),

Cidaris florigemma, Phillips, 1829. Geology of Yorkshire, p. 127, pl. 3, fig. 12 et 13.

Cidaris crucifera, Agassiz, 1840. Echinodermes de la Suisse, t. 11, p. 64, pl. 21, fig. 1-4.

Cidaris oculata, Agassiz, 1840. Id. id., p. 63, pl. 21 a, fig. 15-17.

Cidaris philastarte, Thurmann, 1856, in Desor, Synopsis des Ech. foss., p. 6.

Cidaris florigemma, Cotteau, 1876. Paléontologie française, Terr. jurass. Echinides, t. x, I, p. 149, pl. 181, 182, 183, 184.

(Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce, et ajouter).

Cidaris florigemma, Blake, 1875. On the Kimmeridge elay of England, Quart. Journ. Geol. Soc. London,

for 1875, p. 222.

» » Cotteau, 1881. Catal. des Echinides jurassiques de Normandie, p. 12.

» » Rigaux, 1882. Synopsis des Echinides jurass. du Boulonnais, Bull. Soc. Géol. de France, 3me, série, t. Vin, p. 620.

» » Cotteau, 1883. Catalogue des Echinides fossiles du S. O. de la France, p. 4. (Annales de l’Académie de la Rochelle).

» » Cotteau, 1886. Catalogue des Echinides jurassiques de la Lorraiue, p. 4. (Assoc. franc,

pour l’avancement des Sc. Congrès de Nancy).

Le test de cette espèce, si connue et si souvent décrite, est représenté dans les collections que j'étudie par un seul exemplaire, incomplet, mais toutefois suffisamment bien conservé pour qu'il soit possible d'apprécier tous ses caractères et de préciser avec certitude sa détermination.

Par contre j'ai sous les yeux des radioles assez nombreux qui présentent absolument tous les caractères de ceux du Cäidaris florigemma et leurs principales variétés, et au sujet desquels aucune hésitation n’est possible. Avec eux a été recueilli un fragment d’une aire interambulacraire qui appartenait certainement au test d’un exemplaire de l'espèce. D’après une communication de M. Choffat les radioles sont très fréquents, mais ce n'est que rarement que l’on recueille des exemplaires renflés et de forte taille, d’une dixaine de millimètres de diamètre par exemple.

Localités.— Alcobacça. Reguengo.

Couches d’AlcobaÇça. Lusitanien.

Dagorda. (test).

Couches à grandes Oolites. Lusitanien.

Localités en dehors du Portugal.— Très nombreuses localités en France, en Suisse. Etage rauracien (Corallien inférieur). Terrain à Chailles. Etage séquanien. 3 %

Muggendorf. (Baviére).— Hanovre.

Rauracien.

Plusieurs localités en Angleterre.

Coralline oolite.

CIDARIS LINEA'T' A, Cotteau PI. III, fig. 6-10

Synonymie

Cidaris lineata, Cotteau, 1851. Echinides de l'Yonne. Ech. jurassiques, t. 1, p. 117, pl. A1, fig. 5-6.

» » Desor, 1856. Synopsis des Echin. foss., p. 25, pl. 3, fig. 10. » » Leymerie et Raulin, 1858. Statistique géol. de l'Yonne, p. 620. » » Cotteau, Péron et Gauthier, 1873. Echinides foss. d'Algérie, p. 14, pl. 19, fig. 14-17.

» » Tribolet, 1873. Recherches géol. sur le Jura Neuchatelois, p. 27. » » Cotteau, 1876. Paléontol. franc. Terr. jurass., t. x, p. 202, pl. 197, fig. 8-13. » » Cotteau, Péron et Gauthier, 1883. Echinides foss. d'Algérie, Terr. jurass. fase. 1, p. 42, pl. 2,

fig. 11-13.

Dimensions (Radioles) IONANAT eo cococossbcschoDv0gonGocouoc AAOUTRERE 20 à 40 mill. et plus. Diamètre maximum de la tige. ..... DRE ONE De T0 SCT) »

Tige plus ou moins fusiforme, plus ou moins renflée au milieu, parfois assez épaisse, ou bien, plus rarement, allongée, grêle, et sub-cylindrique; presque toujours elle est un peu comprimée et davantage à l’une des extrémités qu'à l’autre. L’ornementation se compose de séries longitudinales de granules arrondis, délicats, et de côtes lisses, tantôt les unes prédominent, tantôt les autres; sur un même radiole l’une des faces est garnie de côtes lisses, tandis que l’autre porte des séries de granules. On en voit sur lesquels les côtes lisses alternent presque régulièrement avec les côtes granuleuses, et d’autres qui ne présentent que des côtes lisses, mais sur lesquels, dans les intervalles, toujours larges, apparait, çà et là, une série de petits granules extrêmement délicats. La disposition des côtes lises et des séries de granules varie suivant chaque radiole, mais le mode d’ornementation se fait toujours reconnaître à première vue. Dans les intervalles entre les côtes la surface est couverte de stries longitudinales d’une grande finesse, qui, dans des échantillons très bien conservés, paraissent coupées par d’autres petites stries transverses, de manière à produire un petit treillis d’une extrême délicatesse. La tige se rétrécit rapidement vers l’extrémité qui est acuminée, rarement obtuse; autour d’elle, toutes les côtes sont lisses, lamelleuses et très saillantes. Collerette très courte, ayant l’apparence d’un petit anneau impressionné couvert de stries longitudinales, parfois aussi non limitée. Bouton assez développé; anneau saillant, strié; facette articulaire fortement crénelée; on ne compte que 13 à 14 crénelures.

Avec ces radioles on en trouve d’autres qui présentent des différences dans l’ornementation; la tige est à peu près couverte de tubercules serrés, épars, irréguliers, transverses ou allongés, formant même parfois comme des hiéroglyphes, mais, cependant, on voit, çà et là, quelque série de tubercules arrondis, bien alignés, et, aussi, par ci par là, une côte lisse. Sur un exemplaire l’une des faces est presqu'occupée tout à fait par des côtes lises, tandis que le reste a des tubercules irréguliers. Un autre échantillon, enfin, de 7 mill. de diamètre, dans lequel la moitié supérieure de la tige

seulement se trouve conservée, est couvert de tubercules irréguliers, qui sont même accompagnés de très gros tubercules arrondis, comme scrobiculés, très particuliers; mais, vers l’extrémité, les côtes lisses se forment, et, comme dans les exemplaires normaux, entourent de lamelles lisses un sommet acuminé. La surface est couverte de très fines stries longitudinales; la collerette et le bouton, dans ces radioles, sont exactement comme dans les radioles typiques; je ne crois donc pas qu'il soit possible de les séparer, d'autant plus que, dans l’un de ces derniers, je vois, vers la base, quelques tubercules irréguliers comme ceux que je viens de mentionner.

Rapports et différences.—Les radioles que je rapporte à cette espèce présentent absolument les mêmes caractères que ceux, provenant de France et d'Algérie, qui ont été décrits, et ils se reconnaissent facilement. L'espèce la plus voisine est le Cidaris subteres, Quenstedt, dont la tige est simplement finement striée, avec quelques petits tubercules parfois, sans collerette distincte.

Localités.— Panasqueira. Casal Novo, (Aruda). (Couches d’Abadia).— Cesareda.— Dagorda, (Couches à grandes oolithes).

Etage lusitanien.

Localités en dehors du Portugal.—Châtel Censoir, Druyes. (Yonne). France. Etage rauracien, ou corallien inférieur.

D'jébel Séba. (Algérie).

CIDARIS MARGINATA, Goldfuss PI. II, fg. 11-17

Synonymie

Cidaris marginata, Goldfuss, 1826. Petref. Germaniae, t. 1, p. 118, pl, 39, fig. 7 ({esta non radioli).

2 » Quenstedt, 1872-1875. Petrefactenkunde Deutschlands, IE, Echin., p. 68, pl. 63, fig. 44-54. » » Cotteau, 1876. Paléontol. francaise, Terr. jurass., t. x, I, p. 179, pl. 190, fig. 9-14, pl. 191 et pl. 192.

(Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce, à laquelle il faut ajouter): Cidaris marginata, Etallon, 1864. Paléontologie du Jura Graylois, Mém. Soc. d'Emul. du Doubs, 3° série,

vol. VII, p. 378.

» » Cotteau, 1883. Echin. foss. du S. O. de la France, p. 4.

» » Cotteau, 1884. Die Echiniden der Stramberger Schichten, p. 19, pl. 4, fig. 1-2. (Paléont. Mittheil, 3e Band. Abth. 5).

» » Aug. Boehm, 1885. Die Fauna des Kelheimer Diceras Kalkes, IL. Echiniden. Paléontographica, vol. xxx1, p. 197.

Dimensions

Diamétrensesee semer ere Doooosëc 37 à 40 mill. Hauteur, par rapport au diamètre ....................... 0,67 »

Un exemplaire incomplet avait une taille plus forte, le diamètre de l’une de ses aires interambulacraires est de 22 mill.

Test peu élevé et renflé au pourtour.

Zones porifères étroites, flexueuses, enfoncées. Pores petits, serrés, séparés, dans chaque paire, par un granule.

Aires ambulacraires étroites, flexueuses, garnies, dans l'un des exemplaires décrits, de quatre rangées de petits granules égaux; dans un autre on voit apparaître, au milieu de l’are, à l’ambitus, deux rangées supplémentaires plus faibles, ce qui en porte le nombre à six, mais ces dernières ne tardent pas à s’effacer.

Les tubercules interambulacraires, au nombre de quatre ou cinq par série, sont bien développés; les scrobicules sont circulaires, profonds, et entourés d’un renflement très prononcé surmonté d'un cercle complet de granules mamelonnés, petits, mais cependant bien séparés et très distincts de ceux de la zone miliaire. Mamelon très développé, large, hémisphérique; le col est lisse, çà et là, seulement, se présente à l’ambitus un tubercule avec de légères crénelures. Dans chaque aire l’une des plaques qui avoisinent l’appareil apical porte un tubercule atrophié. Zone miliaire large à l’ambitus, couverte de granules fins, serrés, arrondis, presqu'égaux; des granules semblables occupent l’espace qui sépare les tubercules, soit dans la ligne verticale, soit sur les bords des zones porifères, qui n’atteignent pas les cercles scrobiculaires.

Dans quelques localités autres que celles où l'on trouve les tests, on a recueilli des radioles assez nombreux absolument identiques à ceux qui sont bien connus pour appartenir à l'espèce. Leur longueur est de 16 à 27 mill., leur diamètre atteint, au maximum, 7 mill. La tige est plus ou moins fusiforme, souvent plus renflée d’un côté que de l’autre, couverte de granules saillants, arrondis, souvent épineux, disposés en séries longitudinales régulières, qui, vers l'extrémité, deviennent ordinairement des côtes lamelleuses, presque lisses. Les granules sont toujours bien plus développés sur la région la plus renflée. Les intervalles, plus ou moins larges, se montrent grossièrement chagrinés. Collerette excessivement courte, ayant l'apparence d’un petit anneau finement strié, parfois aussi presque nulle. Bouton fort court; anneau saillant, strié; facette articulaire lisse, très évasée, parfois finement crénelée, mais fort rarement.

Les radioles du Cidaris marginata varient assez notablement dans leur ornementation; je le constate dans de nombreux exemplaires, provenant, soit de la Rochelle, soit du Portugal, mais le bouton, et la petite collerette en anneau, sont toujours parfaitement identiques. Ces derniers caractères m'ont fait rapporter au Cid. marginata deux radioles un peu aberrants dans l’ornementation; l’un, de Panasqueira, à une forme tout à fait normale, mais la tige porte de gros tubercules épars partout, sauf vers le sommet, où se forment des côtes lamelliformes comme dans les autres individus: entre les tubercules la surface est couverte d'une granulation plus fine que d'habitude. Un autre échantillon, d’Alcobaça, de forte taille, a les côtes granuleuses beaucoup plus écartées que d'ordinaire. On peut sans peine rattacher ces radioles à ceux qui sont bien typiques, par plusieurs passages, et, en particulier, en examinant les individus de Nattheim figurés par M. Quenstedt.

Rapports et différences.—Les exemplaires de cette espèce bien connue, recueillis en Portugal, sont parfaitement typiques et présentent identiquement les mêmes caractères que des individus de Nattheim et de la Rochelle, auxquels je les ai comparés. Les tubercules sont presque toujours lisses, mais il s’en trouve un, parfois, qui est finement crénelé. J'ai des radioles de la Rochelle qui montrent de fines crénelures sur les facettes articulaires, tandis que la plupart sont lisses, preuve que, dans cette localité, on peut observer la même particularité sur le test. Les exemplaires avec six rangées de granules dans les aires ambulacraires se distinguent toujours du Cid. monihifera par leurs scrobicules plus enfoncés, et entourés d'un fort renflement, par leurs mamelons plus volumineux, et (très rarement crénelés.

Localités.— Casal da Madragoa près Torres-Vedras (rad.); Carrascal (rad.); Neves et Carvalho près Arruda (tests et radioles); Monte Gordo près Villa-Franca (radioles); couches d’Abadia.—Forte do Guincho (Serra de Cintra) (test).—Moulin du Cabeceiro (Torres-Vedras), radioles. Cabeco-Redondo au Monte-Junto, radioles. Calcaires grumeleux.—Cesareda (test), couches à grandes oolithes.— Alcobaça; couches d’Alcobaça (radioles).

Etage lusitanien.

Localités en dehors du Portugal.—Valfin (Jura).—La Rochelle (Charente inférieure). Ronga, (Basses Alpes), France.—Nattheim, Sirchingen, Heidenheim, etc. (Würtemberg).—Kelheim, (Bavière).

Etage séquanien.

Monthureux les Gray. (H" Saône). France.

Etage ptérocérien.

CIDARIS NEVESENSIS, P. de Loriol, 1889 P1. II, fig. 18

Dimensions (Radioles)

ODA RE A ee mi nn sean ares enes ee 28 mill.

Diamétrendeslattee Re nero 5 »

Tige cylindrique ou légèrement fusiforme, couverte d’épines comprimées, robustes, sans être très longues, acérées, disposées sans ordre ou vaguement alignées, ou bien encore arrangées en séries régulières, alors plus faibles, plus serrées, formant des côtes minces, crénelées comme par des dents de scie; souvent les épines ont plus de disposition à s’aligner sur l’une des faces que sur le reste de la tige. Les intervalles, assez larges, entre les épines et entre les côtes, sont garnis de petites rugosités ou de granules inégaux plus ou moins grossiers et plus ou moins sériés. Collerette élevée, non resserrée, bien limitée par un petit bourrelet oblique, couverte de stries longitudinales d’une très grande finesse et extrêmement régulières. Bouton très court; anneau peu saillant, finement strié; facette articulaire finement crénelée, grande, profonde.

Rapports et diflérences.— Assez voisins des radioles du Cidaris platyspina, Gauthier, ceux que je viens de décrire en différent par leurs épines plus saillantes, plus prédominantes dans l'ornementation, et, surtout, par leur collerette beaucoup plus élevée. Dans le Cid. coronomamma, Quenstedt, les épines sont plus serrées, moins saillantes, et reliées par un filet. Leur collerette élevée et leur facette articulaire crénelée, les éloignent d'emblée des radioles du Cid. marginata dont on trouve le test dans la même localité.

Localité.—Neves, (Trancoso). Assise d'Abadia. Etage lusitanien.

CIDARIS THYRSIGER, P. de Loriol, 1889 PI. IV, fig. 1-3

Dimensions

(Radioles) HONDUCHR SE Dee eee ea ee es ete Dies soie) leetleres. 3 mill. DiimetremmanunmadelUTe ere Ce eee ee 9 »

DATES AO AIAIDAS BE Ne een see et nie nie k »

Tige fusiforme, épaisse, subitement rétrécie de plus de moitié vers la base, où elle devient cylindrique; elle est armée d’épnes nombreuses, plus ou moins longues, robustes, comprimées ou co-

niques, acérées, ou aussi tronquées, ou bien simplement obtuses, éparses, ou plus ou moins nettement verticillées. Le sommet est tronqué, entouré de quelques épines devenues lamelleuses, et formant une couronne. Toute la surface, entre les épines, est occupée par des granules très fins, serrés, irréguliers, inégaux, accompagnés de stries longitudinales d’une extrême finesse; des granules semblables couvrent aussi les épines jusqu’à leur pointe. Cette ornementation est invisible à l’œii nu. La région basilaire de la tige, brusquement rétrécie et cylindrique, est tout à fait dépourvue d’épines, mais couverte de fins granules régulièrement sériés en long et également accompagnés de stries longitudinales d’une très grande finesse.

Collerette extrêmement courte, limitée, en forme de petit anneau un peu déprimé, couverte de stries très fines.

Bouton très peu développé, fort étroit. Anneau à peine saillant. Facette articulaire très finement crénelée, grande, creusée pour un gros mamelon saillant.

Rapports et différences.— Trois radioles ont servi à la description qui précéde. Deux proviennent de Panasqueira, le troisième, recueilli à Neves, au même niveau, a sur une grande partie de la tige des épines plus coniques, plus acérées, et plus éparses; à la base de la tige elles sont comprimées et tronquées comme dans les autres; tous les autres caractères étant absolument identiques, il me parait certain qu'ils appartiennent tous les trois à une même espèce. Ils présentent des caractères si particuliers qu’ils doivent certainement se rapporter à une espèce spéciale dont le test est resté inconnu. On ne saurait les confondre avec aucun de ceux du Portugal qui ont été décrits, ni avec ceux de quelqu’autre espèce de Cidaris, connue d’ailleurs. On peut cependant trouver quelqu’analogie avec les radioles du Cid. marginata, qui ont également une collerette très courte, mais ceux du Cid. thyrsiger S'en distinguent sans peine par leur forme, si subitement rétrécie à leur base, par les fortes épines granuleuses dont la tige est armée, et, par la granulation particulière qui orne la surface. Les radioles du Cid. nevesensis, que l’on rencontre dans la même localité, diffèrent par leur collerette élevée, la forme de leur tige, leurs épines, et leur granulation différente.

Localités.—Panasqueira. Neves, (Trancoso). Couches d'Abadia. Etage lusitanien.

CIDARIS GOMESI, P. de Loriol, 1889 P1. IV, fig. 4

Dimensions (Radioles)

Lino no IE domine 560550 oo0o000d60000000000020d00000 36 mill. Diamètre deilaitiges. seen LE CC re D, »

Radiole sub-fusiforme ressemblant beaucoup au radiole du Cid. florigemma, Phill; mais la tige est couverte de petits granules arrondis, presqu'homogènes, épars, serrés; dans les intervalles, très restreints, qui les séparent, la surface est tout à fait lisse et non granuleuse. A la base, la tige se rétrécit beaucoup et devient lisse. Le sommet est arrondi et entouré d’une couronne de petites côtes inégales et irrégulières qui paraissent lisses.

Collerette et bouton inconnus.

Rapports et différences.—Se distingue des radioles du Cid. florigemma par ses granules ar-

rondis, plus faibles, bien plus nombreux et plus serrés, épars, au lieu de former des séries verticales réunis par une côte très fine; puis par sa surface intermédiaire lisse, et non granuleuse.

Localité.— Moulin du Cabaceiro près Torres-Vedras. Calcaires grumeleux. Etage lusitanien.

CIDARIS GUINCHOENSIS, P. de Loriol, 1889 PI. IV, fig. 5-8

Il n'est pas possible de donner les dimensions du test, ni de préciser sa forme, car les exemplaires connus sont trop incomplets.

Zones porifères onduleuses, singulièrement étroites et très enfoncées. Les pores, très petits, sont disposés par paires un peu obliques et séparés, dans chaque paire, par un granule relativement très saillant.

Aires ambulacraires onduleuses, fort étroites, avec deux rangées de granules fins et très serrés. Au milieu de l'aire, à l'ambitus, s’intercale une rangée unique de granules plus petits qui disparait très promptement.

Les tubercules interambulacraires paraissent avoir été peu nombreux, quatre ou cinq au plus dans chacune des deux rangées. Les scrobicules sont arrondis, déprimés, entourés d'un cercle complet de granules mamelonnés, assez rapprochés, bien distincts, sans être très apparents; relativement grands à la face supérieure et à l'ambitus, ils diminuent très rapidement à la face inférieure. Le mamelon, volumineux, perforé, est garni, à sa base, de crénelures nombreuses, très fines, ou bien se montre tout à fait lisse. La zone miliaire, très étroite, est garnie de granules très fins, mais peu nombreux ; quelques granules se trouvent aussi entre les cercles scrobiculaires dans la ligne verticale, mais ils touchent immédiatement les zones porifères.

Atienant aux fragments du test, sans leur être cependant adhérent, se trouve un radiole dont il ne reste qu'un fragment de tige de 4 mill. de diamètre; elle est cylindrique, ornée de côtes granuleuses d’un côté, et, de l’autre, de séries de petites épines écartées, reliées par un filet; les intervalles, plus larges, sont couverts de très petits granules.

Un autre radiole, trouvé dans la même couche noire, dans la même localité, est complet; sa longueur est de 33 mill., son diamètre de 4{/2 mill. La tige, cylindrique, porte des côtes granuleuses comme celles du fragment décrit, mais, une moitié en étant cachée, on ne peut savoir s’il y avait aussi des séries de petites épines de l'autre côté. Vers l'extrémité, les côtes s’écartent, deviennent lisses et lamelleuses tout autour du sommet. La collerette, non resserrée, longue et finement striée, est limitée par un petit bourrelet oblique, peu apparent. Bouton peu élevé; anneau à peine saillant, strié; facette articulaire paraissant finement crénelée.

Il est probable que ces radioles ont appartenu à l'espèce. Avec eux on en trouve encore d’autres: le plus complet à 55 mill. de longueur, et un diamètre maximum de 8 mill; il est presque entier, un peu encastré dans la roche, au sommet. La tige est un peu fusiforme, elle se renfle légèrement au dessus de la collerette, et diminue ensuite très graduellement de diamètre jusqu'à l'extrémité. Elle est ornée de côtes longitudinales granuleuses, régulières, d’un côté, et de séries de petites épines reliées par un filet saillant, de l’autre; les épines et les granules sont très écartés. Les imtervalles sont larges, notablement plus larges que les côtes; leur surface est couverte de petits granules très fins, serrés, et un peu irréguliers: on distingue, en outre, des stries longitudmales d’une grande finesse. Vers l’extrémité, les côtes deviennent plus saillantes et lamelleuses, mais je ne les distmgue pas très nettement, n'ayant pu éloigner complétement la gangue. Col-

lerette courte, finement striée. Bouton peu élevé; anneau peu saillant, strié; facette articulaire très finement crénelée. Ce grand radiole a la même ornementation que le fragment qui est attenant à lun des tests; il est un peu renflé dans la région inférieure de la tige, et il a une collerette beaucoup plus courte que celle de l’autre exemplaire que j'ai figuré. Cependant il me parait très probable qu'il appartient à la même espèce, ce qui le fait surtout supposer, outre l’ornementation identique, ce sont les crénelures de la facette articulaire, particulièrement fines, et correspondant exactement aux crénelures des tubercules du test, qui sont aussi particulières par leur finesse; de plus, les tubercules du test étant très volumineux, il n’y a rien d’impossible à ce que, dans un exemplaire de taille un peu grande, les tubercules de la face supérieure puissent correspondre à la facette articulaire de ce grand radiole, destinée, évidemment, à un mamelon très développé, même eu égard à la taille du radiole. Comme il y a une grande disproportion entre les mamelons de la face supérieure et ceux de la face inférieure, on peut fort bien supposer que les premiers portaient de grands radioles comme ceux que je viens de décrire, et les seconds des radioles plus petits, cylindriques, comme celui qui est attenant au test, et comme l’autre que j'a décrit, ayant une collerette plus lonoue. Ces suppositions sont plausibles et, en attendant de nouvelles découvertes, je crois qu'il convient, pour le moment, de ne pas séparer le test des radioles décrits.

Rapports et différences.—Par ses gros mamelons lisses ou très finement crénélés, le test ressemble à celui du Cidaris marginata, mais il s’en distingue par ses aires ambulacraires qui n’ont que deux rangées de granules, ses zones porifères très étroites et très creusées, ses scrobicules non renflés au pourtour, sa zone miliaire étroite. Dans le Cid. Kimmeridensis, Cotteau, également voisin, les zones porifères sont moins étroites et moins creusées, les serobicules diminuent moins rapidement au dessous de l’ambitus, les mamelons des tubercules sont moins développés, les granules scrobicnlaires plus marquants, et plus écartés.

Localité. — Forte do Guincho.

Etage lusitanien.

CIDARIS PANASQUEIRENSIS, P. de Loriol, 1889 PI. IV, fig. 9

Dimensions

Done de Hs cocovoaoosonooocsooo 090000240000 0 3 1/, mill.

Tige cylindrique, grêle, allongée, dont la longueur est mconnue; sur 20 mill. elle diminue à peine d'épaisseur. Elle est couverte de petites épines obtuses, écartées, éparses ou vaguement alignées, tout à fait homogènes, qui commencent immédiatement au dessus de la collerette; celle ci est extrêmement courte, finement striée, ayant l’apparence d’un petit anneau impressionné très étroit. Même avec une forte loupe il est impossible de distinguer des stries longitudinales sur la surface de la tige, qui, pourtant, est bien conservée.

Bouton assez développé; anneau très saillant, découpé par des entailles écartées, étroites, mais profondes. Facette articulaire très fortement crénelée; les crénelures, en fort petit nombre, se composent d’entailles étroites et profondes, séparant des saillies larges, comme bilobées en dehors par une dépression.

Rapports et différences.—Le radiole que je viens de décrire, dont je ne connais qu’un seul échantillon, a été recueilli avec ceux du Cidaris lineata, mais je ne puis trouver aucun passage avec

ces derniers. Son ornementation est d’un genre tout à fait différent, on ne voit point de stries longitudinales sur la tige, l'anneau est profondément crénelé au lieu d’être strié. Pour le moment, du moins, Sans avoir connaissance de quelque passage, je crois qu'il convient d'envisager ce radiole comme n’ayant pas appartenu au Cid. lineata.

Localité.—Panasqueira. Couches d’Abadia.

Etage lusitanien.

CIDARIS LOULEENSIS, P. de Loriol, 1889 : PI. IV, fig. 10-11

Dimensions (Radioles)

OROUCURE ERA EEE nie ee sn see sie ec eee0 ses 32 mil. DAMETEMEN AIT ER ne ee el diese ne eo D »

Tige subcylindrique, paraissant presque tout d’une venue, un peu rétrécie vers l’extrémité et très légèrement resserrée au col. Elle est couverte de côtes longitudinales fort saillantes, très régulières, crénelées en dents de scie par de petites épines obtuses, serrées, dirigées en avant; ces côtes deviennent lamelleuses à l’extrémité qui est tronquée. Les intervalles, plus larges que les côtes, sont granuleux. La collerette est réduite à un petit anneau très étroit, à peine impressionné, finement strié en long; les côtes commencent à une faible distance. Bouton très peu développé. très court, anneau à peine saillant, finement strié; facette articulaire finement crénelée.

Rapports et différences.—Les radioles de cette espèce ressemblent assez, pour leur forme et leur ornementation, à certains radioles de Nattheim auxquels M. Quenstedt à donné les noms de Cidaris coronofilum et de Cid. coronostrictus, mais ils s’en distinguent par leur collerette à peine sensible et leurs côtes plutôt épineuses, en dent de scie, tandis que ces derniers ont de longues collerettes et sont ornés de séries de granules arrondis, très serrés.

Localité. — Cabana-queimada près Loulé; Serra de S. Miguel (Algarve). Calcaire à polypiers siliceux. Lusitanien.

CIDARIS GLANDIFERA, Goldfuss PI. V, fig. 1-2

Synonymie

Ciduris glandifera, Goldfuss, 1826-33. Petrefacta Germ., t. 1, p. 120, pl. 40, fig. 3.

» » A. Gras, 1852. Catal. des corps organisés foss. de l’Isère, p. 14.

» » Pillet, 4865. Descr. géol. des environs de Chambéry, p. 34.

> » Lory, 1860. Descr. géol. du Dauphiné, p. 273.

» » P. de Lorivl, 4868. In Pictet, Étude des fossiles de la Porte de France, d’Aisy. Mélanges

paléont., t. 1v, p. 280, pl. 42, fig. 5.

Cidaris glandifera, Coquand, 1868. Note sur le gisement du Cid. glandifera, Bull. Soc. Géol. de France, 2e série, t. 25, p. 600.

» » P. de Loriol, 1868, in E. Desor et P. de Loriol, Echinologie helv. I. Echinides jurassiques, p. d4, pl. 8, fig. 7—9.

» » Cotteau, 1869. Sur les Echinides du T. jurass. sup. en Algérie. Bull. Soc. géol. de France, 2e série, t. 26, p. 530.

» » Pillet, 1871. L’étage tithonique à Lémenc., p. 6 (Arch. de la Bibl. univ. de Genève).

» » Cotteau, Peron et Gauthier, 1873. Echin. foss. d'Algérie, I, p. 18 (Ann. des Sc. géol., t. 1v).

» » Pillet, 1875. Desc. géol. et pal. de la colline de Lémenc., p. 94, pl. X, fig. 7.

» » Cotteau, 1876. Paléontologie française. Terr. Juras., t. x, I, p. 19 et 438, pl. 195, fig. 7-43, pl. 196, fig. 1-9.

» » Cotteau, Peron et Gauthier, 1883. Echin. foss. de l’Algérie. T. jurass., fase. 1, p. 45.

» » Cotteau, 1884. Die Echiniden der Stramberger Schichten, p. 12, pl. 414, fig. 10-25 (Paleontolog. Mittheilungen, 3ter Band, 5'e Abtheil). Les autres citations de l’espèce ne me paraissent pas certaines.

Dimensions

(Radioles)

L'ONSUEUT RE MM AE RE RC 19 à 30 mill. environ Diamètre dela tige tte CR TE. Jù 1% »

Radiole glandiforme. Tige renflée, graduellement rétrécie à la base, acuminée au sommet, couverte de granules arrondis, très régulièrement sériés, formant des côtes granuleuses, qui, vers le sommet, deviennent un peu épineuses. Les intervalles, plus étroits que les côtes, sont occupés par des petits granules serrés, très fins.

Collerette extrêmement courte, couverte de fines stries longitudinales.

Bouton très peu développé. Anneau saillant, strié. Je ne puis voir si la facette articulaire est crénelée.

Rapports et différences.—Je n'ai que deux radioles à rapporter à cette espèce. Ils sont parfaitement identiques à ceux que M. Cotteau a fait figurer sous ce nom, comme aussi aux individus de Cazilhac, de l'Algérie, de Lémenc, avec lesquels je les ai comparés. J'ai été très embarrassé au sujet du nom qu'il convient de donner à cette espèce, et, si j'ai adopté celui de Goldfuss, c'est par concession plutôt que par conviction. On sait maintenant, en effet, que les radioles auxquels les anciens auteurs donnaient les noms de radioli glandari, lapides judaici, etc., ont été apportés dans les anciennes collections par des pélerins venant de Palestine, et de Syrie. On a retrouvé, dans ces régions, les gisements de ces radioles, amsi que le test auquel ils appartiennent. Ces gisements, d’après les observations de M. Fraas, et d’autres, sont cénomaniens, cela parait certain, bien que contesté plus tard par M. Noetling. En tous cas, le test et les radioles que l’on trouve en Syrie ne sont pas identiques à ceux qui proviennent des couches jurassiques supérieures d'Europe et d’Algérie. Goldfuss indique, pour son Cidaris glandifera, des gisements en Bavière, en Würtemberg, et au Randen, où il a été reconnu que l’espèce ne se trouvait pas, et il est certain, pour moi, que les exemplaires qu'il à figurés proviennent de Syrie; il faudrait donc rapporter le Cid. glandifera de Goldfuss à l’espêce cénomanienne à laquelle on voudrait laisser le nom de Cid. glandarius en souvenir des anciens auteurs. D'un autre côté, on a toujours attribué le nom de Cid. glandifera aux radioles du jurassique supérieur. Ne serait ce pas faire de la confusion que de donner un nom nouveau à cette espèce jurassique. Cependant, il le faudrait, mais je n’en ai pas le courage; il y a déjà tant de noms dans la synonymie. Desor avait pris celui de Cid. authentica, pour désigner les radioles du jurassique supérieur, mais la seule localité qu’il indique est Longwy, un gisement qu'il croyait corallien et qui est bajocien, de là provient l'individu qu'il figure, et aussi ceux que M. Quenstedt a figurés

sous ce nom. Il me parait probable qu'il s’agit là des radioles du Cid. cucumifera. On ne peut pas très bien les reconnaïtre, parce que aucune de ces figures n’est grossie, mais la circonstance du gisement est pour moi un motif de doute qui m’empêche de prendre ce nom d'authentica pour désigner l’espèce du jurassique supérieur, ce qui, si cela était correctement possible, serait la meilleure manière de se tirer d'affaire avec le nom de cette espèce, celle de Syrie conservant alors, de plein droit, celui de Cidaris glandifera.

Localité.— Moulin du Cabaceiro près Torres Vedras. Calcaires grumeleux. Etage lusitanien.

Localités en dehors du Portugal.—Lemenc près Chambéry, (Vigne Droguet) (H.® Savoie). Cazilhac près Ganges, (Hérault). L’Echaillon, (Isère). Rougon (Basses Alpes).—France.—Bärenweif, (près Bâle) Suisse.—Stramberg, Koniakau, (Moravie).—Djebel Seba, (Constantine). Chellalah, (Alger) Algérie.

Etage séquanien.

CIDARIS CHOFFATI, P. de Loriol, 1889 PI. V, fig. 3-11

Synonymie

Cidaris glandifera, var., Choffat, 1882. Bull. Soc. géol. France, t. x, p. 273. Cidaris cfr. glandifera, Choffat, 1887. Secondaire au Sud du Sado, p. 263.

Dimensions (Radioles)

HOnCUeUL en uen ec rlecutee ehee sc 18 à 30 mill. Dennêtre del Ugocco-coat0ece oeobeoccocopopebeocode Ta 15 »

Radiole glandiforme, ou, plus rarement, fusiforme, souvent très renflé. Tige subitement et très fortement rétrécie près de sa base en manière de pédoncule plus ou moins long, presque toujours un peu conique au sommet, ou quelque fois aiguë, rarement tout à fait arrondie. Elle est garnie de côtes longitudinales minces, très régulières, qui prennent naissance immédiatement au dessus de la collerette et se continuent, sans dévier, jusqu'au sommet. D'abord finement granuleuses sur le pédoncule, ces côtes deviennent bientôt épineuses et toujours plus fortement, si bien que, dans le quart supérieur, elles se composent d'une série d'épines comprimées, droites, rapprochées, plus ou moins acérées, et reliées par un filet. D’autres côtes plus ou moins nombreuses naissent dans les intervalles, plus ou moins près de la base, et se continuent, avec la même régularité, jusqu'au sommet, qui est occupé par de forts tubercules épineux plus ou moins allongés. Les intervalles, presque toujours notablement plus larges que les côtes, sont ordinairement occupés par des grauules très petits, tantôt formant une série unique, régulière, ou bien isolés, et très écartés; le reste de la surface est lisse, sans stries longitudinales ; rarement on voit ces granules plus serrés et plus abondanis, ils sont toujours très délicats. Collerette très étroite, très finement striée en long, le plus souvent limitée par un petit filet.

Bouton fort peu développé eu égard au volume du radiole. Anneau peu saillant, finement

strié. Facette articulaire ou lisse, ou, plus rarement, très finement crénelée; le mamelon qu’elle coiffait devait être relativement peu volumineux.

Variations.— Les nombreux radioles de cette espèce que j'ai examinés ne présentent que peu de modifications. Leurs caractères sont, en général, très constants. J’ai dit que la tige était plus ou moins renflée; les exemplaires lancéolés, et même aigus au sommet, ne sont pas rares; les côtes longitudinales, dont la tige est garnie, sont plus ou moins serrées par suite de l’intercalation plus ou moins fréquente de côtes intermédiaires. Quelquefois les côtes sont très saillantes, très serrées et leurs intervalles profonds, le plus souvent c’est le contraire qui a lieu. Rarement on voit un individu dans lequel les épines soient bien plus fortes que dans la très grande majorité des autres, rarement aussi on en rencontre un dans lequel elles sont notablement plus faibles.

Rapports et différences.— Voisins, par leur forme, des radioles du Cidaris glandifera, Goldfuss, ils s'en distinguent par leurs côtes bien plus minces, composées, non de granules, mais d’épines, la plupart du temps très fortes vers le sommet, et par sa surface, dans les intervalles, occupée seulement par de petits granules rares et bien définis, et non par une granulation serrée ou une sorte de ponctuation. :

Localités.— Canhestro près Alemquer; Achada près Torres Vedras; Tapada de Villa Franca; couches d’Abadia.— Cabeco Redondo; facies à Hexactinellides des couches du Monte-Junto.—Plateau de Cesareda, Dagorda; couches à grandes oolithes.— Alportel (Algarve); calcaire à polypiers siliceux.

Etage lusitanien.

CIDARIS GUIMARAÀESI, P. de Loriol, 1889 PI. V, fig. 12-16

Dimensions

(Radioles)

FOTOS ee M Too acoobnopnooooceacosbIoGsouvoopon 18 à 43 mill. Damnae de 19 M6 2e 6o005o000000000050000000206006 120250

Radiole glandiforme, le plus souvent très renflé, arrondi au sommet, rarement un peu acuminé, et, seulement, tout à fait à l'extrémité. Rarement aussi la tige est plus allongée, beaucoup moins renflée, et étranglée vers le milieu. Elle est toujours très resserrée au dessus de la collerette, où elle se montre couverte de petits granules très fins, très serrés, plus ou moins régulièrement alignés; ces granules augmentent rapidement de volume, s’allongent, s’écartent et, vers l'extrémité, forment, en se soudant, des côtes lamelleuses très saillantes et, ordinairement, un peu crénelées; sur la convexité du sommet se trouvent quelques tubercules épineux, isolés, très saillants. Les tubercules sont toujours notablement plus accentués, plus volumineux, plus sériés sur l’une des faces que sur l’autre. Entre les tubercules et les côtes lamelleuses la surface est absolument lisse, sans granules ni stries longitudinales. Collerette très courte, avec l'apparence d’un anneau fort étroit, finement strié, légèrement impressioné, qui, parfois, se distingue à peine; les granules de la tige apparaissent immédiatement au dessus.

Bouton très peu développé, eu égard à la taille des radioles. Anneau saillant, fortement strié; facette articulaire garnie de crénelures fortes et peu nombreuses; le mamelon qui portait ces radioles, souvent énormes, était singulièrement petit.

Variations.—Indépendamment des quelques modifications dans la forme que j'ai indiquées, le volume peut varier dans de grandes proportions, et l'ornementation aussi, mais, dans ce sens seulement, que les tubercules sont plus ou moins serrés, augmentent plus ou moins rapidement, sont plus ou moins accentués sur l’une des faces que sur le reste de la tige; les côtes lamelleuses du sommet peuvent être plus ou moins serrées et plus ou moins saillantes, mais elles se montrent toujours, et sans exception.

Rapports et différences.— Le test auquel appartenaient ces radioles n'a pas encore été découvert, aussi il est impossible de savoir s'ils doivent être rangés parmi les Pseudocidaris, ou bien si ce sont véritablement ceux d'un Cidaris. Les rapports avec ceux du Cidaris glandifera m'ont engagé à les classer provisoirement dans ce dernier genre. Ils sont abondants et nettement caractérisés par les côtes lamelleuses qui entourent tout le sommet, la grande finesse des granules à la base de la tige, et la surface tout à fait lisse entre les tubercules et les côtes. Cette ornementation les fait distinguer sans peine, soit du Cid. glandifera, Goldfuss, soit du Cid. Choffati, P. de Loriol; ils ne sauraient être confondus ni avec le Cid. tithonia, Gemellaro, ni avec aucune autre espèce à moi connue.

Localités.— Cachoeiras, Refugidos, Canhestro, Sôpo, Serra (entre Villa Franca et Alemquer). Alemquer.—Carvalho près Arruda dos Vinhos.—Moulin du Gaio et Casal da Madragoa (Torres Vedras.) Etage lusitanien.— Couches d’Abadia.

RHABDOCIDARIS HORRIDA., Merian

PI. V, fig. 17-20

Synonymie

Cidarites maximus, pars, Münster in Goldfuss, 1826-33. Petref. Germ., t. 1, p. 116, pl. 39, fig. 1 (radioli non testa).

Cidaris horrida, Mérian, in Agassiz, 1840. Descer. des Echinides foss. de la Suisse, t. 2, p. 72, pl. XXF°, fig. 2.

Cidaris anglosuevica, Oppel, 1856. Die Jura formation, p. 436.

Rhabdocidaris antiquata, Cotteau et Triger, 1857. Echinides de la Sarthe, p. 3, pl. L, fig. 7.

Diplocidaris Heuvelini, Cotteau et Triger, 1857. Id. id., p. 41, pl. IL, fig. 8.

Rhabdocidaris horrida, E. Desor et P. de Loriol, 1869. Echinologie helvétique, I, Ech. jurassiques, p. 60 et 392, pl. 8, fig. 14-17, et pl. XII, fig. 8.

» » Cotteau, 1878. Paléontologie française, Terr. jurass., t. x, [, p. 28, pl. 209 et 210, fig. 1-7.

(Voir dans ces ouvrages la synonymie). Cidarites praenobilis, Quenstedt, 1872-75. Petrefactenkunde Deutschlands [IL Echiniden, p. 96, pl. 65, fig. 1-5,

et f. 7-24.

Rhabdocidaris horrida, Choïfat, 1880. Lias et Dogger, errata à p. 26. » » Cotteau, 1881. Catalogue des Echinides de Normandie, p. 43.

» » Cotteau, 1886. Catal. des Echin. jurass. de la Lorraine, (Assoc. franc. pour l’avancement des Sciences, Congrès de Nancy), p. 4.

Dimensions

(Radioles) DAME TEEN ANITE ER ME ice eee eee 5 à 7 mill.

Radioles cylindriques, à peine rétrécis à la base, très allongés, dont la longueur est incon-

nue. Tige couverte de granules inégaux et d'épines éparses plus ou moins longues, plus ou moins clairsemées, moins saillantes sur l’une des faces, qui se trouve ordinairement un peu plus aplatie.

Collerette peu élevée, striée.

Bouton peu développé. Anneau saillant, strié. Facette articulaire fortement crénelée.

Avec ces radioles on a recueilli quelques plaques coronales du test d’un Rhabdocidaris qui présentent bien les caractères de celui du Rhabd. horrida. Les scrobicules, circulaires on un peu elliptiques, sont entourés d’un cercle de granules mamelonnés, bien développés, espacés; le mamelon n'est pas très volumineux, mais entouré de très fortes crénelures. Les granules miliaires sont fins et abondants.

Rapports et différences.— Les fragments de radioles et les débris de test recueillis en Portugal, que je viens de décrire, présentent parfaitement les caractères du Rhabdoc. horrida, et, quoique ces matériaux soient bien incomplets, et imposent, par ce fait, quelque réserve, je crois être certain de ma détermination. J'avais d’abord rapporté ces radioles au Rhabdoc. pandarus, d’Orb.. ils en sont, en effet, fort voisins, cependant, comme ils portent des épines et non des tubercules arrondis, sans aucune tendance à s’aligner, ils convient de les rapporter plutôt au Rhabdoc. horrida. Parmi les variétés connues des radioles de ce dernier, il s’en trouve qui paraissent tout à fait identiques.

Localité. —Peniche.

Etage aalénien.

Localités en dehors du Portugal.—Nombreuses localités en France et en Suisse. Eschmgen. Bopfingen, etc. (Wurtemberg).

Etage bajocien.

Gristhorpe bay (Yorkshire). Angleterre.

Grande oolithe. Etage bathonien.

RHABDOCIDARIS MAJOR, Cotteau PL. V, fig. 21

Synonymie

Rhabdocidaris major, Cotteau, 1878. Paléontologie française, Terr. jurass., t. x, I, p. 254, pl. 206, fig. 8-10, pl. 207, pl. 208, fig. 1.

» » Choffat, 1880. Lias et Dogger. Addenda à p. 31.

Un fragment de radiole, de 18 mull. de diamètre, dont la longueur est inconnue, parait pouvoir être rapporté à cette espèce. La tige est cylindrique, brusquement rétrécie en pédoncule à sa base. La surface est altérée, mais on distingue encore fort bien, sur quelques points, les petits tubercules écartés, arrondis ou allongés, dont elle était ornée.

Collerette très courte, finement striée en long.

Bouton peu développé. Anneau peu saillant. L’usure permet à peine de distinguer les crénelures de la facette articulaire.

Rapports et différences.—Les caractères que permet d'apprécier le fragment incomplet dont il est ici question sont ceux des radioles du Rhabdocidaris major, et je crois pouvoir le rapporter à cette espèce; la tige est seulement un peu plus brusquement rétrécie en pédoncule que dans les échantillons figurés par M. Cotteau. Je ne vois pas de quelle autre espèce on pourrait le rapprocher. Il ne présente pas les caractères ordinaires du Rhabd. copeoides.

Localité.— Thomar.

Etage aalénien.

Localités en dehors du Portugal.—Soliès —Toucas, Esparron (Var). Couches à Ammonites aalensis. Aalénien.

RHABDOCIDARIS GUTTATA, Cotteau PI V, fig. 22

Synonymie

Rhabdocidaris guttata, Cotteau, 1868. In Cotteau et Triger, Echinides du Dept. de la Sarthe, p. 68, pl. 15. fig. 4 et 2, p. 392.

» » Desor, 1858. Synopsis des Echin. foss., suppl., p. 435. » » Dujardin et Hupé, 1862. Suites à Buffon, Echinodermes, p. 487. » » Cotteau, 1878. Paléontol. franc. terr. jurass., t. x, I, p. 278, pl. 217.

Dimensions

IDEMMÉcoocosoodeeeosedob docs oo oc do Do e condo ou 50 mill. Hauteur approximative. .................. Te et ee 40 »

Test assez déprimé.

Zones porifères subonduleuses, plus larges que l'aire ambulacraire, à peine un peu déprimées. Pores oblongs, unis par un sillon peu creusé; chaque paire de pores est séparée de sa voisine par une cloison étroite qui porte une série de très petits granules.

Aires ambulacraires relativement étroites et non renflées. Sur le bord immédiat, de chaque côté, une série de granules petits, égaux entre eux, contigus, crénelés et perforés. Dans l’espace intermédiaire se trouvent des petits granules assez abondants, inégaux, à peu près épars. Cependant, sur chaque plaque, il s’en trouve un qui est un peu plus gros que les autres, et leur réunion forme encore, de chaque côté, une seconde série, mais elle est peu régulière et peu apparente. Chaque plaque ambulacraire porte 3 ou 4 granules, indépendamment des petits tubercules marginaux.

Les aires interambulacraires sont fort larges. Malheureusement l’oursin est engagé de telle manière dans la roche qu'une seule est en vue, et elle se trouve gravement altérée. Je puis constater que les scrobicules sont circulaires, à fleur du test, entourés d’un cercle complet de granules fort petits, écartés les uns des autres; les tubercules sont fortement crénelés. On voit, en outre, que la zone milaire est large; sur un point seulement on distingue quelques uns des granules qui la garnissent; ils sont inégaux, les uns, un peu plus gros, sont arrondis, les autres sont allongés en forme de larmes. Entre les scrobicules et les zones porifères l’espace est, relativement, étroit, avec un petit nombre de granules seulement.

Test très épais.

Rapports et différences.—Je ne connais qu'un seul exemplaire pouvant être rapporté à cette espèce; les caractères que l’on peut apprécier sont parfaitement ceux qui lui ont été assignés, mais, comme cet individu est défectueux, il importe cependant de faire quelques réserves quant à sa détermination en attendant de nouvelles découvertes.

Localité.— Serra das Alhadas (Cap Mondégo).

Callovien supérieur.

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