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RHABDOCIDARIS SAGRESENSIS, P. de Loriol, 1889 PI. VI, fig. 1
Dimensions
Diamètre. ess uit ERP 5 mill.
Tige allongée, légèrement ovale, cylindrique à la base, ornée d’épines obtuses, robustes mais courtes, éparses, écartées, et de granules épineux, beaucoup moins développés, épars ou vaguement alignés, mais toujours écartés. Dans les mtervalles la surface est très finement striée.
Collerette élevée, très finement striée en long, limitée par un petit bourrelet, au dessus du quel se trouve un espace assez long sur lequel n’existent pas de fortes épines.
Bonton bien développé. Anneau très saillant, finement strié. Facette articulaire avec 13 crénelures élevées et très fortes.
Rapports et différences. —Le radiole décrit, dont la tige n’est pas connue dans sa partie su-
périeure, mais, qui est, du reste, bien conservé, ne me parait se rattacher à aucune des espèces connues. Il ne saurait être rapproché, en particulier, du Rhabdocidaris copeoides, Desor. Je l'ai rapporté à un Rhabdocidaris plutôt qu'à un Cidaris à cause de son ornementation et des crénelures très fortes et très peu nombreuses de sa facette articulaire.
Localité.—Sagres (Algarve).
Etage callovien (Couches à fossiles pyriteux).
RHABDOCIDARIS ORBIGNYANA, (Agassiz) Desor PL VI, fig. 5-17
Synonymie
Cidaris orbignyana, Agassiz, 1840. Catal. Ectyp. Mus. neoc., p. 10. Cidaris tripterygia, Agassiz, 1840. Catal. Ectyp. Mus. neoc., p. 10. Rhabdocidaris orbignyana, Desor, 1856. Synopsis des Echin. foss., p. 40, pl. L fig. 3, pl. VII, fig. 79. Rhabdocidaris macroacantha, Thurmann et Etallon, 1863. Lethea bruntrutana, p. 339, pl. 48, fig. 21. Rhabdocidaris orbignyana, Cotteau, 1878. Paléontologie française. Terr. jurass., t. x, I, p. 299, pl. 223, 224, 225, 226, fig. 1-7.
(Voir dans cet ouvrage la synonymie de l'espèce, et ajouter). Rhabdocidaris orbignyana, Cotteau, 1881. Catalogue des Echinides jurassiques de Normandie, p. 43. » » Rigaux, 1882. Synopsis des Echin. jurass. du Boulonnais, Bull. Soc. géol. de France, 3e série, t. 8, p. 621.
» » Cotteau, 1883. Echinides du S. Ouest de la France, p. 16. » » Aug. Boehm, 1885. Die Fauna des Kelheimer Diceras Kalkes, III. Echiniden, Paleontographica, vol. 31, p. 198, pl. A7, fig. 2. » » Cotteau, 1886. Catal. des Echin. jurass. de Lorraine, p. 4. Assoc. franç. pour l’avt. des Sciences, Congrès de Nancy.
Rhabdocidaris nobilis, Zittel, 1887. Handbuch der Paleontologie, 1, p. 495.
ID'ÉMATHERS ed co 0 dd 5 à A EE ee SE RE SR 65 mill. ÉUNP moe din e 2 DO IDE A ee 0 EN A ES LG »
Test circulaire, élevé, un peu rentrant à la face inférieure.
Zones porifères relativement fort larges, un peu plus larges que les aires ambulacraires, onduleuses. Pores unis par un large sillon séparé des voisins, de chaque côté, par une mince cloison.
Aires ambulacraires relativement étroites, onduleuses, comme les zones porifères ; elles portent, de chaque côté, une série tout à fait marginale de petits granules mamelonnés, peu apparents. puis deux séries internes de granules plus petits. Chaque plaque porte donc un granule à chaque extrémité, et il existe encore quelques petites verrues.
Les tubercules des aires interambulacraires sont au nombre de sept par série. Celui que porte la plaque qui touche à l'appareil apical, est, en général, avorté, les plus développés sont à la face supérieure, et ils diminuent graduellement jusqu'au péristome en devenant un peu elliptiques. Les scrobicules sont arrondis, peu déprimés, entourés d’un cercle complet de granules mamelonnés, peu apparents, écartés. Mamelons assez saillants, dominant une base élevée, très fortement crénelée. Zone miliaire fort large, plane, couverte de petits granules épars, inégaux, espacés, arrondis ou allongés; la suture médiane est fort peu sensible; quelques petits granules couvrent aussi l’espace étroit qui sépare les granules scrobiculaires des zones porifères.
Radioles. Dans la même localité que le test on a trouvé les radioles connus pour appartenir à l'espèce. La tige est ordinairement subcylindrique à la base, puis massive, plus ou moins tricarénée ou prismatique, ou plus ou moins comprimée. Elle est ornée de petites côtes longitudinales, plus ou moms nombreuses, plus ou moins saillantes, plus ou moins fines, ordinairement granuleuses ou épineuses, parfois aussi lisses. Sur les angles se remarque aussi une série de petites épines plus ou moins allongées. Toute la surface intermédiaire est occupée par de nombreux granules épineux, iné- -Gaux, épars.
Collerette fort courte, finement striée.
Bouton peu développé relativement à la taille du radiole. Anneau saillant, strié. Facette articulaire fortement crénelée.
Je rapporte à cette espèce, mais sans certitude, un petit radiole trouvé avec les autres; sa longueur est de 18 mill.; son diamètre de 5 mill. La tige, un peu claviforme, porte des petites côtes longitudinales fines, tranchantes, plus ou moins longues, parfois interrompues, se réunissant toutes au sommet qui est un peu acuminé. La surface est couverte de granules très fins et plus ou moins alignés. La collerette et le bouton sont comme dans les grands exemplaires. Il se peut que ce petit radiole ait été attaché à l’un des petits tubercules de la face inférieure.
Rapports et différences.—Le Rhabdocidaris orbignyana, espèce bien connue et parfaitement décrite par M. Cotteau (loc. cit.), est représentée dans les couches Jurassiques du Portugal par des exemplaires du test et par des radioles des mieux caractérisés. Elle se distingue, en particulier, des autres espèces, par ses aires ambulacraires étroites, avec quatre séries de granules seulement, et par ses radioles.
Localités.—Plateau de Cesareda (tests et radioles), couches à grandes oolithes et couches à Lima alternicosta.— Alcobaça (radioles), couches d’Alcobaça.—Castanheira, Monfalim (Sobral) (plaques isolées), couches d’Abadia.
Etage lusitanien.
Localités en dehors du Portugal.-—La Rochelle, le Havre et nombreuses localités en France. —Kelheim (Bavière).
Etage séquanien et étage ptérocérien.
Vorbourg, Celle, Porrentruy (Jura Bernois), Suisse.
Etage virgulien.
RHABDOCIDARIS DELG-ADOI, P. de Loriol, 1889 PI. VII, fig. 1-19
Dimensions
(Radioles)
Longueur inconnue, elle atteignait au moins . ...…. Don 26000 70 à 80 mil. Epaisseundedlaitice eRÆReeRe CC CCC CCE CCC TE 5àa410 »
Tige cylindrique, presque toujours plus ou moins aplatie sur l’une de ses faces, nullement rétrécie, mais, au contraire, S’épaississant immédiatement au dessus du bouton et assez brusquement. Elle est armée d’épines courtes, mais acérées, plus ou moins serrées, disposées sans ordre, les premières, cependant, à la base de la tige, forment presque toujours un verticille à peu près régulier, à quelque distance de la collerette. Toute la surface, entre les épines et sur les épines, est couverte de granules très fins, plus ou moins serrés, mégaux, épars, ou formant des séries longitudinales peu régulières. Dans deux ou trois échantillons que je ne puis, du reste, séparer des autres, les granules sont plus distinctement sériés, et des côtes lisses, prenant l'aspect de lamelles tranchantes, minces, élevées et plus ou moins dentelées. remplacent en partie les épines. Sur la face plus ou moins plane que l’on remarque sur presque tous les échantillons, il y a, ordinairement, moins d’épines. Aucun exemplaire n’est complet, mais, d'après des fragments, on voit que dans certains de ces radioles, tout au moins, la tige allait en s’effilant graduellement, et, vers l'extrémité, se développaient particulièrement les côtes lamelleuses et les séries de granules.
Deux radioles coiffaient des tubercules avortés de la face supérieure, ainsi qu'on le voit par leur facette articulaire. L’un a la dimension ordinaire, et il est couvert d’épines serrées, un peu alignées, l’autre est très petit et presque lisse avec des côtes lamelleuses.
Collerette très courte, ayant la forme d’un très petit anneau, légèrement impressionné, très distinct, couvert de stries longitudinales d’une très grande finesse.
Bouton relativement peu développé. Anneau saillant, strié, facette articulaire fortement crénelée, les crénelures espacées.
Quelques petits radioles de 18 à 30 mill. de longueur, trouvés dans la même localité, me paraissent appartenir très probablement à la même espèce; ils sont aplatis, arrondis au sommet, graduellement élargis depuis la base, avec des lamelles costiformes, lisses, tout à fait semblables à celles que j'ai signalées sur quelques uns des grands échantillons. La collerette et le bouton sont en tout semblables à ceux de ces derniers. On pourrait aussi rapprocher ces petits radioles de ceux du Rhabdocidaris orbignyana, car on en trouve, à Cesareda, dans les mêmes couches que le test et les radioles de cette espèce, mais associés également aux radioles typiques du Rhabd. Delgadoi. Par contre, on les rencontre aussi, avec ces derniers, à Monte do Gaio, où, jusqu’à présent, on n’a point trouvé le Rhabd. orbignyana. est donc beaucoup plus probable qu'ils appartiennent au Rhabd. Delgadoi, avec les radioles duquel ils se relient assez évidemment, par certains passages.
Variations.—Les divers radioles, assez nombreux, appartenant à cette espèce, que j’ai sous les yeux, se reconnaissent facilement à leur tige rapidement épaissie à partir de la collerette qui est fort courte, à leurs épines, à leur forme. Les modifications qu’ils présentent sont peu considérables, sauf dans les exemplaires, en petit nombre, pourvus de lamelles costiformes lisses, que je ne puis séparer des autres.
Ainsi qu'il a été dit, presque tous les individus présentent une surface plus ou moins plane en partie dépourvue d’épines, et, presque toujours, les premières épines, à la base de la tige, sont disposées en verticille. Un petit nombre de radioles, trouvés avec les autres, ont la tige presque cylindrique, avec des épines plus courtes, mais plus serrées, sans aucun verticille au dessus de la collerette. On ne saurait, du reste, comment les séparer.
Rapports et différences.— Ces radioles se distinguent facilement de ceux du Rhabd. orbignyana, avec lesquels on les rencontre souvent; ils en différent suffisamment par leur forme, en particulier par leur renflement au dessus du bouton, et. aussi. par leur ornementation. Ils ressemblent davantage à ceux du Diplocidaris verrucosa, Gauthier, que l’on rencontre dans les mêmes localités, mais on les reconnait de suite à la présence d’une collerette bien définie et à l’épaississement subit et prononcé de la tige au dessus de cette dernière; l’ornementation de la surface, entre les épines, est aussi plus délicate, moins dense, dans le Dipl. verrucosa, et les granules ne se disposent pas en séries, de plus, les épines ne sont jamais disposées en verticille dans les radioles de cette espèce.
Localités.— Moulin du Gaio, Panasqueira (Torres Vedras), Casal-Novo (Arruda), Curvaceira (Alemquer), Cesareda.
Etage lusitanien.
RHABDOCIDARIS CAPRIMONTANA, Desor PI. VII, fig. 20-25
Synonymie
? Cidaris spatula, Agassiz, 1840. Catal. Ectyp. Mus. neoc., p. 40. ? Cidarites cylindricus, Quenstedt, 1852. Handbuch der Petref., p. 645, pl. 49, f. 6. Rhabdocidaris caprimontana, Desor, in Cartier, 4861. Der obere Jura bei Oberbuchsitten, in Verh. der naturf. Gesell. von Basel, vol. 3, p. 62.
» » E. Desor, et P. de Loriol, 1869. Echinologie helvétique, I. Terr. jurass., p. 65, pl. IX, fig. 5-11.
» » Cotteau, 1878. Paléontologie française, Echinides, Terr. jurass., t. x, I. p. 282, pl. 218, fig. 5-7, pl. 219, pl. 220, fig. 1-4. (Voir dans ces deux ouvrages la synonymie de l’espèce).
Je rapporte au Rhabdocidaris caprimontana un certain nombre de radioles qui présentent les caractères généraux de ceux que l’on attribue à cette espèce, et qui, de même que ceux-ci, différent notablement pour la forme. Aucun n’est complet.
La tige est subcylindrique, ou claviforme, ou triangulaire, ou un peu aplatie en forme de rame; elle est toujours très rétrécie à la base, où se trouvent des épines écartées, assez fortes.
La surface est occupée par des granules épineux qui, le plus souvent, forment des séries longitudinales plus ou moins écartées, plus ou moins régulières, plus ou moins développées. Dans un radiole à peu près claviforme, un peu triangulaire au sommet, dont la tige a un diamètre de 15 mill., les granules sont très fins, et forment des séries régulières. Dans un autre, très incomplet, la tige,
vers la base, avait un diamètre de 22 mill.; sa forme était subtriangulaire, aplatie, avec l’une des faces plane, et les autres convexes; la surface est couverte de très fins granules qui paraissent épars; au dessus du rétrécissement basal se montrent des épines assez fortes, écartées. Un autre radiole était aplati avec une coupe ovale transverse, mais moins convexe d’un côté que de l’autre, de fortes épines sont développées sur les deux tranchants, et d’autres, un peu plus faibles, forment des séries très écartées sur les faces. Un autre, ovale transverse, est couvert de côtes longitudinales très fines, écartées, surmontées d'épines très délicates, peu saillantes. Un autre, enfin, de 15 mill. de largeur, est aplati, un peu fusiforme, sa coupe est ovale transverse, sa surface est couverte de petits granules épineux, épars, où, aussi, vaguement alignés, irréguliers, avec quelques rares épines faisant saillle Ça et là, et plus ou moins sériées: à la base, brusquement rétrécie, se trouvent des épines plus fortes.
Collerette courte, finement striée, rarement apparente.
Bouton assez développé. Anneau saillant. Facette articulaire indistincte.
Tous ces radioles appartiennent ils à une même espèce? c’est ce que je ne saurais affirmer: ils ne varient pas davantage dans leur forme que ceux qui sont généralement figurés comme appartenant au Rhabdocidaris caprimontana, et ils présentent le même systême d’ornementation. C’est pourquoi je les rapporte à cette espèce. Il ne faut pas, du reste, se dissimuler que la détermination des radioles de Rhabdocidaris est toujours un peu sujette à caution; ils variaient beaucoup de forme, sur un même exemplaire, et, le plus souvent, l'ornementation ne fournit pas des caractères constants.
Rapports et différences.— Les radioles du Rhabd. caprimontana, ainsi que je l’ai expliqué dans l’'Echinologie hélvétique, sont très voisins de ceux du Rhabd. copeoides des couches oxfordiennes inférieures et calloviennes, et en différent seulement par quelques points de détail qu'il n’est pas toujours facile de constater. Le test des deux espèces est plus différent. Les radioles, semblables à ceux qui viennent d'être décrits, que l’on rencontre dans les couches rauraciennes et séquaniennes, sont généralement rapportés au Rhabd. caprimontana, j'ai fait de même. Cette détermination est fort probable, sans être absolument correcte.
Localités.—Ponte de Farta Päo près Malveira.—Forte do Guincho.—Sôpo et Refugidos (Alemquer).— Cesareda.— Cabana-Queimada au Sud de Loulé (Algarve). (Calcaire à polypiers siliceux). Lusitanien.
Localités en dehors du Portugal.—Sennevoy (Yonne). Torpes (Doubs). Lemenc (Savoie), et autres nombreuses localités en France.—Chellalah (Algérie).
Etages oxfordien et séquanien.
Birmensdorf, Kreisacker, etc., Suisse.
Etage oxfordien.
Lägern, Geisberg, Thiergarten, etc., Suisse.
Rauracien. Terrain à Chailles.
Rhyfluh, Baden, Lägern, Suisse.
Etage séquanien.
RHABDOCIDARIS CRASSISSIMA, Cotteau PI. VII, fig. 26-29
Synonymie
Rhabdocidaris crassissima, Cotteau, 1860. Echinides nouveaux ou peu connus, I, p. 35, pl. 5, fig. 10. Rhabdocidaris clavator, E. Desor, 1873, in P. de Loriol et E. Desor, Echinologie helvétique. Terr. jurass., ’ p. 78, pl. XI, fig. 5.
» » Choffat, 1878. Esquisse du callovien et de l’oxfordien, p. 76. Rhabdocidaris crassissima, Cotteau, 1878. Paléontologie française. Terr. jurass., t. x, 1, p. 257, pl. 208, fig. 2-3 (non 4).
» » Cotteau, 1880. Paléontologie française. Terr. jurass., t. x, I, p. 440, pl. 264, pl. 262, fig. 1-3.
Rhabdocidaris clavator, Cotteau, 1878. Paléontologie française. Terr. jurass., t. x. L. p. 347.
Dimensions (Radioles)
Diametredelaitisenausommel tente eee ce 18 à 30 mill.
Radiole claviforme, de très grandes dimensions. La tige, très épaisse au sommet, très resserrée à la base, est couverte de granulations plus ou moins épineuses, fines, éparses ou irrégulièrement sériées, et très serrées sur le corps de la tige, encore plus fines, très serrées et éparses au sommet qui est tantôt tronqué et un peu concave, ou arrondi, ou un peu acuminé. L’ornementation varie un peu, les granulations peuvent devenir de véritables épines à la base de la tige. et se continuer, en s’affaiblissant, et en formant des séries écartées et régulières presque jusqu’au sommet. Tantôt les granulations sont partout sériées, tantôt elles sont éparses sur une portion de la surface; elles varient aussi notablement dans le degré de leur finesse. Entre les granulations, la surface est couverte d’un chagrin extrêmement fin qui ne se voit bien que là où les séries granuleuses sont un peu écartées.
On voit, sur un échantillon, l'extrémité de la collerette qui n’est pas impressionnée, mais couverte de très fines stries longitudinales. Bouton inconnu.
Je n'ai pas vu de test, provenant de la même localité, auquel il conviendrait de rapporter ces radioles.
Je crois devoir rapporter, provisoirement du moins, au Rhabdocidaris crassissima, un radiole claviforme de 17 mill. de diamètre maxium, provenant de Carrapateira, qui, tout en présentant de nombreux points de ressemblance avec les radioles de cette espèce, en différe cependant par sa tige ornée d’épines formant des séries bien plus régulières, devenant même des côtes lamelleuses; le sommet, tronqué et un peu enfoncé, est couvert de granules épineux comme dans les radioles du Rhabd. crassissima. Il présente aussi des rapports avec les radioles du Rhabd. caprimontana.
Rapports et différences.—Les exemplaires du Portugal correspondent fort exactement à ceux qui ont été décrits et figurés dans la Paléontologie française, et je n’ai pas de doute sur leur détermination. M. Cotteau regarde comme synonyme le Rhabd. clavator, Desor; lorsque je décrivis ce radiole, qui porte à sa base des épines plus fortes que dans les autres individus, il paraissait différent de l’unique exemplaire connu du Rhabd. crassissima, qui passait pour provenir de l'étage ba-
jocien (et qui était, en réalité, du séquanien inférieur). Maintenant que des passages ont été découverts, je pense aussi qu'il convient de réunir ces deux espèces.
Localité.— Plateau de Cesaréda, couches à grandes oolithes. Lusitanien.
Localités en dehors du Portugal.— Clairvaux (Jura), France. Zone à Am. bimammatus. Rauracien.
Graitery, Montchaibeux (Jura bernois), Suisse.
RHABDOCIDARIS ARRUDAENSIS, P. de Loriol, 1889 PI. VI, fig. 3-4
Dimensions (Radioles)
Diamètre de la tige. 2222220008 PE En 8 mill.
Tige un peu pentagonale vers la base, garnie de fortes épines obtuses ou acérées, coniques ou comprimées, irrégul èrement disposées, éparses, ou vaguement alignées. Dans les intervalles, la surface est occupée par des granules épineux, fins, serrés, épars, où, çà et là, vaguement alignés, en formant des petites côtes; ils sont eux mêmes, ainsi que les épines, couverts de stries longitudinales d’une très grande finesse. Une faible partie de la tige, seule, est connue.
Collerette élevée, assez resserrée, couverte de Stries longitudinales extrêmement fines, nettement limitée par un petit bourrelet sur son bord supérieur, au dessus duquel commencent, immédiatement, les granules et les épines.
Bouton peu élevé, anneau saillant, finement strié. Facette articulaire crénelée.
Rapports et différences.—Les radioles que je viens de décrire sont, malheureusement, brisés, de sorte que la partie supérieure de la tige reste inconnue, mais, du reste, ils sont très bien conservés, et, je ne connais aucune espèce de Cidaris ou de Rhabdocidaris à laquelle ils pourraient être attribués. Je n’ai aucune notion sur le test auquel ils ont appartenu. On trouve, dans la même localité, des plaques isolées d’une grande espèce de Rhabdocidaris qu’il m’est impossible de distinguer du Rhabd. orbignyana, mais ces radioles ne sauraient appartenir à ce dernier, et, d’ailleurs, les crénelures de leurs facettes articulaires sont beaucoup plus fines que les crénelures des tubercules de ces plaques. |
Localité. — Casal-Novo (Arruda).
Etage lusitanien. Assise d’Abadia, partie supérieure.
RHABDOCIDARIS BOCCAGEI, PF. de Loriol, 153839 PI. VII, fig. 1- 4
Dimensions (Radioles)
Diarnettendenantine tr. te ce ere LE QUE MANN EU 6 mill. '
Radiole allongé, plutôt grêle, dont la longueur est inconnue. Tige plus ou moins comprimée, convexe sur l’une des faces et plus ou moins aplatie sur l’autre. Elle est ornée de granules très peüts, un peu irréguliers, serrés, souvent confluents et même, parfois, soudés en formant une côte longitudinale; sur la face plane les granules sont moins sériés, plus irréguliers, et souvent soudés de manière à produire un aspect vermiculé. Dans un exemplaire on voit surgir quelques petites épines sur la face convexe. Dans un autre, moins comprimé, les granules sont un peu plus saillants et plus écartés, et la tige porte, en outre, plusieurs carènes élevées, les unes lisses, les autres un peu crénelées en dents de scie; dans un troisième, enfin, trouvé avec les autres, la tige est presque ovale, les granules sont moins régulièrement sériés, et tendent davantage à se souder irrégulièrement, tout en formant aussi des côtes longitudinales. Partout, dans tous les exemplaires, la tige est couverte de stries longitudinales d’une finesse extrême.
Collerette assez élevée, bien limitée, très finement striée.
Bouton assez développé. Anneau très saillant, finement strié. Facette articulaire large, munie de crénelures extrêmement fortes.
Rapports et différences.—Les radioles que je viens de décrire présentent quelque analogie de forme avec ceux du Rhabdocidaris trigonacantha, (Ag.) Desor, mais leur tige est plus grèle, moins épaisse, rarement un peu épineuse, et les granules qui la couvrent sont tout différents. Il n’y avait pas de stries longitudinales sur les radioles très épineux du Rhabd. Rütteri, Desor.
Lacalités.— Moulin du Cabaceiro près Torres Vedras (calcaires grumeleux), Barrio près Alcobaca (Couches d’Alcobaca).
Etage lusitanien.
RHABDOCIDARIS MIRA, P. de Loriol, 1889 PI. VI, fig. 18
Un fragment de test, comprenant trois plaques coronales et une petite portion de l’une des zones porifères, avec la moitié de l'aire ambulacraire correspondante, représente seul cette espèce. C’est peu de chose pour en établir une nouvelle, et, cependant, ce débris présente des caractères si particuliers qu'il sera toujours bien facile de la reconnaître, lorsqu'on en rencontrera d’autres échantillons.
D’après la courbure du fragment le test devait avoir un fort diamètre, sans grande élévation. Les plaques coronales, fort grandes, n’ont pas moins de 20 mill. de largeur, avec une hauteur de 12 mill. Chacune porte un tubercule extrêmement peu développé, car les scrobicules n’ont que 6 mill.
de diamètre, 1ls sont circulaires, déprimés, entourés d’un rebord assez élevé, surmonté de granules de petit volume, arrondis, paraissant un peu irrégulièrement disposés. Le mamelon est peu élevé, et la base qui le supporte, peu saillante; il est perforé, mais entièrement lisse à la base.
Le tubercule n’est pas au milieu de la plaque, mais plus rapproché des zones porifères dont le scrobicule est séparé par un large espace. La surface est occupée par des petits granules arrondis ou allongés, ou un peu irréguliers, très écartés, épars.
Les zones porifères, dont je ne puis voir qu’un petit fragment, sont un peu enfoncées; leur largeur est d'environ 2 !/2 mill. Les pores, dans chaque paire, sont reliés par un large sillon séparé du voisin par une cloison assez épaisse.
Les aires ambulacraires sont peu visibles, et, seulement, sur la moitié de leur largeur; on distingue deux séries de granules, peut-être y en avait 1l une de plus, donc 4 ou 6 en tout.
Rapports et différences.—Le Rhabdocidaris mira devait être, je pense, du type du Rhabd. nobilis, mais il se distingue de suite des espèces connues par la petitesse de ses scrobicules par rapport à la grandeur des plaques, et par l’absence totale de crénelures à la base du mamelon des tubercules. Le Rhabd. Cartieri, Desor, a aussi des tubercules lisses, mais ses scrobicules sont très grands, occupant toute la hauteur des plaques, et ils ne sont point entourès d’un rebord élevé.
Localité. — Cabeco-Redondo (Monte Junto).
Etage lusitanien. Couche à coraux et Hexactinellides.
RHABDOCIDARIS PEREIRAE, P. de Loriol, 1889 PI. VI, fig. 2
(Radioles)
Poncueumduiraementeonnu eee Cr ELEC CE 35 mill. Diamètre dela freres cree eentimeent PCR et Leo 13 »
Tige cylindrique, un peu ovale et un peu rétrécie vers le sommet, qui est tronqué. La surface est couverte de petits granules épineux d’une extrême finesse, épars, serrés. Du milieu de cette granulation très délicate, surgissent, sur l’une des faces, des épines comprimées, isolées, écartées, qui, ailleurs, prennent une tendance à s’aligner et forment même des côtes un peu interrompues, lamelleuses, extrêmement fines, lisses, qui, vers l’extrémité, prennent l'apparence de lamelles lisses très minces, saillantes, formant une couronne autour du sommet. Ce dernier est couvert de petites aspérités pointues, saillantes, écartées.
Toute cette tige est entièrement fistuleuse, et la substance même du radiole, le test, si, l’on peut s'exprimer ainsi, est réduit à une sorte de mince écorce.
Collerette et bouton inconnus.
Rapports et différences.—Le radiole si caractéristique dont il est ici question, et dont je ne connais, malheureusement, qu’un seul fragment, ne peut être confondu avec aucun autre, et il serait bien désirable que de nouvelles découvertes puissent arriver à faire mieux connaître l’espèce à laquelle il appartient. Il ressemble, pour la forme, au radiole nommé Rhabdocidaris mitrata, mais il s’en distingue certainement par son ornementation qui est très particulière, et le sépare également des radioles du Rhabd. crassissima et du Rhabd. megalacantha parmi les variétés de forme desquels il s’en rencontre qui présentent de l’analogie. Le radiole auquel Gemellaro à donné le nom de Rhabd.
eretensis parait avoir été aussi orné de côtes lisses, mais beaucoup plus régulières et plus nombreuses, les exemplaires connus sont en forme de rame. Je ne l’ai jamais vu en nature.
Localité.— Serra-da-Villa (Torres Vedras).
Etage lusitanien.
RHABDOCIDARIS ARSENOENSIS,. P. de Loriol, 15839 PI. VII, fig. 5-12
(Radioles) Longueur d’un radiole............... SO LD cr 38 mill. (elle atteignait au moins 50 mill. dans d’autres) Diametren met en tisse lei patte 6à7 >»
Radioles allongés, assez grêles. Tige à coupe ovale, ou, rarement, subcylindrique; ordinairement elle est aplatie sur l’une des faces et convexe sur l’autre; elle conserve une même largeur jusqu'auprès de l'extrémité, où elle devient assez rapidement acuminée. La région convexe est bordée, de chaque côté, par une série d'épines assez longues, bien détachées, assez écartées; elle porte, en outre, une ou deux lignées médianes d’épines semblables, ou bien des épines nombreuses et éparses. La surface est couverte de petits granules épineux, inégaux, très nombreux, serrés, épars, plus ou moins régulièrement sériés sur la face aplatie; ils sont acompagnés d’une granulation microscopique, extrêmement délicate. Vers l'extrémité, les lignées d'épines et les principales séries de granules se transforment en côtes lamelleuses, pour la plupart très saillantes.
Collerette très courte, finement striée en long, formant comme un petit anneau étroit, impressionné. Bouton assez développé. Anneau saillant. Facette articulaire fortement crénelée. Un radiole, que l'absence de bouton proprement dit montre avoir appartenu à l'un des tubercules avortés qui avoisinent souvent l'appareil apical, est subcylindrique, mais les épines sont encore bien plus accentuées sur l’une des faces que sur l’autre.
Avec ces radioles on a retrouvé un petit nombre de plaques isolées d'un Rhabdocidaris, qui, probavlement, appartiennent à la même espèce. L'un de ces fragments constitue à peu près le sommet d’une aire interambulacraire avec les zones porifères; il a trois plaques, chacune avec un tubercule bien développé. Le mamelon est volumineux, saillant, largement perforé, entouré de très fortes crénelures peu nombreuses. Les scrobicules sont à peu près de même diamètre (le supérieur un peu plus petit), circulaires, très peu déprimés, entourés d'un cercle complet de très petits tubercules écartés, peu distincts des granales miliaires. Ces derniers sont fins, inégaux et serrés; la zone miliaire est fort large. Les zones porifères sont assez larges; les pores sont séparés, dans chaque paire, par un large et profond sillon, limité, de chaque côté, par une cloison très mince. On ne voit que la moitié des aires ambulacraires qui paraissent avoir eu quatre rangées de granules dont les externes sont bien plus saillantes. Le test est très mince.
Rapports et différences.— Ces radioles sont différents de ceux du Rhabdocidaris orbignyana par leur forme grêle, plus régulière, leurs épines bien plus saillautes, plus constantes, et plus alignées; je n'ai vu, d’Arseno, aucun radiole que l’on puisse rapporter au Rhabd. orbignyana. Quant aux fragments de test, ils ne paraissent pas appartenir à cette dernière espèce, le test est très mince, plus que dans les plaques isolées du Rhabd. orbignyana, que l’on rencontre ailleurs, les granules serobiculaires sont plus petits, et moins apparents relativement aux granules miliaires. Cependant, ce
n'est pas avec une certitude absolue que je distingue ces fragments de test, faute de matériaux suffisants.
En tous cas les radioles ne sont pas ceux du Rhabd. orbignyana. Ils se distinguent de ceux du Diplocidaris verrucosa, Gauthier, avec lesquels, du reste, ils n’ont jamais été rencontrés, par leur forme, leurs longues épines, la présence constante d’une collerette, et une granulation plus serrée et plus épineuse que ne fait pas assez ressortir le dessin.
Localité.—Arseno près Alverca.
Etage ptérocérien supérieur.
DIPLOCIDARIS VERIRUCOSA, Gauthier PI. VIII, fig. 13-26
Synonymie
Diplocidaris verrucosa, Gauthier, 1873. In Cotteau, Péron et Gauthier, Echinides fossiles de l'Algérie, Anna les des Sc. géologiques, t. 4, pl. 49, fig. 26, p. 22.
» » Cotteau, 1878. Paléontologie française, Terr. jurass., t. x, L. p. 338, pl. 235. fig. 5-7.
» » Coquand, 1880. Etudes supplém. sur la paléontologie algérienne. Bulletin de l’Académie d'Hippone, n° 15, p. 318.
» » Gauthier, 1883. In Cotteau, Péron et Gauthier, Echinides foss. de l'Algérie, Aer fascicule, p. 56, pl. IV, fig. 3.
» » Cotteau, 1883. Echinides foss. du S. O. de la France, p. 185.
Dimensions (Radioles)
MONSUENTAPPLOXIMALVME ELEC EC TPE EC CE CEE 50 à 60 mill. Diametre de la tiges. eee OR ONU
Radioles allongés, cylindriques. La tige, un peu resserrée au dessus du bouton, est garnie d'épines plus ou moins saillantes, ordinairement courtes et mousses, ou bien tronquées en biseau et tranchantes, mais, parfois, aussi, acérées ; elles sont toujours éparses, mais plus ou moins serrées. La surface intermédiaire est occupée par des granules extrêmement fins, écartés, épars. Vers l’extrémité se développaient quelques côtes minces, unissant quelques unes des épines; je ne connais pas le sommet. À la base la tige est lisse, les épines ne se développent qu’à une certaine distance de l’anneau, mais il n’y a aucune collerette proprement dite, limitée et striée.
Bouton bien développé, tantôt son diamètre dépasse le diamètre de la tige, tantôt 1l lui est inférieur. Anneau saillant, finement strié. Facette articulaire fortement crénelée.
Quelques radioles de petite taille, trouvés avec les autres, ont probablement appartenu à la même espèce. Ils tendent à devenir un peu triangulaires, et, aussi, à s’aplatir, les épines sont moins développées, par contre quelques côtes lisses sont assez saillantes, et les granules de la surface intermédiaire sont plus espacés. D’autres, de 20 mill. de longueur, seulement, sont toujours un peu triangulaires, mais plus aplatis; ils n’ont plus que très peu d’épines, mais de très fortes côtes lisses, lamelleuses, très saillantes. Ces petits radioles appartenaient peut-être aux tubercules de la face inférieure.
Avec les radioles qui viennent d'être décrits, on a recueilli quelques plaques isolées qui, suivant toute probabilité, ont appartenu au test de l’espèce. Elles mdiquent un oursin de grande dimen-
sion. Les zones porifères sont, relativement, étroites et enfoncées: elles devaient être très flexueuses. Comme dans toutes les espèces du genre, les pores, percés, alternativement, plus près ou plus loin de lextrémité des plaques, constituent quatre séries, mais, dans l’intérieur du test, elles n’en forment que deux, bien alignées, ainsi que l’a déjà observé M. Cotteau. Les plaques ambulacraires sont alternativement minces et plus épaisses, les plus hautes, qui s’élargissent notablement en dedans de l'aire, portent chacune un gros granule mamelonné, les autres un simple filet de petites verrues.
Dans les aires ambulacraires, dont on ne voit que la moitié, il y avait deux séries de granules arrondis, bien développés, mamelonnés, un par plaque, avec quelques rares verrues extrêmement petites au milieu de l'aire.
Les plaques interambulacraires arrivaient à de grandes dimensions. Les scrobicules, arrondis, peu creusés, occupent le milieu des plaques, et il reste un espace assez grand entre eux et les zones porifères; ils sont entourés d'un cercle de granules très développés, fortement mamelonnés, écartés, séparés par un groupe de petits granules très délicats. Le cercle scrobiculaire est ordinairement complet, mais, dans une plaque qui provient probablement de l’ambitus, il est incomplet, et les scrobicules étaient confluents. Les tubercules sont très volumineux, le diamètre du mamelon arrivait à 6 mill.; leur base est fortement crénelée, sauf dans une seule plaque, où elle est lisse. Le reste de la surface est occupé par des granules mamelonnés, arrondis, écartés, très développés, homogènes, parfois avortés; l'espace intermédiaire est garni de granules extrêmement fins, écartés, peu abondants. II n’est pas possible, naturellement, d'affirmer que ces plaques appartiennent à la même espèce que les radioles, mais le fait est extrêmement probable, et les dimensions de la facette articulaire de certains radioles correspondent bien avec le diamètre considérable du mamelon dans quelques unes des plaques.
Rapports et différences.—Les radioles assez nombreux que j'ai examinés, provenant du Portugal, ne sauraient se distinguer de ceux qui ont été décrits et figurés par M. Gauthier sous le nom de Diplocidaris verrucosa, je ne saurais les en séparer. Quant au test probable, ce que l’on en connait établit d'abord qu'on peut affirmer avec une presque certitude que ces radioles appartiennent bien à un Diplocidaris, comme on le présumait. Il est difficile de faire des comparaisons lorsqu'on n'a que des plaques isolées, mais celles que je viens de décrire indiquent une espèce qui différerait du Diploc. gigantea (dont les radioles se rencontrent aussi en même temps), par les scrobicules placés plus au milieu des plaques et laissant, par conséquent, plus d’espace entre le cercle scrobiculaire et les zones porifères, puis, par le grand nombre de petites verrues très délicates que l’on observe, soit entre les granules du cercle scrobiculaire, soit entre les gros granules qui couvrent les plaques, et qui sont, eux mêmes, plus écartés. Les radioles se distinguent nettement par leurs épines de ceux du Diploc. gigantea. J'ai recueilli à la Pointe du Ché, près de la Rochelle, des radioles du Diploc. verrucosa, identiques à ceux du Portugal. On pourrait supposer qu'ils ont appartenu au Diploc. miranda que l’on trouve dans cette localité; son test diffère de celui du Portugal que je rapproche des radioles (autant qu'on peut conjecturer par l'étude de plaques isolées), par ses scrobicules beaucoup plus rapprochés des zones porifères et par la rareté leaucoup plus grande des verrues entre les granules miliaires; je n’ai vu aucun fragment d’un test semblable provenant du Portugal.
Localités. — Environs de Torres Vedras: Panasqueira (radioles et plaques); Moinho do Gaio (radioles et plaques); Casal da Madragoa (plaques). Couches d’Abadia. Etage lusitanien.
Localités en dehors du Portugal.—(Radioles). Djebel Seba. Algérie.—Merry sur Yonne. La Rochelle. France.
Etage séquanien.
DIPLOCIDARIS GIGANTEA (Agassiz), Desor PI. VIIL, fig. 27-30
Synonymie
Cidaris gigantea, Agassiz, 1840. Echinod. foss. de la Suisse, t. x, p. 66, pl. XXE, fig. 22. Cidaris pustulifera, Agassiz, 1810. Echinod. foss. de la Suisse, t. 11, p. 75, pl. XXE, fig. 7. Cidaris drogiaca, Cotteau, 1850. Etudes sur les Echinides de l'Yonne, t. 1, terr. jurass., p. 140, pl. XI, fig. 1-2. pl. XII, fig. 1-2.
Cidaris Bertrandi, Michelin, 1851. Descr. de quelques esp. nouvelles d'Echinides (Mag. de zoologie), p. 2, pl. IL, fig. 2.
Cidaris drogiaca, E. Desor et P. de Loriol, 1868. Echinologie helvétique, I. T. jurass., p. 50, pl. VII, fig. 14. Diplocidaris gigantea, E. Desor et P. de Loriol, 4869. Echinologie helvétique, I. T. jurass., p. 83, pl: XIL, fig. 12-14, pl. XII, fig. 9.
» » Cotteau, 1878. Paléont. française, Terr. jurass., t. x, I. p. 324, pl. 229, 230, 231, 232. (Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce et ajouter). Diplocidaris gigantea, Cotteau, Péron et Gauthier, 1883. Echinides fossiles d'Algérie, fase. 1, Terr. jurass., p. 55. » nou G. Boehm, 1885. Die Fauna des Kelheimer Diceras Kalkes, 3t° Abtheil. Echinoidea, Paleontographica, vol. 31, p. 201.
Dimensions
(Radioles)
Longueur très approximative... ... ..................... 55 mill. Diamètre de’ latine: 52m Re mine RU RER AE 7à9 »
Radioles subfusiformes, allongés, plus ou moins épais, presque toujours un peu aplatis, plus ou moins acuminés vers le sommet. La tige est couverte de pustules nombreuses, serrées, éparses, assez saillantes, ou un peu aiguës, ou bien aussi aplaties, comme écrasées, et, alors, tendant à former des séries onduleuses, transverses, parfois très effacées. Vers l'extrémité, les pustules tendent à s’aligner en séries longitudinales, et, ensuite, à former, près du sommet, des côtes lisses, souvent élevées et tranchantes. En général les pustules sont assez homogènes; dans un individu il s’en trouve qui sont notablement plus fortes que les autres. La surface entière est couverte de stries d’une finesse extrême, mais on ne les voit distinctement que sur les échantillons d’une conservation parfaite.
Collerette proprement dite nulle, la tige est un peu resserrée et striée, comme ailleurs, au dessus du bouton, dont les pustules se rapprochent plus ou moins.
Bouton large, mais peu élevé. Anneau très saillant, strié; facette articulaire fortement crénelée.
Rapports et différences.—Les radioles, assez nombreux, que je rapporte au Diplocidaris gigantea, Sont parfaitement caractérisés, et présentent les différentes variétés d’ornementation déjà observées dans les divers gisements où ils ont été rencontrés. Je n’ai pas vu de plaques me paraissant pouvoir être rapportées au test bien connu de l'espèce. Dans deux des localités où les radioles ont été recueillis, on a bien trouvé quelques plaques isolées, mais elles appartiennent au test que j'ai associé aux radioles qui ent reçu le nom de Diploc. verrucosa, Gauthier. Là les deux espèces se trouvent réunies. Tel est aussi le cas à Djebel Séba en Algérie et à Merry sur Yonne (Yonne). Les radioles des deux espèces ne peuvent se confondre.
La synonymie du Diploc. gigantea a été longtemps assez embrouillée, je renvoie pour son histoire à l’'Echinologie helvétique et à la Paléontologie française.
Localités. —Casal da Madragoa. Moulin du Gaio. Serra das Figueiras. Signal da Achada (Torres Vedras).—Villa-Quente.— Curvaceira. Pedra-d'Ouro (Alemquer).—Carvalho. Signal de Neves (Arruda).—Cesareda. Couches à grandes oolithes.
Lusitanien.
Localités en dehors du Portugal. Besançon (Doubs).—La Vèze (Jura).—Champlitte (Haute Saône).—Merry sur Yonne (Yonne), et plusieurs autres localités en France.
Etage rauracien.
Djebel Seba (Algérie).
Etage séquanien.
Bois du Treuil près Soyhières. Fringeli (Jura bernois). Suisse.
Terrain à Chailles. Rauracien.
Nattheim, etc. (Würtemberg). Kelheim (Bavière).
Etage séquanien.
DIPLOCIDARIS GUINCHOENSIS, P. de Loriol, 1889 PI. IX, fig. 1-2
Je ne connais cette espèce que par un fragment de test et un radiole probable.
Une aire interambulacraire, conservée en partie, a une largeur de 23 mill. au niveau du sixième tubercule à partir du péristome, et la hauteur du fragment, du premier au sixième de ces tubercules, est de 26 mill.
Les zones porifères sont étroites, peu enfoncées, très peu flexueuses sur le fragment connu ; malgré l’étroitesse de la zone on voit très nettement que les pores forment quatre séries bien distinctes. La moitié d'une aire ambulacraire est seule conservée; elle ne porte qu'une seule série de granules bien arrondis et un peu écartés.
Le fragment de l’aire interambulacraire appartient à la face mférieure et à une partie de l’ambitus, mais, on le voit par sa courbure qui est faible, il est loin d'arriver au sommet, les deux séries de tubercules qu'il porte en ont, l’une six, l’autre, moins complète, cinq, ils sont très serrés, les scrobicules, très elliptiques, sont assez enfoncés, et entourés d'un cercle de granules écartés, assez développés, très arrondis; le cercle est complet dans les plus supérieurs, mais les trois derniers scrobicules, vers le péristome, sont confluents. Le mamelon, déprimé, est porté par une base saillante, et fortement crénelée autour de son col. La zone miliaire, fort étroite, est très déprimée et lisse au milieu, elle ne porte que fort peu de granules, une série seulement en dehors de chaque cercle scrobiculaire; ces derniers se touchent tout à fait dans les trois derniers scrobicules. Quelques verrues microscopiques accompagnent les granules. Entre les cercles scrobiculaires et les zones porifères il y à place, à peine, pour une série de granules.
Dans la même couche exactement, (de couleur noire), on a recueilli un radiole qui a appartenu évidemment à un Diplocidaris, et, suivant toute probabilité, à la même espèce que le fragment décrit. Il n’est pas intact. Sa longueur est de 27 mill. avec un diamètre de 4 1/2 mill. La tige est cylindrique, à peine atténuée vers le sommet, ornée de petites pustules très peu saillantes, serrées; vers la base elles se soudent et forment comme des côtes transverses, onduleuses, tandis que, vers l’extrémité, elles s’alignent en formant des côtes longitudinales granuleuses, régulières.
Rapports et différences.—Le fragment de test que je viens de décrire appartient certaine-
ment, me semble t'il, à une espèce distincte, et je n'ai pas cru devoir le négliger, espérant que de nouvelles recherches la feront connaître d'une manière plus compléte, et la fixeront définitivement. Elle se distinguait du Diplocidaris gigantea par sa forme, certainement bien plus élevée et moins renflée au pourtour, et par le nombre bien plus considérable de ses tubercules; en effet, le fragment doit avoir appartenu, d’après ses dimensions, à un individu de 50 mill. de diamètre environ, et sur sa hauteur, qui ne devait pas arriver à la moitié de la hauteur totale, il y a déjà six tubercules; ils étaient donc bien plus serrés et plus nombreux, aussi les scrobicules sont beaucoup plus elliptiques; ensuite la zone miliaire est relativement bien plus étroite. dégarnie au milieu, nulle entre les 3 derniers scrobicules de la face inférieure; enfin les zones porifères étaient moins flexueuses. Les caractères que l’on ne peut apprécier fourniraient sans doute encore de nouveaux motfs de séparation. Le radiole ressemble à certaines variétés des radioles du Diploc. gigantea, avec plus de finesse dans les tubercules, ce qui lui donne un aspect assez différent. On ne peut confondre le test avec celui du Diploc. Etalloni, pas plus que le radiole avec ceux de cette espèce.
Localité.— Forte do Guincho.
Etage lusitanien.
DIPLOCIDARIS DESIPIENS, P. de Loriol, 18589 PI. IX, fig. 3
Je ne connais qu'un seul fragment de test appartenant à cette espèce, mais il présente des | caractères si particuliers qu'il sera toujours facile de la reconnaitre, lorsqu'on en découvrira de nouveaux échantillons.
Le test devait atteindre une forte talle, le diamètre transverse des scrobicules existants est de 10 mil.
Zones porifères étroites et absolument à fleur du test, elles ne sont peut être pas entièrement conservées. Les paires de pores alternent comme dans le Diplocidaris, mais elles sont plus serrées que d'ordinaire, de sorte que les pores paraissent former, dans ce que l’on voit, à peu près trois séries verticales seulement, au lieu de quatre; l’externe est très régulière, les deux autres le sont moins, avec des paires de pores plus serrées. Dans chaque paire, les deux pores sont rapprochés et séparés par un granule très saillant. Les paires, dans la série verticale externe, sont écartées et séparées par un gros granule arrondi, saillant, mamelonné, et, par quelques verrues très petites qui l’accompagnent. A l'intérieur, les pores ne formaient que deux séries, dont l’une est parfaitement verticale.
Je ne connais pas les aires ambulacraires.
Les tubercules connus des aires nterambulacraires sont très saillants, perforés, fortement crénelés, entourés de scrobicules un peu elliptiques, à peine creusés, confluents, entourés d’un cercle de granules arrondis, mamelonnés, finement perforés, écartés, un peu plus volumineux que les autres, séparés par quelques petites verrues dont un filet borde aussi les scrobicules dans la ligne verticale; les cercles scrobiculaires touchent les zones porifères; la zone miliaire, que je ne puis apprécier exactement, parait avoir été étroite.
Rapports et différences.—L'espèce à laquelle appartient le fragment décrit se distingue, à première vue, de toutes les autres, par la structure de ses zones porifères absolument à fleur du test, et entremélées de nombreux granules.
Localité.—Casal Novo (Arruda).
Assise d’Abadia. Corallien d’Amaral. Lusitanien.
ACROSALENIA ANGULARIS (Agassiz), Desor PI. IX, fig. 4
Synonymie
Hemicidaris angularis, Agassiz, 1840. Catal. Syst. Ectyp. foss. Mus. neoc., p. 8. » » Agassiz, 1840. Echinod. foss. de la Suisse, t. 11, p. 51, pl. 19, fig. 4-6. Milnia decorata, Haïme, 1849. Ann. Se. nat., 3 série, t. x, Zool., p. 217, pl. IL, fig. 1-3. Acrosalenia decorata, Wright, 1851. On the Cassidulideae of the Oolites, Ann. and. Mag. of nat. hist., 2 série, vol. 9, p. 81.
Acrosalenia angularis, Desor, 1856. Synopsis des Echin. foss., p. 140. Acrosalenia decorata, Desor, 1856. Synopsis des Echin. foss., p. 147. Acrosalemia angularis, E. Desor et P. de Loriol, 1871. Echinologie helvétique, I. Echin. jurass., p. 253, pl. 40, fig. 1-4.
» » Cotteau, 1879. Paléontologie française, Terr. jurass., t. x, L. p. 391, pl. 250, fig. 5-14, et pl. 251.
(Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce, et ajouter). Acrosalenia angularis, Cotteau, 1881. Catal. des Echinides jurassiques de Normandie, p. 14. Acrosalenia decorata, Rigaux, 1882. Synopsis des Echinides jurass. du Boulonnais, Bull. Soc. Géol. de France. 3me série, t. vinx, p. 628.
Acrosalenia angularis, P. de Loricl, 1885. Premier supplément à l’Echinologie helvétique, p. 7, pl. 1, fig. 4. (Mém. de la Soc. paléontol. Suisse, vol. xx1).
Dimensions
DD LATE TE RO Re EENne ILENL MAN ET PRE SEA EE PRIT qu Rae 17 mill. DAUtO UT RATER ART RSR ARRET RAR En En tes 9 »
Test pentagonal.
Appareil apical invisible.
Zones porifères parfaitement droites, pores un peu multipliés près du péristome.
Aires ambulacraires renflées, étroites; elles portent deux rangées marginales de très petits tubercules alternes, crénelés, perforés, séparés par un cordon de granules, diminuant fortement vers le sommet, près duquel ce ne sont plus que de simples granules. Le milieu de l’aire est garni de granules extrêmement fins, homogènes et très serrés.
Dans les aires interambulacraires, les tubercules sont bien développés, saillants, crénelés, perforés, entourés de profonds scrobicules elliptiques, confluents; ils diminuent rapidement et fortement à la face supérieure. La zone miliaire est large et garnie de petits granules semblables à ceux des aires ambulacraires, très serrés et homogènes. La zone, assez large, qui sépare les tubercules des zones porifères, est couverte de granules un peu plus grossiers et plus imégaux, parmi lesquels il s’en trouve un certain nombre, à l’ambitus et à la face inférieure, notablement plus développés, mamelonnés, perforés, qui forment, de chaque côté, comme une série irrégulière de petits tubercules secondaires.
Péristome enfoncé; son diamètre égale 0,48 de celui de l’oursin. Les entailles sont étroites, profondes et marginées.
Rapports et différences.—Je ne connais qu'un seul individu trouvé en Portugal, et appartenant à cette espèce bien connue et facilement reconnaissable. La face supérieure est tout à fait fruste, FÉVRIER, 1890 üU
de sorte qu'on ne saurait, ni compter les tubercules, ni s'assurer de leur aspect près de l’appareil apical. On peut cependant, dans un endroit, constater leur forte diminution. Malgré cette inperfection, les caractères essentiels de l’espèce sont parfaitement appréciables, et je n’ai pas de doutes sur ma détermination.
Localité.— Casa da Mina (Cap Mondégo).
Lusitanien.
Localités en dehors du Portugal.— Trouville (Calvados). Ecommoy (Sarthe). France. —Develier dessus, Laufon (Jura Bernois). Suisse. —Hildeshein, Hoheneggelsen, etc. Hanovre.
Etage rauracien.
Valfin (Jura). Blaise (Haute Marne). Hourecq (Pas de Calais). France.—Soyhières, etc. (Jura Bernois). Schônenwerdt (Soleure). Suisse.—Calne, Malton (Angleterre).
Etage séquanien.
Val S' Martin (Pas de Calais). Bar sur Aube, etc. France. —Egerkinden (Soleure). Suisse.
Etage ptérocérien.
ACROSALENIA VENUSTA, P. de Loriol, 1889 PI. IX, fig. 5-6
Dimensions
Diamétre nn et ee ER eee RC Te 18 à 19 mill.
Hauteur, par rapport au diamètre ....................... 0,55
Test pentagonal, assez élevé, relativement plane en dessous.
L'appareil apical est détruit, l’espace qu'il occupait est fort peu étendu.
Zones porifères tout à fait droites, à fleur du test: tout près du péristome les paires de pores dévient légèrement, mais sans se multiplier. j
Aires ambulacraires fort étroites, renflées, rectilignes, conservant à peu près partout la même largeur. Elles portent deux rangées de tubercules très petits, crénelés, finement perforés, diminuant assez rapidement et fortement à la face supérieure. La zone médiane est très étroite et occupée par quelques granules inégaux; des granules semblables séparent les tubercules. On compte 14 à 15 tubercules par série.
Les plaques ambulacraires, à l’ambitus, sont composées, et formées de trois plaques primaires subrectangulaires, à peu près égales entre elles.
Les aires interambulacraires sont aplaties, même un peu concaves dans l’un des exemplaires. Les tubercules, plus rapprochés des zones porifères que de la suture médiane, au nombre de onze à douze pour chacune des deux séries, sont très peu développés, crénelés, perforés, très peu saillants, non scrobiculés, assez écartés, diminuant très graduellement et faiblement vers le sommet, et rapprochés des zones porifères. La zone miliaire, très large, est occupée par des granules nombreux, très fins, un peu inégaux, pas très serrés; des granules semblables se montrent entre les tubercules et garnissent l’espace étroit qui sépare les tubercules des zones porifères. Vers le sommet, le milieu de la zone miliaire parait un peu dégarni.
Péristome petit, tout à fait à fleur du test, faiblement entaillé; son diamètre égale 0,44 de celui de l'oursin.
Rapports et différences.— Cette espèce est représentée par deux exemplaires seulement, un
peu frustes, de sorte que quelques détails concernant la granulation peuvent m'avoir échappé, mais, du reste, ils sont bien conservés. Elle se rapproche, par sa forme nettement pentagonale, de l’Acrosalenia angularis (Ag.), Desor, mais elle s’en distingue très facilement par ses tubercules interambulacraires beaucoup plus petits, ne diminuant que faiblement à la face supérieure, non entourés de serobicules (ceux-ci très creusés au contraire dans l’Acr. angularis), ses granules miliaires moins serrés et moins homogènes, son péristome relativement un peu plus petit (il est un peu trop grand dans le dessin).
Localité.—Cabeco do Jaspe (Arrabida).
Lusitanien.
ACROSALENIA DELGA DOI, P. de Loriol, 18589 PI. IX, fig. 7
Dimensions
DEMI asscssco sed seb oo ete SO EE Se 20 à 23 mill. Hauteur pañrapportau diametre "ce Ne 0,61
Test élevé, circulaire, peu renflé au pourtour, convexe en dessus, aplati sur la face inférieure.
Appareil apical détruit, l’espace qu'il occupait est, relativement, peu étendu, pentagonal, un peu allongé dans l'aire interambulacraire impaire.
Zones porifères droites, tout à fait à fleur du test; les pores dévient très peu de la ligne aux abords du péristome.
Aires ambulacraires très droites, très rétrécies au sommet, à peine élargies à l’ambitus, en somme très étroites. Les tubercules, au nombre de 15 à 16 par série, très écartés, alternes, sont très peu apparents, extrêmement petits, cependant mamelonnés, crénelés et finement perforés mais sans scrobicules distincts. Les granules qui garnissent l’espace intermédiaire, soit entre eux. soit au milieu de l’aire, sont inégaux, assez écartés, et peu abondants.
Les tubercules des aires interambulacraires, au nombre de 10 à 11, dans chacune des deux séries, sont très apparents, de sorte qu'ils contrastent d'une manière frappante avec ceux des aires ambulacraires. Les mamelons, peu élevés, sont portés par une base bien saillante, et faiblement. quoique distinctement crénelés. Les scrobicules, circulaires, sont nettement indiqués, bien que peu enfoncés, partout confluents; un cercle incomplet de petits granules homogènes, contigus d’un côté aux zones porifères, les entoure. La zone miliaire, entre ces granules scrobiculaires, est fort étroite, un peu déprimée le long des sutures qui sont très marquées, et presque tout à fait lisse; à la face inférieure les cercles scrobiculaires sont presque contigus. A la face supérieure les tubercules diminuent très graduellement.
Péristome tout à fait à fleur du test, faiblement entaillé; son diamètre égale 0,43 de celui de l'oursin.
On distingue quelques fragments de radioles; la tige est très grêle, cylindrique et striée, le bouton assez développé.
Rapports et diflérences.—Cetie espèce, dont je n'ai sous les yeux qu’un petit nombre d’exemplaires, se distingue facilement par sa forme élevée, la grande petitesse et l’écartement de ses tubercules ambulacraires, sa zone miliaire dégarnie et déprimée le long de la suture médiane. Ces caractères, la séparent, en particulier, de l’Acrosalenia incerta, Péron et Gauthier, dont, en outre, le pé-