‹ Description de la faune jurassique du Portugal; embranchement des échinodermesChapitre 7 sur 46 · ÉCHINIDES IRRÉGULIERS · texte numérisé non relu

ÉCHINIDES IRRÉGULIERS

HOLECTYPUS DEPRESSUS, (Leske) Desor PL. XIX, fig. 3

Synonymie

Echinites depressus, Leske, 1778. Additamenta ad Kleinii disp. Echinod., p. 164, pl. 40, fig. 5-6. Discoidea depressa, Desor, 1842. Monogr. des Galérites, p. 65, pl. X, fig. 4-12. Holectypus depressus, Desor, in Agassiz et Desor, 1847. Catalogue raisonné des Echinides, p. 87. » » Cotteau, 1873. Paléontologie française, Terr. jurass. t. 1x, IL, p. 143, pl. 103, fig. 8-14, pl. 104 et 105.

(Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce, et ajouter): Galerites depressus, Quenstedt, 1875. Die Echiniden, Petrefactenkunde Deutschlands, p. 418, pl. 77, fig. 1-7. Holectypus depressus, Cotteau, 1880. Catalogue des Echin. jurass. de Normandie, p. 6.

» » Rigaux, 1882. Syn. des Echin. jurass. du Boulonais, Bull. Soc. Géol. de France, 3° série, t. 8, p. 629.

» » Cotteau, 1886. Catalogue des Echin. jurass, de Lorraine (Congrès de l’Association fran-

çaise à Nancy), p. 2.

Diamétres 22 RE cree en nee 18 à 27 mill.

Hauteur, par rapport au diamètre ..................... 0,42 à 0,50

Test circulaire. Face supérieure plus ou moins élevée, uniformément convexe ou subconique. Zones porifères très étroites, rectilignes, à fleur du test. Pores aucunement multipliés auprès

du péristome.

Aires ambulacraires étroites, avec 4 à 6 rangées de tubercules perforés et crénelés, très pe-

tits, très écartés à la face supérieure, plus développés, mais moins nombreux à la face inférieure. Les granules, très délicats, forment une série transverse sur chaque plaque; à la face inférieure ils tendent à entourer les tubercules.

Dans les aires interambulacraires les tubercules, semblables à ceux des aires ambulacraires,

forment, à l’ambitus, douze séries verticales écartées, et sont très distants dans chaque série; celles-ci disparaissent peu à peu avant d’arriver au sommet, sauf deux. A la face inférieure les tubercules sont

at bien plus développés, plus serrés, Les granules sont alignés en séries transverses, très régulières, à la face inférieure ils tendent à entourer les tubercules, et quelques uns se soudent pour former des petites côtes qui rayonnent autour des tubercules, surtout le long des zones porifères. Péristome étroit, assez enfoncé, décagonal, nettement entaillé. Périprocte fort grand, non marginal, occupant la plus grande partie de l’espace entre le péristome et le bord.

Rapports et différences.— Cette espèce, bien connue depuis longtemps, et très répandue, parait rare en Portugal, car trois exemplaires seulement sont parvenus à ma connaissance; ils sont bien conservés et parfaitement typiques.

Localités.— Alhadas,”Cap Mondégo.

Etage callovien.

Localités hors du Portugal.— Très nombreuses localités en France, en Suisse, en Angleterre. Etages bajocien, bathonien, callovien.

HOLECTYPUS CHOFFATI, P. de Loriol, 1890 PI. XX, fig. 1-2

Dimensions

D'AMERE M o0c0005oc ee lie Gale ee eee 67 mill. HautEUT DAT TAPpOR AUITIAMEre CREER ee. ee. 0,33

Test circulaire. Face supérieure peu élevée, à peu près uniformément convexe. Pourtour arrondi. Face inférieure graduellement déprimée jusqu’au péristome qui est enfoncé.

Appareil apical très peu développé. Plaque madréporique grande, granuleuse, occupant tout le centre. Les trois autres plaques génitales sont pentagonales, fort petites, presque entièrement occupées par les pores génitaux. La plaque imperforée correspondant à l’aire interambulacraire postérieure impaire est un peu plus grande et moins aiguë en dehors. Plaques ocellaires presque aussi grandes que les plaques génitales et plus carrées; elles touchent toutes les cinq à la plaque madréporique.

Zones porifères très étroites, légèrement déprimées. Pores très petits.

Aires ambulacraires étroites; leur largeur, à l'ambitus, égale 0,22 de la largeur d’une aire interambulacraire. Elles sont garnies, sur le pourtour, de six rangées verticales de tubercules petits, très nettement scrobiculés, crénelés et perforés, ils s’alignent aussi en petites séries obliques de trois qui alternent, en formant, sur la suture médiane, des chevrons incomplets. Les séries verticales sont parfaitement régulières; elles disparaissent peu à peu, sauf deux, celles qui bordent les zones porifères, qui parviennent seules au sommet. Granules petits, serrés, formant des cercles autour des scrobicules. Les plaques ambulacraires sont fort minces, égales entre elles, rectangulaires.

Dans les aires interambulacraires les tubercules sont semblables à ceux des aires ambulacraires, pas plus développés, égaux entre eux, serrés, séparés seulement par les cercles scrobiculaires: on en compte 24 à 26 séries verticales, à l’ambitus, relativement très régulières, mais, toutes, sauf deux, disparaissent avant d'arriver au sommet. Ils forment aussi des séries transverses à peu près régulières. Un cercle de très petits granules serrés entoure chaque scrobicule qui occupe ainsi toute la hauteur des plaques coronales. A la face inférieure les tubercules se conservent identiques jusqu'à une certaine distance du bord, sans diminuer, puis, les plaques devenant plus larges, elles portent

deux séries de tubercules, dont l’adorale est de moitié plus courte que l'autre, ce qui laisse un espace dégarni, vers le milieu de l'aire, sur chaque plaque.

Péristome assez grand, enfoncé, décagonal, et fortement entaillé.

Périprocte large, rapproché du péristome.

Rapports et différences.—Voisin de l’Holectypus drogiacus, Cotteau, l’Holect. Choffati s’en distingue par son appareil apical dans lequel les plaques génitales sont beaucoup plus petites relativement à la plaque madréporique, et de forme différente, par sa face inférieure plus déprimée, par ses tubercules bien plus nombreux à la face inférieure (ceux de la face supérieure ne sont pas connus dans l’Holect. drogiacus), plus serrés, plus profondément scrobiculés à la face inférieure, puis par son périprocte plus éloigné du bord, enfin, par ses aires ambulacraires plus étroites relativement aux interambulacraires.

Dans l'Holect. giganteus, Desor, les aires ambulacraires sont notablement plus Éroiles, proportionnellement, les tubercules de la face mférieure (ceux de la face supérieure sont inconnus), paraissent plus écartés, le périprocte est plus rapproché du bord.

Localité. —Cesaréda.

Etage lusitanien.

HOLECTYPUS CORALLINUS, d’Orbigny PI. XIX, fig. 4

Synonymie

Holectypus corallinus, d’Orbigny, 1850. Prodrome, t. 11, p. 26. » » Cotteau, 1873. Paléontol. française, Terr. jurass., t. 1x, IL, p. 436, pl. 110 et 111. (Voir dans cet ouvrage la synonymie, et ajouter). Holectypus corallinus, Lennier, 1872. Études géol. et pal. des falaises de la Haute Normandie, p. 143. » » Dames, 1872. Die Echin. der Nordw. deutschen Jura Bildungen, Il, Zeitschrift der deutschen geol. Gesell. für 1872, p. 640, pl. 24, fig. 4. » » Cotteau, Peron et Gauthier, 1873. Echin. foss. d'Algérie, p. 13 (Ann. des Sc. géol., t. 4). » » Tribolet, 1873. Recherches géol. sur le Jura Neuchatelois, p. 90. » » Moesch, 1874, der südliche Aargauer Jura, p. 82, 85, 86 (Beiträge zur geol. Karte der Schweiz, 10t: Lief.).

» » Brauns, 1874. Der obere Jura in nordw. Deutschland, 26, 54, etc. Galerites depressus corallinus, Quenstedt, 1872-75. Petrefactenkunde Deutschlands, IL. Echiniden, p. 424, pl. 77, fig. 16-18.

Holectypus corallinus, Cotteau, 1880. Catalogue des Echin. jurass. de Normandie, p. 6. » » Rigaux, 1882. Synopsis des Echinides jurass. du Boulonais, Bull. Soe. géol. de Krance, 3e série, t. 8, p. 629.

» » Cotteau, Peron et Gauthier, 1883. Echin. foss. d'Algérie, Terr. jurass., fase. 1, p. 39. » » Cotteau, 1883. Echin. foss. du S. O. de la France, p. 90. » » Cotteau, 1884. Die Echiniden der Stramberger Schichten (Paleont. Mittheilungen, t. mt, Abtheil. v), p. 7, pl. 4, fig. 19-20.

» » Bruder, 1885. Die Fauna der Jura Ablagerungen von Hobnstein, Denkschr. der Math. naturw. Klasse der Akad. der Wissenschaft, vol. 50, p. 44, pl. 5, fig. 43.

Dimensions

Diameétress.se MSP ENS ACER ER RE ee En 25 mill. Hauteur DAURAPPON AUAIAMETE PEER Er ET ee ee LLC 0,4%

Test circulaire. Face supérieure subconique.

Zones poriféres tout à fait rectilignes, très étroites, à fleur du test.

Tubercules fort petits, non scrobiculés, perforés, finement crénelés. Ils forment, à l’'ambitus, six rangées verticales dans les aires ambulacraires, et, au moins douze, dans les aires interambulacraires; ils s’alignent aussi en séries transverses régulières. Les granules, petits et très nombreux, sont épars.

Périprocte large, bien ouvert, occupant presque tout l’espace entre le bord et le péristome.

Rapports et différences. — Cette espèce, très répandue, se distingue de l’Holectypus depressus, en particulier, par ses granules nombreux et épars, au lieu d’être alignés en séries transverses. Elle parait rare en Portugal. Je n'en connais que deux exemplaires.

Localité. —Lirio.

Etage lusitanien.

Moulin d’Alrota.

Etage ptérocérien.

Localités hors du Portugal.— Plusieurs localités en France et en Suisse. Etage rauracien, séquanien, ptérocérien.

PYGASTER THOMARENSIS, P. de Loriol PI. XX, fig. 3

Synonymie

Pygaster Thomarensis, P. de Loriol, 1880, in Cboffat, Lias et Dogger, addenda à p. 31.

Dimensions

IDE avconoecouocononbeosocoobsossoocose doodddon anne 45 mill. Hauteur, très approximative ................, Cbococbocoësoc 18 »

Test subpentagonal, très déprimé. Face supérieure déclive en avant. Face inférieure à peu près plane, rapidement enfoncée autour du péristome. Le pourtour est mince, arrondi, mais nullement renflé.

: Appareil apical invisible.

Zones porifères rectilignes, très étroites, à fleur du test. Pores d’une grande ténuité, à peine visibles à l’œil nu.

Aires ambulacraires étroites; leur largeur, à l’ambitus, égale 0,27 de celle des aires interambulacraires. Elles portent, à l'ambitus, six rangées verticales de tubercules fort petits, très peu sailants, crénelés, perforés, à peine scrobiculés, très écartés. Je ne puis rien dire sur les tubercules de la face supérieure dont la surface est altérée. À la face inférieure, ils sont un peu plus développés et plus serrés, mais moins nombreux. Des granules d'une grande finesse forment des cercles autour des tubercules. Dans les aires interambulacraires les tubercules sont semblables, et, à l’ambitus, on en compte une dixaine sur chaque plaque formant une série transverse assez peu régulière.

Péristome étroit, enfoncé; son diamètre égale 0,36 de celui de l’oursin.

Périprocte ovale, allongé, ouvert au fond d’une large dépression très profonde qui s’atténue peu à peu en arrivant vers le pourtour qu’elle n’échancre pas; les bords de la dépression ne sont nullement carénés, mais renflés et proéminents.

Rapports et différences.— Cette espèce n’est encore connue que par un seul exemplaire, dont la conservation de la surface laisse fort à désirer, aussi la connaissance que nous avons de ses tubercules et de ses granules est elle encore imparfaite. Elle est voisine du Pygaster Trigeri, mais elle s’en distingue sans peine par la profondeur et la largeur du sillon anal, comme aussi par sa face inférieure aplatie et brusquement enfoncée autour du péristome. Dans le Pyg. macrostoma, Wright, le périprocte est plus grand, et la dépression anale est beaucoup moins profonde.

Localité.— Thomar.

Etage aalénien.

PYGASTER ALGARBIENSIS, P. de Loriol, 1891 PI. XIX, fig. 5

Dimensions

Diamétre.. si set coma TO OS OS MID OO 18 mill.

Hauteur, par rapport au diamètre........................... 0,39

Test circulaire, de petite taille. Face supérieure assez uniformément convexe, un peu renflée en avant et assez déclive en arrière. Face inférieure légèrement pulvinée, un peu enfoncée autour du péristome.

Appareil apical inconnu.

Zones porifères rectilignes, extrêmement étroites.

Aires ambulacraires relativement larges, légèrement renflées; leur largeur égale 0,43 de celle des aires interambulacraires. Les tubercules, fort petits, scrobiculés, crénelés et perforés, sont très écartés, et forment cependant quatre séries verticales qui sont assez régulières, surtout celles qui bordent les zones porifères et arrivent seules au sommet. Granules homogènes, serrés.

Dans les aires interambulacraires, les tubercules sont semblables, mais un peu plus développés, du reste entourés d'une granulation identique; ils paraissent former, à l’ambitus, 8 à 10 séries verticales, et ils sont très écartés. La surface est, par endroits, très fruste, aussi je ne distingue pas partout le détail avec une précision suffisante. A la face inférieure, les tubercules sont plus développés, mais, comme la surface est fruste, on ne les voit que sur quelques points.

Péristome paraissant assez grand, circulaire et un peu enfoncé; son contour n’est pas assez distinct pour laisser voir les entailles.

Périprocte de faible dimension, peu allongé; il se termine à une distance du bord bien plus forte que celle qui existe entre ce point terminal et l'appareil apical. Il n’y a aucun sillon anal proprement dit, l’aire interambulacraire impaire est seulement un peu déprimée au milieu, mais sur un court espace.

Rapports et différences.— Cette petite espèce, bien que représentée, jusqu'ici, par un seul exemplaire, dont la conservation laisse à désirer, m’a paru cependant présenter des caractères spécifiques assez marqués pour qu'il fut regrettable de la négliger. Elle présente certains rapports avec de jeunes exemplaires du Pygaster Trigeri, Cotteau, mais elle s’en distingue par la largeur proportionnelle de ses aires ambulacraires, qui est considérable, et par le peu de longueur de son périprocte qui se termine à une distance considérable du bord. La brièveté du périprocte, comme aussi la forme générale, pourrait faire supposer que ce petit individu est un jeune du Pyg. semisulcatus, Agassiz; je ne le crois cependant pas, à cause de la largeur relative des aires ambulacraires. Cette largeur pro-

portionnelle peut varier un peu; mais dans des limites étroites, ainsi, dans le Pyg. semisulcatus, entre un individu de 36 mill. de diamètre et un autre de 22 mill., la largeur des aires ambulacraires ne varie que de 0,23 à 0,27 de celle des aires interambulacraires. Il faut espérer que de nouvelles découvertes viendront faire mieux connaitre cette espèce intéressante, et son développement possible.

Localité.—Bahia do Direito. Algarve.

Etage aalénien.

PYGASTER UMBRELLA, Agassiz PI. XXII, fig. 1

Pygaster umbrella, Agassiz, 1847. Catalogue raisonné des Echinides, p. 86. Pygaster Edwardseus. Buvignier, 1852. Statistique géol. de la Meuse, Atlas, p. 45, pl. 32, fig. 31-33. Pygaster umbrella, Cotteau, 1874. Paléontol. franc. Terr. jurass., t. 1x, IL. p. 474, pl. 124, fig. 6, pl. 125, 126, 127, 128.

(Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce, et ajouter:) Pygaster umbrella, Cotteau, 1880, Echinides jurassiques de Normandie, p. 7. » » Rigaux, 1882. Synopsis des Echimides jurassiques du Boulonais, Bull. Soc. géologique de France, 3° série, vol. vit, p. 629.

» » Cotteau, 1883. Echinides fossiles du S. O. de la France, p. 87.

« » Cotteau, 1886. Catalogue des Echinides jurass. de Loraine, p. 2 (Congrès de l’Assoc. française à Nancy).

Je n’ai sous les yeux qu'un seul exemplaire de cette espèce; il est de grande taille; son diamètre transversal atteint 100 mill. et sa hauteur était au moins de 55 mill. Il est en mauvais état; la moitié de sa face supérieure est entièrement corrodée, de sorte qu'on ne voit plus le périprocte, et, sur le reste, on ne distingue plus les tubercules à cause de l’altération de la surface. La face inférieure est visible en partie, et mieux conservée; on peut constater que l’arrangement des tubercules est semblable à celui qu'on observe dans le Pygaster umbrella. I en est de même des zones porifères ainsi que des dimensions proportionnelles des aires ambulacraires et interambulacraires, et de le forme générale. Je crois être certain que cet exemplaire appartient au Pyg. umbrella, tout en étant obligé de faire quelques réserves à cause de son mauvais état de conservation.

Localité.—Plateau de Cesaréda.

Etage lusitanien.

Localités hors du Portugal.—Châtillon sur Seine (Côte d'Or), France.

Etage callovien.

Trouville (Calvados), Champlitte (Haute Saône), Chatel Censoir, Druyes (Yonne), etc., France. —Calne, Lyneham (Wiltshire), etc., Angleterre.

Etage rauracien.

Tonnerre (Yonne), France.—Malton, Angleterre. (Coralline oolite).—Sandgrube, près Goslar, Galgenberg près Hildesheim (Hanovre). (Obercoralrag).

PILEUS HEMISPHERICUS, (Agassiz) Desor PI. XXII, fig. 1

Synonymie

Pygaster pileus, Agassiz, 1847. Catalogue raisonné des Echinides, p. 86.

» » Cotteau, 1854. Echinides fossiles de l'Yonne, t. 1, p. 206, pl. 29, pl. 30. Pileus hemisphericus, Desor, 1856. Synopsis des Echin. foss., p. 167, pl. 22. fig. 6. » » Cotteau, 1874. Paléontologie française, Terr. jurass., t. 1x, L, p. 448, pl. 112 à 115.

(Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce).

Dimensions

Diamètre: ss. AR cote 100 à 123 mill.

Hauteur, par rapport au diamètre .................... 0,58

Test subpentagonal dont la largeur égale, à peu de chose près, la longueur. Face supérieure élevée, renflée. Face inférieure plane, légèrement déprimée autour du péristome.

Appareil apical invisible.

Zones porifères droites. Pores disposés par paires qui forment, sur la face supérieure, deux rangées parallèles, les plaques ambulacraires, simples et fort étroites, étant alternativement percées de leurs deux pores tantôt tout près de leur extrémité externe et tantôt plus en arrière; ces deux rangées sont plus ou moins régulières. À la face inférieure, les paires de pores forment une seule série, ou plutôt se trouvent groupés en petits arcs de trois ou quatre paires.

Aires ambulacraires étroites; à l’ambitus leur diamètre est environ le {/; de celui des aires interambulacraires.

Péristome étroit, subdécagonal, s'ouvrant dans un enfoncement de la face inférieure, très peu étendu, mais très profond. Lors même que je puis voir jusqu’au fond de cette cavité, qui est granuleuse sur ses parois comme le reste du test, il ne m'est pas possible de distinguer aucune entaille péristomale.

Périprocte ovale, allongé, assez grand, situé sur la face postérieure au tiers environ de l’espace entre le sommet apical et le bord; une dépression large et peu profonde se montre au dessous.

Tubercules petits, perforés, non crénelés, entourés d’un scorbicule étroit et profond, serrés, abondants, à peu près épars à la face supérieure; à l’ambitus on compte 8 séries verticales irréguliéres dans les aires ambulacraires. À la face inférieure ils forment deux séries concentriques assez régulières sur chaque plaque interambulacraire.

Rapports et différeuces.—Les exemplaires du Portugal appartenant à cette espèce peu répandue sont absolument typiques.

Localité.— Plateau de Césareda.

Etage lusitanien (couches à grandes oolites).

Localités hors du Portugal.—Coulange sur Yonne, Chatel Censoir, Druyes (Yonne). Sélongey (Côte d'Or).—France.

Etage rauracien.

PYRINA ICAUNENSIS (Cotteau), P. de Loriol PI. XXIV, fig. 1

Synonymie

Desoria icaunensis, Cotteau, 1855. Echinides fossiles de l'Yonne, t. 1, p. 224, pl. 33, fig. 1-8. Desorella icaunensis, Cotteau, 1855. Note sur le genre Desorella, Bull. Soc. géol. de France, 2e série, t. xx, p. 710.

Nucleopygus icaunensis, Desor, 1837. Synopsis des Echin. foss., p. 189, pl. 26. fig. 4-7. Desorella jurensis, Etallon, 1859. Corallien du Haut Jura, IL, p. 18 (Mém. Soc. d’Émul. du Doubs). Pyrina icaunensis, P. de Loriol, 4871, in E. Desor et P. de Loriol. Echinologie helvétique, p. 487, pl. 4, fig. 4. » » Cotteau, 1873. Paléontol. française, Terr. jurass., t. 1x, p. 396, pl. 100. (Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce, et ajouter :) Pyrina icaunensis. Cotteau, 1885. Die Echiniden der Stramberger Schichten (Paleont. Mittheilungen, t. 1, Abtheil. v), p. 9, pl. 2, fig. 1-6.

» » P. de Loriol, 1888. Étude sur les mollusques des couches coralligènes de Valfin (Mém. de la Soc. paléont. Suisse, t. xv), p. 355.

Dimensions

MONCUEURE ET EEE EEE eee eee isole sie 31 mill. LOTO ocean eco EEE Rate 27 »

RENE 600 bovooouoovoaococconcscoeboosonoouvoconeuvooc 17 »

Test ovale, oblong, arrondi en avant. Face supérieure convexe, peu élevée. Face inférieure un peu pulvmée. Pourtour arrondi et épais.

Zones porifères linéaires, légèrement flexueuses vers le sommet dans les ambulacres antérieurs pairs. Pores très petits, directement superposés à l’ambitus et à la face supérieure. Je n’ai pas pu observer leur allure autour du péristome.

Aires ambulacraires étroites, les postérieures plus courtes que les antérieures paires.

Péristome ovale, un peu oblique.

Périprocte allongé, pyriforme, occupant, à la face supérieure, une partie de l’aire interambulacraire postérieure impaire.

Tubercules fort petits, scrobiculés, assez écartés à la face supérieure, mais devenant très serrés à l’ambitus et à la face inférieure.

Rapports et différences.—Je ne connais qu’un seul exemplaire appartenant à cette espèce, il est un peu incomplet, mais, cependant, très correctemant déterminable. Il se rapproche de la variété signalée par M. Cotteau (et d’abord par Etallon qui l’avait désignée sous le nom de Des. jurensis), par son pourtour épaissi et ses zones porifères antérieures légèrement flexueuses au sommet. M. Cotteau a bien montré que, soit les exemplaires de Valfin, soit ceux de Stramberg, tout en présentant de légères modifications, ne sauraient être séparés du Pyrina icaunensis.

Localité.—Monte-Junto, cote 341 à l'Est de Espigäo. Etage lusitanien, facies corallien.

Localités hors du Portugal.— Merry sur Yonne, Champlitte. France. Etage rauracien.

Valfin, Mont Salève. France.—Wimmis (Berne). Suisse.—Stramberg. Autriche. Etage séquanien.

ECHINOBRISSUS ALEMQUERENSIS, P. de Loriol, 1891 PI. XXII, fig. 5

Longueur Je CREER ne tee 21 mill.

Largeur, par rapport à la longueur ......................... 0,90 Hauteur » D RS Ro ee ne OC ete 0,57

Test allongé, rétréci et arrondi en avant, un peu dilaté en arrière; le bord postérieur est tronqué et évidé au milieu, assez profondément. Face supérieure élevée, renflée, uniformément convexe, brusquement déclive sur la face postérieure. Face inférieure presque plane, un peu déprimée cependant autour du péristome. Pourtour très arrondi et renflé. Appareil apical excentrique en avant, mais faiblement; le détail des plaques n’est pas distinct.

Ambulacres assez larges, peu visibles.

Péristome excentrique en avant, enfoncé, extrêmement petit.

Périprocte ovale, un peu acuminé vers le sommet, ouvert à la naissance d'un sillon qui commence très loin du sommet, sur la déclivité postérieure, de sorte que, lorsqu'on regarde l’oursin de profil, l'ouverture parait à peine se trouver sur la face supérieure, mais on la dirait presque verticale sur la face postérieure, comme dans les Phyllobrissus; il échancre assez fortement le bord postérieur.

Rapports et différences.— Je ne connais qu'un seul individu appartenant à cette espèce, il est bien conservé, toutefois sa surface est un peu fruste sur la face supérieure, de sorte que les ambulacres sont à peine distincts. Il est très voisin de l’Echinobrissus icaunensis, Cotteau, mais il s’en distingue par sa face supérieure élevée et renflée, son pourtour très arrondi, et renflé également, sa face supérieure brusquement déclive vers le bord postérieur, de sorte que le périprocte, quoique toujours visible d’en haut, paraît presque tout à fait sur la face postérieure; la face inférieure est aussi moins déprimée, presque tout à fait plane, et le péristome est extrêmement petit. Des différences analogues séparent l'espèce de l’Echinobr. Baueri, Dames. J'ai pu comparer de bons exemplaires de ces deux espèces et m'assurer que l'Echinobrissus du Portugal, quoique voisin, ne saurait leur être rapporté, du moins actuellement, en attendant qu’une étude monographique, basée sur des échantillons nombreux, vienne faire connaître des passages, des modifications, qui n'apparaissent pas aujourd'hui. L'Echinobr. Perroni, Etallon, est bien plus déprimé.

Localité.—S. Miguel près Alemquer.

Lusitanien. Niveau à Lima alternicosta.

ECHINOBRISSUS ARSENENSIS, P. de Loriol, 1891 PI. XXII, fig. 4

Dimensions

Honcuenre eeeeeccee cer FR Mama de pen ie 21 mill. ParceuripanrapportaNlalonsueur 2e ee ee 0,86 Hauteur » DR nn ten net e ae 0,62

Test plus long que large, arrondi en avant, rétréci en arrière à partir des ambulacres postérieurs, tronqué sur le bord postérieur. Face supérieure convexe en avant, relativement très relevée et renflée à l’apex qui est très excentrique en avant, fortement déclive en arrière à partir de l’origine du sillon anal. Pourtour très arrondi et renflé. Face inférieure déformée par une cassure, elle est pulvinée au pourtour et un peu déprimée en avant au passage de l’ambulacre impair.

Appareil apical très excentrique en avant; il n'est pas assez distinct pour pouvoir être grossi.

Ambulacres relativement étroits et peu pétaloïdes, très ouverts à leur extrémité, les zones porifères restant presque parallèles; l’antérieur impair, plus étroit que les autres, n’a que deux mill. de largeur. Les antérieurs pairs, relativement courts, ont une trentaine de paires de pores normales; les postérieurs pairs sont un peu plus longs que les antérieurs.

Péristome invisible.

Périprocte assez étroit, son origine se trouve environ au tiers supérieur de la distance qui sépare le sommet du bord postérieur; il est suivi d’un sillon profond, dont les bords sont presque ver-

ticaux, et dont le plancher est à peu près parallèle à la base; il n’échancre pas sensiblement le pourtour.

Tubercules très petits, écartés, scrobiculés, noyés dans une granulation très dense d'une finesse extrême; ils sont un peu plus développés dans la région antérieure.

Rapports et différences.—L'exemplaire unique que je viens de décrire est en bonne conservation. Il se rapproche beaucoup de l’Echinobrissus Letteroni qui varie, ainsi que M. Cotteau l'a constaté, dans la forme plus ou moins renflée de la face supérieure. Jai même hésité à le lui rapporter. Il me parait cependant devoir en être séparé à cause de sa forme renflée et régulièrement convexe en avant, mais point conique, puis régulièrement déclive en arrière, et à cause aussi de son bord postérieur rétréci, puis tronqué, sans être précisément échancré par le sillon anal; les ambulacres sont aussi plus étroits, l'appareil apical est plus excentrique en avant, le pourtour est plus arrondi et renflé. Ces caractères différentiels me paraissent suffisants pour envisager l'individu en question comme appartenant à une espèce différente. L’Echinobr. Letteromi étant une espèce rare, dont on ne connait pas beaucoup d'exemplaires, les passages entre les individus élevés et subconiques et ceux qui sont plus déprimés n’ont pas pu être encore étudiés, d’une manière suffisante. Mais, dans l’état actuel, je ne saurais lui rapporter l’exemplaire du Portugal, qui aurait aussi besoin, il est vrai, d’être accompagné de quelques autres individus permettant de connaître les modifications possibles de son espèce. Dans l’Echinobr. Baueri, Dames, et l’Echinobr. icaunensis, Cotteau, qui sont également voisins, le périprocte se trouve plus éloigné du sommet, et il échancre fortement le bord postérieur; ces deux dernières espèces sont peu différentes entre elles.

Localité.— Arsena près Alverca. .

Etage ptérocérien.

ECHINOBRISSUS LUSITANICUS, P. de Loriol, 1891 PI. XXIII, fig. 3-4

Dimensions

OA so To co dsotodndoocousc0ooopodsovaoousouc 34 mill. Largeur, par rapport à la longueur...................... 0,85 à 0,90 Hauteur » D Van NERO delete eee 0,35 à 0,40

Test plus long que large, très déprimé, arrondi et rétréci en avant, dilaté en arrière, tronqué à l'extrémité postérieure. Face supérieure très déprimée, faiblement convexe. Face inférieure un peu pulvinée au pourtour, largement évidée autour du péristome. Pourtour arrondi, un peu renflé.

Sommet apical excentrique en avant, situé aux #/100 de la longueur.

Ambulacres très pétaloides, resserrés et effilés vers l’extrémité, ayant, du reste, la structure de ceux des espèces du genre.

Péristome excentrique en avant, correspondant avec l’apex; le pourtour est fruste.

Périprocte dans un sillon parfaitement triangulaire dont le sommet se trouve à peu près exactement à égale distance entre l’appareil apical et le bord postérieur. A partir de l’orifice, le sillon s’élargit beaucoup, mais en perdant presque toute sa profondeur, et il entame à peine d’une manière sensible le bord postérieur.

Rapports et différences. —Parmi les Echinobrissus dans lesquels l’origine du sillon anal se trouve éloignée du bord postérieur, l’Echinobr. Perroni, Cotieau, est celui qui se rapprocherait le plus de l'Echinobr. lusitanicus, il s’en distingue sans peine par sa forme plus rectangulaire, son sillon anal très différent, ses ambulacres moins effilés. La forme triangulaire du sillon anal, très aigu au sommet, permet, du reste, de reconnaître sans peine l’espèce au milieu de celles qui appartiennent à ce groupe.

Localité. —Arranha près Freixial.

Etage ptérocérien.

PYGURUS BLUMENBACHI (Koch et Dunker), Agassiz PI. XXII, fig. 2-3

Synonymie

Echinolampas Blumenbachi, Koch et Dunker. 1837. Beiträge zur Kenntniss des norddeutschen Oolith, p. 37,

pl. 4, fig. 1. Pygurus Blumenbachi, Agassiz, 1847. Catalogue raisonné des Echinides, p. 104. » » Cotteau, 1869. Paléontol. franc., Terr. jurass., t. 1x, p. 157, pl. 38, fig. 3, pl. 39-40.

Pygurus Royerianus, Cotteau, 1869. Paléontol. francç., Terr. jurass., t. 1x, p. 164, pl. 41 et 42. Pygurus Blumenbachi, E. Desor et P. de Loriol, 4872. Echinologie helvétique, I, Terr. jurass., p. 341, pl. 53, fig. 4-6.

(Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce, et'ajouter): Pygurus Blumenbachi, Struckmann, 1873. Die foss. Fauna des hann. Jura Meeres, p. 24.

Pygurus Blumenbachi, Dames, 1872. Die Echin. der Nordw. deutschen Jura Bildungen, Il, Zeitschrift der deutschen geol. Gesell. für 1872, p. 618, pl. 22, fig. 4. Pygurus Royerianus, Dames, 1872. Id., id., id., p. 620, pl. 22, fig. 5. Pygurus Blumenbachi, Tribolet, 1873. Recherches géol. sur le Jura Neuchatelois, p. 90. » » Brauns, 1874. Der obere Jura in nordw. Deutschland, p. 55, 77, 97. » » Moesch, 1874, der südliche Aargauer Jura, p. 88, (Beiträge zur geol. Karte der Schweiz, 10t: Lief.).

» » Bayle, 1878. Explic. de la carte géol. de la France, t. 4, Atlas, pl. 150, fig. 1-2. » » Rigaux, 1882. Synopsis des Echinid. jurass. du Boulonais, Bull. Soc. géol. de Mrance, 3e série, t. 8, p. 631.

» » Boehm, 1885. Die Fauna des Kelheimer Diceras Kalkes, 3t° Abth. Echinoiïdeen, Paleontographica, vol. 31, p. 219, pl. 47, fig. 13. » » P. de Loriol, 1885. Premier supplément à l’Echinologie helvétique, p. 21. (Mém. de la Soc. paléontol. Suisse, vol. xrr).

Dimensions

DONGUEUT EEE CC ET cr 39 à 106 mill.

Largeur, par rapport à la longueur.................... 0,9% à 1,05

Test sub-quadrangulaire, parfois plus large que long, largement échancré en avant, fortement lobé en arrière de manière à dégager un rostre proéminent, étroit, arrondi. Face supérieure épaisse, assez fortement relevée à l’apex, très excentrique en avant, et correspondant au sommet ambulacraire. Face inférieure très accidentée par de forts renflements dans les aires interambulacraires.

Ambulacres allongés, effilés à l'extrémité, l’antérieur impair un peu plus étroit que les autres.

Péristome entouré d’un floscelle très accentué, les bourrelets sont saillants et les phyllodes larges, profonds et en fer de lance.

Périprocte allongé, pyriforme, rapproché du bord, entouré d’un replat prononcé.

Tubercules petits, plus serrés à la face inférieure.

Un petit individu de 38 mill. de longueur me parait être un jeune de l'espèce, sa forme est notablement plus allongée que celle des grands exemplaires, car il n’a que 32 mill. de largeur. Quelques cassures indiquent qu'il n’a pas tout à fait sa forme normale, cependant il a été certainement bien plus long que large. L'échancrure antérieure est moins profonde et le bord postérieur est moins lobé, par contre les ambulacres, la face inférieure avec ses renflements, le péristome entouré d’un floscelle très prononcé avec des bourrelets très saillants et de larges phyllodes en fer de lance, enfin la position du périprocte, sont exactement comme dans les exemplaires les plus typiques. Cet échantillon provient de Columbeira comme les autres.

Rapports et différences.—Les exemplaires du Portugal que je rapporte au Pygurus Blumenbachi, espèce bien connue, sont peu nombreux, mais parfaitement typiques. L’un d’eux atteint une taille considérable.

Localités.—Columbeira, plateau de Cesaréda, Casaes-Gallegos (Monte-Junto), Azenha do Sampaio (Torres Vedras).

Etage lusitanien.

Localités hors du Portugal. —Châtel Censoir etc. (Yonne), Champlitte (Haute Saône). France. Etage rauracien.

Tonnerre (Yonne) et plusieurs localités en France.—Laufon, Angolat (Jura Bernois) et autres localités en Suisse.

Abbotsbury, etc. Angleterre.—Waltersberg, etc. Hanovre.

Etage séquanien.

Les Riceys (Aube), Bouzancourt (Haute Marne), etc. France.— Vorburg près Délemont (Jura Bernois). Suisse.—Tüônnjesberg. Hanovre.

Etage ptérocérien.

Gray (Haute Saône), Auxerre (Yonne). France.

Etage portlandien.

PYGURUS HAUSMANNI (Koch et Dunker), Agassiz PI. XXIII, fig. 2

Synonymie

Clypeaster Hausmanni, Koch et Dunker, 1837. Beïtr. zur Kenntniss der norddeutschen Oolithgeb, p. 39, pl. &, fig. 3.

Pygurus Hartmanni (lapsus), Agassiz, 1840. Catal. Ectyp. mus. néoc., p. 4. Pygurus Hausmanni, Cotteau, 1869. Paléontologie française, Terr. jurass., t. 1x, p. 150, pl. 35,fig. 2, p 1. 36 et pl. 37.

» » E. Desor et P. de Loriol, 1871. Echinologie helvétique, I, Terr. jurassiques, p. 345, pl. 53, fig. 1.

(Voir dans cet ouvrage la synonymie, et ajouter). Pygurus Hausmanni, Wright, 1869. On the correlation of jurass. rocks of Côte d'Or and Cotteswold Hills,

» » Dames, 1872. Echiniden des Nordw. Deutschlands Jura Bildungen. Zeitschr. der deutschen geol. Gesell. Jahrgang 1872, p. 625.

» » Brauns, 1874. Der obere Jura in nordw. Deutschland, p. 55. Dimensions L'ONQUEUR 2 EC Ce CO MEET ee CC LC OS M ECE 120 à 143 mill. Largeur, par rapport à la longueur ..... ................. 0,87 à 0,93 Hauteur 535: MERE 2 ARR TRS CESR TRE 0,29

Test de grande taille, ovale, plus long que large, arrondi en avant, avec uu sinus à peine sensible ou nul à l’extrémité de l’ambulacre impair, rostré en arrière mais faiblement, le rostre n'étant détaché que par des sinus très peu profonds. Face supérieure très peu élevée, à peu près uniformément convexe, un peu relevée à l’apex qui correspond au sommet ambulacraire. Face inférieure déprimée, même un peu concave, avec des renflements dans les aires interambulacraires. Bord arrondi, mais non renflé.

Appareil apical excentrique en avant, les sutures des plaques ne sont pas distinctes.

Ambulacres pétaloïdes, relativement étroits, effilés, fort longs, atteignant le bord; l’antérieur impair est un peu plus étroit que les autres; chacune des zones porifères égale la moitié de l’espace interporifère. Les plaques ambulacraires sont extrêmement minces, égales entre elles; le pos interne, arrondi, est très petit, l’externe, en fente, très allongé.

Péristome invisible.

Périprocte ovale, allongé, rapproché du bord qu'il n’entame point. |

Tubercules très petits, écartés, profondément scrobiculés, uniformément disposés, et homogènes sur toute la surface; ils forment 4 à 5 séries transverses sur les plaques des aires interambulacraires qui sont fortement coudées. Dans les aires ambulacraires, les tubercules sont très ra-

res, on les voit alterner presque régulièrement, deux et un sur chaque plaque, dans l’espace interporifère.

Rapports et différences.—Plusieurs exemplaires du Pygurus Hausmanni, de grande taille et de belle conservation ont été recueillis en Portugal. Cette espèce ne peut être confondue avec d’autres. Le Pygur. tenuis, Desor, dont il se rapproche le plus est plus orbiculaire, plus tronqué et plus échancré en avant; son bord est plus mince, presque tranchant, enfin chacune des zones porifères de ses ambulacres est presque égale à l’espace interporifère, dans lequel les tubercules sont plus nombreux.

Localité.—Plateau de Cesaréda; entre Roliça et S. Mamede. Etage lusitanien.

Localités hors du Portugal.—Champlitte (Haute Saône), Druyes (Yonne), Eccommoy (Sarthe), etc. France. — Develier-dessus (Jura Bernois). Suisse. — Malton. Angleterre. —Klein—Bremen près Buckeburg. (Hanovre).

Etage rauracien.

+ COLLYRITES RINGENS, (Desmoulins) Agassiz

Synonymie

Dysaster ringens, Agassiz, 1836. Prodrome, t. 1, p. 183. Collyrites ringens, Desmoulins, 1837. Études sur les Echinides, p. 369. Dysaster ringens, Desor, 1842. Monogr. des Dysaster, p. 23, pl. I, fig. 13-17. Dysaster Eudest, Desor, 1842. Id., id., p. 24, pl. I, fig. 5-12. Collyrites ringens, Cotteau, 1867. Paléontol. franc. Terr. jurass., Echinides t. 1x, p. 41, pl. 6 et 7, fig. 1-5. » » E. Desor et P. de Loriol, 1871. Echinologie helvét., I, Terr. jurass., p. 353, pl. 57, fig. 4-8. (Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce, et ajouter). Nucleolites gibbosus, Münster, 1839. Beïträge zur Petrefactenkunde, I, p. 90, pl. 12, fig. 4. Dysaster ringens, Quenstedt, 1872-75. Petrefactenkunde Deutschlands, IIT. Echiniden, p. 576, pl. 84, fig. 24-28.

Collyrites ringens, Cotteau, 1880. Catalogue des Echin. jurass. de Normandie, p. 2. » » P. de Loriol, 1880, in Choffat, Lias et Dogger, addenda à p. 42. » » Cotteau, 1886. Catalogue des Echinides de la Lorraine, p. 1 (Congrès de l’Assoc. française à Nancy).

Dimensions

Ponaueur EE EE Eee Ce emo eee en iese 24 mill. LAURE cdcccobecocucorou eboctobocuacbe dat on ob ones 24 » HAUTE A eee cm ae stade cie eee eee 143 »

Test subdiscoïde, aussi long que large, rostré en arrière. Face supérieure uniformément convexe, peu élevée. Face inférieure très accidentée par des renflements prononcés des aires interambulacraires, principalement dans l’aire postérieure impaire. La face postérieure est presque verticale. Pourtour très arrondi.

Ambulacres invisibles dans l'individu décrit.

Périprocte ovale, au sommet de la face postérieure.

Rapports et différences.— Je ne connais qu’un seul exemplaire appartenant au Collyrites ringens; il est fruste, mais, cependant, suffisamment conservé pour permettre une détermination certaine. Cette espèce est si caractéristique qu’il n’y a pas à s’y tromper. Le Nucleolites gibbosus, Münster, me parait appartenir certainement au Collyr. ringens, soit la description, soit la figure, en indiquent tous les caractères, et Münster explique qu'il y a deux centres ambulacraires.

Localité.—Cesaréda.

Etage bajocien (Couches à Posidonomia alpina).

Localités hors du Portugal.—Bayeux, Moutiers, etc. (Calvados); Nevers (Nièvre); Pouilly (Saône et Loire), etc. France.—Sherbone, Burton, Pradstock, etc. (Dorsetshire). Angleterre. —Envelier (Jura Bernois). Suisse.

Etage bajocien.

Pécheseul, etc. (Sarthe); Selongey (Côte d'Or), ete. France.—Fairford (Glocestershire). Angleterre.—Betznau (Argovie); Goldenthal (Soleure); Noiraigue (Neuchatel). Suisse.—Aschdorf, Geiern, etc., Wurtemberg.

Etage bathonien.

COLLYRITES ELLIPTICA, (Desmoulins) Lamarck PI. XXII, fig. 6

Synonymie

Ananchytes elliptica, Lamarck, 1816. Animaux sans vertèbres, t. 1x, p. 26. Collyrites elliptica, Desmoulins, 1835. Études sur les Echinides fossiles, p. 48. Dysaster ellipticus, Desor, 1842. Monogr. des Dysaster, p. 12, pl. IL, fig. 5-7. Collyrites elliptica, Cotteau, 1867. Paléontol. franç., Terr. jurass., t. 1x, p. 58, pl. 10, 44, 12. » n E. Desor et P. de Loriol, 4871. Echinologie helvétique, I, Terr. jurass., p. 362, pl. 57. fig. 15-16.

(Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce, et ajouter): Collyrites elliptica, Wright, 1869. On the correlation of Côte d’Or and Cotteswold hills, p. 62. Dysaster ellipticus, Quenstedt, 1872-75. Petrefactenkunde Deutschlands, Il, Echiniden, p. 569, pl. 84, fig. 5-6, Collyrites elliptica, Cotteau, 1881, Echinides jurassiques de Normandie, p. 2. » » Cotteau, 1883. Echin. foss. du S. O. de la France, p. 140. » » Cotteau, 1886. Catalogue des Echin. foss., de la Lorraine (Congrès de l’Association française à Nancy), p. 1.

Dimensions

Longueur ere on nee eee ce EC ee 32 mill.

Largeur, par rapport à la longueur......................... 0,9% Hauteur » Don Om a on 0,53

Test un peu plus long que large, un peu rétréci en arrière. Face supérieure peu élevée. Face inférieure un peu renflée sur le plastron, surtout à son extrémité, avec deux rangées divergentes de légères protubérances; elle se trouve, du reste, un peu déformée dans l’exemplaire décrit.

Sommet du trivium un peu excentrique en avant; celui du bivium se trouve à quelque distance au dessus du périprocte. La distance entre les deux sommets est égale à 0,45 de la longueur de l’oursin.

Péristome assez éloigné du bord.

Périprocte ovale, ouvert sur le milieu de la face postérieure. A la face inférieure les tubercules sont épars, inégaux, et acompagnés de nombreux granules.

Rapports et différences.—Parmi des exemplaires assez nombreux, appartenant au genre Collyrites, recueillis dans l'étage callovien du Portugal, un seul est assez bien conservé pour que sa forme et la position des deux sommets ambulacraires puissent être correctement appréciés. Il est incomplet sur la moitié de la face supérieure; je crois, cependant, pouvoir le rapporter avec sécurité au Collyr. elliptica, après l'avoir comparé minutieusement avec des exemplaires de cette espèce très bien conservés, provenant de la Sarthe, dans l’un desquels existe également le renflement à l'extrémité du plastron que j'ai signalé. Quant aux autres individus, ils appartiennent probablement à la même espèce; rien, dans ce qu’on en voit, n'engage à les éloigner, mais ils sont trop mal conservés pour permettre une détermination correcte.

Localité.— Cap Mondégo. Deux exemplaires presque certains, quoiqu'incomplets, de Cesaréda. Etage callovien.

Localités hors du Portugal.— Beaumont, Pecheseul (Sarthe). France.

Etage bathonien.

Chauffour, Montbizot, etc. (Sarthe). —Pougues, Nevers (Nièvre), etc. France.—Waldenbourg (Bâle campagne). —Kreisacker (Argovie). Suisse.

Etage callovien.

COLLYRITES LORYI, (A. Gras) d’Orbigny PI. XXIIL, fig. 7

Dysaster Loryi, À. Gras, 1852. Catalogue des corps organisés fossiles de l'Isère, p. 14 et 49, pl. 9, fig. 4-5. Collyrites Loryi, d'Orbigny, 1850. Paléontologie française, Terr. crétacés, t. vr, p. 51. » » d’Orbigny, 1854. Revue et magasin de zoologie, 2° série, t. vr, p. 28. » » Desor, 1856. Synopsis, p. 205.

» » Wright, 1856. Monogr. of the brit. Echinod., ool. form. (Pal. Soc. London), p. 325. » » Cotteau, 1869. Paléontologie française, Terr. jurass. Echinod., t. 1x, p. 100 et 515, pl. 23, fig. 3-10.

Collyrites bicordata?, Cotteau, 1869. Echinides jurassiques d'Algérie. Bull. Soc. géologique de France, 2e série, t. 26, p. 530.

Collyrites Loryi, Cotteau, Peron et Gauthier, 1873. Echin. foss. d’Algérie, Terr. jurass. Ann. des Se. géolog. D ND EL > » Cotteau, Peron et Gauthier, 1883. Echin. foss. d'Algérie, fasc. 1, p. 32.

Dimensions

FONCUCUR EEE RES TP EE PRE PART PA 24 mill.

Largeur, par rapport à la longueur......................... 0,89 Hauteur » D RÉ eo ion non en 0.62

Test ovale, arrondi et nullement échancré en avant, légèrement rétréci en arrière. Face supérieure très uniformément convexe, élevée, renflée. Pourtour arrondi et renflé. Face inférieure légèrement renflée dans l’aire interambulacraire impaire.

Sommet du trivium, un peu excentrique en avant; l’ambulacre antérieur impair est tout à fait à fleur du test. Sommet du bivium très éloigné, relativement, du périprocte, dont il est cependant un peu plus rapproché que du trivium. La distance entre le bivium et le trivium est égale aux ?7/100 de la longueur de l’oursin. Les ambulacres sont tout à fait à fleur du test et leurs paires de pores sont relativement écartées.

Périprocte situé vers le sommet de la face postérieure, au dessus d’une area verticale limitée par de légères protubérances, et se prolongeant un peu à la face inférieure.

Rapports et différences.—Les deux exemplaires que je rapporte au Collyrites Loryi en présentent fort exactement tous les caractères, et je n’éprouve aucune hésitation en les lui rapportant. On le distingue sans peine du Coll. bicordata, Desm., par sa forme plus allongée, plus régulièrement ovale, et plus renflée, par l'absence complète d'un sillon antérieur, et par le rapprochement plus fort des deux sommets ambulacraires. Le Coll. Loryi est une espèce peu répandue. On ne la connaissait pendant longtemps que de l'Echaillon, mais on l’a recueillie depuis en Algérie.

Localités.— Cabeço-Redondo (Monte-Junto), Boiaca. Etage lusitanien.

Localités hors du Portugal.—L'Echaillon (Isère).—Djebel Sebah (Algérie). Etage séquanien. :

STELLERIDES

Les terrains jurassiques du Portugal n’ont fourni, jusqu'ici, que des pièces très rares appartenant à des espèces de Stellérides. Une seule est importante, et en assez bon état de conservation; j'ai dû établir un nouveau genre pour classer l'espèce à laquelle elle appartient.

Deux pièces marginales indiquent la présence probable de deux espèces de la famille des Goniastéridées, mais on ne saurait en dire davantage, elles ne peuvent se déterminer.

Trois petites plaques, enfin, qui ne sont pas déterminables, ont été recueillies en Algarve.

Tels sont les seuls échantillons représentant la classe des Stellérides dans les collections qui ont été mises à ma disposition.

Genre ASPIDASTER, P. o Lorio, 1884

Disque convexe, couvert, sur sa face dorsale, de plaques solides, inégales, irrégulières, qui ne paraissent pas avoir été imbriquées, mais qui étaient, en tous cas, juxtaposées de manière à ne laisser aucune place pour des aires porifères, tout au plus pour des pores isolés. La face ventrale est inconnue.

Cinq bras, bien détachés du disque, convexes sur leur face dorsale, épais, paraissant obtus à leur extrémité. Leur face dorsale est composée d’une série de grandes plaques marginales de chaque côté, entre lesquelles, dans la région médiane, se trouvent une à deux séries de plaques plus petites et plus ou moins rectangulaires. Sur la face ventrale les plaques marginales sont plus carrées, une série au moins de plaques beaucoup plus petites bordait le sillon ambulacraire, de chaque côté.

Toutes les plaques étaient entièrement granuleuses, ainsi que le démontrent les petites cavités dont leur surface externe est criblée.

Plaque madréporique relativement grande, et finement sillonnée; elle a la forme d'un écusson régulier et se trouve profondément enchässée entre trois plaques spéciales.

Rapports et différences.— L'espèce type du genre n’est encore connue que d'une manière Incomplète, et par un seul échantillon; cependant il est possible de préciser suffisamment ses caracteres pour reconnaître facilement qu’elle ne peut être rangée dans aucun des genres de Sfeilérides actuellement connus et qu'il est nécessaire d'établir pour elle une coupe nouvelle. Elle se rapproche, à la fois, des Pentagonaster et des Pentaceros, différant des premiers par des bras très convexes, par

les plaques serrées, irrégulières de la face dorsale du disque, qui est convexe, et, par les plaques de la face dorsale des bras très peu nombreuses. Elle s'éloigne également des Pentaceros par la structure du squelette sur la face dorsale du disque qui n’est, en aucune façon, réticulée. La connaissance de la face ventrale pourra faire découvrir encore d’autres caractères distinctifs. On peut signaler, en outre, la forme très spéciale de la plaque madréporique, en écusson régulier, solidement enchâssée entre trois plaques modifiées pour la recevoir.

Je ne connais qu’une seule espèce qui puisse être rapprochée de celle qui constitue le type du genre Aspidaster; elle doit, suivant toute apparence, lui appartenir; c’est l’Oreaster bulbiferus, Forbes, de la craie supérieure d'Angleterre. Cette espèce, fort remarquable, figurée d’abord par Dixon dans son ouvrage sur la géologie du Sussex, a été plus récemment l’objet d’une nouice de M. Herbert Carpenter, accompagnée de nouvelles figures d'individus bien conservés. Leur examen fait ressortir les rapports très frappants qui existent entre l'espèce crétacée et l’Aspidaster du Portugal. A part les dif: férences spécifiques très marquées, la structure du squelette est tout à fait la même, et, parmi les caractères que l’on peut comparer, je n'en trouve pas qui permettent de les séparer génériquement; sa plaque madréporique a une forme exactement identique et sa position parmi les plaques du disque est exactement la même. Dans tous les cas l’Oreast. bulbiferus ne peut rester dans le genre Pentaceros et il me semble certain qu'il devra prendre le nom de Aspid. bulbiferus. C'est dans la famille des Goniastéridées qu'il faudra, suivant toute probabilité, classer le nouveau genre.

ASPIDASTER DELG:-ADOI, P. de Loriol PI. XXIV, fig. 2

Aspidaster Delgadoi, P. de Loriol, 1884. Notes pour servir à l'étude des Echinodermes, I. Recueil zoologique Suisse, t. 1, p. 635, pl. 34, fig. 8.

Dimensions

Diamétrieltotal approximatie eee" Er EPP Er Er Cr r Le 90 à 100 mill. DiamétremaximumiduUNnIbras eee erE ee CC CE CS 19 » Honvueuridiun bras eee LOT LE Ce 30 »

Diamètre approximatif du disque....................... 25 »

Disque relativement peu étendu, très convexe, formé de plaques assez grandes, inégales, irrégulières, serrées, contiguës. On voit, ça et là, des plaques très petites, qui semblent remplir des vides, mais, après un nouvel examen très attentif, je crois qu’il n’en est pas exactement ainsi, et que ces petites plaques proviennent plutôt de la face inférieure, et sont simplement superposées par hasard sur la surface du disque. Il y a là, encore, quelque incertitude, mais, sur les points où l’on voit bien nettement l’arrangement des plaques, elles sont contiguës, sans petites plaques. Vers le centre du disque, il y avait quelques plaques plus grandes que les autres, plus bombées, dont l’une est accolée à la plaque madréporique. On ne peut du reste apprécier exactement l’arrangement des plaques sur toute la surface dorsale du disque; sa face ventrale est tout à fait inconnue.

Bras au nombre de cinq, épais, relativement courts, très convexes sur leur face dorsale, aplatis sur leur face ventrale; leur largeur ne diminue pas beaucoup jusqu’à leur extrémité qui parait avoir été arrondie, sans que je puisse cependant le garantir absolument, car elle est mal conservée.

her id aus

L'angle interbrachial est arrondi, et il était peu ouvert, relativement, car il n’y a au fond de l'arc, à la face dorsale, que deux plaques marginales cunéiformes.

Le squelette des bras se compose, sur la face dorsale, de deux séries de plaques margiuales relativement fort larges, mais minces, très convexes, rectangulaires, régulièrement arquées en dehors, un peu inégales d'épaisseur, leur largeur est à peu-près égale à trois fois leur hauteur; elles deviennent un peu irrégulières vers l’extrémité que je ne connais pas exactement. Chaque bras devait avoir nne douzaine de plaques marginales de chaque côté, y compris une plaque cunéiforme au fond de l'angle interbrachial, qui est plus renflée que les autres. Entre les deux séries de plaques marginales se trouve une série de plaques médianes moins larges, mais un peu plus hautes, subrectangulaires, un peu irrégulières vers l'extrémité; elle se continue régulièrement jusqu’en face de la plaque madréporique, où elle se termine par une plaque un peu lobée en fer de lance. Près de l’origine du bras, là où il est le plus large, une série de plaques plus petites vient flanquer, de chaque côté, jusqu'à son extrémité, la série médiane. Les plaques marginales dorsales ne paraissent pas avoir dépassé les plaques marginales ventrales, qui, de concert avec elles, formaient les côtés latéraux des bras. Ces dernières sont larges et convexes, plus carrées que les autres, et formaient, à elles seules, la face ventrale des bras avec une série de petites plaques adambulacraires, un peu carrées, de chaque côté du sillon; on ne voit plus celles ci en place, mais on en distingue quelques unes, isolées, dans l’espace très restreint qui sépare les deux séries de plaques marginales. Le sillon ambulacraire devait être fort étroit. Sur la face latérale d’un bras, on distingue, entre les deux séries de plaques marginales, dans l’angle interbrachial, quelques plaques très petites, irrégulières, qui paraissent en place. Toutes les plaques, les plaques adambulacraires comme les autres, sont couvertes de ponctuations arrondies, extrêmement petites, assez écartées, mdiquant la présence d’une granulation très fine et uniforme.

Aucune trace de pédicellaires.

Plaque madréporiforme relativement grande, de à mill. de longueur, et de 5 mill. de largeur, ayant exactement la forme d’un écusson dont la pointe aiguë est dirigée en face des deux plaques cunéiformes de l'angle interbrachial. Elle est plane, à fleur de la surface, et exactement encastrée entre trois plaques dont l’une, du côté du centre du disque, est relativement grande, subcireulaire, très bombée, les deux autres sont étroites et arquées suivant la forme de l’écusson. Elle se trouve tout-à-fait au bord du disque, n'étant séparée des plaques marginales que par une série de petites plaques. Les sillons de sa surface sont excessivement fins et serrés.

Rapports et différences.— Ainsi que je l’ai déjà dit, je ne connais qu’une seule espèce, outre celle-ci, qui puisse, (avec grande probabilité, du moins,) être rapportée au genre Aspidaster. C’est l’'Oreaster bulbiferus, Forbes, de l'étage sénonien. Dans cette dernière espèce, la composition du squelette est sensiblement la même, mais les plaques de la série médiane des bras sont bien plus grandes, leur forme est différente, les bras présentent un renflement qui n'existe pas dans l’espèce jurassique, de grosses plaques arrondies, très accentuées, se montrent sur le disque. L'état de conservation de l’exemplaire décrit ne permet pas de constater si arrangement des plaques à l’extrémité des bras, indiqué par Forbes comme étant un appareil protecteur de l'œil, existait aussi, en quelque mesure. La forme de la plaque madréporique, sa position relative, la manière dont elle est encastrée, sont tout à fait semblables dans les deux espèces.

Localité.— Valle de Porcos près Cintra.

Etage lusitanien.

CRINOIDES

Les crinoides des terrains jurassiques du Portugal qui m'ont été communiqués sont assez nombreux, mais le nombre des espèces auxquelles ils appartiennent est extrêmement inférieur à celui des espèces qui ont été recueillies dans les couches jurassiques de la France. Il en est probablement ainsi parce que les couches dans lesquelles les crinoïdes jurassiques semblent avoir été à leur apogée sont faiblement développées dans le Portugal, et, aussi, parce que les recherches, dans cette dernière contrée, n’ont pas été poussées activement depuis autant d'années.

Beaucoup d'espèces, comme partout, appartenant surtout à la famille des Pentacrinidées, ne sont encore connues que par leur tige, et il n’a pas été possible, en Portugal pas plus qu'ailleurs, de découvrir le calice d’une seule des espèces du genre Balanocrinus.

Genre DOLICHOCRINUS, P. 0 Lori, 1891

Calice de faible dimension composé de cinq premières pièces radiales d'une très grande longueur, constituant, par leur réunion, un tube cylindrique dont la longueur égale plusieurs fois le diamètre du calice sur ce premier anneau radial. La cavité de ce tube est, relativement, assez large, et elle est marquée de sillons profonds, correspondant à l’entaille médiane de chacune des facettes articulaires. Sur ces premières radiales s’articulaient des secondes pièces radiales qui sont encore inconnues, de même que les troisièmes radiales et les bras.

Il est parfaitement évident, d’après un échantillon dans lequel le premier anneau radial est tout à fait complet, que les premières pièces radiales reposaient sur des pièces basales entièrement distinctes, qui devaient être bien développées. Ces pièces elles mêmes n’ont pas encore été trouvées.

Il est à peu près certain que le calice était supporté par une tige.

Rapports et différences.—Le genre Dohchocrinus n’est encore connu que d’une manière imparfaite. Ce que l’on sait permet cependant de conclure qu’il appartient à la famille des Eugeniacrinidées. Il diffère du genre Eugeniacrinus, et du genre Phyllocrinus, par ses premières radiales d’une longueur extraordinaire, formant un tube cylindrique, et par la présence de pièces basales bien développées au dehors.

| | | ni |

On ne connait encore qu'une seule espèce, de l’étage oxfordien. En la décrivant précédemment comme une Eugéniacrine j'avais ajouté qu'il était probable que de nouvelles découvertes engageraient à en faire le type d’un genre. Cette prévision s’est réalisée et, en acquérant la preuve que l'espèce avait dû posséder des pièces basales bien développées, il devenait nécessaire de la sortir du genre Eugeniacrinus.

DOLICHOCRINUS ABERRANS, P. de Loriol PI. XXIV, fig. 3-4

Synonymie Eugeniacrinus aberrans, P. de Loriol, 1882. Paléontol. française. Terr. jurass., €. xt, L. p. 148, pl. 15, fig. 4-5.

» » Choffat, 1887. Communicacôes da Commissäo dos trabalhos geologicos de Portugal, t. 1, fase. x1, p. 253.

Dimensions

Diamètre du calice sur les faces articulaires du premier anneau

AI LE SON ARS EME EE CRC EE PE TE 3 1/> mill. Diamètre du tube formé par les premières radiales ........... 21/4 » Longueur des premières radiales, dans le seul exemplaire où el-

ES SOC MAS Loos ovoonosodcoponco ss tes oc 10 »

Calice très petit, entièrement lisse en dehors. Sa cavité, sur le premier anneau radial, est extrêmement restreinte.

Premières pièces radiales singulièrement longues, égalant plusieurs fois, en longueur, le diamètre du calice sur leurs facettes articulaires; leur ensemble a tout à fait l'apparence d’une longue tige cylindrique, ou plutôt d'un long tube, sur lequel les sutures se distinguent très nettement. Les facettes articulaires sont, relativement, grandes, et très obliques vers la cavité calicmale. L’impression du ligament élastique est presque plane, semilunaire, assez grande; la fossette médiane est longue et profonde. Le bourrelet articulaire, droit et mince, est un peu épaissi au milieu pour l'orifice du canal. Impressions du ligament inter-articulaire assez grandes, profondes sur un point; elles sont séparées par un Canal assez large, très court, qui devient très vite une profonde et large entaille, séparant deux lobes assez élevés, très minces, pointus, sur lesquels se trouvent les impressions musculaires; la réunion de deux lobes contigus forme une crête élevée, séparant les facettes articulaires sans avoir aucunement l'apparence d’un foliole; du côté interne chaque crête est marquée par un sillon. Au milieu de la face interne de chaque pièce radiale, se trouve un sillon qui correspond à l'entaille médiane et qui se continue sur toute sa longueur. Le fond de la cavité du calice a l’apparence de l’orifice d’un long tube. Aucun des exemplaires que je connaissais lorsque j'ai décrit primitivement l’espèce n’avait les premières radiales complètes, elles se trouvaient toujours brisées à la base, lors même que l’un de ces échantillons atteint 14 mill. de longueur. Il en est encore de même dans l'individu que je viens de décrire. Un exemplaire, recueilli plus récemment par le frère Pacôme, présente les premières radiales complètes; il montre que, à leur extrémité inférieure, elles sont largement taillées en biseau, formant ainsi, par leur réunion, cinq profondes dépressions interradiales anguleuses, dans lesquelles, très certainement, venaient se loger cinq pièces basales pentagonales, qui devaient avoir une certaine hauteur à en juger par celle qu'avait nécessairement leur sommet. Les pièces basales elles mêmes sont inconnues, mais leur existence ne saurait être mise en doute.

Le calice qui a été recueilli en Portugal est absolument identique aux types de l'espèce, J'ai été fort surpris, lorsqu'il me fut communiqué par M. Choffat il y a quelques années, de retrouver, à une si grande distance, un exemplaire de cette espèce si remarquable.

Il est extrêmement probable que le calice était porté par une tige, mais on ne la connait pas encore. Ou a rencontré, avec le calice que je viens de décrire, un article de tige qui pourrait bien lui appartenir, Car il ne me parait pas pouvoir être attribué aux deux autres espèces de la famille des Eugeniacrinidées que l’on rencontre dans la même localité. Cet article a une longueur de 7 mill. et un diamètre maximum de 3 mill.; rétréci dans sa région médiane il a la forme d’un long clepsydre, et se trouve aussi un peu rétréci vers chacune de ses extrémités. L'une des facettes articulaires est entourée de crénelures régulières, profondes, et assez longues, l’autre est presque converte de petits sillons profonds, très irréguliers, dirigés en tous sens.

Localité.—Plage de Mareta, près Sagres (Algarve), Etage Callovien.

Localités hors du Portugal.—La Pouza près la Voulte. La Clapouze. (Ardèche).—France. Oxfordien inférieur.

EUGENIACRINUS CARYOPHYLLATUS, (Schlotheim) Goldfuss PI. XXIV, fig. 6

Encrinites cariophyllites, Schlotheim, 1820. Petrefactenkunde, p. 332. Eugeniacrinites caryophyllatus, Goldfuss, 1832. Petrefacta Germ., t. 1, p. 163, pl. 50, fig. 3. Eugeniacrinus caryophyllatus, P. de Loriol, 1879. Monographie des Crinoides fossiles de la Suisse, p. 198; pl. 18, fig. 11-28.

» » P. de Loriol, 1882. Paléontologie française, Terr. jurassiques, t. x1, I. Crinoïdes, p. 419, pl. 43, fig. 1-43.

(Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce à laquelle il faut ajouter :) Eugeniacrinus, Herbert Carpenter, 1883. On the supposed absence of basäls in the Eugeniacrinidea. Annals and Mag. of natural History, 1883, p. 327.

Eugeniacrinus caryophyllatus, Choffat, 1887. Communicaçôes da Commissäo dos trabalhos geologicos de Portugal, t. 1, fase. x1, p. 253.

» » Bather, 1889. The basals of Eugeniacrinidea, Proc. geol. Soc, London, 1889, n.° 038, p. 85.

» » Bather, 1889. Trigonocrinus a new genus of Crinoidea, Quarterly Journal of the geological Soc. of London, vol. 45, p. 155 et passim, pl. VI, fig. 8-41.

» » Bather, 1889. The basals of Eugeniacrinidea, Quarterly Journal of the geologi-

cal Soc. of London, vol. 45, p. 359,

Je ne connais qu’un seul calice de l’Eugeniacrinus caryophyllatus, provenant du Portugal, son diamètre est de 7 mill. de même que sa hauteur. Il appartient à une variété dont j'ai déjà vu de nombreux exemples, dans laquelle les premières radiales sont brusquement et fortement resserées vers le milieu de leur hauteur, de manière à former une sorte de base cylindrique, tronquée par la facette articulaire. Ce calice présente, de la manière la plus exacte, tous les caractères de l'espèce de sorte qu'il n’y a aucun doute à avoir sur son identité.

La question de savoir si les Eugeniacrinus sont véritablement dépourvus de pièces basales à

été discutée plus d’une fois et, en particulier, en dernier lieu, par M. Bather, qui a donné une description et des figures des précieux calices de l'Eugeniacrinus caryophyllatus qui ont été découverts par M. Zittel, et dans lesquels on voit, vers le milieu de la hauteur des premières radiales, le canal central émettre cinq embranchements interradiaux, qui, eux mêmes, ne tardent pas à bifurquer. Ces canaux, silicifiés au milieu de la masse calcaire des premières radiales aujourd’hui détruite, et dont l’existence est incontestable, dénotent évidemment la présence de pièces basales à une certaine phase du développement de l’Eugeniacrinus. Avec l'âge, elles ont évidemment étè absorbées dans les premières pièces radiales; elles n'ont plus joué aucune espèce de rôle dans la structure du calice; à l’état adulte elles n’étaient nulle part perceptibles, enfin elles n'existaient plus, et la position qu’occupent les canaux le montre suffisamment. On peut donc, sans inconvénient, et correctement, dire, dans la caractéristique du genre, que les Eugeniacrinus sont dépourvus de pièces basales, tout en admettant qu’ils en ont possédé dans l’une des époques qui ont précédé leur développement final. Or ce sont les particularités de l'animal parvenu à ce dernier état que l’on invoque pour caractériser un genre. Il n’en est pas moins vrai que la découverte de la présence de pièces basales, à une certaine époque de la vie des Eugeniacrinus, a une grande importance, et M. Bather a fait une œuvre utile en reprenant cette question et en décrivant et figurant les exemplaires si intéressants que M. Zittel avait signalés.

Quant à la famille des Eugéniacrinidées, on pourra dire, dans sa diagnose, que les genres qui la composent, tantôt possèdent des pièces basales, tantôt en sont dépourvus à l’état adulte, car il est nécessaire d'ajouter, à ceux qu'elle comprend déjà, les genres Trigonocrinus, Bather, et Dolichocrinus, P. de Loriol, dans la composition du calice desquels entrent certainement des pièces basales. Par contre il faudra en retrancher le genre Eudesicrinus, P. de Loriol, qui doit rentrer dans la famille des Holopidées, ainsi que l’a montré M. Carpenter.

Localité.— Plage de Mareta près Sagres (Algarve). Etage callovien. |

Localités hors du Portugal.—Nombreuses localités en France, en Suisse, en Bavière, en Wurtemberg.

Etage oxfordien. (Zone à Am. transversarius).

Baden. (Argovie). Randen. (Schaffhouse). Suisse.

Etage séquanien. Zone à Am. tenuilobatus.

EUGENIACRINUS CHOFFATI, P. de Loriol, 1887 PI. XXIV, fig. 7

Synonymie

Eugeniacrinus Choffati, P. de Loriol, in Choffat, 1887. Communiçôes da Commissäo dos trabalhos geologicos de Portugal, t. 1, fasc. 11, p. 253.

Dimensions

Diameétre QuiCalCe re Pr eee cine meiiee ce & mill. Hauteur des premières radiales, jusqu’au sommet des folioles .... 4 »

Calice aussi large que haut sur le premier anneau radial, campanuliforme, très resserré à sa base qui devient cylindrique, mais non brusquement. Vu de dessous, le calice, avec les premières ra- JANVIER, 1891 13

diales seulement, paraît pentalobé, avec cinq troncatures très nettes produites par les facettes articulaires. La surface est lisse en dehors. La cavité, étalée et peu profonde, est divisée en cinq parties par les saillies des folioles.

Premières radiales graduellement et fortement élargies à partir de leur base. Les facettes articulaires reposent sur un socle assez saillant. L’impression du ligament élastique, fort petite, un peu semilunaire, est tout à fait externe et presque verticale; la fossette, très courte, et très peu profonde, est peu visible. Le bourrelet transverse est filiforme et à peine saillant, l’orifice du canal extrêmement ténu. Les impressions du ligament interarticulaire, mal limitées, se trouvent sur un plan tout à fait horizontal, de même que les impressions musculaires, très enfoncées, logées dans de petites cavités se continuant un peu sur les folioles, et se poursuivant presque jusqu’à leur sommet, sous la forme d'un étroit sillon. Lors même que les caractères des facettes articulaires sont bien appréciables, comme elles sont un peu frustes, je n’en ai pas donné le grossissement. L’échanerure médiane de la facette articulaire est large et arrondie, elle se continue dans l'intérieur de la cavité sous la forme d’un sillon large et peu profond. Folioles interradiaux très larges et à peine échancrés à la base, mais rapidement et très fortement acuminés vers le sommet qui est presque aigu, de sorte que les échancrures radiales sont fort évasées; ils sont presque verticaux, un peu repliés en dedans, mais un peu ressortis en dehors à la pointe; on ne les aperçoit pas lorsque le calice est vu de dessous; dans l’intérieur de la cavité ils se relèvent fortement au milieu en formant une carène mousse très saillante. La facette articulaire de la tige est plane; près du bord, dont il est séparé par un léger sillon, se trouve un cercle de petites crénelures irrégulières très peu saillantes, le centre est lisse, le canal central assez élargi.

Rapports et différences.—Le petit calice que je viens de décrire se distingue sans peine de celui de l’Eugeniacrinus cariophyllatus, par les facettes articulaires bien plus courtes de ses premières pièces radiales dont les folioles interradiaux sont bien plus longs et beaucoup plus larges à la base, puis, par sa forme qui parait pentalobée avec les cinq angles tronqués, lorsqu'on le regarde du dessous. Il est encore plus voisin de celui de l’Eug. Dumortieri, P. de Loriol, dont il diffère par ses premières radiales aussi larges que hautes, ses folioles interradiaux bien plus larges et moins échancrés à leur base, plus rapidement accuminés vers le sommet, et fortement carénés au milieu dans l'intérieur de la cavité.

Localité.—Plage de Mareta près Sagres (Algarve). Etage callovien.

EUGENIACRINUS HOFERI, Munster PI. XXIV, fig. 8

Synonymie

Eugeniacrites Hoferi, Munster, 1833, in Goldfuss. Petref. Germaniae, t. 1, p. 166, pl. 60, fig. 9.

Eugeniacrinus Hoferi, P. de Loriol, 1879. Monographie des Crinoïdes fossiles de la Suisse, p. 215, pl. 18, fig. 68-78 (Mém. Soc. paléontologique Suisse, t. vi).

» » P. de Loriol, 1882. Paléont. française, Terr. jurass., t. x1, I, Crinoïdes, p. 1514, pl. 16, fig. 1-3.

(Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce).

Eugeniacrinus Hoferi, Choffat, 1887. Communicaçôes da Commissäo dos trabalhos geologicos de Portugal,

Dimensions

Pongueur d'unsarticle de la tige." cer 6 mill. Diamètre » D RE PE EE ae CES DD NE EE À »

Articles de la tige renflés au milieu en forme de barillet. Leur hauteur est un peu supérieure au diamètre. Surface lisse. Facettes articulaires rétrécies, planes, bordées au pourtour par un cordon granuleux en relief. Autour de l’orifice du canal central se trouve un petit bourrelet saillant irrégulièrement crénelé; le reste de la surface est lisse.

Rapports et différences. —L’article de tige unique, que je viens de décrire, est absolument identique à ceux qui sont connus sous le nom d'Eugemiacrinus Hoferi; ils ne sont classés dans le genre Eugeniacrinus que par analogie, le calice auquel ils appartiennent étant inconnu.

Localité.— Plage de Mareta près Sagres (Algarve). Etage callovien.

Localités hors du Portugal.—Le Pontet (Jura). Sennevoy (Yonne). France. Etage oxfordien. Zone à Am. transversarius.

Geisberg, Baden (Argovie). Neuhaus (Schaffhouse). Suisse.

Etage séquanien. Zone à Am. tenuilobatus.

MILLERICRINUS GRANULOSUS, Etallon PI. XXIV, fig. 9

Synonymie

Millericrinus graïulosus, Etallon, 1862, in Thurmann et Etallon. Lethea bruntrutana, p. 347, pl. 49, fig. 11, » » P. de Loriol, 1878. Monographie des Crinoïdes fossiles de la Suisse, p. 66, pl. xrmr, fig. 14-19.

» » Choffat, 1880. Lias et Dogger, p. 52.

» » P. de Loriol, 1884. Paléontologie française, Terr. jurass, t. xx, I, Crinoïdes, p. 360, pl. 64, 65, 66, fig. 1-3.

Dimensions

Diamétrerdestanticlestdelaltiee EPP P EEE EEE PE CCE CC 12 mill.

Tige composée d'articles pentagonaux, avec les faces un peu convexes; les angles sont marqués par une carène mince et tranchante. La surface externe est couverte d’une granulation très fine et irrégulière.

Facette articulaire tout à fait plane, couverte de sillons droits, serrés, allant du centre à la circonférence et comme groupés en cinq faisceaux par suite d’un changement de direction du côté de chaque face.

Rapports et différences.— Deux petits fragments de tige, seulement, ayant chacun deux arti- 18 +

cles, représentent cette espèce. Ils sont parfaitement bien caractérisés, et appartiennent sans nul doute au Mill. granulosus.

Localité.— Signal da Cabreira (Cesareda).

Callovien supérieur ou oxfordien.

Localités hors du Portugal.—Chanaz (Savoie). Lupieu (Ain). France.—Soyhières (Jura bernois). Suisse.

Etage callovien.

Laignes, Sacquenay, Etrochey (Côte d’or). Sennevoy (Yonne). Velliure (Vendée). France.

Etage oxfordien.

MILLERICRINUS CESAREDENSIS, P. de Loriol, 1891 PI. XXV, fig. 1

Dimensions

Diamètre du calice sur le premier anneau radial.....,........ 18 mill Hauteur du calice, sans l’article basal, par rapport à son diamètre sur le premier anneau radial........................ 0,50

Calice subhémisphérique, lisse en dehors.

L'article basal n'existe plus. Le vide qu'il occupait montre qu'il était grand, car son diamètre égalait environ la moitié de celui du calice; sa face supérieure large, conique, mais peu élevée, présentait cinq faces un peu convexes bordées de fines stries, comme cinq pétales un peu arrondis à l'extrémité; ils étaient séparés par des carènes saillantes dont on voit les creux.

Pièces basales relativement petites, pentagonales et convexes sur leur face externe sans être renflées, notablement plus larges que hautes, (leur hauteur n’ayant que 0,61 de la largeur).

Premières pièces radiales beaucoup plus larges que les pièces basales, mais d’égale hauteur, (leur largeur égale 1,38 de celle des pièces basales); leur face externe est pentagonale avec le sommet très peu élevé, convexe, mais nullement renflée. La facette articulaire est très peu oblique, presque horizontale; le détail en est mal conservé.

Rapports et différences.—Je ne connais qu'un seul exemplaire appartenant à cette espèce; elle est encore imparfaitement connue, mais elle me parait distincte. Celle qui serait la plus voisine, le Millericrinus fallax, P. de Loriol, a un calice moins hémisphérique, moins rétréci à la base, ses pièces basales sont plus déprimées, tandis que ses premières pièces radiales, au contraire, le sont moins.

Localité.— Signal de Cabreira (Cesareda).

Callovien supérieur ou oxfordien.

MILLERICRINUS ROTIFORMIS, d’Orbigny PL XXV, fig: 2-3

Synonymie

Millericrinus rotiformis, d’Orbigny, 1850. Prodrome, t. 1, p. 346. » » P. de Loriol, 1883. Paléontologie française, Terr. jurass., t. xt, [, Crinoïdes, p. 380, pl. 70, fig. 1-21.

» » Choffat, 1880. Lias et Dogger, p. 52.

Dimensions

Diamètre de la tige sans les carènes..........,............. à à 6 mill.

Tige cylindrique paraissant lisse sur sa surface, mais, comme elle est fruste, il se peut fort bien qu’une granulation éventuelle ne puisse s’apercevoir. Au milieu de chaque article se trouve une carène annulaire tranchante, plus ou moins saillante, mais toujours fortement. Parfois cette carène est très élevée, parfois elle se montre plus ou moins saillante alternativement sur un article et sur un autre. Dans la plupart des fragments de tiges que j'ai sous les yeux (dont le plus long à 55 mill.), la hauteur des articles est égale aux trois quarts de leur diamètre environ, mais, dans d’autres, elle est bien plus faible, et la carène, tout en demeurant tranchante, est, relativement, bien plus épaisse à sa base. La facette articulaire, rarement visible sur nos exemplaires, est entourée, sur son pourtour, de petites crénelures; le centre est lisse.

Rapports et différences.—Les fragments de tiges que je rapporte à cette espèce sont un peu frustes, ce qui laisse échapper quelques détails, cependant, comme sur tous les points appréciables ils sont tout à fait identiques aux échantillons de plusieurs localités de la France qne j’ai fait figurer ailleurs, je. n’éprouve pas de doutes sur leur détermmation.

Localité.— Cesaréda.

Callovien supérieur ou oxfordien.

Localités hors du Portugal.—S'® Scolasse sur Orne (Orne). Lupieu (Ain). France. Etage callovien.

Percey le Grand (Haute Saône).—Etrochey (Côte d'Or), etc. France.

Etage oxfordien inférieur.

MILLERICRINUS ALGARBIENSIS, P. de Loriol, 1891 PI. XXV, fig. 46

Synonymie

Millericrinus horridus, Choffat, 1887. Mésozoïque au Sud du Sado. p. 263.

Dimensions

Damène (6 IE Mbosooooocououponcoosa00ese200000000e o à 7 mill. Hauteur des articles, par rapport à leur diamètre.......... 0,57 à 0,60

Tige cylindrique, composée d'articles assez élevés, ordinairement égaux entre eux, rarement inégaux, peu convexes, ornés d’une carène médiane annulaire mince, tuberculeuse, ou plus ou moins épineuse. Les sutures paraissent profondément denticulées. Entre les carènes la surface est lisse. Il peut arriver que, sur certains articles, la carène soit tout à fait nulle, ou ne se manifeste que par une ou deux épines. La facette articulaire n’est pas visible d’une manière bien nette; une série de petits sillons courts et serrés borde le pourtour; le centre parait granuleux, dans un échantillon se montrent de petites impressions rayonnantes autour du canal central.

Rapports et différénces.— J'ai sous les yeux huit fragments de tiges, appartenant à cette espèce et provenant de la même localité. Ils présentent tous les mêmes caractères. Je ne connais aucune espèce, parmi les Müllericrinus décrits, qui posséde une tige analogue. Elle se rapproche cependant beaucoup d’une autre tige que J'ai fait figurer dans la Paléontologie française (pl. 84, fig. 10 à 13, pag. #26) sans lui donner de nom. Peut être appartiennent elles toutes deux à une même espèce. La dernière provient de l’oxfordien du Calvados, j’eu connaissais trois fragments recueillis à Villers sur Mer, et aux Vaches noires. Il m'a paru convenable de donner un nom aux tiges du Portugal qui présentent des caractères constants; elles appartiennent certainement à une espèce distincte, que la connaissance du calice viendra, espérons le, mieux faire connaître.

Localité. — Outeiro près Alportel (Algarve).

Etage lusitanien. Calcaires à Polypiers siliceux.

MILLERICRINUS HORRIDUS, d’Orbigny PL. XXV, fig. 7-9

Synonymie

Millericrinus horridus, d'Orbigny, 1839. Crinoïdes, p. 88, pl. 16, fig. 1-3. » » P. de Loriol, 1878. Monographie des Crinoïdes fossiles de la Suisse, p. 79, pl. xx, fig. 20-38; pl. xu, fig. 1-9 (Mém, Soc. paléont. Suisse, vol. v). Millericrinus echinatus, P. de Loriol, 1878. Idem, idem, p. 75, pl. xx, fig. 3-19. Millericrinus calcar, P. de Loriol, 1878. Idem, idem, p. 75, pl. x1r, fig. 10-43.

Millericrinus horridus, Choffat, 1880. Lias et Dogger, p. 52. » » P. de Loriol, 1883. Paléontologie française, Terr. jurass., t. xt, [, p. 4413, pl. 76, fig. 9-14; pl. 77, 78, 79, 80, p. 612, pl. 120, fig. 4. (Voir dans cet ouvrage la synonymie de lespèce).

Dimensions

Danêtre de 16 HBeccoocococaosacccuooccestecbboocree 6 à 10 mill.

Tige cylindrique ou plus moins pentagonale, composée d'articles paraissant égaux entre eux, minces, faiblement convexes, ornés de tubercules épineux dont le nonbre et la disposition varient, et qui peuvent devenir de longues épines fistuleuses, comme aussi disparaître tout à fait. Facette articulaire plane, couverte de sillons droits, serrés, multipliés près du bord, rayonnant du centre à la circonférence.

Les fragments de tiges, assez nombreux, que j'ai sous les yeux, et que je rapporte à cette espèce, sont identiques à ceux que j'ai fait figurer ailleurs (loc. cit.); tout en ne présentant pas toutes les variétés que l’on connait, auxquelles d’Orbigny avait donné des noms, Millericrinus ornatus, Millericr. aculeatus, Millericr. calcar, qui ne peuvent être conservés. Je renvoie aux ouvrages précités pour les détails concernant cette espèce et son calice probable.

Localités.— Cesaréda.

Callovien supérieur ou oxfordien.

Alcobaça, Moulin do Gaio (Torres Vedras).

Etage lusitanien.

Localités en dehors du Portugal.—Vieil S' Remy, Neuvisy, Launois (Ardennes), et autres localités de France.

Etage oxfordien. Zone à Am. cordatus.

Torpes (Doubs), etc. France.—Movelier, Laufon, etc. Suisse.—Oberlarg. (Alsace) Terrain à Chailles. Rauracien.

MILLERICRINUS ESCHERI, P. de Loriol PL XXVI, fig. 1-4

Millericrinus Milleri (Trochitæ) Goldfuss, 1827-33. Petref. Germaniae, t. 1, p. 185, pl, 57, fig. 20 (excl. al.). Millericrinus subechinatus, d’Orbigny, 1839. Hist. nat. des Crinoïdes, p. 86, pl. 15, fig. 26-28. Millericrinus echinatus, d'Orbigny, 1839. Idem, idem., p. 90, pl. 16, fig. 10-13. Millericrinus tuberculatus, d'Orbigny, 1839. Idem, idem, p. 94, pl. 16, fig. 14-15. Apiocrinus multipunctatus, Quenstedt, 1875. Petrefactenkunde Deutschlands, Echinodermen, p. 358, pl. 104, fig. 21-22.

Millericrinus Escheri, P. de Loriol, 1878. Monographie des Crinoïdes fossiles de la Suisse, p. 68, pl. x, fig. 14-43; pl. xx, fig. 1; pl. xu, fig. 6.

» » P. de Loriol, 1884. Paléont. franc., Terr. jurass., t. xt, I, Crinoïdes, p. 511, pl. 102, fig. 1-16.

(Voir dans ces deux ouvrages la synonymie de l’espèce). Millericrinus Escheri, Choffat, 1880. Lias et Dogger, p. 52. » » Choffat, 1887. Terrains secondaires au Sud du Sado, p. 263.

Dimensions

Diametre de la tive ceci ee re 3 à 9 mill.

Hauteur des articles, par rapport à. leur diamètre... ....... 0,71 à 0,80

Tige cylindrique, composée d'articles longs, et, parfois, un peu inégaux entre eux. Tantôt ils sont lisses et tout à fait cylindriques, tantôt un peu convexés et ornés d’une série médiane, annulaire, de tubercules pointus, ou bien, aussi, de petits tubercules formant deux séries irrégulières. Les facettes articulaires sont couvertes, sur le pourtour, de petits sillons rayonnants, courts et profonds, le centre restant simplement granuleux; les sutures se montrent, au dehors, profondément dentelées.

Rapports et différences.—Les fragments nombreux que j'ai eus à examiner, se rapportent parfaitement aux tiges du Millericrinus Escheri que j'ai décrites et figurées précédemment. Je renvoie à mes deux ouvrages précités, pour les détails supplémentaires et l’histoire de l'espèce. J'ai pu établir que les fragments avec des articles tuberculeux appartiennent à la même espèce que ceux dont les articles sont lisses.

Localités.— Cesaréda.

Callovien supérieur ou oxfordien (avec Müllericrinus horridus). Outeiro près Alportel, Algarve. Moulin do Gaio près Torres-Vedras. Etage lusitanien.

Localités en dehors du Portugal.—Hauteville (Côte d’Or).—Hurigny. Davayé (Saône et Loire). — Sennevoy (Yonne).—France.

Etage oxfordien supérieur. x

Champlitte (Haute Saône) et plusieurs autres localités en France.—Fringeli, Wablen, etc. (Jura bernois). —Egerkinden (Soleure). Suisse.

Terrain à Chailles. Rauracien.

Baden, Laegern (Argovie), etc. Suisse.—Raedersdorf (Alsace). —Amberg (Bavière).

Etage séquanien.

MILLERICRINUS MILLEHRI, (Schlotheim) d’Orbigny PI. XXV, fig. 10-12

Synonymie

Eucrinites Milleri, Schlotheim, 1882. Nachtrag zur Petrefactenkunde, t. 11, p. 89, pl. 23, fig. 2.

Ceriocrinus? Milleri, Koenig, 1825. Icones fossilium sectiles, 2° partie, pl. xt, fig. 128.

Millericrinus Milleri, d’Orbigny, 1839. Hist. nat. des Crinoïdes, p. 69, pl. xu, fig. 12-19 (exc. al.).

Ceriocrinus Milleri, Desor, 1845. Nolice sur les Crinoïdes Suisses, Bull. Soc. Sc. nat. de Neuchatel, vol. 1, p.

Millericrinus Milleri, P. de Loriol, 1878. Monographie des Crinoïdes fossiles de la Suisse, p. 54, pl. 9 (Mém.

Soc. paléont. Suisse, vol. v).

» » P. de Loriol, 1884. Paléontologie française, Terr. jurass., t. xt, [, Crinoïdes, p. 491, pl. 95, 96, 97, 98, fig. 1-2.

(Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce). Millericrinus Milleri, Choffat, 1887. Terrains secondaires au Sud du Sado, p. 263.

Le Millericrinus Milleri ne m'est connu, du Portugal, que par une seule première pièce radiale isolée, et par quelques fragments de tiges. Les premières pièces radiales de cette espèce sont si caractéristiques qu'on ne peut faire erreur dans leur détermination. Les fragments de tiges sont exactement identiques à ceux que j'ai pu examiner, provenant d'autres localités. On peut donc regarder comme certaine la présence de cette espèce dans les couches jurassiques du Portugal, lors même qu'aucun calice complet n’a été rencontré jusqu ici. |

J'ai indiqué ailleurs (Monogr. des Crinoïdes Suisses, loc. cit.), les motifs qui m'engagent à ne pas adopter le genre Ceriocrinus, Koenig.

Localité.— Outeiro près Alportel (Algarve).

Etage lusitanien, couches à Polypiers siliceux.

Localités hors du Portugal.—La Vèze près Besançon (Doubs).—Champlitte (Haute Saône).— Selongey (Côte d’Or).—Ecommoy (Sarthe). France.

Terrain à Chailles. Rauracien.

Bärschwyl, etc. (Soleure). Wablen, Fringeli, etc. (Jura bernois). Suisse.—Nattheim, Ehingen, Schnaitheim (Wurtemberg).

Etage séquanien.

MILLERICRINUS MESPILIFORMIS (Schlotheim), d’Orbigny PL. XXV, fig. 13-17

Synonymie

Encrinites mespiliformis, Schlotheim, 1820. Petrefactenkunde, p. 332, pl. 29, fig. 5.

» > Miller, 1821. A natural history of the Crinoidea, p. 119, pl. appendix, fig. 47 (Copie de Schlotheim).

» » Schlotheim, 1823. Nachtrag zur Petrefactenkunde, p. 90, pl. 23, fig. 3. » » Schlotheim, 4824. Uebersicht der Versteinerungen Wurtemberss, p. 78, fig. 26, a-d. Apiocrinites mespiliformis, Goldfuss, 1833. Pelref. Germ., I, p. 184, pl. 7, fig. 1, A. à J. » » Roemer, 1836. Norddeutsche Oolith. Geb., p. 31.

Symphytocrinus? mespiliformis (sic), Koenig, 1836 (?). Icones fossilium sectiles, 2e partie, pl. x, fig. 134. ?? Pomatocrinus Jaegeri, Koenig, 1836 (?). Idem, idem, pl. xx, fig. 129.

Millericrinus mespiliformis, d’Orbigny, 1839. Hist. nat. des Crinoïdes, p. 66, pl. 413, fig. 1-8.

Apiocrinus mespiliformis, Dujardin, 1840, in Lamarck, Animaux sans vertèbres, 2° éd., tom. 1, p. 659. Pomatocrinus mespiliformis, Desor, 1845. Notice sur les Crinoïdes Suisses. Bull. Soc. Sc. Nat. de Neuchatel,

CT Ip 247 Millericrinus mespiliformis, Bronn, 1848. Index paléont., p. 729. » > D'Orbigny, 1850. Prodrome, t. 1, p. 382.

Apiocrinus mespiliformis, Quenstedt, 1851. Flôtzgeb. Würtembergs, p. 467. Apiocrinites mespiliformis, Quenstedt, 1858. Der Jura, p. 7145, pl. 87, fig. 15. Apiocrinus mespiliformis, Quenstedt. 1876. Echinodermen, p. 328, pl. 102, fig. 38, 39, 40, LA, 43, Lh, 8, p. 49, 50, 51.

Millericrinus mespiliformis, P. de Loriol, 4877. Monographie des Crinoïdes foss. de la Suisse, I, p. 61 (Mém. Soc. paléont. Suisse, vol. 1v).

» » P. de Loriol, 1884. Paléont. franc. Terr. jurass., t. xx, I, Crinoïdes, p. 619.

Dimensions

Driniétre duICAliCe MAXIMUME EE ee eme clesesse 20 à 42 mill. Hauteur du calice, sur le premier anneau radial, par rapport AURTAMP IT RE NAT NENE r re tree 0,69

Calice ressemblant un peu à une néfle, ainsi que son nom l'indique; la convexité très régulière de sa base n’est interrompue que par une tige très étroite; le pourtour est fortement renflé; le maximum de diamètre se trouve à peu près au quart supérieur de la hauteur des pièces basales; à partir de ce point s'opère un rétrécissement graduel, suivant une courbe régulière. La surface est entièrement lisse.

Article basal paraissant sujet à des variations considérables. Dans l’exemplaire type de Schlotheim, comme dans de nombreux individus de Nattheim, et dans tous ceux du Portugal sauf un, il est pentagonal, avec des côtés inégaux, et, sans acquérir des dimensions exceptionnelles, il tient pourtant une place assez considérable dans la composition du calice, constituant la rondeur de la base autour de la facette articulaire de la tige. Sa face supérieure est grande, avec cinq pans obliques séparés chacun par une carène. Par des transitions graduelles, que l’on peut suivre sur la planche citée de M. Quenstedt, l’article basal diminue dans ses dimensions jusqu’à n'être plus du tout visible au dehors. Il forme alors, ainsi que le montre fort nettement un individu du Portugal, une sorte de colonne à cinq pans, pénétrant jusqu’au milieu de la hautenr des pièces basales, rétrécie au sommet qui forme le fond de la cavité du calice et qui porte cinq carènes verticales peu saillantes ; sa surface est fortement granuleuse; la base, ainsi qu’on le voit dans des échantillons de Nattheim, est profondément excavée pour l'insertion des premiers articles de la tige qui s’emboîtent en dedans.

Pièces basales très grandes, pentagonales sur leur face externe, constituant la plus grande partie du pourtour du calice, légèrement renflées au milieu; ce renflement peut devenir très prononcé dans certains jeunes individus. Elles sont toujours inégales entre elles, dans le même individu, sans que cette inégalité soit poussée très loin, et elles peuvent varier assez dans le rapport de leur hauteur à leur largeur. La face supérieure est plus ou moins élevée sur le sommet de l’angle, tantôt fort peu, tantôt au contraire fortement. L’extrémité interne de leur face supérieure repose sur le sommet de l’article basal, et constitue le fond de la cavité du calice.

Premières pièces radiales pentagonales sur leur face externe et fort variables dans leurs dimensions. Elles sont ordinairement grandes et allongées sur leur sommet, entre les pièces basales, mais il est des individus dans lesquels elles paraissent, au contraire, fort petites, peu élevées sur les côtés, et très peu prolongées entre les pièces basales. La facette articulaire n’est pas moins variable dans sa position, étant, le plus souvent, tout à fait enfoncée, de sorte que les crêtes qui supportent les impressions musculaires ne font aucune saillie au dehors, tantôt, au contraire, elles sont obliques en dehors, et entièrement visibles de profil. Les facettes articulaires ne sont bien visibles que dans un jeune individu qui se trouve dans ce dernier cas. L’impression du ligament élastique est assez étendue et légèrement creusée; la fossette, sous le bourrelet, large et profonde. Bourrelet transverse, large, caréné sur le milieu de sa longueur, fortement élargi au milieu, en arrière, pour recevoir l’orifice du canal. Impressions du ligament interarticulaire étroites, profondes, un peu sinueuses. Impressions musculaires rugueuses, situées sur une crête élevée, coupée au milieu par un étroit canal. Je ne connais pas les secondes radiales.

Tige cylindrique, lisse, composée d'articles inégaux, mais pas en alternant d’une manière régulière. Je n'ai pas pu voir la facette articulaire du premier article qui se trouve très enfoncé dans l’article basal; celle du deuxième est encore assez profondément concave, et couverte, sur le pourtour, de petits sillons courts, fins et serrés, laissant un grand espace libre couvert de granulations espacées et très fines. J'ai aussi sous les yeux un exemplaire dans lequel les petits sillons du pourtour, sur le deuxième article concave, manquent tout à fait; ils sont toujours nettement indiqués sur les articles devenus planes, à partir du quatrième ou du cinquième. Quelques articles sont encore adhérents à deux ou trois des calices, et on a recueilli, avec les calices, un fragment de tige de 27 mill. de longueur, et de 9 mill. de diamètre, dont les facettes articulaires sont si parfaitement identiques à celles des articles demeurés aux calices que c’est avec sécurité qu’on peut le rapporter à la même espèce.

Variations.— J'ai déjà indiqué plus haut les diverses modifications qui se présentent relative-

ment à l'étendue et à la forme de l’article basal, à la forme et à la grandeur relative des pièces basales, et aux caractères des pièces radiales. Ces modifications paraissent reliées par des passages certains et je crois que les divers calices qui les présentent doivent tous être rapportés à une même espèce. Celle de ces modifications qui est la plus considérable se rapporte à l’article basal, et, au premier abord, il semble que le calice, dont l’article basal en forme de colonne n’est point apparent au dehors, devrait appartenir à une autre espèce, lors même que tous les autres caractères, y compris ceux de la facette articulaire, sont absolument ceux du Willericrinus mespiliformis. J'ai sous les yeux un exemplaire du Portugal et un de Nattheim qui sont dans ce cas, et ils ne sont pas, du reste, à distinguer des autres. Les exemplaires du Portugal, peu nombreux, ne m'ont pas présenté de passages, mais ceux que figure M. Quenstedt, fournis par des exemplaires de Nattheim, m'ont paru si concluants que je ne saurais comment établir une distinction spécifique entre les deux types. Peut être y arrivera-t'on si l’on vient à connaître le reste du calice et les bras: pour le moment elle ne me parait pas possible. En tous cas le type de Schlotheim est un exemplaire avec un grand article basal, et, s’il y avait, en réalité, deux espèces, c’est aux individus qui se trouvent dans ce dernier cas que devra rester le nom de Miller. mespiliformis. Quant aux autres modifications, celles, en particulier, qui tiennent au plus ou moins de saillie des pièces radiales, elles se relient avec sécurité les unes aux autres, et il faut observer qu’elles ne se rencontrent point exclusivement réunies sur un même individu; ainsi un exemplaire dont l’article basal est nul en dehors pourra avoir les premières radiales enfoncées, comme aussi un autre les aura saillantes, etc. La hauteur du calice, relativement à son diamètre, peut aussi varier dans d'assez fortes proportions, mais on trouve aussi tous les intermédiaires. Un petit individu, avec les pièces basales particulièrement renflées, des pièces radiales petites et saillantes, et un grand article basal, ressemble entièrement à un individu de Nattheim figuré par M. Quenstedt.

Je me suis étendu fort au long dans un autre ouvrage (Monogr. des Crinoïdes de la Suisse, loc. cit.), sur les deux genres Ceriocrinus, Koenig, et Pomatocrinus, Koenig, que Desor avait tenté de préciser et d'introduire sérieusement dans la nomenclature. J'ai montré que ces deux genres, indiqués seulement par Koenig dans une seconde partie de son ouvrage qui n’a jamais été publiée, ne peuvent être reconnus d’une manière certaine; ainsi le Miller. mespiliformis est figuré par Koenig, sous le nom de Symphytocrinus? mespiliformis. Or, l'Eugeniacrinus caryophyllatus est aussi compris dans ce genre Symphytocrinus. Quant au genre Pomatocrinus, le type, le Pomatoc. Jaegeri, figuré par Koenig, est un calice subglobuleux, sans sutures apparentes, conservant un fragment de tige avec des articles égaux entre eux. Cette figure pourrait peut être représenter un échantillon du Miller. mespiliformis, mais c’est parfaitement incertain. Comme les planches de Koenig ne sont accompagnées d'aucun texte, seulement du nom de l'espèce figurée, il n’y a, au fond, pas de raison pour ranger le Miller. mespihformis dans le genre Pomatocrinus comme l'avait fait Desor. Dans tous les cas, les genres Ceriocrinus et Pomatocrinus ne peuvent se tenir debout, car les espèces qu'ils pourraient comprendre ne sauraient être séparées du genre Millericrinus. D'après M. Zeiller la première mention de la seconde partie des Icones sectiles aurait eu lieu en 1836, quinze ans, par conséquent, avant la mort de Koenig.

Rapports et différences.— Ainsi qu'il ressort des détails que j’ai déjà donnés, les exemplaires du Portugal sont absolument identiques, par tous leurs caractères, et même dans leurs modifications, aux exemplaires de Nattheim, et je n’ai pas de doute sur l'exactitude de leur détermination. On ne peut guère confondre le Miller. mespiliformis avec d’autres espèces. Le Miller. fleuriausianus a un calice plus globuleux, moins resserré à la base, des pièces basales relativement encore plus grandes, et des pièces radiales relativement plus petites.

Localités.—Engenheiro et Barros près Torres-Vedras. Annaia (Alhandra). Alcobaça. Etage lusitanien.

Localités hors du Portugal. —Oerlingerthal, Nattheim, Schnaitheim, etc.— Wurtemberg. Etage séquanien.

MILLERICRINUS LUSITANICUS, P. de Loriol, 18591 PI. XXVI, fig. 5-11

Dimensions

Diamètre du calice sur le premier anneau radial........... 35 à 48 mill. Hauteur du calice, depuis le premier article de la tige au som-

met des premières pièces radiales, par rapport au dia-

MOT PNA SSSR INT LINE BUREAU 0,77

Calice subhémisphérique, toujours bien plus large que haut, arrondi à sa base, lisse en dehors. Le plus grand diamètre se trouve un peu en arrière du sommet des pièces basales, le rétrécissement se fait ensuite sentir rapidement sur les premières radiales. Sa cavité est, relativement, petite ; au niveau des premières pièces radiales, dans un exemplaire dont le diamètre maximum est de 42 mill., elle n’a que 15 mill. de diamètre. Il est visible qu’elle devait s’évaser notablement dans le second anneau radial, sans, toutefois, acquérir une bien grande ouverture.

Article basal très grand, formant, à lui seul, la base arrondie du calice; sa hauteur maximum approche quelquefois de celle des côtès latéraux des pièces basales, et son diamètre supérieur est presque égal à celui du calice au sommet des premières radiales. Sa face supérieure, peu convexe, déprimée au centre où se trouvait le fond de la cavité, est partagée par cinq carènes aiguës en cinq ‘dépressions concaves, peu profondes, et inégales à cause de l'inégalité constante des pièces basales entre elles. La surface des dépressions est rugueuse vers le centre; dans les exemplaires très frais une large bande, vers le bord externe, se montre couverte de petits sillons très fins, très nombreux, irréguliers, simulant des figures hiéroglyphiques, remplacés, vers le centre, par des lignes concentriques de petits granules.

Pièces basales régulièrement pentagonales sur leur face externe, variant un peu dans leurs dimensions relatives, mais toujours fort grandes, et toujours inégales entre elles; ordinairement leur largeur est moindre que leur hauteur, mais, parfois, elle l’atteint presque. La cavité du calice, dans l'anneau basal, est couverte de petites saillies costiformes très minces, irréguliéres, inégales, affectant diverses directions. Les cinq dépressions pétaliformes, limitées par les bifurcations des cinq canaux primaires sur lesquelles reposait l'organe chambré, sont larges et peu profondes.

Premières p'èces radiales pentagonales sur leur face externe, mais très larges et peu élevées ; leurs deux côtés latéraux ont le tiers environ de la hauteur des pièces basales à leur sommet. Leur facette articulaire horizontale s’allonge sur toute leur longueur. L’impression du ligament élastique, semilunaire, évidée, occupe près de la moitié de la largeur; la fossette est très courte ; le bourrelet, saillant, large, et strié, s’élargit un peu au milieu pour l’orifice du canal qui est triangulaire. Impressions du ligament interarticulaire étroites et profondes. Impressions musculaires rugueuses, irrégulières, situées sur des crêtes assez saillantes qui limitent des espaces interradiaux triangulaires, sur lesquels se fait l'élargissement de la cavité.

Tige cylindrique; elle est d’un faible diamètre relativement à celui du calice, ainsi, dans un exemplaire dont le calice a 45 mill. de diamètre, celui de la tige, près de la base, est de 14 mill. Le premier article, dont j'ai un échantillon isolé sous les yeux, est plus large que les autres sur sa face externe, visible au dehors. Sa face supérieure, élevée, conique, à surface rugueuse, s’enfonçait profondément dans l’article basal. Sa face inférieure constitue une cavité peu profonde dans laquelle s’enchâssent successivement les articles de la tige qui suivent, et qui sont beaucoup plus minces. Sa sur-

face est couverte de stries rayonnantes semblables à celles des autres facettes articulaires de la tige. Vers le quatrième ou le cinquième article les facettes articulaires deviennent planes; elles sont couvertes de sillons rayonnants fins, serrés, séparés par des intervalles à peu près aussi larges qu'eux mêmes, souvent bifurqués, et plus ou moins granuleux ; tantôt ils arrivent jusqu'au canal central, tantôt ils en sont séparés par quelque espace granuleux.

Variations.— Les variations que j'ai pu observer sont de peu d'importance. Deux calices sont moins hémisphériques, plus allongés, moins arrondis, et moins rétrécis à la base, tout en présentant les mêmes caractères que les autres. Ces échantillons ne possédent plus que les pièces basales, et, en cet état, ils ressemblent davantage, par leur forme, à ceux du Millericrinus munsterianus ; is s’en distinguent cependant de suite par la grandeur de leur article basal et l’étroitesse de la facette articulaire de leur tige. Les proportions des basales, et celles de l’article basal, peuvent varier, mais dans des limites assez étroites. Les autres caractères sont très constants.

Avec les calices on trouve de nombreux fragments de tige isolés, que, d’après leur facette articulaire, on peut rapporter avec certitude à la même espèce; les plus forts atteignent un diamètre de 16 mill. Les articles sont un peu plus épais que ceux qui se trouvent tout près du calice.

Rapports et différences.—Les calices du Millericrinus lusitanicus, dont j'ai plusieurs exemplaires sous les yeux, ressemblent à celui du Mol. munsterianus, particulièrement à ceux qui sont les plus resserrés à la base. J'ai même été tenté de les rapporter à cette espèce. Cela n’est cependant pas possible. Celui du Miller. lusitanicus en diffère par sa forme, beaucoup plus hémisphérique, arrondie et resserrée à sa base, par son article basal bien plus grand et jouant un rôle tout différent dans la composition du calice, (ce dernier caractère, est il nécéssaire d'ajouter, est variable dans quelques espèces, comme le Miller. mespiliformis, ici je n’ai observé rien de semblable); il diffère ensuite par ses pièces basales plus grandes, la facette articulaire de la tige beaucoup plus étroite, relativement, plus profonde au second article, et couverte de sillons rayonnants plus accentués et plus longs.

Localités.—Alcobaça, Porto-de-Moz.

Etage lusitanien.

PENTACRINUS BASALTIFOMRMES, Mille:

PI. XXVI, fig. 12-19

Synonymie

Pentacrinites basaltiformis, Miller, 1821. A natural hist. of the Crinoidea, p. 62, pl. 2 de Pent. subangularis,

fig. 1-6.

Pentacrinus basaltiformis, Choffat, 1880. Lias et Dogger, p. 12, 15 et 16. » » P. de Loriol, 1886. Paléont. franc. Terr. jurass., t. xt, IL, Crinoïdes, p. 85, pl. 138,

fig. 4-14; pl. 139; pl. 140; pl. 141, fig. 1-7. (Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce).

Dimensions

Diamètre de la tige..... Dog rhe Re sent ec ee Des e Là 7 mill. Hauteur des articles, par rapport au diamètre. ....... soo0oo (OÙ

Tige pentagonale, composée d'articles égaux entre eux, plans en dehors, presque toujours ornés d’un bourrelet médian transverse, lisse ou granuleux, quelquefois très granuleux, ou bien de

granules en paquet au milieu des faces, et d’autres, sériés, le long des sutures; rarement tout à fait lisses. Les faces de la tige sont tantôt à peu près planes, tantôt plus ou moins évidées, quelquefois assez fortement, et anguleuses au milieu; les angles sont presque toujours très tranchants. Les articles sont séparés par des sutures peu enfoncées, légèrement marginées de chaque côté, et laissant apercevoir, plus ou moins, les crénelures, mais pas très profondément. Sur les facettes articulaires, les crénelures qui limitent les cinq pétales sont longues, fortes. et profondes, leur relief s’atténue vers le bord; l’espace lisse, au milieu des pétales, est étroit, lancéolé, et,creusé. Les articles verticillaires sont un peu plus élevés que les autres, et séparés par un nombre variable d'articles qui peut aller jusqu’à 12. Les facettes articulaires des cirres sont largement ovales et tout à fait superficielles. Sur une plaque on voit, au milieu de nombreux articles et fragments de tiges de l'espèce, des articles des cirres semblables à ceux que j’ai figurés dans la Paléontologie française (loc. cit.); les uns sont discoides, les autres très allongés, plusieurs fois plus longs que larges, un peu renflés, et souvent dentelés à l’une des extrémités.

On a recueilli, dans un gisement du lias supérieur, de nombreux fragments de tiges très bien conservés, que je rapporte au Pentacrinus basaltiformis, mais sans une certitude absolue. Ces tiges sont plus profondément évidées et plus anguleuses sur leurs faces que ne le sont, en général, celles de cette espèce, et il est rare d’en trouver des fragments dont les faces soient presque planes, j’en ai vu cependant, et il serait difficile d'envisager ceux là comme n’appartenant pas au Pent. basaltifornus. Elles sont moins granuleuses, plus souvent lisses, ou avec une côte médiane transverse lisse et très peu apparente; quelques échantillons ont, cependant, des côtes transverses aussi granuleuses qu’elles le sont, en général, dans le Pent. basaltifornus. Du reste, les autres caractères sont les mêmes. On compte jusqu’à douze articles entre deux articles verticillaires. Je ne trouve pas des caractères différentiels assez constants pour ne pas envisager ces tiges comme appartenant au Pent. basaltiformis, surtout depuis que j'ai eu entre les mains, pour la Paléontologie française, des matériaux considérables. Je ne puis donc les séparer comme j’en avais eu primitivement l'intention, et, cependant, ce n’est pas sans hésitation que je prends ce parti. Le Pent. basalhformis n’a été rencontré jusqu'ici que fort rarement dans le lias supérieur, et on doit faire quelques réserves lorsqu'il s’agit de constater sa présence par des fragments de tiges seulement, et, encore, pas absolument typiques.

Rapports et différences.—J’ai pu examiner un bon nombre de fragments de tiges qui appartiennent, sans nul doute, au Pent. basaltiformis. Ils sont bien typiques, et permettent d'observer quelques unes des variétés que j'ai mentionnées dans la Paléontologie française (loc. cit.), où j'ai traité au long ce qui concerne cette espèce.

Localités.— Murtede, Campo-Redondo, Serra-d’El-Rei (zone à Am. Jamesoni). Souzellas, Montemôr-Velho (zone à Am. Capricornu). Serra-d El-Rei (zone à Am. spinatus). Venda-das-Figueiras, Povoa (Thomar) (zone à Pecten acuticostatus). Serra das Alhadas.

Etage charmouthien. Lias moyen.

Zambujal.

Etage toarcien. Lias supérieur.

Localités en dehors du Portugal.— Nombreuses localités en France.—Lyme Regis (Angleterre). —Bayreuth, Banz (Bavière).— Geislingen, Hechingen, ete. (Wurtemberg).— Gunsberg (Suisse).

Lias moyen.

Vassy (Yonne); Mende (Lozère); Semur (Côte d'Or). France.

Lias supérieur. Toarcien.

PENTACRINUS JURENSIS, Quenstedt PI. XXVII, fig. 1-6

Synonymie

Pentacrinus vulgaris, d'Orbigny, 1850, (non Schlotheim). Prodrome, t. 1, p. 259. Pentacrinus jurensis, Quenstedt, 1852. Handbuch der Petrefactenkunde, 4 ed., pl. 53, fig. 16-17. » » Quenstedt, 1876. Petrefactenkunde Deutschlands, Echinod., p. 228, pl. 98, fig. 101-1927.

> » Choffat, 1880. Lias et Dogger, p. 23 (? p. 20).

» » et P. aff. jurensis, Choffat, 1887. Mésozoïque au Sud du Sado, p. 238.

» » P. de Loriol, 1886. Paléontol. franc. Terr. jurass., t. x1, IL, p. 402, pl. 442; pl. 443; pl. 144.

(Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce).

Dimensions

Demête (ES UiSéSoocoovooosoodococopcooboc0c000000c ÿ à 10 mil. Hauteur des articles, par rapport au diamètre ........... 0,15 à 0,18 ° Tige pentagonale, avec les faces évidées, plus ou moms profondément, et les angles plus ou

moins tranchants. Les articles sont sensiblement égaux entre eux, ou aussi, un peu inégaux, alternativement de deux en deux; ils portent presque toujours, au milieu de chaque face, une côte médiane transverse, parfois assez saillante, et, alternativement de deux en deux, plus courte et plus faible; ces côtes sont accompagnées d'une fossette qui marque le milieu des sutures. Ces dernières sont tout à fait linéaires, très peu ouvertes et ne laissant apercevoir les crénelures que comme une ligne faiblement onduleuse, ou bien, pas du tout, lorsque les échantillons sont très frais. La surface est lisse. Sur la facette articulaire les pétales de la rosette sont assez étroits et lancéolés; les crénelures étant longues l’espace lisse au milieu est très étroit. Je n’ai vu que très peu de fragments possédant un article verticillaire; il est un peu plus épais que les autres; les cinq facettes articulaires des cirres sont largement ovales et plus ou moins creusées; elles occupent toute la hauteur de l’article. Entre deux verticilles je n’ai pas observé plus de douze articles.

Variations.— À côté de nombreux fragments de tiges, très typiques, il s’en trouve d’autres, dans chaque localité, qui présentent des modifications semblables à celles dont j'ai traité avec détails dans la Paléontologie française. Les angles de la tige sont tranchants ou, aussi, obtus, les faces sont tantôt peu évidées, tantôt profondément, les côtes transverses et les dépressions punctiformes tantôt sont très accentuées, tantôt à peine appréciables. Je n’ai constaté des articles à surface en partie granuleuse que sur un seul échantillon. Dans un fragment de tige, avec les angles obtus et les faces très profondément évidées, les dépressions suturales médianes entre chaque article sont si larges et si profondes que la facette articulaire prend une apparence spéciale, singulièrement étoilée, avec les pétales de la rosette très étroits, et entourés de crénelures très courtes. J’ai déja figuré des facettes articulaires analogues dans la Paléontologie française. Ce fragment est encore remarquable parce que les sutures laissent voir les crénelures bien plus que d'habitude, c’est un fait peu ordinaire, cependant, parmi les fragments de tiges du Pentacrinus jurensis de May, assez nombreux, que je peux comparer, je vois deux échantillons à peu près semblables, tous deux avec les angles obtus. Je n’hé-

site pas à rapporter à la même espèce le fragment de tige du Portugal, d'autant plus qu'avec lui (à Armaçäo nova), on en a recueilli d’autres absolument typiques.

Rapports et différences.—Les fragments de tiges, que j'ai pu observer, sont parfaitement identiques à ceux des couches de May (Calvados), que j'ai comparés. On les distingue de celles du Pent. tuberculatus par leurs faces plus évidées, très rarement granuleuses, tandis que les dernieres ne sont jamais aussi évidées et toujours presque uniformément granuleuses sans présenter de côtes transverses médianes alternativement inégales.

Localités.— Armaçäo-Nova (cap S' Vincent), Porto-de-Moz, Serra-d'El-Rei, Fornos. Lias supérieur. Toarcien.

Localités en dehors du Portugal.—Miéry, (Jura); Corps, (Vendée) et nombreuses localités de France. — Roswangen, etc. (Wurtemberg).— Tunnel des Loges, (Neuchatel). Hauenstem (Soleure). Suisse.

Lias moyen.

May, (Calvados). France.

Couches à Leptaena, partie supérieure du lias moyen.

Fontaine —Etoupe—Four, (Calvados); Charrigny, (Côte d'Or), et nombreuses autres localités en France.

Lias supérieur. Toarcien.

PENTACRINUS LUSITANICUS, P. de Loriol, 1591 PI. XXVII, fig. 7-11

Dimensions

Deneocdo la see cure cconodooocooosouvasdobooc0o0o 4 à 12 mill. Hauteur des articles, par rapport au diamètre............. 0,18

Tige pentagonale, avec les faces plus ou moins évidées sans l’être jamais très profondément; les angles sont tranchants.

Articles relativement minces, plans en dehors, ornés en partie d’une côte transverse plus ou moins accentuée ou tuberculiforme, du reste lisses. Tantôt un article orné de cette côte transverse alterne régulièrement avec un autre qui n’en a pas, et c’est peut être le cas le plus fréquent; tantôt tous les articles en sont pourvus, et, alors, elles sont alternativement inégales; rarement elles s’étendent sur toute la largeur de l’article, souvent elles sont réduites à un tubercule arrondi. Il n’y a jamais de dépressions suturales médianes accompagnant les côtes. Les sutures entre les articles sont à peine ouvertes et légèrement marginées. Sur la facette articulaire les pétales de la rosette sont larges, ovales, acuminés à l'extrémité, entourés de crénelures très longues, surtout au milieu, de sorte que l’espace lisse se trouve allongé et fort étroit; un petit bord relevé, sur le pourtour, arrête les crénelures et empêche qu’elles ne soient visibles sur la suture. Orifice du canal central fort ténu.

Les articles verticillaires sont un peu plus épais que les autres; les cinq facettes articulaires des cirres, largement ovales et superficielles, en occupent toute la hauteur. Le bourrelet articulaire se bifurque à chaque extrémité et un rebord assez élevé entoure la facette. On compte 8 ou 9 articles entre deux articles verticillaires.

Rapports et différences.— J'ai sous les yeux une vingtaine de fragments de tiges bien con-

servés appartenant à cette espèce et.présentant des caractères spécifiques très constants. Voisines, à la fois, de celles du Pentacrinus jurensis, Quenstedt, et de celles du Pentacr. scalaris, Goldfuss, ces tiges ont cependant un facies différent, des caractères qui les font reconnaitre, et je ne saurais les identifier; je crois qu’elles ont appartenu à une espèce différente et qu'il convient de les nommer en attendant que la découverte des sommets relatifs vienne faire disparaitre toutes les incertitudes. Elles se distinguent des tiges du Pentacr. jurensis par l'absence complète de cette dépresion suturale qui parait resserrer les articles au milieu des faces et se voit plus ou moins, on peut dire toujours, dans les tiges de cette dernière espèce, car les fragments de tige qui en sont privés sont très rares et se trouvent toujours avec d’autres qui en sont pourvus, ce qui nest point le cas pour l'espèce nouvelle; de plus, ses sutures sont un peu marginées et ne laissent point apercevoir les crénelures, effet produit par le petit rebord sur le pourtour dont il a été parlé; on peut ajouter que, parmi les tiges du Pentacr. jurensis, on n'en voit pas qui présentent une alternance régulière d’articles ornés d’une côte et d’autres qui en sont dépourvus. Les tiges du Pentacr. scalaris ont leurs faces bien plus profondément évidées, il en résulte que la facette articulaire de leurs articles est beaucoup plus étoilée et présente des différences, les crénelures des pétales étant bien moins longues; de plus les sutures ne sont pas marginées, laissant voir un peu les crénelures, et les espaces interverticillaires comptent moins d'articles.

Localités.—Marmeleira, Zouparria, Zambujal.

Etage toarcien. Lias supérieur.

PENTACRINUS SUBSULCATUS, Munster PI. XXVII, fig. 12-14

Synonymie

Pentacrinus subsulcatus, Münster, 1831, in Goldfuss. Petref. Germ., L p. 175, pl. 53, fig. 4. Pentacrinus laevis, d'Orbigny, 1850 (non Miller). Prodrome, I, p. 241. Pentacrinus subsulcatus, P. de Loriol, 1879. Monogr. des Crinoides foss. de la Suisse, p. 128. pl. 15, fig. 10 » » Dumortier, 1867. Lias infér. du bassin du Rhône, p. 234, pl. 50, tig. 14. Pentacrinus scalaris, Dumortier, 1869. Lias moyen du bassin du Rhône, p. 163, pl. 23, fig. 10-14. Pentacrinus subsulcatus, P. de Loriol, 1886. Paléontol. francaise. Terr. jurass., t. xt, IL, Crinoides, p. 143, pl. 145, fig. 1-14.

» » Choffat, 1887. Mesozoïque au Sud du Sado, p. 238. (Cette espèce parait avoir été diversement interprétée, aussi m’est il impossible d’étendre sa synonymie).

Dimensions

Dranrétre désires CEE Lee nc = mouse 6 à 10 mill. Hauteur des articles par rapport au diamètre des tiges.... 0,29 à 0,33

Tige pentagonale, avec les angles très arrondis; les faces sont très peu évidées, plutôt canaliculées au milieu; quelquefois, mais rarement, elles sont presque tout à fait planes; dans un fragment de tige semblable, se trouve, sur chaque face, une très légère côte médiane longitudinale. Dans un autre, on remarque, sur chaque face, une dépression légère, près de chacun des angles; elles se suivent, d'article en article, en formant sur la tige deux séries longitudinales. Dans ur troisième, de petites dépressions latérales déterminent comme une large côte plate médiane longitudi-

uale très peu accentuée, avec de petits pores suturaux médians, sans pénétration. J'ai déjà indiqué des modifications semblables dans la Paléontologie française (loc. cit.), et, tous les autres caractères, ceux, en particulier, assez spéciaux des facettes articulaires, restant identiques, j’ai la conviction que les échantillons appartiennent à la même espèce que les fragments de tige typiques avec lesquels on les rencontre.

Les articles sont égaux entre eux, relativement assez élevés, plans et lisses en dehors, séparés par des sutures très peu impressionnées et ne laissant pas toujours apercevoir les crénelures. Sur un seul échantillon on remarque une petite côte transverse, qui parait avoir été granuleuse, au milieu de chaque face. Sur les facettes articulaires les pétales de la rosette sont largement ovales et arrondis à leur extrémité; les crénelures sont longues et chevronnent régulièrement sur la ligne de séparation des pétales, en s’arquant légèrement; l’espace lisse est lancéolé et très étroit. Sur de rares échantillons se voit une dépression poriforme suturale au milieu de chaque face. Les articles verticillaires sont un peu plus épais que les autres, les cinq facettes articulaires des cirres en occupent toute la hauteur; elles sont larges, et peu enfoncées; le bourrelet transverse est très épaissi aux extrémités. Je ne puis compter le nombre des articles qui séparent deux articles verticillaires.

Rapports et différences.—Les fragments de tiges, assez nombreux, appartenant à cette espèce, que j'ai sous les yeux, sont absolument identiques aux échantillons de May (Calvados), avec lesquels j'ai pu les comparer directement; je ne saurais voir aucune différence, et ils présentent même quelques unes des modifications que j'ai signalées dans ces derniers. À ce propos, je ferai remarquer que les fragments de tiges mentionnés plus haut, avec des impressions sur le milieu des faces, ressemblent singulièrement à ceux auxquels j'ai donné le nom de Pentacrinus malleatus. Ces derniers en seraient comme l’exagération, se rapprochant encore par les facettes articulaires, mais différant par leur forme subcylindrique; j'ajoute que le Pentacr. malleatus a été recueilli avec les tiges du Pentacr. subsulcatus; et je me demande maintenant s’il ne faut pas l’envisager comme une des modifications de la tige de cette dernière espèce. Je renvoie pour plus de détails concernant cette espèce à ce que j'ai écrit à son sujet dans la Paléontologie française. Les tiges du Pentacr. subsulcatus se distinguent de celles du Pentacr. jurensis, Quenstedt, par leurs angles fortement arrondis, leurs faces bien plutôt canaliculées qu'évidées, et leurs articles dépourvus de saillies médianes accompagnées de dépressions.

Localité. —Armaçäo-Nova, (Algarve).

Etage toarcien.

Localités en dehors du Portugal.—S Fortunat (Rhône). France. (Un fragment de tige).

Lias inférieur.

St Fortunat, S' Cyr près Lyon (Rhône). Corps (Vendée). France.—Bayreuth (Bavière).—Lehen près Fribourg en Brisgau (Bade).

Lias moyen. Liasien.

Landes, Fontaine—Etoupe —Four, May (Calvados). France.

Couches à Leptaena. Niveau supérieur du lias moyen.

PENTACRINUS .JACCARDI, P. de Loriol PI. XX VII, fig. 15

Synonymie

Pentacrinus Jaccardi, P. de Loriol, 1879. Monogr. des Crinoïdes foss. de la Suisse, p. 130, pl. 15, fig.F13. (Mem. Soc. paléont. Suisse, vol. v).

» » P. de Loriol, 1887. Paléont. franc. Terr. jurass., t. x1, IL, p. 288.

Dimensions

DiametretdeNattire eee MER ee ee moe le nlenre ee elbielen see 7 mill.

Tige pentagonale avec les faces un peu évidées et les angles obtus; elle est composée d’articles minces, très inégaux, un, très mince, alternant avec un autre plus élevé; ces derniers très épaissis au milieu des faces au détriment des autres. Sur un fragment de onze articles il y en a deux particulièrement élevés. Les sutures qui les séparent sont peu marquées et ne laissent que faiblement apercevoir les crénelures. La surface est altérée. on distingue cependant quelques traces de granulations. Le détail des facettes articulaires n’est pas distinct. Je ne connais par l’article verticillaire, le fragment décrit n’en a pas.

Rapports et différences.—Je n’ai pu examiner qu’un seul fragment de tige pouvant être rapbroché de cette espèce. Il présente bién les caractères que J’ai donnés pour la caractériser ; ses faces sont seulement un peu moins évidées, ce qui peut n'être qu'une simple modification. Je crois donc pu'il faut le lui rapporter, avec quelques réserves, cependant, à cause de la pénurie de matériaux. Du reste, l'espèce n’a été établie que sur un seul fragment de tige; elle a donc un caractère particulièrement provisoire, et, cependant, je ne vois pas de quelle espèce mieux connue on pourrait rapprocher, soit l'échantillon de la Suisse, soit celui du Portugal, et c’est à cause de ce rapprochement que je n’ai pas négligé ce dernier fragment.

Localité.—Porto-de-Moz.

Etage toarcien.

Localités en dehors du Portugal.— Tunnel des Loges (Neuchatel). Suisse. Etage toarcien.

PENTACRINUS PENICHENSIS, PF. de Loriol, 18591 PI. XX VIII, fig. 1-6

Dimensions

Diamètre des tiges. .......... D DE o à {1 mill.

Tige pentagonale, avec les faces profondément évidées et les angles arrondis; elle est composée d'articles inégaux d'épaisseur, comme aussi de diamètre; les plus épais ont un diamètre de 3/4 à 1 mill.; l'épaisseur des minces ne dépasse guère {/2 mill. Les plus minces sont plus profondément évidés que les épais, aussi paraissent ils former, au milieu des faces, comme autant de cavités profondes; sur les angles ils se montrent toujours en retrait. Le plus souvent les articles minces, et ceux qui sont plus épais, alternent régulièrement, on ne voit que rarement deux articles minces consécutifs. Les facettes articulaires étant profondément étoilées les pétales de la rosette sont, par conséquent, fort étroits, les crénelures qui la limitent sont assez courtes, et s'arrêtent un peu avant le pourtour, de sorte qu’elles ne s’aperçoivent pas sur les sutures, lorsque les échantillons ne sont pas altérés. La surface externe parait avoir été granuleuse, mais, comme elle est toujours un peu altérée, je ne saurais en répondre. Les articles verticillaires soni un peu plus épais que les autres et les facettes articulaires des cirres profondément enfoncées; on compte, généralement, sept articles entre deux articles verticillaires.

Avec des fragments de tiges de l’espèce, on voit, sur quelques plaques, des fragments de bras qui lui ont appartenu, très probablement du moins. Ces bras sont grêles, et paraissent avoir été étalés; le maximum de diamètre atteint à peine 2 mill. Les articles, très convexes sur leur face externe, sont minces, à peu près égaux entre eux, et portent chacun un tubercule épineux qui se trouve, alternativement, à droite et à gauche de la ligne médiane. Le rameau le plus complet présente deux divisions, la première produit deux rameaux de 18 à 20 articles, la seconde, 4 rameaux dont la longueur, au delà de 30 articles, est inconnue. Les pinnules sont, relativement, longues et robustes, composées d'articles rectangulaires un peu plus longs que larges. On pourrait supposer aussi que ces bras ont appartenu au Pentacrinus incallidus, mais on ne voit pas d'articles de la tige de cette espèce sur les mêmes plaques.

Rapports et différences.—Je connais de nombreux fragments de tiges appartenant à cette espèce; la roche parait en être pétrie dans la localité où on la rencontre; ces tiges se distinguent facilement par la très faible épaisseur des articles qui les composent, et leur forte inégalité; un interverticille, composé d’un article verticillaire et de sept articles, atteint à peine six millimètres de hauteur. On peut les comparer à celles du Pentacr. brotensis, P. de Loriol, mais ces dernières sont bien moins profondément évidées sur leurs faces, et il y a une différence de diamètre bien moins forte au milieu des faces, dans les articles minces; enfin, dans les premières, l’article épais ne s’élargit nullement au milieu des faces aux dépens de l’article mince, comme cela arrive dans les tiges du Pentacr. brotensis, et aussi, dans celles du Pentacr. amblyscalaris, Thurmann.

Localité. —Peniche.

Etage aalénien.

PENTACRINUS INCALLIDUS, P. de Loriol, 1891 PI. XXVIL, fig. 16-17

Dimensions

Diametrerdendaitieeeeemreetetee em tr ec Ce re 6 à 8 mill. Hauteur des articles par rapport à leur diamètre................ 0,31

Tige exactement pentagonale, avec les angles tranchants, rarement légèrement évidée sur ses faces. Elle est composée d'articles égaux entre eux, ou quelquefois légèrement inégaux, plans en dehors, séparés par des sutures très peu marquées qui ne laissent aucunement apercevoir les crénelures. Sur les angles, les articles sont ordinairement coupés tout à fait carrément, mais, dans de rares échantillons, ils sont aussi légèrement arqués dans le sens de la hauteur et un peu épaissis. La surface est lisse. Aucun fragment ne présente des pores suturaux médians. Sur les facettes articulaires les pétales de la rosette sont larges, entourés de longues crénelures, de sorte que l’espace lisse, au milieu, se trouve très étroit et lancéolé. L'orifice du canal central est extrêmement ténu. Les ar ticles verticillaires sont un peu plus élevés et plus étoilés que les autres; les cinq facettes articulaires des cirres se trouvent un peu enfoncées. Je ne puis savoir combien d'articles séparaient les verticilles.

Rapports et différences.— Cette espèce n'offre pas des caractères bien tranchés et, cependant, je ne sais à laquelle je pourrais rapporter les fragments de tiges décrits, qui sont assez nombreux ; ils se rapprochent de ceux du Pentacrinus cristagalli, Quenstedt, mais ils en différent par leurs articles régulièrement pentagonaux, avec.des faces tout à fait planes, plus épais, paraissant toujours lisses, et ne présentant pas le pore sutural médian qui est visible sur la très grande majorité des fragments de tiges du Pentacr. cristagalli, fort nombreux, que j'ai pu examiner; de plus, les sutures ne laissent absolument pas apercevoir les crénelures; les pétales de la rosette sur les facettes articulaires sont plus larges, et entourés de crénelures plus longues, enfin les dimensions sont si différentes qu'il faut faire entrer ce caractère en ligne de compte.

Localité. —Peniche.

Etage aalénien.

PENTACRINUS cfr. AMBILYSCALARIS, Thurmann PI. XX VIII, fig. 7-10

Synonymie

Pentacrinus amblyscalaris, Thurmann in Sched.

» » Thurmann et Etallon, 1862. Lethea bruntrutana, p. 351, pl. 49, fig. 22.

» » P. de Loriol, 1875. Monographie des Crinoïdes fossiles de la Suisse, p. 148, pl. XVI, fig. 16-20 (Mém. Soc. paléont. Suisse, t vi).

» » P. de Loriol, 1887. Paléontologie francaise, Terr. jurassiques, t. xt, IL. Crinoïdes,

p- 250, pl. 175, pl. 176, pl. 177.

(Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce).

Dimensions

Diamétre desitives = Re re EE CCE ECC &1/, à 7 mill.

Tige pentagonale, plus ou moins fortement évidée sur ses faces, avec les angles tranchants. Les articles sont, relativement, minces, alternativement un peu inégaux de diamètre et d'épaisseur; les moins épais, plus enfoncés au milieu de chaque face que les autres; et ces derniers ordinairement épaissis sur le même point et empiétant sur les voisins. Tous sont plus ou moins fortement carénés, mais les plus épais d'une manière plus énergique, surtout au milieu des faces, où la carène est toujours plus accentuée; souvent, dans les articles minces, celle-ci se réduit à un simple tubercule, ou bien elle s’efface tout à fait. Les sutures qui séparent les articles laissent voir les crénelures. La surface est ordinairement lisse. Sur les faces articulaires les pétales de la rosette sont ovales, lancéolés, assez larges, entourés de crénelures fortes sans être très longues. Les articles verticillaires sont plus épais que les autres; les facettes articulaires des cirres, largement ovales, sont peu profondes. On compte 6 à 8 articles entre deux articles verticillaires. Sur un seul fragment on aperçoit une petite dépression suturale poriforme au milieu de chaque face.

Dans d’autres fragments de tiges, trouvés avec ceux-ci, les carènes sont fortes, granuleuses, et les sutures un peu marginées. Je ne saurais affirmer que ces fragments appartiennent à la même espéce que les autres, c’est cependant probable, car la plupart des caractères sont les mêmes, et je connais des tiges certaines du Pentacrinus amblyscalaris, recueillies ailleurs, qui présentent des modifications assez analogues.

Rapports et différences.—La description qui précède est faite d’après six fragments de tiges seulement. Un seul est bien typique, c’est à dire présentant les caractères généraux de la grande majorité des tiges connues de l'espèce. Les autres fournissent des exemples des modifications que j'ai indiquées dans la Paléontologie française, telles que des carènes particulièrement saillantes sur les articles épais, des articles relativement très minces, des Carènes granuleuses; les autres caractères restant ceux des fragments de tiges bien typiques. Il me parait à peu près certain que les fragments de tiges décrits appartiennent au Pentacr. amblyscalaris, cependant, je voudrais en connaitre un plus grand nombre, pour pouvoir mieux asseoir mon opinion.

Localité.— Alcobacça.

Etage lusitanien.

Localités en dehors du Portugal.—Nombreuses localités en France et en Suisse.—Petersherg près Goslar. (Hanovre).

Rauracien. Zone à Cidaris florigemma.

BALANOCRINUS QUIAIOSENSIS, P. de Loriol., 1591 PI. XXVIII, fig. 11-13

Synonymie

Balanocrinus subteroides, Choffat, 1880. Lias et Dogger, p. 9

Dimensions

Dante dé la mess, o0ssoaccoo0obvoss-ccedacdoneoct ba 3 mill. Hauteur des articles relativement à leur diamètre............. 0,77

Tige pentagonale avec les angles arrondis, lisse, composée d'articles élevés, toujours plus hauts que la moitié de leur diamètre, séparés par des sutures qui ne laissent pas apercevoir les denticulations, ou bien vaguement, comme une ligne un peu onduleuse. Dans deux fragments la tige est très légèrement déprimée en long sur le milieu des faces, avec une impression suturale médiane, légère dans l’un, profonde dans l’autre; dans un exemplaire on remarque une légère saillie tuberculeuse au milieu de chaque face de chaque article. Facette articulaire plane ; les crénelures du pourtour sont longues et peu nombreuses, les cloisons larges, de sorte qu'il reste très peu de place pour les secteurs lisses.

Rapports et différences.— Voisine du Balanocrinus subteroides du lias moyen, cette espèce s’en distingue par la forme pentagonale de sa tige, et la facette articulaire de ses articles couverte de plus longues crénelures. Il est difficile de dire, d’après cette facette, si l'espèce appartient au genre Balanocrinus où au genre Pentacrinus. Ce n’est pas la facette articulaire typique des Balanocrinus, comme celle du Balan. subteres, par exemple,.mais ce n’est pas non plus la facette des Pentacrinus avec les pétales de la rosette bien séparés; la structure porte plutôt à admettre que ce sont des secteurs séparés par des cloisons. Du reste les autres caractères de ces tiges sont ceux des tiges de Balanocrinus, et celles du Balan. subteroudes viennent faire un passage. Il me semble donc plus naturel de ranger l'espèce dans le genre Balanocrinus en attendant plus ample informé. Je ne connais que quatre fragments de tiges à lui rapporter, mais je n’ai pas cru devoir les négliger, car ils appartiennent, je pense, à une espèce distincte, non décrite, et recueillie à un niveau inférieur à celui auquel on rencontre le Balan. subteroides.

Localités.—Quiaios, Mogofores.

Etage sinémurien. Zone à Gryphaea obliqua.

BALANOCRINUS PENICHENSIS, P. de Loriol, 1891 PI. XX VIII, fig. 14

Dimensions DAME NT AA ER eee cu elenesene eee 21/, mill.

Tige cylindrique, entièrement lisse, composée d'articles nullement évidés au milieu et dont la hauteur égale le diamètre; ils sont séparés par des sutures qui ne laissent apercevoir aucune denti-

culation. Facette articulaire plane; on compte, sur le pourtour, six crénelures assez longues, pour chaque secteur; les cloisons sont assez larges, les secteurs lisses ovoïdes et restreints.

Rapports et différences.—Je ne connais qu'un seul fragment de tige appartenant à cette espèce, et j'ai hésité beaucoup sur la convenance de lui donner un nom. Cependant cette tige a un facies particulier; la forme si exactement cylindrique de ces articles, leur grande hauteur, les dentelures invisibles des sutures, les crénelures plus longues des facettes articulaires, l’éloignent des tiges du Balanocrinus subteroides, Quenstedt, telles qu’elles se présentent presque toujours. Dans le Balan. antiquus, P. de Loriol, les articles sont notablement plus minces; les tiges sont plus pentagonales dans le Balan. quiaiosensis, P. de Loriol, comme aussi les crénelures tiennent plus de place sur leurs facettes articulaires. On peut envisager cette espèce comme provisoire, ainsi que plusieurs autres, en* attendant de nouvelles découvertes. La différence de niveau est encore un motif de la distinguer du Balan. subteroides, l'identité n'étant pas absolue.

Localité.—Peniche.

Etage sinémurien. Zone à Gryphaea obliqua.

BALANOCRINUS SUBTEROIDES, Quenstedé PI. XX VIIL, fig. 5

Synonymie

Pentacrinus cylindricus, Desor, 1845. Crinoïdes Suisses, p. 12 (Bull. Soc. nat. Neuchatel, t. 1). Pentacrinus liasinus, d'Orbigny, 1850. Prodrome, t. 1, p. 241. Pentacrinus subteroides, Quenstedt, 1858. Der Jura, p. 197, pl. 24, fig. 35 et 36. » » P. de Loriol, 1888. Paléontol. franç., Terr. jurass., t. x1, IL, p. 300, pl. 182, fig. 3-9: pl. 183, fig. 1-14.

(Voir dans cet ouvrage la synonymie et la description de l’espèce).

Dimensions

Diamétreiderla tige 722 Center recree Le 3 mill. Hauteur des articles par rapport à leur diamètre............. 0,66

Tige cylindrique, lisse, composée d’articles plus élevés que la moitié de leur diamètre, évidés sur leur face, et séparés par des sutures serrées, légèrement denticulées. Au milieu de chaque face, c’est à dire vis à vis de l’un des cordons granuleux qui séparent les secteurs de la facette articulaire, se trouve un pore sutural très petit; ces pores semblent unis, d'article à article, par une dépression longitudinale étroite, à peine sensible. Facette articulaire bordée, au pourtour, par de petites crénelures courtes, au nombre de à ou 6 pour chaque secteur; les cordons granuleux sont étroits, et les secteurs lisses assez grands et triangulaires.

Rapports et différences.—Le petit fragment de tige que je viens de décrire, malheureusement unique, se montre tout à fait identique à quelques uns de ceux que j'ai rapportés au Balanocrinus subteroides, et il me parait certain qu'il appartient à cette espèce.

Localité. —Murtede.

Lias moyen. Charmouthien. Zone à Am. Jamesoni.

Localités hors du Portugal.—Miery, Pinperdu, etc. (Jura).— Venarey, etc. (Rhône). Plusieurs autres localités en France.— Wasseralfingen, (Wurtemberg).—Obereggenen, près Kandern, (Grand duché de Bade).

Lias moyen.

BALANOCRINUS aff. SUBTEROIDES, Quenstedt PI. XXVIIL, fig. 16-20

Diametrerdenlaitige 22 -- ---C 2 à 31/, mill. Hauteur des articles, par rapport à leur diamètre ........ 0,60

Tige légèrement pentagonale, avec les angles très arrondis et les faces un peu convexes, tout à fait cylindrique dans des fragments moins nombreux. Sur la plupart des fragments on observe, au milieu de chaque face, une dépression suturale médiane; dans un fragment elle se continue, sur presque toute la longueur de l’article, sous la forme d'une dépression linéaire très peu accentuée. La surface est entièrement lisse. Les articles ont, en général, une hauteur nn peu supérieure à la moitié de leur diamètre; ils sont séparés par des sutures un peu ouvertes, souvent très finement denticulées. Sur les facettes articulaires, les crénelures du pourtour, au nombre de six ou sept par secteur, sont, relativement, assez courtes, les cloisons bien distinctes, les secteurs lisses oblongs et un peu creusés. Les articles verticillaires ne sont guère plus hauts que les autres; leur facette syzygale est un peu pentalobée. Les facettes articulaires des cirres sont très enfoncées, oblongues, entourées d’un petit rebord, lés extrémités du bourrelet articulaire sont renflées en tubercule. Au dessus des facettes, se trouve une dépression très marquée mais courte; je ne connais pas le nombre des articles qui séparaient les verticilles. Dans l’un des fragments, le verticille n’avait que 4 cirres.

Rapports et différences.—Les fragments de tiges que je viens de décrire présentent les caractères généraux des tiges du. Balanocrinus subteroides, mais ils en diffèrent par la forme plus généralement pentagonale de leur tige, et leur diamètre plus fort. Sur une vingtaine de fragments recueillis dans une même localité, il y en a trois ou quatre qui sont régulièrement cylindriques. Presque toujours le diamètre des tiges du Balanocr. subteroïides est plus faible, mais cependant j'en connais des fragments qui ont un diamètre analogue à celui des exemplaires du Portugal, par contre, parmi ces derniers, il ne s’en trouve presque jamais qui aient le diamètre habituel des tiges bien typiques de l’espèce. Il ne faut pas manquer de noter que M. Quenstedt (loc. cit.), a figuré, sous le nom de Balanocr. subteroides, un fragment de tige très analogue à ceux du Portugal.

J'ai été très indécis au sujet de la détermination de ces fragments (qui sont très bien conservés) ne trouvant pas assez de différences pour les envisager comme appartenant à une espèce nouvelle, et ne pouvant les rapporter au Balanocr. subteroides sans faire des réserves. On n’est que trop souvent exposé à des incertitudes semblables lorsqu'il s’agit de déterminer de simples fragments de tiges.

Localités.— Campo Redondo, Quiaios, Alhadas de Baïixo. Etage charmouthien. Lias moyen.

BALANOCRINUS PUSTULOSUS, P. de Loriol, 1891 PI. XXVIIL, fig. 21-22

Dimensions

DEMO CEIE HED vocovocooocooosaosovceco00o0 0000 & à 41/, mill. Hauteur des articles, par rapport au diamètre. .......... 0,44

Tige cylindrique, couverte de petits granules, ou, plutôt, de petites pustules très fines, à peu près invisibles à l’œil nu, écartées, mégalement espacées. Les articles ne sont pas tout à fait aussi élevés que la moitié de leur diamètre; ils sont séparés par des sutures tout à fait linéaires ne laissant point apercevoir les denticulations. Dans l’un des deux fragments de tiges connus, on remarque un petit pore sutural médian, sur chaque face, qui parait se trouver dans un sillon longitudinal très léger, dans l’autre fragment, qui parait avoir été placé immédiatement au dessus d’un article verticillaire, chacune des faces est marquée d’une profonde dépression médiane qui atteint deux articles et se perd ensuite à peu près. Facette articulaire tout à fait plane; les cordons crénelés qui limitent les secteurs sont minces et allongés, on compte sur le bord 6 à 7 crénelures courtes et fortes pour chaque secteur.

Rapports et différences. — Ainsi qu'il a été dit je ne connais que deux fragments appartenant à cette espèce. Cette tige diffère de celle du Balanocrinus subteroides, Quenstedt, dont elle est voisiue, par son fort diamètre, par la granulation très fine et particulière de sa surface et, aussi, peut être, par le très léger sillon longitudinal qui unit les pores suturaux et ne se voit pas dans cette dernière espèce; la différence de niveau considérable doit aussi entrer en ligne de compte.

Localité.—Telheiro (Algarve).

Etage callovien.

BALANOCRINUS PENTAGONALIS, Goldfuss PI. XXIX, fig. 1-2

Synonymie

Pentacrinus pentagonalis, Goldfuss, 1826-33. Petref. Germaniae, t. 1, p. 175, pl, 53, fig. 2, c, d. e, f. Balanocrinus pentagonalis, Desor, 1848. Crinoïdes Suisses, Bull. Soc. Sc. nat. de Neuchatel, t. 1, p. 214.

» » P. de Loriol, 4879. Monographie des Crinoïdes fossiles de la Suisse, p. 168, pl. 47, fig. 17-28 (Mém, Soc. paléont. Suisse, vol. vi). » » P. de Loriol, 1888. Paléontologie française, Terr. jurass, t. xt, II, Crinoïdes, p. 327,

pl. 188, 189, 190.

Balanocrinus Campichei, Choffat, 1887. Secondaire au Sud du Sado, p. 254. (Voir dans ces ouvrages la description et les figures de l’espèce).

Dimensions

Dany ES MES osbooboodooonsoosooodoocovonooava 3 à 31/, mill. Hauteur des articles, par rapport au diamètre .......... 0,42 à 0,50

Tige pentagonale avec les faces planes et les angles carénés, ou simplement tranchants. Les faces sont lisses, ou ornées d’un bourrelet médian transverse, lisse et très léger. Sur les facettes al ticulaires on compte, sur le pourtour, 7 crénelures pour chaque secteur; les cloisons sont assez larges. Les sutures, entre les articles, sont distinctes, mais très peu ouvertes, ne laissant pas apercevoir les crénelures. Sur l’article verticillaire, qui est un peu plus évidé que les autres sur ses faces, les facettes articulaires des cirres sont elliptiques, enfoncées, mais peu profondément.

Rapports et différences.— Cinq fragments de tiges ont servi pour cette description. Ils appartiennent incontestablement au Balanocrinus pentagonalis, et aucun caractère ne tend à les en éloigner. J'ai donné assez de détails sur cette espèce dans les deux ouvrages précités pour qu’il soit inutile de m'étendre davantage ici à son sujet, je n'aurais, du reste, que des répétitions à écrire.

Localités.—Praia de Joäo-Vaz, Sagres, Baleeira (Algarve). Etage callovien.

Localités hors du Portugal.—Prénevel, Pontet, près S' Claude, etc. (Jura). Nombreuses localités en France.— Châtillon (Jura bernois), Oberkirch (Soleure). Suisse.

Etage oxfordien inférieur (Ornatenthon).

Balmberg-Klus (Suisse).

Etage oxfordien (Couches de Birmensdorf).

Chatelu (Neuchatel). Oberbuchsitten (Soleure). Suisse.—Heidefluh près Ferrette (Alsace).

Terrain à Chailles. Rauracien.

BALANOCRINUS SUBTERES (Munster), Agassiz PI. XXIX, fig. 3-4

Synonymie

Pentacrinites subteres, Munster, 4833, in Goldfuss. Petrefacta Germ., t. 1, p. 176, pl. 53, fig. 5. Balanocrinus subteres, Agassiz in Desor, 1845. Notice sur les Crinoïdes Suisses, p. 6. (Bull. Soc. Se. nat. de Neuchatel, t. 1, p. 214).

Pentacrinus cylindricus, d’Orbigny, 1850. Prodrome, t. 1, p. 383. Balanocrinus subteres, P. de Loriol, 1888. Paléontologie française, Terr. jurass., t. x1, IL, p. 348, pl. 199, fig. 7-12; pl. 193.

(Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce).

Dimensions

Date de In (re oucoccoboocnoscoocoovoccovocsegeue k à 7 mill. Hauteur des articles, par rapport à leur diamètre ......... 0,37 à 0,50

Tige cylindrique, lisse, composée d'articles plus ou moins élevés, plans en dehors, séparés par des sutures apparentes, même légèrement canaliculées, ne laissant point apercevoir des denticulations. Sur la facette articulaire les cinq secteurs sont, relativement, grands, lisses, ou légèrement rugueux, et à peine déprimés; les cordons granuleux qui les séparent sont étroits; sur le pourtour les crénelures sont courtes et serrées, on en compte jusqu’à neuf pour chaque secteur, mais, dans les fragments de petit diamètre, il n’y en a que six. Dans un échantillon la facette articulaire des articles n’a que quatre secteurs, les crénelures du bord ne sont pas plus nombreuses pour chaque sec-

teur, mais elles sont plus écartées. Les articles verticillaires ne sont pas plus renflés que les autres; les facettes articulaires des cirres sont peu étendues, peu enfoncées, ovales-transverses, entourées d'un petit rebord; les extrémités du bourrelet articulaire deviennent deux tubercules.

Rapports et différences.— Les tiges de cette espèce sont bien connues et je renvoie, pour plus de détails, à la Paléontologie française (loc. cit.). Elles ne paraissent pas être communes en Portugal, je n’en ai sous les yeux qu'une douzaine de fragments provenant tous d’une même localité. Il ne saurait y avoir de doutes sur leur détermination.

Localité. —Monte-Junto.

Etage lusitanien.

Localités en dehors du Portugal.—Nombreuses localités en France et en Suisse. —Lochen près Balingen (Wurtemberg).—Streitberg (Bavière).

Etage oxfordien. Zone à Am. cordatus et Am. transversarius.

Wurenlingen, Rhyfluh près Brugg (Argovie). Oberbuchsitten (Soleure). Suisse.—Eyhach (Wurtemberg).

Terrain à Chailles. Rauracien.

Baden (Argovie) et autres localités en Suisse.

Séquanien. Zone à Am. tenuilobatus.

EXTRACRINUS SUBANGULARIS (Miller), Morris PL XXIX, fig. 5-6

Synonymie

New Pentacrinus, Cumberland, 1821. On a new Pentacrinus from Lyme Regis. Trans. geol. Soc. London, vol. v, pl. 22, fig. 1-4.

Pentacrinites subangularis, Miller, 1821. A nat. hist. of the Crinoidea, p. 59, pl. E, pl. I, fig. 4-5.

Extracrinus lepidotus, Austin, 1843. Monogr. of living and extinct crinoids, p. 106, pl. XIIL, fig. À a à 1 4.

Extracrinus subangularis, Morris, 1854. Catal. of brit. foss., 2e ed., p. 80,

Pentacrinus subangularis, Choffat, 1880. Lias et Dogger, p. 12.

Extracrinus subangularis, P. de Loriol, 1889. Paléont. franc., Terr. jurass., t. x1, II, Crinoïdes, p. 393, pl. 201. (Voir dans cet ouvrage la synonymie de l’espèce).

Dimensions

Dante 6 1 HAE 00000 00 o0000000000000208090000000000 7 à 9 mill.

Tiges cylindriques ou légèrement pentagonales, avec les faces planes et les angles très arrondis; la surface est lisse. Articles très inégaux; les uns, assez épais, onduleux sur les sutures qui sont simples et sans traces de denticulations; les autres, régulièrement alternes, extrêmement minces, la plupart du temps visibles seulement dans les vides formés par les ondulations de leurs voisins; les articles épais sont, eux mêmes, souvent, assez inégaux d'épaisseur. Dans chaque article la facette articulaire est plutôt déprimée, sur l’une des faces, et, en relief dans l’autre. Les cinq pétales de la rosette articulaire sont étroits, un peu claviformes, allongés, arrondis à extrémité, limités par un rebord saillant, finement crénelé, l’espace libre est plus ou moins creusé en forme de rigole; les pétales laissent entre eux cinq grands secteurs triangulaires plus ou moins renflés, ce qui occasionne les ondulations du bord sutural; la surface des facettes articulaires que je puis observer étant assez

frustes, je ne distingue pas les granulations que l’on observe fréquemment. Les articles verticillaires ne sont pas sensiblement plus épais que les autres, les cinq facettes articulaires des cirres sont très étroites et entament profondément le bord de l’article; le cirre se trouvait logé dans un sillon, d’abord trés profond, puis graduellement effacé sur les faces de la tige. Je puis compter douze articles entre deux articles verticillaires; dans un fragment il y en a 1% au moins, et je ne puis les compter tous.

Rapports et différences.— Je n'ai sous les yeux que cinq fragments de tiges recueillis en Portugal; ils sont parfaitement bien caractérisés. Ainsi que je l'ai déjà écrit ailleurs (Paléontologie française, loc. cit.), je ne saurais exprimer une opinion au sujet des diverses espèces, connues par leurs sommets et leurs tiges, qui sont voisines du Pentacrinites subangularis. I y a eu, évidemment, de la confusion au sujet de cette espèce, aussi il n’est pas possible de donner sa synonymie d’une maniére complète. J’estime que les tiges que je viens de décrire appartiennent au Pentacr. subangularis de Miller, mais je dois convenir que les tiges seules ne sauraient suffire pour déterminer absolument une espèce dans ce groupe.

Localité. —Montemor-Velho.

Lias moyen. Couches à Am. Jamesoni.

Localités hors du Portugal.—Pouillenay, Venarey (Côte d'Or), et autres localités de France.— Metz, Mulhouse. Alsace Lorraine. —Hinterweiler, Pliensbach, etc. Wurtemberg.— Lyme Regis, etc. Angleterre.

ANTEDON CHOFEFATI, P. de Loriol PI. XXIX, fig. 7-11

Synonymie

Antedon Choffati, P. de Loriol, 1880. Descr. de quatre Echinod. nouveaux (Mém. de la Soc. paléont. Suisse, vol. vu), p. 43, pl. 4, fig. 12-16.

Dimensions

Diamètre du calice sur le premier anneau radial ........ 10 à 45 mil. Hauteur du calice sur le premier anneau radial, par rap- Dora ssSondiametre st PE E PP eee tire 0,75 à 0,86

Calice relativement élevé, ayant, ordinairement, l’apparence d’un cône plus ou moins tronqué, presque ovoide dans le plus grand exemplaire.

Pièce centrodorsale épaisse, légèrement pentagonale avec les angles très arrondis et peu apparents, rétrécie vers sa face dorsale qui est plus ou moins tronquée, mais pas très largement, et lisse, ou à peu près. Le nombre des cirres est variable. Dans le plus grand exemplaire les facettes articulaires forment trois séries verticales, très régulières, sur chaque face, avec trois facettes par série, sauf dans une seule, médiane; il y avait donc 44 cirres, en tout. Dans un autre exemplaire, plus petit, il y a encore trois séries verticales de facettes sur les faces, mais elles sont moins régulières, et, le plus souvent, l’une d’elles, la médiane ordinairement, n’a qu'une seule facette, tandis que les autres en ont deux. Par contre, dans un individu de 11 mill. de diamètre, chacune des faces ne compte que deux séries de cirres, avec trois dans l’une et deux dans l’autre, mais elles sont très régulières. Les facettes articulaires ont toujours le même aspect; elles sont grandes, elliptiques, peu profondes;

le bourrelet articulaire est réduit à deux tubercules entre lesquels se trouve j’orifice du canal; il est très rare qu'une côte tranchante sépare deux séries, mais, quelquefois, on voit un petit sillon lisse entre deux séries, au milieu des faces.

Les pièces basales, entièrement encastrées entre les premières radiales, sont fort étroites, fort peu épaisses, légèrement canaliculées sur leur face dorsale. La plupart du temps elles n’atteignent pas le bord et ne sont pas visibles au dehors, cependant, dans quelques échantillons, elles s’allongent un peu plus, mais, dans aucun, toutes les cinq ne se montrent au dehors par leur extrémité.

Premières pièces radiales relativement assez élevées et très apparentes au dehors. Leur face externe, tantôt verticale ét même un peu rentrante dans le plus grand individu, tantôt assez renflée et surplombant la pièce centro-dorsale, porte, à chaque extrémité, une protubérance assez forte, souvent aiguë; dans deux exemplaires on remarque encore, au milieu, entre ces protubérances, un ou deux tubercules très épineux. La face dorsale est renflée au milieu dans chacune des cinq premières radiales, et ces renflements rendent onduleuse la ligne suturale entre la pièce centrodorsale et le premier anneau radial. On remarque, sur cette face dorsale, des rugosités tantôt limitées à un petit espace autour de l’orifice central, tantôt plus étendues. La facette articulaire est peu élevée, à peu près de la hauteur du bord externe, et extrêmement oblique à l’axe vertical du calice; dans deux ou irois individus les impressions musculaires se trouvent presque sur un plan horizontal. L’impression du ligament élastique, semilunaire, étroite, peu creusée, est limitée en dehors par un léger filet saillant, accompagné, en dedans, d’un petit sillon; la fossette, au dessus du bourrelet, est très courte et très étroite. Bourrelet articulaire étroit et tranchant; l’orifice du canal brachial, immédiatement au dessus, est très ténu. Impressions du ligament interarticulaire assez superficielles, peu étendues, avec un point plus profond. Impressions musculaires petites et rugueuses; l’entaille qui les sépare est fort étroite. La cavité du calice comprise dans le premier anneau radial est fort peu évasée et de faibles dimensions; ses parois sont fortement sillonnées.

Variations.— Les calices que je connais, appartenant à cette espèce, présentent quelques modifications que j'ai indiquées au cours de la description, mais ces variations se relient par des passages très évidents, et il reste un ensemble de caractères parfaitement constants.

Rapports et différences.—Le calice de cette espèce se distingue assez facilement des autres par les protubérances et tubercules qui se trouvent sur le bord externe des premières radiales et par la grande obliquité et le peu de hauteur des facettes articulaires.

Localités.—Villa-Quente, Engenheiro, Sapo, Forts d'Alhandra (Corallien d’Amaral). Lusitanien.

ANTEDON GAIOENSIS, P. de Loriol, 1591 PI. XXIX, fig. 12-14

Dimensions

Diamètre du calice sur le premier anneau radial .......... 7 à 10 mill. Hauteur du calice sur le premier anneau radial, par rapport àison: diamètre... 1 RIRE RP ER EEE RTE 0,80

Calice un peu plus large que haut lorsque le premier anneau radial existe seulement, entièrement lisse.

Pièce centro-dorsale élevée, très peu conique, à peine pentagonale, presque cylindrique, largement tronquée sur sa face dorsale qui est lisse et plane. Je ne connais pas sa face ventrale. Les facettes articulaires des cirres sont assez petites, relativement elliptiques, assez profondes, avec un bourrelet articulaire renflé aux deux extrémités; elles forment, sur chaque face, trois séries verticales assez régulières; dans chaque série on compte, ordinairement, deux facettes, quelquefois une seule, plus rarement trois; dans un petit exemplaire, qui parait appartenir à la même espèce, il ny a que deux séries sur chaque face. L’exemplaire le plus typique avait 28 cirres.

Je n'ai pu voir les pièces basales elles mêmes; leur extrémité seule est visible au dehors, mais pas régulièrement; il est rare que dans un même individu toutes les cinq soient apparentes.

Premières pièces radiales à peu près aussi élevées que la pièce centro-dorsale; leur bord externe, régulièrement arrondi, et tout à fait lisse, est bien moins élevé que la facette articulaire et surplombe très peu la pièce centro-dorsale. La facette articulaire n’est, relativement, pas très oblique à l’axe vertical du calice. L’impression du ligament élastique, semilunaire, et très étroite, est bordée en dehors par un petit filet saillant très mince, accompagné, en dedans, d'un petit sillon très étroit limité par un léger bourrelet transverse qui, parfois, touche presque la fossette ligamentaire; celle-ci est courte, mais profonde. Bourrelet articulaire transverse, assez saillant; immédiatement au dessus, au milieu, se trouve l’orifice du canal, extrêmement ténu. Impressions du ligament interarticulaire transverses, petites, mais assez creusées. Impressions musculaires rugueuses, très peu étendues.

Les autres pièces radiales et les bras sont inconnus.

Le fond de la cavité calicinale compris dans le premier anneau radial n’est pas très évasé; ses parois sont couvertes de sillons verticaux presque aussi accentués que ceux qui marquent les angles et le milieu des premières radiales.

Rapports et différences.—Le calice de l’Antedon gaioensis se distingue de celui de l’Antedon Chofjati, P. de Loriol, par sa pièce centro-dorsale moins conique, plus largement tronquée à la base, les facettes articulaires de ces cirres plus petites, ses premières pièces radiales moins élevées sur leur bord externe qui ne présente ni protubérances ni épines, et notablement moins obliques à l’axe vertical sur leur facette articulaire; ses pièces basales sont aussi, le plus souvent, apparentes au dehors. On ne connait rien, sur ces deux espèces, au dessus des premières pièces radiales. Dans le calice de l’Antedon Beaugrandi, P. de Loriol, la pièce centro-dorsale est plus conique, les cirres sont moins nombreux, ne formant que deux séries verticales sur chaque face de la pièce centro-dorsale, le bord externe des premières pièces radiales est moins élevé, et leur facette articulaire est encore moins oblique à l’axe vertical du calice, enfin, la cavité est plus évasée. |

Localités.— Moinho do Gaio près Torres-Vedras, Villa Quente. Etage lusitanien.

ANTEDON DELG:-ADOI, P. de Loriol, 1891 PI. XXIX, fig. 15

Dimensions

Diamètre du calice sur le premier anneau radial............... 8 mill. Hauteur du calice, avec le premier anneau radial seulement, par JOUE SON GTEMÈNE © SÉPouvoocovobbo0o0o0100c0000000 0,75

Calice court, subcylindrique, entièrement lisse.

Pièce centro-dorsale très peu élevée, discoïde, largement tronquée sur sa face dorsale qui est plane et lisse. Je ne connais pas la face ventrale. Les cirres étaient peu nombreux, au nombre de douze seulement, formant une seule série horizontale à peu près régulière. Les facettes articulaires des cirres sont assez grandes, saillantes, presque circulaires, profondes, quelques unes sont plus petites que les autres; le bourrelet articulaire est renflé aux extrémités.

Les cinq pièces basales sont apparentes au dehors sous la forme d’un très petit bouton arrondi.

Premières pièces radiales à peu près aussi hautes que la pièce centro-dorsale; leur bord externe, entièrement lisse, et assez fortement convexe, de manière à produire une dépression sur la suture entre les pièces, est perpendiculaire et à peu près aussi élevé que la facette articulaire. Cette dernière est assez fortement oblique à l’axe vertical du calice, et, relativement, peu étendue; l’impression du ligament élastique est semilunaire, assez étroite et peu creusée, la fossette médiane allongée et profonde. Le bourrelet articulaire est épais et saillant. Impressions du ligament interarticulaire petites, un peu frustes dans le seul exemplaire connu, de même que les impressions musculaires. L’entaille qui sépare ces dernières est fort courte. La cavité du calice comprise dans le premier anneau radial est peu évasée; les sillons qui marquent les angles des premières radiales, ainsi que ceux qui correspondent à leur milieu, sont très profonds.

Rapports et différences. — Je ne connais qu'un seul calice appartenant à cette espèce. Sa pièce centro-dorsale est tout à fait semblable à celle des Actinometra, cependant je crois plus probable qu'il appartenait à un Antedon, à cause de la structure et de l’obliquité des facettes articulaires des premières radiales. On rencontre des Antedon avec une pièce centro-dorsale aussi dépourvue de cirres, mais on ne rencontre guères d’Actinometra avec les facettes articulaires des premières radiales aussi obliques, laissant aussi peu d'ouverture à la câvité calicinale. Je ne connais pas d’espèce décrite avec laquelle celle ci pourrait être confondue.

Localité.—Engenheiro.

Etage lusitanien.

THIOLILIERICRINUS RIBEIROI, P. de Loriol PI. XXIX, fig. 16-22

Synonymie

Thiolliericrinus Ribeiroi, P. de Loriol, 1880. Description de quatre Echinodermes nouveaux, p. 44, pl. 1, fig. 3-11 (Mém. Soc. paléont. Suisse, vol. vri).

» » Herbert Carpenter, 1881. Nature, vol. 23, p. 377. » » P. de Loriol, 1889. Paléont. franc. Terr. jurass., t. x1, Il, Crinoïdes, p. 558, pl. 229, fig. 9.

Diamètre de la pièce centro-dorsale....:................. 4 à 9 mill. Diamètre d’un anneau radial isolé. ....................... OS Grand diamètre des articles de la tige ............ PR RELAIS

Pièce centro-dorsale pentagonale sur sa face ventrale, rétrécie graduellement vers sa face dorsale qui est elliptique. La face ventrale est lègèrement convexe, et occupée par cinq impressions en languette, étroites, un peu évidées au milieu, qui, à partir de l’orifice du canal central, vont abouüir aux angles du pentagone; sur ces dépressions reposaient les pièces basales comme cela se passe dans les espèces du genre Antedon. Dans les secteurs, entre ces impressions, on remarque, sur le bord, une petite protubérance, et une ou deux légères dépressions, mais sans régularité. Les cirres, au nombre de neuf à dix, formaient une série horizontale unique; les facettes articulaires sont grandes, subcireculaires, assez profondes; leur bourrelet articulaire est fortement renflé à ses extrémités. On remarque, en outre, des dépressions beaucoup plus petites, mais plus profondes, en nombre moindre, irrégulièrement disposées au dessus des facettes. Je ne puis voir clairement au fond, mais je suppose qu'il s’y trouvait aussi une facette articulaire et que c’étaient les points d'attache de cirres de plus petite dimension. Un fait singulier, c’est que j'ai sous les yeux une pièce centro-dorsale du même gisement, identique aux autres en tous points, sauf en ce qu'elle ne porte pas de facettes articulaires bien développées et bien caractéristiques, mais seulement de nombreuses petites dépressions semblables à celles que je viens de signaler, et disposées sans ordre. Sur aucune d'entre elles je n'ai pu vérifier si, au fond, se trouve, comme je le suppose, un bourrelet articulaire percé par l'orifice du canal, mais je pense que, selon toute probabilité, il doit en être ainsi, surtout puisque, dans cet échantillon, il n’y a pas d’autres facettes articulaires. La face dorsale de la pièce centrodorsale est toujours occupée par une facette articulaire elliptique traversée, dans le sens du grand axe, par un bourrelet articulaire assez épais, percé au milieu par l’orifice du canal; de chaque côté se trouve une dépression plus ou moins creusée; un petit sillon borde le pourtour. Dans l'échantillon qui ne porte que des petites dépressions au lieu de grandes facettes articulaires le bourrelet articulaire se bifurque à l’une de ses extrémités; cet individu est donc essentiellement anormal, mais cette irrégularité dans le bourrelet est un caractère sans importance. J'avais cru qu’une légère dépression annulaire, que l’on remarque dans un échantillon, près de la facette articulaire, pouvait faire supposer qu'il y avait un article de tige encastré, mais je me suis assuré qu'il n’en était rien. Aucune des pièces centro-dorsales que je connais ne porte les prewières pièces radiales, mais on a trouvé, avec elles, un échantillon, comprenant les pièces basales et le premier anneau radial, qui se rapporte par-

Mars, 1891 22

faitement, par le détail de sa face dorsale, à la face ventrale des pièces centro dorsales, et je crois pouvoir affirmer qu'il appartient à la même espèce.

Les cinq pièces basales sont fort étroites; elles ont la forme d'une languette légèrement dijatée et épaissie à son extrémité externe qui est bien apparente, au dehors, entre les sutures des premières radiales.

Premières pièces radiales peu élevées. Leur face externe, tout à fait lisse et régulièrement convexe, est légèrement rentrante; sa hauteur est un peu inférieure à celle de la facette articulaire. Cette dernière est très oblique à l'axe vertical, surtout la région qui se trouve au dessus du bourrelet, et elle est, relativement, peu étendue. Impression du ligament élastique semilunaire, étroite et peu creusée; son bord externe est légèrement relevé et accompagné d’un petit sillon; la fossette, au dessous du bourrelet, est relativement courte. Bourrelet transverse élevé et tranchant, un peu relevé au milieu pour l'orifice du canal au dessus duquel s'ouvre une courte et étroite entaille. Impressions du ligament interarticulaire peu étendues et peu définies, avec un point plus profond. Impressions musculaires très petites, rugueuses.

La cavité du calice comprise dans le premier anneau radial est profonde, mais peu évasée, les dix sillons qui marquent le milieu et les angles des pièces radiales sont larges et profonds, et chaque intervalle des parois est marqué d'une légère rainure.

La face dorsale de l'anneau radial porte des dépressions et des saillies qui correspondent à celles qui ont été signalées sur la face ventrale de la pièce centro-dorsale, sans plus de régularité.

La tige était composée d'articles dont les dimensions et la forme sont assez variables. La majeure partie d’entre eux est en forme de clepsydre, mais il en est qui sont presque cylindriques; dans un petit nombre on remarque une légère projection en forme de pointe à chacune des extrémités du grand axe de la facette articulaire. Parmi ceux que j'ai sous les yeux, le plus court a 5 mill. de longueur, le plus long, 12 mill. La surface externe est entièrement lisse. Les facettes articulaires sont elliptiques; dans chaque article, sauf dans de très rares exceptions, le grand axe de l'une ne se trouve pas dans la même direction que celui de l’autre, formant avec lui un angle parfois droit ou plus ou moins rapproché d’un droit. Le bourrelet articulaire, portant au milieu l’orifice du canal, est, ordinairement, assez large et bien marqué, accompagné, de chaque côté, par une dépression parallèle ordinairement assez profonde; un petit sillon marque le pourtour. Quelquefois la tranche du bourrelet est aplatie et finement striée en travers, et ce n’est que fort rarement qu'il présente quelque irrégularité dans sa direction. Aucun des fragments de tiges que j'ai examinés ne m'a présenté des facettes articulaires indiquant la présence de cirres ou de bifurcations.

Rapports et différences.—Le Thiolliericrinus Ribeiroi se distingue sans peine du Thioll. fleæuosus par la forme de sa pièce centro-dorsale et par les caractères des premières radiales, les facettes articulaires des cirres sont, aussi, bien plus grandes dans les exemplaires typiques.

Localités.—Tapada de Villa-Franca, Serra-da-Villa, Engenheiro.—Casal da Madeira, Pedra d’Ouro (tiges).

Etage lusitanien.

THIOLLIERICRINUS INSUETUS, P. de Loriol, 1591 PI. XXIX, fig. 23-29

Dimensions

Diamètre du premier anneau radial.......................... A1 mill. Hauteur du calice, jusqu’au sommet des premières radiales.. ... 10 »

Calice entièrement lisse en dehors, épais, subcylindrique sans les secondes et troisièmes radiales qui sont inconnues.

Pièce centro-dorsale subcylindrique, un peu irrégulière, plus élevée d’un côté que d’un autre. On ne distingue, à sa surface, aucune facette articulaire annonçant la présence de cirres. Sa face dorsale est elliptique et occupée par une facette articulaire tout à fait semblable à celle des autres Thiolliericrinus; le bourrelet articulaire, dans le sens du grand axe, ne touche pas le bord par ses extrémités, qui se trouvent reliées par une sorte de rebord moins saillant lequel limite un large sillon courant tout autour du pourtour. Dans l’exemplaire décrit, on remarque une bifurcation à l’une des extrémités du bourrelet transverse.

Pièces basales non visibles au dehors.

Premières pièces radiales relativement peu élevées, inégales de hauteur; le premier anneau radial se trouvant plus élevé d'un côté que de l’autre, de même que la pièce centro-dorsale, le plan de la cavité du calice, au lieu d’être horizontal, est oblique à l’axe vertical. Le bord externe, tout à fait lisse, est vertical et plus élevé que la facette articulaire. Celle-ci est tout à fait oblique à l'axe, et presque horizontale, de sorte qu'on la voit toute entière lors qu'on regarde le fond de la cavité. Impression du ligament élastique semilunaire, étroite, creusée; la fossette est extrêmement petite. Bourrelet transverse élevé, tranchant, un peu dilaté vers l’orifice du canal qui est très ténu. Impressions du ligament interarticulaire très peu étendues. Impressions musculaires rugueuses, faisant un peu saillie; l'échancrure qui les sépare s'évase de manière à lober assez fortement le bord supérieur de la facette. La cavité du calice comprise dans le premier anneau radial est fort peu évasée: les dix sillons qui, dans son intérieur, marquent le milieu et les angles des premières radiales, sont très accentués, du reste les parois sont lisses.

J'ai sous les yeux de nombreux articles de tiges qui, à en juger par leur apparence, proviennent, suivant toute probabilité, du même gisement que le calice, et qui, d’après leur facette articulaire, peuvent être rapportés avec certitude à la même espèce. Ces articles sont fort épais et devaient constituer une tige très massive. La longueur des articles est très variable, le plus long, unique, a 25 mill. de longueur, et 10 mill. de diamètre; le plus court n'a que 15 mill. de longueur, avec 9 mill. de diamètre. Le maximum de diamètre est de 11 mill., le minimum de 7 mill. (un seul article). Les longs articles ont la forme d’un clepsydre, les autres sont elliptiques, ou bien irréguliers avec une saillie à chacune des extrémités du grand axe, dans les deux facettes articulaires. Comme le premier article, celui qui supportait le calice, était déjà très épais, à en juger par la facette articulaire de la seule pièce centro-dorsale connue, il n’est pas probable que la tige eut une tendance à s’effiler en approchant de l'extrémité, et les petits articles appartenaient probablement à des petits calices. La surface est entièrement lisse, et on n’aperçoit nulle part quelque articulation indiquant la présence d’un cirre ou d’une bifurcation. Les facettes articulaires des articles sont ellipliques, et très resserrées; le bourrelet transverse, assez large, percé au milieu par l’orifice du canal qui est très fin, se trouve dans le sens du grand axe, et il est accompagné de chaque côté d’une

dépression assez évidée; le pourtour est marqué par un large sillon limité en dedans par un bourrelet étroit et saillant. Dans le plus petit article, l'orifice du canal est singulièrement large, interrompant tout à fait le bourrelet, et le sillon du pourtour est à peine indiqué; dans un autre l’articulation de l'une des faces est à peu près normale, mais, sur l’autre face, le bourrelet n'existe que sous la forme d’une petite masse circulaire entourant l’orifice du canal. Dans un seul article le grand axe de l’une des facettes est parallèle à celui de l’autre facette, dans tous les autres, ils sont à angle droit.

Rapports et différences.—Le calice de l'espèce que je viens de décrire est certainement anormal en ce sens que la pièce centro-dorsale, du moins dans le seul échantillon connu, ne portait point de cirres, tous les autres caractères sont très exactement ceux des Thiolliericrinus. J'ai hésité sur le parti à prendre. Fallait il créer un genre nouvean pour ce Thiolliericrinus sans cirres? Si le fait était parfaitement avéré pour l'espèce, je crois qu’une séparation serait nécessaire. Mais j'ai pu faire quelques observations qui m'ont montré que, dans le genre Thiolliericrinus, la disposition des cirres sur la pièce centro-dorsale devait être très variable dans les individus d’une même espèce. Ils étaient toujours en petit nombre, puis, ainsi que je l’ai exposé en décrivant le Tholliericrinus Riberror, 11 se trouve, dans cette espèce, des calices avec les facettes articulaires des cirres des plus caractéristiques, tandis que d’autres ne présentent, sur leur pièce centro-dorsale, que des petites dépressions profondes, au fond desquelles se trouvait peut-être une facette articulaire, que je n’ai pu encore découvrir avec certitude. En tous cas ces cirres étaient différents de ceux qui $ articulaient sur les grandes facettes que l’on voit sur d’autres exemplaires, et je ne suis pas entièrement persuadé que ces dépressions fussent véritablement le point d'attache de petits cirres. J'ai fait des observations semblables sur les calices du Thiolliericrinus flexuosus, et j'ai lieu de croire qu’on en ferait d'analogues sur deux, au moins, des autres espèces décrites, dont on ne connait que des calices très usés. Le nombre des calices appartenant au genre Thiolliericrinus, en bon état de conservation, venu jusqu'ici à ma connaissance, est fort restreint; il y a certainement encore beaucoup d'observations à faire pour connaître les espèces d'une manière complète, cependant je crois qu'il y a d’assez fortes présomptions pour admettre que, dans une même espèce, il pouvait se trouver des calices dont la pièce centro-dorsale portait des cirres, tandis que, dans d’autres, elle en était dépourvue. En présence de ces doutes il ne m'est pas possible de classer dans un genre à créer le Thiolliericrinus insuetus dont je ne connais qu'en seul exemplaire. On ne voit aucune trace des pièces basales en dehors, mais cela arrive dans beaucoup d'espèces d’Antedon; il serait cependant fort utile de découvrir un exemplaire qui permit de les examiner. En tous cas on ne saurait rapprocher ce que je nomme pièce centro-dorsale, de l'anneau basal des Bourgueticrinus, dont, quelquefois, les pièces se trouvent étroitement soudées; dans ce cas cet anneau repose toujours sur un article basal semblable à celui des Apiocrinus, avec Cinq dépressions séparées par cinq carènes et destinées à recevoir les pièces basales. Ici, la facette dorsale de cette pièce, sur laquelle repose le premier anneau radial, est occupée par une facette articulaire identique à celle des articles de la tige, et il n’est pas possible de méconnaitre que c’est une pièce centro-dorsale identique à celle des autres Thiolliericrinus, mais sans cirres. Indépendamment de ce dernier caractère, ce calice ne peut être confondu avec celui des autres espèces du genre. Les articles de la tige se distinguent de suite de ceux du Thiolliericrinus Ribeiroï par leur facette articulaire resserrée et plus étroite, et par le large sillon limité par une côte qui entoure le pourtour.

Localité.—Scrra das Figueiras.

Etage lusitanien (Corallien d’Amaral).

Note ajoutée pendant l'impression

Un second calice de Thiolliericrinus insuetus vient de m'être communiqué par M. Choffat. Il est un peu plus grand que celui que j'ai décrit (son diamètre atteint 12 mill.), du reste absolument semblable. La pièce centro dorsale est aussi un peu plus élevée d’un côté que de l’autre et légèrement renflée au pourtour; elle ne porte point de facettes articulaires pour les cirres mais plusieurs de ces petites cavités que j'ai mentionnées dans la description du Thiolliericrinus Ribeiroi, et dont, ici, je ne puis non plus voir le fond; une de ces petits cavités se trouve sur l'une des premières pièces radiales, et trois ou quatre autres sur la ligne de suture des premières radiales et de la pièce centro-dorsale, de sorte qu'on peut se demander s’il ne faut pas peut être les attribuer à l'œuvre de quelque parasite. La face dorsale de la pièce centro-dorsale est exactement semblable à celle du calice décrit, c'est à dire qu’elle réprésente la facette articulaire d’un Tholhericrinus. Aucune des cinq pièces basales n'apparait au dehors. Les premières radiales sont identiques à celles de l’échantillon type.

Cet exemplaire a été trouvé à Monte-de-Boi (Serra-Gallega) près Villa-Verde, dans l'étage lusitanien.

Monte-de-Boi et Serra das Figueiras ne sont éloignés que de deux kilomètres environ.

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