N° 122. — UN PORT DE MER
TOII.E; HAUTEUR 45 i POUCES, I. A KG El R GO C
Claude Lorrain a présenté clans ce tableau une de ces compositions imposantes, qui retracent à notre souvenir tonte la splendeur des anciens ports romains. - On y voit la mer légèrement agitée: vers la droite est une chaloupe, que trois marins poussent ci force de rames vers deux navires, dont un trois mâts au pavillon de France. L'équipage, activement occupé, semble se préparer a un prochain voyage.
Ces navires se détachent sur des colonnes surmontées d une corniche, et éclairées par le soleil. Ces colonnes elles-mêmes font partie des ruines d un ancien portique, dont quelques débris sont dispersés parmi des plantes et des broussailles qui forment le premier plan du tableau. Là, près du rivage, cinq bateliers sont occupés a mettre une chaloupe en mer. Vers la gauche, dans le lointain, on voit plusieurs hommes portant des
CLAUDE LORRAIN
malles sur leurs épaules, qui s’avancent sous une porte ou arc de triomphe, de la plus belle architecture, et dont la hase présente une plate-forme descendant par trois marches jusqu’au bord de la mer. L’arc de triomphe est entouré de plusieurs arbres; tout a côté, à droite et à gauche, sont des remparts crénelés qui se terminent par un bastion ou tour ronde. Celui-ci se détache sur le lointain, où I on découvre une partie de la ville et le phare qui indique l’entrée du port, dans lequel sont plusieurs navires a l’ancre.
Ce tableau a appartenu à lord Bute; il passa plus tard au colonel Stuart, dans la famille duquel il restajusqu’en 1841.