JEAN HEM LIN G
gos. Don Antonio Conca dit, dans sa descriplion de l'Espagne ( Descrizione odeporicn clella Spagna, P arma, 1793), tome 1er, page 53, que dans les archives du monastère, on lit en langue latine l’article suivant :
» En 1445, le roi susdit (Don Jean) lit don d'un oratoire précieux ayant trois tableaux : la nativité de Jésus-Christ, la descente de croix, et l’apparition à Marie après la résurrection. Cet oratoire fut peint par maître Roger (le nom est écrit ici Rogel) grand et fameux peintre flamand. ••
Ce chef-d’œuvre, connu sous le nom de l’autel portatif de Charles-Quint ', fut tellement vénéré par ce monarque qu’il le faisait transporter à sa suite dans toutes ses expéditions guerrières. C’est dans sa lente et devant cette petite chapelle que l’illustre souverain s’est maintes fois agenouillé, adressant ses prières à Dieu, avant de livrer les combats mémorables qui ont illustré son règne.
Des faits aussi importants et qui se rattachent à ce précieux
' Voyez les intéressantes notices que donne Albert Durer sur le voyage qu’il fit dans les Pays-Bas en 1520, publié par D. F. Campe sous le titre de Reliquien von Albrecht Durer seinen verelirern geweilit. Voici entre autres choses ce qu’il dit : « Pendant mon séjour à Bruges, on me conduisit dans la résidence de l’empereur (pii est d’une grande magnificence, là je vis la chapelle par Roger. « (Le nom de Roger s’écrit en allemand Rüdiger.) Cette chapelle est, d’après toute vraisemblance, celle (pie je viens de décrire, puisqu’elle suivait Charles-Quint dans tous ses voyages, et qu’il se trouvait à cette époque dans les Pays-Bas, pour se rendre à Aix-la-Chapelle, afin d’y recevoir la couronne impériale.