N“ 16. — LA NAISSANCE DE SAINT JEAN
lois; hauteur 28 \ pouces, largeur 18.
Le peintre a pris ee sujet dans le Nouveau Testament, au premier chapitre de saint Luc. — Il a représente, sous une arcade qui donne vue dans un appartement, une femme élégamment vêtue qui présente le nouveau-né à Zacharie, dont les cheveux et la barbe grise indiquent le grand tàge. Il est assis sur un tabouret et tient sur ses genoux un parchemin, sur lequel il écrit que Jean est le nom de l’enfant.
Sur le second plan, qui forme I intérieur dune chambre, est Elisabeth couchée dans un lit orné de rideaux d’une étoffe pourpre et dont une garde-malade arrange la couverture. Dans le fond de l appartement est une porte ouverte, éclairée par le reflet du soleil, par laquelle on voit arriver deux femmes qui viennent pour cire témoins de I heureux événement .
Ce sujet est simplement composé: l'effet du clair-
JEAN HE CI El N G.
obscur y est ménagé avec intelligence. On voit par ce tableau que, dès cette époque, nos anciens artistes flamands étaient déjà de scrupuleux imitateurs de la nature, et qu’ils la reproduisaient dans ses moindres détails. On ne peut en effet se faire une idée du temps qu’ils ont dû mettre à accomplir de pareilles œuvres: tout, jusques aux bas-reliefs qui entourent le portique, est d’un travail inouï . ces bas-reliefs présentent des sujets relatifs à la naissance de saint Jean et de Jésus- Christ ; tels que : l’Ange du Seigneur se montrant à la droite de l’autel des Parfums, pendant que Zacharie y fait les fonctions de prêtre; Zacharie sortant muet du temple; puis le mariage de la Vierge, l’annonciation. la visitation, et la naissance de Jésus. Au dessous de ces bas-reliefs, au nombre de six, sont les statues des quatre prophètes, qui complètent lensemble de ce précieux tableau.
On peut y reconnaître, ainsi que dans le tableau suivant, qu’ils sont de la même main que la chapelle portative de Charles-Quint, déjà décrite. Ils ont également appartenu à cet illustre souverain, et furent, en 1816, transportés d’Espagne a Londres, par une personne attachée à l’ambassade anglaise.
ATTRIBUÉ A JEAN HEMLING.