‹ Description de la Galerie des tableaux de S.M. le roi des Pays-Bas, avec quelques remarques sur l'histoire des peintures et sur les progrès de l'artChapitre 27 sur 139 · JEAN HE ML 1 N G · texte numérisé non relu

JEAN HE ML 1 N G

sieurs peintres du moyen âge. ceux qu’on peut recueillir n’en sont que plus importants, d’autant mieux que des écrivains de nouvelle date ont pour la plupart altéré la vérité dans l’histoire des arts. — On ne peut admettre des opinions qui ne proviennent que de l’ignorance des faits; par exemple, quand on veut nous faire croire qu’Hemling aurait puisé les qualités qui distinguent ses ouvrages dans de prétendues écoles rhénales ou de Cologne, celte supposition est d’autant plus absurde, qu’à celte époque il n’existait aucune école de peinture en Allemagne dont les productions pussent être mises en parallèle avec celles d’Hemling ; et j'ose affirmer que ceux qui la soutiennent n’ont pas vu un seul tableau qui puisse venir à l’appui de ce qu’ils avancent. — Il y avait alors quelques artistes qui donnaient de l’espérance, mais ce n’est que depuis Albert Durer, né en 1471, et Jean Holbein, né en 1498, que l’Allemagne a possédé des peintres d’un talent assez remarquable pour être comparés aux nôtres.

Les écoles de peinture des divers pays et des diverses époques se distinguent, en quelque sorte, les uns des autres, comme les diverses langues qui ont chacune leur prononciation et leur saccent particulier, que reconnaît immédiatement celui qui les a bien étudiées. De même, celui qui aura acquis des connaissances positives en peinture, distinguera le type des diverses écoles, italienne, française, espagnole, flamande, hollandaise ou allemande, et saisira également les rapports d’imitation qui peuvent avoir existé entre elles.

C’est d’après un examen sérieux de l’art sous ce point de vue que j’affirme que Hemling ne laisse apercevoir d’étude d’aucune

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