‹ Description de la maison et du musée situés au nord de la place de Lincoln's Inn Fields, à Londres. Demeure du Chevalier SoaneChapitre 10 sur 45 · LE REZ DE CHAUSSEE · texte numérisé non relu

LE REZ DE CHAUSSEE

Quelques degrés mènent au rez de chaussée, et l’on entre par le Porche (1) dans le Vestibule et l’Enfoncement (2), peints en imitation de porphyre. Le Plafond du vestibule est joint aux murs par une petite courbe, et enrichi de trois Roses en plâtre d’après l’antique. A gauche du vestibule on voit trois Basreliefs : celui du centre représente un sacrifice à Bacchus ; d’un côté sont deux Nymphes des bois, ornant un terme de fleurs; de l’autre, des Amours et des Nymphes. En face, trois autres Bas-reliefs : le centre représente une vigne, et des paysans occupés à faire du vin : d’un côté est un Amour endormi ; et de l’autre, un Amour enchaîné. A l’extrémité du vestibule est un Buste en marbre du feu Chevalier Lawrence, Président de l’Académie Royale des Beaux Arts, par M. R. W. Sievier, qui m’en a fait présent. Au-dessus de ce Buste est un beau Torse de femme, trouvé à Capoue, et maintenant à Naples.

“ No. 203. Capua. Frammento di Statua in Marmo Grechetto. Alto, pal. 3. — In questo prezioso frammento altri credon vedere una Leda coricata, altri una Psiche in piedi.* Se si ha riguardo al carattere giovanile di tre lustri, aile forme del volto già troppo convenute fra gli antichi, e più di tutto agi’ indizj (sinora non avvertiti) dell’ innesto antico delle ali sugli omeri, si converrà che i secondi fondano meglio de’ primi la loro opinione. Ogni probabilità ritratta dalla sua mossa ci dice, ch’ essa doveva tenere nella destra (verso cui piega intento il suo volto) un qualcbe simbolo caratteristico ; e forse una farfalla o una lucerna : se pure non abbassava cosî il volto compiaciuto, in atto di favellar con Amore. Le orme del panno che vi rimangono fanno supporre, ch’ ella aveva un manto, che lasciavala scoverta del mezzo in sù. Una traccia di braccialetto sull’ antibraccio dritto, ed un antico perno internamente qui inerente, dan luogo a credere che le hraccia furono lavorate a parte, e che le commessure delle unioni si nascondevano sotto i braccialetti. Cio riguardo alla sua denominazione ed alla sua mossa. Riguardo poi al suo merito ed alla sua antichità, quand’ anche si dicesse ch’ è tutto lo sforzo dello scarpello Greco délia miglior epoca, non si direbbe che assai meno di quanto dice da se stessa ail’ occhio dello spettatore. Eleganza di forme, morhidezza di membra, grazie di mossa, e il colmo del bello ideale si nel leggiadro profilo, che nel rilevato fianco, e nelle soavissime mammelle,f tutto

* Monum. Ined. Indicazione de’ rami, pag. 10.

f “ Il carattere delle mammelle, un po’ spianate ed abbassate, ha dato luogo a credere, che questo monumento doveva essere corico, e rappresentante una Leda. Basta perô riflettere ed al carattere giovanile délia figura, che accusa appena tre lustri (età in cui le mammelle sono ancor crescenti), ed al moto cadente delle pieghe gravitanti dall’ alto ail’ inguî, per non seguire una taie opinione.”

Planche II.

in somma quel poco che ci rimane ci fa piangere il resto che manca. E taie infine questo frammento, che qualche artista di credito non temè di asserire e sostenere che fosse un prodotto del divino scarpello di Prassitele. Il fianco, il sommo del cranio, con tutto il di dietro in varj siti, sono scarpellati forse ad adattarvi il ristauro ; ma la diffidenza ha arrestato poi il presuntuoso che aveva osato porvi mano, al pensiero che avrebbe dovuto supplirvi ancora le braccia e tutta la parte inferiore dall’ inguine in giù. Fù rinvenuto nelT Anfiteatro campano costruito dall’ Imperadore Adriano.”

Catalogue des Statues en bronze, exposées dans une grande salle du Musée Bourbon, à Naples. Par M. Gelas, Membre de plusieurs Académies. Naples, 1820.

Planche m. Le Plafond de l’enfoncement (2) est formé d’une partie d’un dôme chargé sur quatre points, avec une grande Rose au centre, semblable à l’original dans la soffite du portique du Temple érigé à Mars -Vengeur par l’Empereur Auguste. Sur les murs sont deux Bas-reliefs : celui de droite représente Enée portant son père Anchise hors de Troie; l’autre est un sacrifice à Vénus. Sur la table de marbre au-dessous de ce bas-relief est un Vase moulé d’après l’antique, et deux échantillons d’ancienne Sculpture Anglaise : l’un est un prêtre, tenant un livre et un rosaire, échantillon de l’art dans le onzième siècle; l’autre, un chantre ou prêtre tenant un rouleau : tous les deux viennent du Château de Windsor. La porte de communication entre l’enfoncement et l’escalier est ornée de sujets tirés de l’Ecriture Sainte, peints sur verre, et produit un effet agréable, surtout quand la porte d’entrée est ouverte. Cet enfoncement mène à l’Escalier.

L’effet de perspective de cette entrée de ce que l’on peut véritablement appeler un Temple de l’Art, est extrêmement agréable, qu’elle soit vue dans son ensemble, éclairée par des lumières de couleur, ou examinée dans ses parties, chacune desquelles jouit des mêmes avantages, puisque la lumière de la porte extérieure de verre peint, et celles qui viennent de l’escalier, ainsi que de la salle à déjeûner, augmentées par les réflexions de miroirs judicieusement entrecoupés près et en dedans de cette dernière pièce, tendent toutes à produire ces lumières richement teintes, tant admirées dans nos plus belles cathédrales. Lorsque j’y revins, il me sembla que le plus bel effet était produit quand la porte extérieure était toute grande ouverte, tandis que celle qui sépare le corridor du vestibule restait fermée, le verre en étant si délicatement peint qu’il demande une attention particulière et une forte lumière. Cette porte est nécessairement omise dans le dessin ci-joint, dont la fidelité rend toute tentative d’une plus ample description aussi inutile qu’elle serait vaine, puisque le crayon sera toujours infiniment préférable à la plume pour communiquer à l’esprit les objets de la vue ; car, quoique l’un de nos plus grands poètes vivants ait dit avec vérité :

“ Painting, mute and motionless,

Steals but one glance from Time,” —

ce coup d’œil, dans les ouvrages morts, est inappréciable ; et lorsque, comme dans l’exemple que nous en avons sous les yeux, des souvenirs du présent et du passé sont assemblés heureusement et fidèlement tracés, nous pouvons nous écrier justement, avec l’habile auteur des “ Scènes du Pic,” — “ Pleureux Art ! qui peux priver le temps de sa proie, prolonger le souvenir des formes actuellement existantes, et les transmettre de génération en génération. Les Arts sont les ministres de nos plaisirs ; ils nous procurent quelques-unes de nos jouissances les plus délicates, et donnent à la vie de l’élégance et du charme.” — B. H.

En face de l’escalier sont

LA SALLE À MANGER ET LA BIBLIOTHÈQUE (26), Planche iv.

que l’on peut regarder comme ne faisant qu’une seule pièce, car elles ne sont séparées que par deux piliers saillants formés en corps de bibliothèque, d’où s’élève un dais composé de trois segments d’arcs. Du côté oriental de la salle à manger, au-dessus du chambranle de la cheminée, est un Portrait par le feu Chevalier Lawrence, Président de l’Académie Royale des Beaux Arts, presque le dernier tableau de cet Artiste distingué. Sur le chambranle est un Modèle, trèssoigneusement fait, du Ministère du Commerce, des nouveaux Bureaux du Conseil Privé, et des Entrées dans Downing Street : les bâtiments dans ce projet sont disposés de manière que, lorsqu’ils seront achevés, on pourra, de Whitehall, voir l’entrée septentrionale de l’église de l’Abbaye de Westminster. De chaque côté de la cheminée il y a des corps de biliothèque. Sur la partie avancée du corps de bibliothèque qui est au centre de ces deux pièces est un superbe Vase Etrusque, d’un dessin extraordinaire et remarquablement conservé, acheté à la vente de la collection du feu Chevalier Englefield ; et auprès on voit une Jarre de bronze, trouvée parmi les ruines de Rome, présent de Madame Somerville : cette jarre est remarquable par la position centrale de l’anse, de sorte que l’on peut en verser la plus petite quantité de liquide sans en répandre une goutte, lors-même qu’elle est pleine. De l’autre côté du vase est une Chopine, de la date de 1593, découverte par des ouvriers qui creusaient les fondements d’une maison à Bath.

Elle fournit un excellent éclaircissement d’un passage de “ Hamlet” de Shakespeare (acte 2, sc. 2) : “ Madame, vous êtes, de la hauteur d’une chopine, plus

près du ciel que la dernière fois que je vous ai vue.” Cette pièce a appartenu à la famille des Spekes, de Hasleberry, Comté de Wilt, comme nous l’apprennent les explications suivantes des armoiries dont elle est ornée : Premier écu, les armes des Spekes, des Comtés de Wilt, de Somerset, et de Devon. Second écu, 1er et 4e quartier, les armes des Percy; 2e et 3e, les armes de la famille Willoughby : l’écusson en abyme appartient au nom ancien de Chawlas. Troisième écu, 1er quartier, les armes de Speke ; 2e, la famille éteinte du nom de Poltimore, de Poltimore, Comté de Devon ; 3e, les armes des Percy ; 4e, le Seigneur d’Iloo, d’Iloo, Comté de Bedford, et de Hastings, Comté de Sussex, père d’Anne Bullein : l’écusson en abyme était anciennement porté par le Lord-Trésorier de la principauté de Galles, charge conférée par la Reine Elisabeth au représentant de cette famille. Cette saillie de bibliothèque, et trois autres dans ces salles, marquées a b, c, d, e f, contiennent de grands Cartons remplis d’estampes et de projets d’Architecture ; entre autres, une collection d’intérieurs très-soignés des nouvelles Salles de Justice, de nombreuses vues de différentes parties de cette Maison, et plus de cent dessins du Sarcophage Belzoni, les figures à moitié aussi grandes que les originaux. Du côté oriental de la bibliothèque, au-dessus de la cheminée, sur la corniche des corps de bibliothèque, s’élève un grand arc plat, formant un enfoncement ; et pour lier la symétrie, il y a deux arcs demi-circulaires : sur le chambranle est une grande glace, avec de petites figures par Tassie. Plusieurs Vases Etrusques, riches de formes et d’embellissements, et un échantillon d’imitation de poterie étrusque par Wedgewood, ornent le dessus des bibliothèques. Du côté méridional de cette pièce* se trouvent deux petites bibliothèques ; et en avant du pilier central est un Piédestal, ou une Table saillante, remplie de dessins, d’estampes, et de livres. On voit sur ce piédestal une Pendule astronomique, qui a appartenu à Son Altesse Royale le Duc d’York; et derrière est une grande glace. Entre les piliers à cette extrémité de la salle il y a deux enfoncements profonds, entourés de bibliothèques surmontés de bustes d’Homère, de Shakespeare, de Camden, de

* Dans la construction originale il y avait deux grandes fenêtres à volets brisés, donnant sur une Galerie ou Loggia ouverte. Dans le pilastre du centre était une Pompe ornée, dont l’eau excellente venait d’une source dans le soubassement.

Napoléon, et d’Inigo Jones, et terminés par deux fenêtres, la surface intérieure des volets desquelles est revêtue de glaces. Les corps de bibliothèque, formant des parties du côté méridional de cette chambre, sont liés ensemble par des arcs demicirculaires. Le côté occidental correspond par ses décorations d’Architecture au côté oriental : sur la base saillante de la bibliothèque centrale est placé le Modèle d’un Tombeau érigé à la mémoire de Madame Soane.

Le Plafond de la bibliothèque et celui de la salle à manger sont formés en Planche v. compartiments qui indiquent la construction des pièces au-dessus, et est enrichi de Peintures par Henri Howard, Membre de l’Académie Royale des Beaux-Arts.

Dans le compartiment central du plafond de la bibliothèque, et entouré d’ornements d’Architecture peints, est Phœbus sur son Char, précédé de l’Aurore et de l’Etoile du Matin, conduit par les Heures,

“ jocund to run

His longitude through heav’n’s high road.”

Les Zéphyres folâtrent à sa suite. Le compartiment central de la salle à manger représente Pandore, à qui tous les dieux assemblés firent chacun un don. Vulcain, qui l’a faite, contemple son ouvrage, les Grâces font sa toilette, et Minerve lui présente un voile et un ceste. Près d’elle est Pitho, (Déesse de la Persuasion) ; à gauche sont Phœbus, Diane, Mars, Vénus, et Cupidon ; à droite, Junon, Cybèle, et Bacchus. Au milieu, Jupiter, accompagné de la Victoire et de Némésis, tient le vase fatal qui renfermait tant de maux pour les hommes. Iris, dont les regards expriment l’admiration, plane dans les cieux ; et Mercure, mettant ses talonnières, se prépare à conduire la beauté dangereuse à l’imprudent fils de Japet. Dans le compartiment oblong le plus proche de la porte sont représentées les Heures, ou Saisons, (anciennement on n’en comptait que trois), répandant leurs diverses productions ; et dans le compartiment opposé et correspondant, la Nuit s’avance avec les Pléiades qui la suivent. Dans le compartiment demi-circulaire le plus proche de la porte, on voit Epiméthée accueillant Pandore ; et dans le compartiment le plus proche de la cheminée, l’ouverture du vase, d’où, selon le poète, sont sortis tous les soucis et tous les maux de la vie.

Du côté occidental de la salle à manger, au-dessus du buffet, est un tableau de

l’Amour et la Beauté, par le feu Chevalier Reynolds, Président de l’Académie Royale des Beaux-Arts : ce tableau a appartenu à la Marquise de Thomond, nièce du Chevalier Reynolds.

La Fenêtre à l’extrémité septentrionale de cette pièce est enrichie de sujets tirés de l’Ecriture Sainte, et peints sur verre ; entre autres, la Création du Monde et le Jour du Jugement Dernier. Ces peintures sont fort anciennes et parfaitement conservées. De cette fenêtre on voit très-avantageusement la Cour du Monument, avec son pastiche d’ Architecture et l’assemblage de morceaux d’Art, tant ancien que moderne, et particulièrement la Frise de sculpture grecque. Les amateurs de l’Art Grec compareront avec plaisir le contour de cet ouvrage avec les deux productions naturelles de chaque côté de la fenêtre, qui ont été trouvées en pleine végétation dans le creux d’un vieux chêne étêté. Au-dessous de la fenêtre il y a une petite bibliothèque, sur laquelle est une Tablette de Marbre incrustée d’échantillons de marbre, de granit, et de pierres précieuses : de chaque côté de cette tablette on voit deux Vases de Marbre, faits en Italie, et qui ont appartenu à Richard Cosway, Membre de l’Académie Royale des Beaux-Arts: à gauche et à droite, deux belles Jarres de la Chine, présents du feu Lord Bridport. L’effet de ces objets est considérablement rehaussé par les glaces placées dans les faces obliques de la fenêtre. Par ce bout de la salle on entre dans la Salle à Déjeûner et le petit Cabinet d’Etude, dont les portes sont surmontées de bustes, qui, ainsi que les quatre autres dans cette pièce, sont des plâtres d’après l’antique.

Voici quelques-uns des ouvrages les plus rares et les plus précieux contenus dans les bibliothèques de cette salle : Les quatre éditions in-folio des Œuvres de Shakespeare, qui ont appartenu à Jean Philippe Kemble ; le Shakespeare de Boydell, avec figures avant la lettre, choisies par l’Echevin Boydell, qui m’en a fait présent ; l’exemplaire des Œuvres de Hogarth, donné par lui à son ami le Docteur Schomberg ; un exemplaire enluminé de la Bible ; un manuscrit sur vélin des Œuvres de Flavius Josèphe ; une traduction de Scamozzi, par Inigo Jones; le Musée Pio-Clémentin ; l’Antiquité expliquée, par Montfaucon; Voyage Pittoresque de Naples et de Sicile ; Histoire de l’Art par les Monuments ; Iconologie Historique, par M. De la Fosse ; Tableaux Historiques de la Révolution

Française ; Cérémonies et Coutumes Religieuses de tous les Peuples du Monde ; les Œuvres de Perronet ; et un exemplaire complet des Œuvres de Piranesi.

Dans leur ensemble ces salles produisent un effet admirable ; elles combinent les caractères de la fortune et de l’élégance, du goût et de la commodité, avec ces richesses spéciales qui appartiennent expressément à la littérature et à l’art, — aux preuves progressives de l’intelligence et de l’industrie humaines, données, de siècle en siècle, dans ces ouvrages qui mettent le plus décidément en évidence l’utilité et le pouvoir. Ce que l’on pourrait appeler le triomphe de l’Architecture, et que les siècles futurs pourront adopter et compléter dans notre capitale (où l’on n’en voit jusqu’à présent qu’une partie, privée de ses justes proportions), se montre à nous dans le beau modèle du Ministère du Commerce et des Bureaux du Conseil Privé, lequel, comme un tout, nous parait d’autant plus beau que nous l’examinons plus long-temps. Mais, comme tout projet véritablement grand doit avoir cette union des parties qui constitue le titre le plus juste à la magnificence, combien ne devons-nous pas regretter que celui-ci soit laissé incomplet, et conséquemment exposé au danger de futures associations discordantes.

Les tableaux de cette saîle sont d’une excellence égale à celle des modèles : nous y voyons les plus grands effets de l’art, soit que nous contemplions l’admirable portrait du maître de ces lieux par le Chevalier Lawrence, le chef-d’œuvre bien connu du Chevalier Reynolds, ou les charmantes créations de H. Howard ; et c’est avec peine que nous éloignons nos regards de ces productions enchanteresses, même pour les porter sur les Vases, quoique nous n’en ayons que rarement vu d’aussi grands, et peutêtre aucun d’aussi précieux. Lorsque nous nous rappelons ce que Cicéron a dit du cas particulier que les Siciliens faisaient de ces ouvrages de l’art, et que nous considérons combien de siècles quelques-uns d’eux ont traversés, nous transmettant la connaissance de formes gracieuses et de matières précieuses, laquelle autrement ne nous serait peut-être jamais parvenue, et confirmant par leurs embellissements peints des détails historiques de faits, d’usages, de sacrifices, et de personnages — détails qui, sans ces vases, se seraient perdus dans les temps, — nous pouvons avec justice les compter parmi les dons les plus exquis des arts et les trésors les plus précieux que l’opulence et le goût puissent accumuler.

Les livres de prix, et les manuscrits enluminés sur vélin, contenus dans cette salle, réclament une attention particulière. On y trouve non seulement les plus belles éditions des meilleurs auteurs, mais plusieurs qui tirent une valeur particulière de certaines circonstances ; par exemple, le “ Shakespeare” jadis propriété de Garrick, notre immortel Roscius, et les quatre éditions in-folio des œuvres de ce grand poète, qui ont appartenu à Jean Kemble. Qui pourrait, en Usant les pièces, même de notre poète incomparable, ne pas éprouver un charme de plus d’avoir sous les yeux ces pages qu’ont parcourues tant de fois les hommes qui ont le plus étudié et le mieux compris ce grand génie — ne pas y trouver une valeur locale, et ne pas chercher à saisir en imagination le moment où l’enthousiasme reçut ses inspirations les plus heureuses, où l’acteur devint complètement le personnage que Shakespeare a représenté ?

Planche VII.

Ne quittons point ces salles sans élever encore une fois nos regards vers les beaux plafonds, dont les ornements donnent à l’ensemble un air de grandeur et de fini convenable. On a sévèrement critiqué les plafonds peints de beaucoup de maisons de notre ancienne noblesse,

. “ Where sprawl the saints of Verrio and Laguerre

mais les charmants tableaux mythologiques que nous voyons ici — ces poèmes en peinture d’un esprit pénétré de tout ce qui est gracieux par la forme et pur dans la conception, ne peuvent manquer de faire plaisir à quiconque est capable d’admirer ce qui est excellent, et d’apprécier ce qui est fidèle à la convenance. — B. H.

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