XVII SIÈCLE
Dalle avec l'effigie et l’épitaphe en français de Michel de Gast, mort à l’âge de cinq ans, au mois juillet 1621, fils aîné de messire Roger de Gast et de dame Anne de Mollan. Il est représenté mains jointes, en robe d’enfant, sous un arceau décoré d’armoiries,
Epitaphe latine, sans autre accessoire qu’un filet d’encadrement, de Guillaume du Tronchay, conseiller au Parlement de Paris, et de sa femme Françoise Sain, morts tous deux à un âge très-avancé, le mari en 1678, la femme en 1693. Le chanoine Charles du Tronchay, leur fils, vante le savoir et l'intégrité de son père, la piété et la charité de sa mère. L'abbé Lebeuf a fait mention des Mémoires laissés par ce chanoine sur la Sainte-Chapelle.
Une autre inscription latine, la seule qui soit gravée sur une table de marbre noir, est consacrée à messire Armand-Auguste Langloys de Blacfort, abbé commenda-
ps:
taire de Saint-André de Meimac à dix ans, chanoine de la Sainte-Chapelle à quatorze, aumônier de la Dauphine à dix-sept, député en 1685 et en 1690 à l'Assemblée générale du clergé de France, mort à l’âge de trente et un ans, le 2 mai 1693, Son père, maître d'hôtel ordinaire du roi, et Catherine le Tellier, sa mère, firent placer ce .marbre au bas du marchepied du maître-autel, du côte de l’évangile, et c’est là que nous le trouvons encore aujourd’hui. Quelque précoce que püût être le mérite de cet abbé de dix ans, comment ne pas considérer comme un abus une pareille accumulation de dignités ecclésiastiques sur la tête d’un enfant ? Au-dessus du texte, un écusson dont le chef, emmanché de trois pointes, portait
une pièce qu’on a grattée ; au-dessous, entre deux torches en sautoir renvcrsées, une tête de mort avec une couronne de laurier et des ailes de chauve-souris. L’écusson est accompagné de la couronne de comte, de la mitre et de la crosse abbatiales, et de deux palmes.
Les trois inscriptions du dix-septième siècle sont en caractères modernes de formes diverses.
Les inscriptions du dix-huitième siècle étaient autrefois en petit nombre ; il n’en reste plus une seule,
Nous avons, en terminant, un devoir à remplir. Si nous avions voulu restituer à chacun, mort ou vif, ce que nous lui avons pris, il aurait fallu charger toutes nos pages de notes et de renvois. Mieux valait, nous le pensons, indiquer comme il suit les livres qui nous ont été le plus utiles :
Annales archéologiques, par Didron aîné.
Antiquités de Paris, par Jacques du Breul. .
Dictionnaire historique de la Ville de Paris, par Hurtaud et Magny.
Dictionnaire raisonné de l'Architecture française, par Viollet-le-Duc.
Histoire de la Sainte-Chapelle, par Morand.
Histoire de la Ville et de tout le Diocèse de Paris, par l’abbé Lebeuf ; édition nouvelle, par H. Cocheris.
Itinéraire archéologique de Paris, par F. de G., 1855.
Notice historique et descriptive sur la Sainte-Chapelle, par Troche, etc., etc. |
Voir pour la bibliographie, soit manuscrite, soit impri. mée de la Sainte-Chapelle, les notes du tome II de la nouvelle édition, qui vient d’être mentionnée, de l'ouvrage de l'abbé Lebeuf, par M. Cocheris.