XVI: SIÈCLE
Les quatre monuments du seizième siècle ont encore leurs inscriptions en caractères gothiques. Les deux premières sont en latin ; les deux autres en français.
Maître Yves Cantet, conseiller du roi en sa cour de Parlement, et chanoine de cette église, fit sans doute pré” parer sa sépulture de son vivant, laissant à ses héritiers le soin de compléter l’épitaphe en y ajoutant l'indication du jour et de l’année de son décès. Personne n’y a plus songé ; les lacunes du texte restent à remplir. Cette inseription nous apprend que, longtemps auparavant, maître Grégoire, trésorier de la Sainte-Chapelle, avait été inhumé à la place que vint prendre le chanoine Cantet. JL s’agit de Grégoire de Meulan, second trésorier en 1279. Ce pré-lat, qui était de la famille de Guillaume de Meulan, chan-
eelier de saint Louis, mourut vers 1297 ; il avait donné, en 1291, une somme de deux cents livres, qui fut employée, avec l'approbation du roi Philippe le Bel, à la fondation d’une chapellenie de saint Blaise, dans la Sainte- Chapelle basse.
La tombe du chanoïine est bien conservée. Aucun encadrement d'architecture n’accompagne l'effigie. Le défunt porte une soutane ei un surplis à larges manches; ses mains sont jointes; sa tête est coiffée de l’aumusse garnie d’hermine, dont les deux bouts descendent très- bas. Aux quatre angles de la dalle, écussons à trois étoiles.
Dalle très-étroite; ce n’est qu’une tranche de pierre. * Arc en accolade sur consoles, dans le style gothique de la dernière période. Effigie de Jacques Marton, chanoine de la Sainte-Chapelle, archidiacre de Mende, mort au mois de mai 1303. Tête nue; mains jointes; costume semblable à celui du chanoine Cantet. L’aumusse, fourrée d’hermine, est posée sur Le bras droit. L’inscription forme six lignes au-dessous des pieds.
Tombe très-usée d’un chapelain perpétuel, mort en 4946.
Nôus avons dit qu’un seul des monuments funéraires de la Sainte-Chapelle était sculpté en relief. On l’a retrouvé par hasard au mois d'août 4801 ; la pierre avait été retournée et convertie en marche. Un cadavre y est représenté, couché dans un encadrement à moulures, avec cette inscription au dessous :
Cy-gist maistre Jehan Danguy chanoine de ceans : en son vivant.
Cette sculpture pourrait être attribuée aux premières années du seizième siècle.
Caucherel. se
Léon