‹ Description de la Terre-SainteChapitre 23 sur 39 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

- Le Seigoeur étail le roi d^Israêl ^ le lieu oit se trouvait ma tabernacle était donc la capitale

de la Terre-Saiote. Le tabernacle demeura à Guilgal, à rentrée de Canaan, jusqu^àTépoque oii les Israélites, maîtres du pays, le transportèrent à aSiVo (Jug. Yu^ xviii , I ). «SiTo était à TE. du chemin qui descendait de Sichem à Béthel, à quatre lieues de Sichem , au S. de Lébooa , au N* de Béthel, sur le sommet d'une montagne (Jug. XXI, lo), que ptusieurs auteurs croient être plus élevée que celle des Oliviers, et qui siérait ainsi la plus haute de toute la Terre-Saiote. C'est là que s'était fait le partage de Canaan sous Josué (Jos. xviii, i. lo), et le tabernacle y demeura trois siècles , jusqu'au jour où Tarche de TalUance tomba au pouvoir des Philistins. Ceux-ci la renvoyèrent bientôt

liors de leur pays, et les liabitansde Bethsénics (la maison du soleil, à TO. de Jérusalem, dans le bas-pays) , justement punis de leur curiosité

inconsidérée, la conduisirent à Klrjath'Jéha' rim, (ville de Juda, près du bord occidental du plateau , V. p. i5g et ï6o ; 87), oîi elle attendit lon^j-temps 1 homme de Dieu , qui en sa qualité de roi et de prophète devait donner une nouvelle lorme extérieure au culte sacré ( i Sam. IV- vil). Cependant le tabernacle sans rarche était à Gahaon dans le pays de Benjamin \ et Ton sacrifiait aussi de temps en temps sur les hauts lieux ; le Seigneur lé permettait, parce que F ordre il avait établi était entièrement troublé.

Samuel, ainsi que les Juges qui Pavaient précédé, gouverna Israël du lieu de sa demeure 5 sa patrie était Rama, qui était au S. O. de Bé* ihel , au N. E. de Mitspa , dans la tribu de Benjamin. À une demi-heure deSamuele^ sur des montagnes ( v. p. 60) sont de fort belles rui* nés en marbre qui occupent un espace de deux lieues de circuit ^ et Ton y montre dans une mosquée > un tombeau que les Chrétiens , les Juifs et les Mahomctans s accordent à désigner du nom de Samuel» Rama était à peu de dis* tance de Bétlicl et de Guébah (Juges xix, i3). EUe fut plus tard une ville frontière des deux royaumes de Juda et d'Israël , et elle était dausr une posiùoa telle qu elle pouvait interrompre

toute communication entre les habitans de ces deux états ^ ce qui engagea uu roi d'Israël à en faire uâe ville forte (i Rois xv , 17-22). Rama signifie la hauteur^ elle est nommée aussi Ramoth, les htmteursÇi Sam. vu, 17, à cause des montafjnes voisines), Ramathajim, ouïes deux hauteurs (id. i, i, de sa situation sur deux montagnes ?) , et Ramalhajim Tsophun , Rama dans le pays de Tsoph ou du miel (id. ix, 5). Plusieurs villes portent le nom de Rama \ les ' sommets des collines présentent le double avantage d'un air plus sain que celui des vallées, et d'une position militaire avantageuse. «— * <c Sa-

« muel allait chaque année faire le tour de Bé- (c thel, de Guilgal et de Mitspa, et qnand il « avait jugé Israël dans ces lieux*!à , il s'en reu tournait à Rama, parce que sa maison était « là ^ il y jugeait Israël et il y bâtit un autel à « l'Eternel » (i Sam. vu, 15-17). — Guilgal était située dans la vallée iniérieure du Jourdain , au S. Ë. de Jéricho et à une demi-lieue de cette ville. Il n'en existe aucune trace connue , et cependant elle fut célèbre dans Tandenne histoire juive. Elle fut le premier campement des Israélites à 10. du Jourdain (Jos. IV, 1 9 ) ; ce fut de là qu'ils firent la conquête de Canaan (id. ix, 6^ x)^ le tabernacle y resta

jusqu'au temps où on le transporta à Silo ; les Is-

raélites y avaient célébré leur première paque en Canaan, et le blé du pays y remplaça la manne du désert (id. v ). Guilgal devint sous

la domioalion des Moabites un siège de 1 idolâtrie (Jug. III, 19; au lieu de carrières, lisez idoles)'^ mais nous voyons de nouveau un

prophète du vrai Dieu y juger Israël , y taire des sacrifices, et le peuple y reconnaître Saûl pour soa roi devant rEteroel ( i Sam. x , 8 ; xi, i4« i5; ép. xm, 7-9; XV, 32. 33). Cependant cette ville devint plusieurs siècles après pour la seconde fois un centre d'idolâtrie, où les prophètes combattirent contre Terreur. Guilgal doit son importance à sa situation près de la porte 6. £• du haut-pays occidental (Betbséan en est la porte 'N. E. , Acre la clé N. O* , Joppé la clé S. O.); elle a remplacé Jéricho détruite par Josué, el disparait à mesure que la nouvelle Jéricho s'accroît et reprend une place dans rhistûirc^ u elle a été entièrement trans* « portée n (Amos v, 5). Les Arabes donnent le nom de Gal^ala k une colline qui est près des bords du Jourdain , et qui est couverte de pierres ; mais Guilgal devait être assez distante de la rivière. — Mitspasigui&e signal, un lieu élevé du haut duquel on swveille toute la con-

irée ; aussi (dusieurs villes portent ce nom.

Milspa de lîenjarain (v. p. 88), oa les Israélites s'étaient rassemblés vers r£teruei pour punir Benjamin ( Jug. xx) , acquit sous Samuel une certaine importance. Samuel y juge et y sacrifie, et en fait un lieu de prière (i Sam. vu , 3-17 ; I Macc. m, 46)^ Israël à sa voix y abandonne ses idoles et y est vainqueur des Philistins (i Sam. vu)*, Saiîl y est choisi pour roi par tb sort (id. x). Le roi de Juda. Asa, en fait une des forteresses de ses états sur les frontières d'Ephralm (i Rbisxv, 22).

Le gouverneur, établi par iN cbucadnésar sur la Judée , y fixe sa résidence (a Rois xxv, aa-aS ; ' Jér. XL, xLi). — La situation de Béthelesi contestée; car cette ville, a a été réduite à rien ^ (Âmosv, 5).

Pendant toute la durée de son règne , Saùl demeura dans sa ville natale , à Guibhath^

Sadl, ville de Benjamin ( i Sam. x, 26; xi, 4i etc.) , qui était située à i 7^ lieue de Jérusalem, près de Rama. Elëazar, filsd^Aaron, y avait son tombeau ( Jos. xxiv, 33 \ au lieu de coteau, lisez Guibha). Elle avait été prise et brûlée par les Hébreux ( Jug. xix , xx ; Osëe li,

Sous David commença un ordre de choses

permaoent* Jérusalem fui conquise sur les Je-* basiens , entre les mains desquels die avait été jusqu alors , et devint à la fois le centre politique et le centre religieux de tout le peuple. La

citadelle de Sion , située sur une colline haute et escarpée qui portait ie même nom, et dans la {yirtie S. O. de la ville ^ fut fortifiée davantage encore , et devint le principal boulevard de la Terre-Sainte* David en fi t le lieu de sa résidence ; et comme ce serviteur de Dieu avait reçu la promesse que sa maison et son règne seraient assurés et son trâne afiermi à jamais ( 2 Sam. vu) , la ville qu'il habitait fut ainsi appelée à être la demeure du Dominateur éternel sur le peuple de Dieu. Dans la partie N. E. de Sion , sur des collines moins élevées , était située la fille de Sion, la ville àe^ Jérusalem. Sur la plus orientale de ces collines , était la demeure du Saint d'Israël^ David y avait élevé un tabernacle (une tente) et placé Tarche de Talliance; Sa-* lomon y bâtit le temple; et c'était là que les Israélites montaient de toutes les parties de la Terre-Sainte pour y offrir à TEternel leurs actions de grâces et leurs sacrifices, oii ils recevaient le pardon de leurs péchés, ou ils se réjouissaient de leur communion avec Dieu et

d'oii ils emportaient avec eux dans leurs de*

meures la vie spirituelle qu ils avaient reçue. David déjà parle de Sion comme de la résidence des fois et du Dieu d'Israël (Ps« nvui \ Lxxvi, 1-3; cxxii ; Hébr. XII , 22).

Sion et Jérusalem représentaient donc la montagne de TEtenid sur laquelle toutes les nations doivent un jour se prosterner devant le Roi, le Dieu des armées (Es, 3 ^ Zadi* xty, 16-19; Apoc. XXI, 24-26). Mais le type fut bientôt altéré^ les Dix* Tribus se révoltèrent contre Juda et Se choisirent un roi particulier. Jéroboam demeura à éiichem, qui fut la capitale du royaume d'Iaraêl aussi long'-tempa que la maison de Jéroboam fut sur le trooe ( 1 Rois XTi, 25). — Babatza, qui fit périr toute cette fomille , établit sa capitale à Tirisa , dont le nom signifie la grâce, la beauté (CanU vi, 4)9 et qui était située au Ë* de Sichem , sur le plateau, et sur une belle montagne ; on n'en cobnaît pas remplacement (Jos. xu, 24 î ^ ^^^^ 17 ; XV, 33; XVI, 8*i8). — La maison qui suo céda à la sienne, choisit une autre résidence ; Uomri bâtit, à deux lieues au N; O. de Sicbteœ, Samarie, surlesommeld^une montagne (i Rois XVI, a4)* Cette montagne s élève , solitaire, au milieu de vallées fertiles , semblable à une ci*

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tadelle qa^entoure un large fossé; elle est escarpée , elle surpasse les hauteurs voisines et elle ne manque pas d'eau. Samariedut k tous les avantages de sa situation de rester la eapitaie des Dix-Tribus, malgré plusieurs changemens de dynasties, jusqu'au moment où Assur emmena en captivité les peuples du royaume d'Israël»

Mais Jéroboam fit plus que d'élever an milieu de la nation divisée un tr6ne nouveau à coté de celui de David. Il n avait point rendu gloire à Dieu comme à celui qui lui avait donné la puissance , il croyait ne la tenir que de la grâce du peuple; aussi dans le but de prévenir ua danger qui n'existait pas, détourna-t-il ses sujets de Celui qui seul pouvait affermir son trdae^ et appela-t-il sur eux la malédiction et la ruine. Il introduisit un culte particur lier, qui (portait cependant encore le nom de culte de Jéhova , et il établit , comme symboles de son dieu , des veaux d'or à Dan et à Béthel; à Dan qui était située à la frontière septentrionale, près de Tune des sources du Jourdain, et dontiesbabitans, dès leur établîssementdans ces contrées, s^étaient fait un culte à leur manière (Jug. xvni)-, à Béthel, qui était à la frontière méridimiale du royaume d'Israël , et qui avait

été destinée à être une maison de Dieu ( i Rcms XII , 20-33 ). Cette religion , mixte et double dans sa nature intime , avait donc aussi un double centre , un double siège , dont Tun était peu distant de Jérusalem , et l'autre touchait aux contrées païennes \ elle dissipait Tesprit du peuple qu^elle portait vers les choses exté* .rieures, et ses deux sièges étaient placés non dans le milieu du pays , mais sur les frontières; tandis que le temple unique de Jérusalem devait, dans l'ordre politique et dans l'ordre spi-> rituel , unir autour d'un seul centre k peuple de Dieu.

Mais le royaume de Juda ne resta pas non

plus fidèle à Jéhova. Berséha aux limites du désert vers le S. (Amos v , 5 ^ vm, i4), et Guilgai (Osée IV, i5; ix, i5; xii, la)^ dont les idoles attiraient aussi les Juifs des Dix-Tribus (Am. IV, 1-5 )| devinrent deux grands cen?

très d'idolâtrie.

Quand le peuple tombait dans de semblables égaremens, le Seigneur lui envoyait ses pisor phètes', et leurs paisibles demeures étaient, ainsi que leurs écoles, comme les lumières qui brillaient au sein des ténèbres du pays. Telle avait été déjà dans Rama l'école des prophètes dont Samuel était le chef ( i Samuel xix, 19- 24). Tel fut aussi dans le royaume d'Israël le

promontoire du Carmel, oh se teoaient Elie et Elisée , qui d'après la tradition habitaient dans

une caverne spacieuse sur le penchant occî« dental de la montagne ; ce fut là qu'Israël s' cria : TEternel est Dieu , F Eternel est Dieu [ (i Roisxviii.) La capitale du pays, Samarie, fut souvent aussi la den^eure d'Elisée , et il y avait des écoles de prophètes à Béthel, à Jéricho ( % Rois II , 3) 9 et dans cette ville de Gmlr

gai (s Rois 11 , I • IV , 38-44 ) qui était probablement à la même époque un des principaux sièges de Tidolâtrie. Ainsi le Seigneur plaçait son témoi(^na^e immédiateuient à côté de Terreur et opposait au mensonge la vérité.

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