‹ Description de la Terre-SainteChapitre 27 sur 39 · CHAPITRE ZHV · texte numérisé non relu

CHAPITRE ZHV

SECO£ID£ DIYISIO]!i DU PAYS.

LoRSQVB les Hébreux captifs à Babylone reçurent de Cyrus (536 ans avant Jcsus-Christ) la peraùssioQ de quitter la terre d'exil et de re* tourner dans leur patrie, ce furent surtout les eofaas de Juda avec ceux de Beojamia et les Lévites^ qui profitèrent de cette liberté ; et ils s'établirent dans les anciennes limites du royaume de Juda. Les territoires de Juda et de Benjamin, ayecceuxdeSiméonetdeDan, prirent alors le nom commun de Judée, et le peuple entier celui à» Juifs. Plus tard la Judéecomplît aussi la parlie S. des montagnes d'Ephraîm et peut-être la plaine entière de Saron.

Là était Jérusalem , et la Judée fut le théâtre principal de l'histoire juive depuis le retour de la captivité jusqu'à la ruine de sa capitale par les Romains. Là vivait le peuple qui observait strictement la loi mosaïque. Mais la loi à la venue de Jésus-Christ n'avait produit ses fruits de repentance et d'espérance que

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chez un fort petit nombre de personnes. Séduits parles Pharisiens, les Juifs étaient pleins d'orgueil de leur propre justice \ ils gémissaient sous un joug qu'ils ne pouvaient supporter.

*( Actes XV, lo ), sous les nombreuses et pénibles observances de la loi , et ils rejetèrent le nouveau ïosué qui venait les introduire dans la Terre-Promise de la liberté et de la jrâcc^ ils attendaient avec impatience leur Libérateur et leur Roi , et ils crucifièrent celui qtie Dieu leur envoyait^ devenus enians du Dia* ble, ils se croyaient encore enfans d'Abraham (Jean VIII, Si-Sg), et n'avaient que du mé- ' pris ou de la haine pour, les Galiléens, les Samaritains et les Romains*

Salmauassar , après avoir emmené en Assyrie les Israélites , envoya pour repeupler la Samarie ^ des hommes de diverses nations (ik Rois xvu). Jéhova ne fut pour eux que le Dieu du pays où ils étaient transplantés , et ils l'adorèrent en même temps que leurs faux dieux. Zorobabel, qui se souvint que r£temei n*aime pas les cœurs partaf^és , rejeta leur demande de rebâtir Jérusalem en commun avec les Juifs du retour ^ irrités de ce refus , ils s^opposèrent de

toutes leurs forces a la construcliou du nouveau temple (Ësdr. iv ^ Néh. iv ). Sous Alexan-

(Ire le Grand, Manassé , frère du souverain, sacrificateur Jaddus , ayant épousé la Me du gouverneur persan de Samarie, se retira dans la Samarie avec un grand nombre de Juifs , qui avaient ainsi que lui pi^is des femmes païennes au mépris de la loi de Moïse, et n'avaient pas voulu s'en séparer ^ il construisit uq temple sur le mont Garizim et en devint le premier prêtre. Alors la baine nationale qui divisait les Juifs et les Samaritains, s'accrut au point qu^il n^y eut pins aucune communication entr eux (Sirach 26. 27). Une malédiction prononcée publiquement à Jérusalem contre les Samaritains, interdit aux Juifs toute relation avec eux, déclara aussi impures que la chair du porc, toutes les productions de leur pays, et leur refusa le droit dont jouissaient tous les autres gentils, d'embrasser en qualité de pro->

sélytes la religion judaïque (Jeauiv, 2y. 9). Le nom de Samaritain devint parmi les Juifs . une injure (Jean viii , 4^) S l^ûn voit des Samaritains refuser de recevoir Jésus , parce qu il

se rendait à Jérusalem pour la pâque ( Luc* ix ,

Cependant les Samaritains avaient abandonné le culte dei faux dieux ; ils adoraient

r Eternel sur Garizim^ mais ils ne le connais-

saieot pas (Jean iv, 321)^ el ils n admettaient des livres de l'ancienne JiUiance que le Pentateuque. Ils atteaddieot néanmoins le Messie (ibid. a5), et Jésus avaittroové parpii eux beaucoup de bien (Jeaniv; Luc xvii, 11-20; x, 30-37). Ils furent les premiers après les Juifs à recevoir l'évangile ; et Ton reconnaît en eux à cette époque un peuple , qui , dans le sentiment de sa misère et le besoin d'un réparateur,

cherche le remède à ses maux auprès des magiciens et des faux prophètes , avant que de le trouver auprès de celui qui est la vraie puissance de Dieu ( Actes vin ).

Les Samaritains prirent les armes avec les Juifs contre Vespasien. Sous Justinien ils per- sécutèrent Jes chrétiens de la manière la plus cruelle. Plus tard ils furent dispmés dans pln-^ sieurs villes de la Palestine. De nos jours 3o familles, qui vivent à Nablouse et à Jaiia, sont l'imique reste de la secte desSaraaritains ; d'une vie paisible et exemplaire, ils observent la lot mosaïque plus fidèlement même que les Juife, célèbrent annuellement le sacrifice de la pàque dans leur temple ou sur le mont Garizim, et ont un souverain pontife , qui descend , à ce qu'ils assurent , de Manassé. Lieur physionomie n'est pas juive.

Les habitaos aciuels de la Samarîe sont de$ mabométans. Protégés par leurs moatagoes escarpées et leurs étroits défilés, vivaat daas des bourgs situés , comme des forteresses ^ sur

le sommet des collines , ils S(3nt plus à Tabri des ÎDCursioas des Ârabes que les habitans d'au* cune autre partie de la Palestine , et jouissent, ainsi que les Druzes et les Maronites dans les hautes vallées du Liban , d^une grande liberté politique. Ils se distinguent, par leur amour de rindépendance , sont toujours armés dans les campagnes y n'obéissent qu*à la force et sont CQDStamment prêts à se révolter contre les pachas. Sicbem en particulier forme avec une centaine de villages voisins, un petit état , qui est gouverné par ses propres chefs et peut mettre sur pied une armée de 6000 hommes.

Les Samaritains sont Tun des peuples les plus riches du Soristan, et leur riante et £&rtile contrée est trois fois plus peuplée que la Judée; eUe possède 900 habitans par lieue carrée (autant que le Liban). Enfin ils sont aussi inlolé-

rans que Fêlaient leurs ancêtres ou leurs prédécesseurs au temps de Jésus-Christ, et ils ne souffrait pas aisément des Juifs ni des cfaré* tiens parmi eux. Tel est Tétai actuel de laSamarie, qqi comprenait Ephraim, Manassé

oocidenlal et la partie S. £. d'Issachar , et qui a été le centre du royaume des Dix-Tribus.

La fiaUlée comprenait Nephthali^ Asser, Zabulon , et une partie d'Issachar. Le livre de Josuc parle déjà de K.édès en Galilée ( xx, 7 ^ XXI, 3a); et Salomon donne à Hiram %o villes en Galilée ( i Rois ix, li-i3 ).

La Galilée est d'une extrême fertilité. Main* tenant presque déserte , elle était cultivée avec le plus graod soin, à T époque ou parut Jésus-Ghriât , et comptait un nombre presque in-

croyable de villes et de bourgades ( V. p. 8 ).

£saie appelle ( viy, 23 ) ces contrées la Galilée des pàliens* Les Phéniciens étaient restés eu possession des cotes , et ils n avaient pas été entièrement détruits dans les hantes vallées du Liban -, ils purent s'établir librement dans les villes données à lliram ^ et ils arrivèrent sans douté en plus grand nombre encore, dquiis la conquête du pays par Tiglat Pilnéser, qui en avait conduit les habitans en Assyrie ( % Rois xv, 29). Aujourd'hui les rares habitans des plus hautes vallées de la Geliiée dans le Liban, sont un mélange de imh, de Druzes, de Maronites, de Motualis, d'Arabes et de Turcomans , qui adorent à la fois Astharoth , les prophètes hébreux et Mahomet.

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