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La Galilée était eu second lieu un pays trèsoommerçaDt. Les produits de la Palestioe étaient portes aux marchés de Tyr pa( terre probablement plus que par mer ; et les grandes routes du commerce asiatique traversaient les plaines de Zabùlon et de Jesréel.
Les Galiléens vivaient donc dans des relations très-intimes avec les païens et les peuples étrangers. Leur langage s'était altéré ; ils parlaient un dialecte rude et lourd qui les trahissait auprès des Juifs de Judée (Matt. xxvi , 73). Ils changeaient par exemple jilfai ( en grec» Alphée) en Chloja ( Cléoplias). Ils étaient peu estimés des Juifs, qui voyaient en eux un peuple à àeo hébred, à demi infidèle; aucun prophète, disaient les Pharisiens, nest sorti de Galilée ( Jean vu, 5d ; ce qui est fiiux , Jonas était de Gath-Hépher , Elie de Tisbé ), et le nom de galiléen était presque un terme de mé> pris (Matt* xxvi , 69. Actes 11, 7. 6. ).
Les Galiléens s étaient élevés à un plus haut degré de culture intellectuelle que les antres habitans de la Terre-Sainte; le commerce avait répandu ou fait naître parmi eux les richesses, rindustrie , les arts , les lumières. Il est pro^ bable qu au temps de Jésus-Christ comme dès le temps de Débora, les habitans des contrées
qu'avaient occupées Zabulon et Issachar, et que traversaient les grandes routes du commerce, ëlaieut les plus civilisés des Galiléens (V. p. 17a).
Les Galiléens, dont la vie, moins sérieuse, plus mondaine que celle des Juîls, se passait au milieu des vicissîtades, des gains, des pertes, des expériences d'un commerce très -actif, étaient tombés dans de profondes ténèbres spirituelles { Matt. IV, i5. 16). Mais ils étaient arrivés, par cette voie qui se rapprochait de celle des païens , à un plus vif sentiment de leur éloignement de Dieu , que les orgueilleux observateurs de la loi ^ ou que les hypocrites Pharisiens.' Aussi ee sont eux qui ont vu les prèmiers se lever la Lumière du monde.
Dans leurs fréquentes communications aTec les païens, ils avaient appris à les connaître, à les apprécier \ ils formaient le passage et le lien entre le peuple mis à part et les autres nations; ils étaient comme Tisihuie par lequel File jiûve tenait au continent. Ils étaient donc préparés à comprendre l'unité reUgieuse et'spiri- , tuelle que le christianisme a créée entre tous les enfans d'Adam.; et la prophétie de Moïse (Deut. xxxHi, i8, 19 ) n'a eu son entier accomplissement qu'an temps ou les apôtres^
presque tous originaires dlssadiar et de Zabu«-
Ion, ont annonce l Evanfjile par lout le nionde
et appelé toutes les nalioas à la moatagne sainte.
Entourés de nombreux ennemis, les Galitéens étaient aocontnmés aux combats et dès rcon^nce pleins de courage et d'amour de la guerre. Ils étaient inquiets, toriiuicDs , et les révoltes étaient fréquentes fnrmi eux (Luc xni, I j Actes V, 37 ) ; ils étaient ce que sont encore aujourd'hui leurs voisins, les Samaritains et les Druzes, qui ont été davantage fiivorisés par la nature de leur pays pour le maintien et la défense de leur liberté. C'était eu Galilée qu'avait pris naissance le parti démagogique .des Zéloies , auquel avait appartenu, avant sa conversion, un des apdtres du Seigneur ( Luc vi, i5 ). Les partisans de Judas Ganala ( Actes v , 87 ) sont dépeints comme
des hommes emportés par un inébranlable amour d indépendance, qui ne reconnaissaieut q[ue Dieu pour chef et maître, et qui aàpportaient avec une grande indifférence les supplices les plus cmeb«
Le pays au-delà du Jourdain prit le nom grec de itérée ^ qui no se trouve pas dans la
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Bible. Après le retour de la captivité, les Juifs se répaodireaC de la Judée dans la coolrée comprise entre le Jabok et rAmon , qui fat pour eux la Pérée, proprement dite le pays juif audelà du fleuve. Mats ces Juifs , qui étaient comme perdus au milieu d'une population païenne, étaient envisagés par les Juifs de la Judée a Tégal de ceux qui vivaient liors des frontières de la Terre-Sainte , des Hellénistes (les Grecs de nos traductions françaises dans les Actes des apôtres). Ainsi la Pérée au temps de Jésus^Christ faisait à peine encore partie de la Terre^Sainte.
L'Haurau était divisé en 5 provinces : la ' Qaulanite ou le Golan, ÏJturée ou Gessur (Luc m, I ), Xjâuranite ou la plaine du centre, la BaLanée ou les montagnes d'Hauran, la Traéhomie au de la précédente*
Une dizaine de villes , dont les noms sont diversement indiqués par les auteurs, et qui , à Texception ài^SejrthôpoUs, étaient situées à TE. du Jourdain dans diverses provioces, formaient la Décapote ( Matt. iv, ^5 \ Marc v, ao ), qui était probablement une confédération , et dont les habitans paraissent avoir été en majeure partie des Grecs.
Les Romains^ après la couquéte de la Pa-
lesiine , construisirent en Pérée, sur les limites de leur empire du coté de TArabie , un grand nombre de TiUes fortes, qui furent déuruites par les Arabes mahométans, et qui couvrent aujourd'hui le plateau désert de leurs belles ruines. La plupart de ces ruines sont d'architecture grecque j mais il eu est cependant plusieurs qui remontent à la plus haute antiquité^ telles quEdrel et Salcha. On voit dansTHaoran, sur une surface de 60 à 70 lieues de circuit, les restes de 3 à 4oo villes , bourgades et chàteaux. Les plus belles ruines de la Pérée sont celles de Djérasch ( Gérasa ), qui surpassent en étendue et en magnificence celles de Palmyre.
Pendant le ministère de Notre. Seigneur,
Ponce-Pilate était gouverneur de la Judée et de la Samarie, qui étaient donc administrées directement par les Romains : Hérode Antipas était tétrarque en Galilée et dans la Pérée au S* du Jabok ; et son frère Philippe Tétait dans la Pérée septentrionale.
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