‹ Description de la Terre-SainteChapitre 6 sur 39 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

LtS cdxES VA11ITIMES«

Les cotes sont dirigées, du S. S. O. au N. N. E. , et Textrémité septentrionale en est de 3o lieues pins à TE. que la partie méridionale.

La cdte ne suit pas une ligne droite et uniforme ; elle présente des espèces de degré : elle .

se porte d'abord vers le N. jusqu'à une saillie plus ott moins prononcée derrière faufoelle elle se replie quelque peu vers le N. E. , pour repreadre ensuite sa direction première. Ces

points de retraits se ti:ouvent près d Ascaion , de Joppé j au promontoire du Carmel , à Sa-

repta et a I^eyrulh.

D'Egypte à Joppé la direction générale de la cdte est plutôt N. £• qtie N.; de Joppé au Carmel elle est N. depuis le Carmel elle redevient £.

LeCarmel, qui est shué environ au tieft de la longueur des cuies, forme à la fois le seul cap important et la seule baîie du pays d'Israël. Cette baie a la forme d^un arc, et les montagnes du plateau, qui sont à 4 lieues dans Tinterieur des terres, déerivent à^peu^près la même courbe au dessus de la plaine basse du rivage. A rextrcmité de la baie est la ville maritime d* Akko ( Ptolémals , St.. Jean d'Acre. )

Les cotes de la terre promise sont de celles que i on pourrait appeler côtes entières^ et qui sont continues, peu découpées, sans profondes déchirures. Dans les contrées qui possèdent beaucoup de caps, de baies et de golfes, et au devant desquelles? sont situées de!^ îles, le caractère du peuple reçoit ordinairement une profonde impression du voisinage de la mer; les habitans se portent de ^intérieur du pays sur le rivage , et quittent la terre pour vivre sur Teau ; Tesprit est attire vers les choses du

dehors^ la vie devient plus escténeure, plosae-

tive, plus iaquièle, moins sérieuse et réfléchie; mais c est aussi dans ces contrées que se trouvent les meilleurs ports et que fleurisseul la navigation et le commerce. Or les Israélites devaient avoir une existenee retirée ; ils devaient se développer et se former au sein de leur patrie dans la paix et loin du bruit du monde , sous la direction d'un Dieu, qui se révélait à eux sur leurs montagnes et dans leurs vallées. Aussi ^ quoiqu'ils fussent par un des cotés de leur territoire en contact immédiat avec la mer , leurs rives maritimes, surtout celles du CarmeL à r£gypte, sont trop défavorables à la navigation pour qu^iis eussent jamais pu devenir un peuple

essentiellement commerçant.

Cependant il fallait que les merveilles qui devaient s'opérer dans le pays d'Israël pussent être connues des autres nations ; et le Seigneur pourvut, en employant un moyen très-simple, à ce qu'il y eût , par exception , sur cette cdle continue quelques mouillages et quelques ports - Les retraits de k. cive offiraient autrefois des ancrages assez surs ^ quelques-uns d^entr!eux eu particulier ont des bancs de rochers étroits à fleur d'eau, qui de la pointeducaps'étendent vers le N. dans la mer et qui protègent les

vaisseaux contre les vents du S., de TE. et def rO., les plus violens dans ces parages : à Tjr il yvfâilau devant de là câleiineile qui formait le pprt-, et les hommes pouvaient par des travaux plus ou moins considérables veair à i aidd de la nature et achever ce qu'elle avait oommencG. Ces mouillages et ces ports, peu nombreuxau reste, et «itués la plupart au jN. du Carmel, étaient visiUeiiientun présentduSeigneur, auquel on ne devait pas s attendre d'après la nature d^ pays* Les Israélites auraient été ^ par ia fin, assez puissans pour s'emparer de ces ports ) par la foi ils auraient pu jouir aussi des avantages qne procure la mer, sans que leur vie paisible et retirée en reçût de f&cheuses atteintes^ et lors de T accomplissement des temps ils seraient partis de leurs ports, sur leurs propres vaisseaux , pour porter la nouvelle du salut à tous les pays que baigne la Méditerranée. Mais comme ils s'étaient détournés da Seigneur pour servir les idoles , ils n'auraient pas eu assez de sagesse pour user convenablement et avec modération du présent qui leur était of-> fert, et leur ëloiguement de Dieu n'en aurait été que plus grand. Aussi le Seigneur donna-» tnil les câles à des peuples païens , aux Phéniciens et aux Philistins. Cependant, lors de

rétablissement du cliristiaDisme^ ce fut des ports de cette cdté, surtoat deft ports Syriens ,

que 1 Evanf;ile se répandit dans les pays maritimes de rOccideot.

La câte dans toote sa longueur est safahm-* •Tieuse. Or, toute côte sablonneuse est d'un abord difficile , est pauvre en bons ports , et n*ofire pas d*abri contre les vents. Elle est bordée de longues dunes , surtout vers le S. De siècle en siècle le sable occupe sur ces rives un espace plus considérable ; des villes qui tou* chaient à la mer, comme celles des Philistins^ en sont aujourd'hui assez éloignées.- Les anciens ports ont étéremplis de sable par les courans et sont presque impraticables ^ Joppé et Akko sont aujourd'hui les seuls mouillages dont • on puisse encore faire usage \ Âcre est moins mauvais que Jafia.

Le courant qui part du détroit de Gibrallar, après avoir suivi la cote septentrionale de r Afrique, est repoussé vers le JN . par la Palestine , et vers TO. par F Asie Mineure.

L'ile dé Chypre, par sa position dans 1 angle que forment le Lilûui et le Taurns , est une station très-importante : les vaisseaux qui vont eu Syrie ou qui en reviennent, touchent ordinairement à ses ports, et les flottesy ont cher-

— ao —

ché fréquemment un abri. (Actes xiii, 4~i3^ xxvu, 3-5; XXI, 3.)

- . La Méditerranée est nommée dans la Bible

la mer, la grande mer (Nomb. xxxiv, 5, 6, 7 ; Jos. 1, 4) Ezéch. XLTn, ao, etc.) ; la* grande mer wrs le couchant (Jos. xxiii, 4)?

extérieure (DeuU xi, ^4; Joël, rr , 20- Zach. xiy , 8; etc.); la mer des PhUistins (Ex..

XXIII, 3i.)

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