AVANT-PROPOS
Une suite d’années s’est écoulée depuis qu’a paru l’ouvrage du docteur Fbédéuig Leur. »Essai d’une description abrégée de Wiesbade et de ses eaux thermales,» Dai’mstadt 1799 in 8» en allemand.
L’édition de cet ouvrage étant épuisée depuis longtemps , il aurait fallu, pour satisfaire le voeu du public, en faire une nouvelle, avec
les additions nécessaires , et la chose aurait eu
lieu, il y a déjà quelques années, si les occupations multipliées de l’auteur, mon estimable oncle, lui eussent permis de s’en occuper. Pénétré de 1 utilité de ce travail, j’ai enlin essayé
de l’entreprendre avec l’agrément et l’assistance
de mon oncle. Puisse- je aussi avoir satisfait aux prétentions de notre cpocjue à un ouvrage de ce genre.
Les sciences physiques et la médecine en particulier ont éprouvé* , depuis le commencement de ce siècle, des développemens, des chan- -gemens et dos innovations d’une si grande importance que ce serait manquer au public éclairé, de les passer sous silence et de ne pas en tirer parti en reproduisant l’ouvrage ci-dessus mentionné ; j’ai lait tous mes efforts pour prévenir ce reproche. Ai- je réussi? Yoilà ce que décideront des juges équitables qui ne perdront pas de vue que ce livre est particulièrement destiné à l’usage de malades instruits et familiarisés avec les sciences naturelles, et par conséquent aussi à celui des médecins praticiens.
Au reste , si des naturalistes et de savans médecins y trouveraient différentes choses qui ne leur fussent pas désagréables , j'en aurais
tl'aulant plus tlc plaisir que je fus assez heureux
de iTicUre à profit, pour Icspremiers, les travaux
de deux sai ans du plus grand mérite, Mr. le conseiller supérieur des mines Stifft de cette villo, et Mr. le conseiller aulique Kastker àErlangue, mon ancien et respectable maître, et de pouvoir puiser, pour les derniers, dans le riche trésor d’expérience de mon oncle. Si à ces données, J’ai pu ajouter plusieurs faits et observations qui me sont propres , je le dois à une pratique de douze années dans notre établissement.
• Les médecins, à la vérité, ne doivent s’atlendee à trouver dans la section qui leur est spécialement consacrée, que des indices, des notes et des avertisscmens sur les vertus médicinales de nos sources , et ce travail ne sera peut-être pas sans intérêt pour ceux d’entre eux , auxquels notre établissement n’est pas assez connu.
Je me réjouis de pouvoir annoncer aux
hommes de l’art qu’ils verront bientôt paraître
un expose détaillé, sorti de la plume de mon • > oncle, de tout ce qu'une pratique très-nombreuse
et heureuse de près de trente années dans ces bains, lui a offert de remarquable sur les effets et l’usage médical de nos eaux thermales.
En conservant le plan de l’ouvrage mentionné , j’ai ajouté un précis historique et topographique sur notre ville , des détails sur ses
rapports politiques et économiques ainsi que des observations sur ce que les malades sont en droit d’attendre de nos sources, et une instruction sur la manière de s’en servir convenablement.
Le quatrième chapitre est entièrement de Mr. le conseiller supérieur des mines Stifft ; chargé par notre gouvernement de faire des
recherches géognostiques sur la situation et les environs des nombreuses sources minérales de notre duché , ce savant a eu la bonté de déposer
ici xinc partie Ju résultat de ses observations, ainsi que ses vues sur l'origine des eaux thei'niales autant qu’elles se rapportent plus particulièreinent à Wiesbade. Les naturalistes et notamment les minéralogistes peuvent regarder le contenu de ce chapitre comme un préambule au travail que l’auteur se propose de publier conjointement avec le résultat des recherches physico - chimiques sur la plupart des eaux minérales de Nassau par Mr. le conseiller Kastker, aussitôt que ces travaux seront achevés.
Je dois la partie matérielle du cinquième chapitre, ainsi que je l’ai déjà observé, aux bontés de mon ancien maître ci-dessus nommé. Les nouvelles découvertes auxquelles conduisirent ses recherches physico-chimiques intéresseront également les médecins et les chimistes ; les premiers , en les mettant sur la voie du soi-disant esprit des bains soupçonné déjà par les anciens et ensuite coni'ondu avec le gaz, et les derniers.
en leur procurant les moyens de déterminer plus exactement les rapports de cet esprit.
Je voulais d’abord ajouter à cet ouvrage le plan de la ville ; mais ayant appris que notre qcole militaire s’occupe d’un très-beau plan de Wiesbade , qui ne tardera pas à paraître , j’ai choisi la vue de la fontaine bouillonanto (Kochbrunnen) pour être placée en tête du titre.
Wiesbade, en Décembre 1822.
G. C. W. RULLMANN.
fu.
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