TROISIEME PARTIE
PtiLCEj, Ponts, Marchés, Abattoirs, Hôpitaux, Fontaines, Écoles, Arcs de triomphe, Théâtres, ET autres édifices d'utilité publique.
iSi les temples et les palais contriboent spécialement a la beauté d'une ville, ils ne la constituent peut-être pas aussi essentiellement que les autres monuments d'utilité publique qui, par leur nombre , et la variété de leur caractère arcbitectural, donnent aux cités un aspect particulier,
La plupart des villes d'Italie offrent à la curiosité des voyageurs de beaux et nombreux édifices de luxe* mais Paris est la seule ville de l'Europe qui réunisse dans son enceinte une quantité aussi considérable de, monuments utiles , et sous ce rapport Rome même ne saurait lui être comparée.
Outre les places, les ponts, les fontaines, les hôpitaux, les arcs de triomphe, les colonnes monumentales, les barrières, les théâtres, et tant d'autres édifices de ce genre qu' on remarque à Paris , il en est plusieurs qui ne se rencontrent que rarement dans les plus riches capitales. L'Hôtel des Invalides, l'École Mili^
taîre, l'Observatoire, l'École de Médecine et de Chirurgie, l'Hôtel des Monnaies, se distinguent autant par le but de leur institution que par le mérite de leur architecture. A ces magnifiques établissemeilts, qui feront à jamais la gloire des siècles passés, se joignent aujourd'hui d'autres édifices nûû moins importants et non moins utiles : les halles, les marchés, les abattoirr, les greniers d'abondance; ces édifices indispensables aux grandes cités, et dont aucune ville de rËurop0 ne saurait peut-être produire un exeïnple, attesteront à la postérité la bienveiUente sollicitude d'un gouvernement qui ne néglige rien de ce qui est utile.
Sans doute la véritable beauté d'uû monument cûa<» siste dans la dispositioD générale de son plan, l'accord de siés différentes parties, et le caractère de ses faça* dés, par rapport à l'objet auquel il est consacré ; mais il est un luae indiscret qui, apjdiqué à toute sorte d'édifices , ne prouve que trop souvent la stérilité même du génie dé l'architecte, car danâ ceux qui comportent le moins la riebesse dé l'oraemeat, un homme habile sait tirer fous ses offets des plus sûraples combiiiaisoiis de ligneâ et de masses , sans avoir recours aux prestige» de la peinture ou de la sculpture : ce ser» stras ce point de vue que seront considiàrés plusieurs des mo-» itUtnents qui composent cette troisième partie de notre travail, et nous nous aéquitterons de c^te tÂche avec d'autant plus de plaisir, (pi'etle doit nous fournir Foc-" casion de payer de justes tributs d'éloges à quelques artistes qui ont contribué à propagor chea noue le goût de la bonne architecture.