HOPITAL SAINT-LOUIS
JrotJR atteiodre le but qu'on se propose dans la con- ^struccion d'un édifice aussi important qu'un grand hôpital, les conditions essentielles sont une situatioa avantageuse, un terrain spacieux, une' distribution bien entendne, qui permette la réunion de toutes les choses nécessaires au service intérieur, et une disposition telle, que ces divers départements puissent tous, sans confusion, se trouver à portée les uns des autres; toute décoration serait superflue, il suffit qu'à l'extérieur les masses soient grandes, sages et régulières.
C'est sous ces différents rapports que nous présentons ici le plan de l'hôpital Saint-Louis, comme un modèle en ce genre, et l'un des meilleurs qu'on puisse citer.
Les maladies contagieuses qui affligèrent Paris en 1606 furent la cause de cet établissement : les gens qui en étaient atteints entraient à l'Hôtel-Dieu , où l'on recevait indistinctement tous les malades; mais il en résulta de si fâcheuses conséquences, qu'un hospice particulier fut jugé nécessaire pour traiter séparément ces sortes de maladies. On choisit un endroit bien éloigné^ pour lors, des quartiers populeux, et la première pierre de ce nouvel Hôpital fut posée sous l'église le l'i juillet 1607 : quatre ans et d* 10
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demi suffirent pour sa constraction. Henri IV vottlul qu^il fut mis sous Finvocation de saint Loais, en mér molredè ce foi, teoil'^ Afrique, dVaèïttaUiâie contagieuse , pendant la sixième croisade.
Cet Hôpital fut d'un grand secours après lliiver de 1^09: le nombre des malades étant pour lors très ConsidériEible, on atigméitta les Mtiinents , tm reparti lés aisciehs , 'et On «tit Yéâî&de dam Véiàt où il est ^* j^urd'huia.
AtftûUr d'une grande coifr de Sa toises en carré ^ ilervàtk de -promenoir coittmnin iaux malades, Vâèrent t|àâtfe grands-corps de bStimeht, conteiratit, au rezde-dltati^e , biih 'saRes et liuit papillons. Ces Imit «allés ont 24 toises de longueur "sur 4 dé IsTi^ur et 1 1 iJTéds d'élévation : eBes sont partagées cfn deux nefe par trti^ngde piliers qui 'soutiennent les voûtes. Les ittJit T^avillotts sont disposés au milieu et à rextrétnité ^s'BsK^ade^ ; ils ont chacun 5 toises et demi en carré, >et ^sont voûtés de lia même faauteur que îes salles : deux de ces pavillons renferment des escaliers; deux %;oniîéiment des chapelles ; deti)c autres des chauffoirsî Ws derix derniers servent de t^estîbules.
'Le ^beitaier létafge a ia même étendue et la même *dfstiributron que le rèf2-de-diaussée^ niais ilest bien ^his 'élevé; les gt*eniers 'au-dessus sont absolument vacants ; le haut des pavillons est ouvert par des lanternes pour Tépûrement de l'air.
^Cet hospice a cotiservé sa destination primitive : il renferme èncof e aujourd'hui tin grand nombre^ d*în- -^dividus affec^tés des maladies de ht peau.
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(odépçBcUmo^eut 4^ tpiues Ie9 pr^çautîops p^ilçulièies, doqt îjuçuae i\V été ^églig^ ppqr l^ p€irfeo$ipi> de cet çt^l^ssçiiieiiit, les di&pQsitiop< géijiér^le^ spnt telles qi\e le gir^ad l>Atiine«^^ TO çqDtieiit les in^l^^^f e^ç tpta^çmeW isolé par une cqut pl^qtée d'f^r^^res , quj forme un intervalle à^^i^ toÎ3f j e^Çpe ce ))atii^pj|[it ^ UB preniier içwx; 4^ çlçtvur^-
Ç'e^t çur ce paur q^e spm ^ppnj^ Itpvi? I^# b4<i-^ pen^s qqi renferropot les ^ogefnçpt^ des pei^oppiSf fitt9ché^$ au service des i^i^iladçsy les çl^P^^ # l#f magasins: p^s de l^ sp^t ^^ poRipgs, ^P* )§vpiçf , ^f toutes les ^çpend^^oe$ d^ ce g^pr^.
Derrière ce^i^f première clA(UPe ràgnf tout ^u pqyrr tour un très grand espace employé en jardins y et en cours pour les cuisines et la boulangerie ; là se trouve aussi le logement des gens attachés à ces différents services; on ne peut pénétrer dans la première enceinte pour y porter les aliments , et les personnes de l'intérieur ne peuvent en sortir pour les recevoir : la communication a lieu par le moyen d'un tour placé dans un pavillon, construit à cet effet.
Ces cours et ces jardins sont encore entourés d'un second mur de clôture ^ suivant les irrégularités du terrain, mais établi parallèlement à 20 toises de distance, du côté de la principale façade : au-delà, et de ce côté seulement, sont un verger et un jardin bota* nique séparés par une cour qui conduit à l'église; celle-ci est disposée de manière que les personnes du dehors peuvent entrer dans la nef, et les gens de la niaison dans le chœur, sans se communiquer; cHq
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est isolée, comme cela conTiendrait tonjonrs, mai» c'est la seule chose qu'elle offre de remarqaable.
On circale maintenant en toute liberté dans rhôjHtal S.-Lonis; mais noos avons voola rendre compte des dispositions primitives, parcequ'elles sont caractéristiques d*un hôpital de ce genre.
Ce bel établissement est contenu dans un parallélogramme de 180 toises de longueur sur 130 de largeur^ qui donnent une superficie de 21,600 toises. Il est le monument le plus considérable, sinon le seul, qui nous soit connu des talents de Claude Ghâtillon; mais il suffit pour conserver à cet architecte la réputation d'un homme fort entendu dans son art»
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