HALLES, MARCHÉS, ABATTOIRS
La Halle aux Draps occupe le même local depuis plusieurs siècles : on la trouve indiquée sur un plan de i4oo , publié parDheuland. En 1786, MM. Legrand etMolinos la reconstruisirent, et lui donnèrent un aspect et une disposition très convenables. Elle est couverte d^aprèâ le procédé de Philibert de l'Orme, et c'est le seul exemple qu'il y ait à Paris de ce genre de toiture adaptée à des monuments publics. . La Halle aux Veaux est entre les rues de Pon* toise et de Poissy ; elle était anciennement rue de la Hanche-Mibray, et, depuis 1646 sur le quai des Ormes. En 1774» ^^ construisit sur les dessins de Le* noir, Tédifice <|Ui sert aujourd'hui au commerce des
▼eaux et des raift ; c'est une grande halle remplissant bien sa destination , mais n'ayant pas ce caractère monumental qu'on n'aurait pas manqué de lui don* ner si elle eût été construite de nos jours.
L'enclos du Temple était privilégié ; plusieurs marchands y étalaient toutes sortes de vieilleries; et ce commerce y qui se faisait en plein air^ continue aujourd'hui sous de vastes angars construits à cet effet de 1809 à 181 1, par M. Molinps^ architecte de la Ville : on appelle ce bâtiment ^ Halle au Vieux^ Linge,
Les Greniers de Rêsen^e ont été commencés en 1807 par M. Delannoy, sur l'ancien jardin de l'Arsenal : ils forment une longue ligne de cinq pavillon» carrés, liés par quatre grands corps de bâtiment. Si l'on ne considère que l'utilité d'un édifice , celui-ci remplira certainement son but; mais si Ton cherche en outre la concordance de tout ce qui peut charmer l'œil, il faut se décider à trouver quelques sujets de critique dans l'ensemble et les détails de ces immenses greniers. Nous nous abstiendrons cependant de faire aucun reproche à M. Delannoy ; tous ceux qui s'occupent des arts savent que cet architecte n'a pas été le maître de terminer son oeuvre comme il Tavait conçu.
Bien que dans tous les temps il y ait eu à Paris des marchés couverts, nous ne les citerons pas néanmoins, parceque, ^pour la plupart, ils ont été dé* truits , et que ceux qui subsistent encore n'offrent rien d'agréable dans leur disposition. Les premiers znar^*
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clié8:qu6 nous ayons vu construire avec quelque recherche sont, en 1809, celui de»- Jacobins ^ et^ en 181 2, celui des Innocents. C'était peut-être le cas d^établir de belles toitures sur des colonnes de pierre suivant un ordre régulier; mais rëconomie a prévalu, et nous n'avons dans ces marchés que des abris mesquins et bien combustibles. '
J^e marché à la J^olaille y bâtien 1810 par M. Happe, sur remplacement de Téglise des Grands-Augustius , présente, entre quatre murs percés d'arcades, trois nefs parallèles, dont celle du milieu est plus large et plus élevée que les deux qui raccompagnent. Cet ensemble est à-la-fois commode et grandiose.
Le marché des Carmes j près de la place Maubert, a été commencé en 181 5, et touche bientôt à son achèvement; c'est M. Vaudoyer qui en est rarchitecte. IL a quelque ressemblance avec celui de Saint- Germain , et l'on serait porté à croire qu'il a été projeté sur des données prescrites*
M. de Lépine paraît avoir eu plus de latitude pour le marché qu'il construit sur le terrain des Filles de Saint'Geruais ; cet édifice consiste en une vaste salle, dont le plan rappelle celui du Temple de la Paix, à Rome. L'entrée est une grande arcade, au travers de laquelle on aperçoit d'abord l'intérieur du marché, et ensuite un autre corps de bâtiment destiné à une bou^cherie. Cette disposition , qui est fort bonne, a de plus le mérite de ne pas répéter ce que nous avons vu $dlleurs« .
Après avoir décrit l'abattoir du Mesnil-Montant^
nous jpournons nous. dispenser de parler des autres, puiçqu'ils ne présentent de différence essentielle que dans le nombre des bâtiments qui les composent ; mais nous ne voulons pas taire le nom des architectes estimables à qui nous devons ces productions intéres-< santés.
JJ Abattoir de Montmartre , commencé par M« Bel<langer, est maintenant sous la direction de M. Poidevin. Celui de Grenelle s'élève sous les ordres de M. Gisors jeune. Les deux autres ont pour architec-' tes, celui d'/f^ry, M. Leloir; celui de Monceau^ M. PetitrRadeL